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Biophilia

16/10/2011

Ce dernier album de Björk démontre son immense créativité et curiosité. C’est évidemment le fruit d’une collaboration de spécialistes multidisciplinaires, dont des informaticiens et des scientifiques, tel que le naturaliste David Attenborough. Elle s’est également associée à Drew Berry, sommité dans le monde de l’animation biomédicale et récipiendaire d’un Emmy en 2005 pour une série documentaire sur l’ADN. Mélomane, Drew Berry avait auparavant conçu le vidéo du spectacle Genes and Jazz dont je garde un bon souvenir. 

Certaines chansons et applications iPad de l’album Biophilia sont d’inspirations astronomiques
ex.  Moon avec ses séquences musicales répétitives rappelant le cycle lunaire, Dark matter explorant l’effet magnétique, Thunderbolt avec un arpeggio représentant les dangers de la nature, Cosmogony sur la genèse de l’univers et  Solstice  qui a mené à la fabrication d’un tout nouvel instrument miharpe-mipendule ainsi que Comet dont les bénéfices iront aux enfants du Pakistan victimes des inondations.

Parmi les autres chansons de l’album, on retrouve :

Hollow sur l’ADN et l’hérédité
Virus sur les relations symbiotiques et infections
Sacrifice sur les rituels sexuels des animaux
Nattura sur les problèmes environnementaux de l’Islande

Ci-dessous la chanson Crystalline de Björk
http://www.bjork.fr/Biophilia,1542

 

Autre création biomusicale

Genes and Jazz avec Harold Varmus– prix Nobel de Médecine (1989)
et le quintet de son fils Jacob Varmus compositeur et trompettiste

6 commentaires leave one →
  1. Sylvaun permalink
    17/10/2011 09:19

    Merci! C’est super intéressant! D’autant plus que j’ai fait une première écoute de l’album avant-hier. Je réécouterai l’album avec beaucoup plus d’attention maintenant que j’en sais plus! Cela facilitera mon apprivoisement de l’album!

    • 17/10/2011 09:24

      Parlant de Björk, il faut absolument voir le film Dancer in the dark (2000) qui lui a valu le prix d’interprétation féminine à Cannes. C’est un film poignant de Lars von Trier qui nous hante pendant des jours.

  2. Dominique Dufault permalink
    17/10/2011 10:36

    Merci beaucoup. J’ai moi-aussi bien aimé le film, mais Bjork est une artiste que je n’arrive pas à apprécier🙂. Je la trouve très originale et ses collaborations sont vraiment intéressantes, mais j’ai beaucoup de difficultés avec sa voix et ses mélodies qui ne viennent pas me chercher.

    • 17/10/2011 11:57

      Je peux comprendre en effet que ces sonorités ne font pas l’unanimité.
      Daniel J. Levitin, l’auteur De la note au cerveau vient de publier une recherche décrivant un modèle à cinq facteurs de nos préférences musicales que vous pourrez télécharger de son site : http://daniellevitin.com/levitinlab/LabWebsite/research.php
      Rentfrow, P. J., Goldberg, L. R., & Levitin, D. J. (2011). « The Structure of Musical Preferences: A Five-Factor Model » . Journal of Personality and Social Psychology, 100(6), 1139-1157.
      Lire aussi l’article suivant : Les neurosciences pour prédire le succès d’une chanson ?
      http://www.numerama.com/magazine/19052-les-neuro-sciences-pour-predire-le-succes-d-une-chanson.html
      Dans mes billets du 01/07/2011 Mathieu Gaudet et celui du 07/02/2011 Jean-Pascal Hamelin, vous trouverez également quelques articles portant sur les effets de la musique sur le cerveau.

  3. 20/10/2011 11:32

    Ce commentaire n’a pas de rapport avec Bjork mais plutôt avec le rapport entre le son, l’art visuel. Je te recommande ce petit vidéo sur la cymatics : Evan Grant: Making sound visible through cymatics – http://www.ted.com/talks/evan_grant_cymatics.html

    Je me suis dit que ça t’intéresserait autant que ça m’a passionné😉

    • 20/10/2011 13:36

      Les images produites par cette technique électronique d’audiovisuel sont époustouflantes- Merci Michel ! Ce domaine nous permet de découvrir également une panoplie d’artistes contemporains que l’on connait un peu moins. En faisant une recherche sur Thomas Edison, j’ai appris justement qu’en 1860 déjà, De Martinville un français, avait transcrit des ondes sonores sur une feuille de papier noircie par la fumée d’une lampe – Ce phonautographe pourrait donc être considéré comme l’ancêtre de Cymatics, qui 150 ans plus tard transforment le son en image, mais par voie électronique.
      Réf. : http://memoire2silence.wordpress.com/tag/thomas-edison/

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