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Le beau

13/05/2012
Daniel Olson_L'Arrangement  tirée de la vidéo still

Le beau a-t-il sa place dans l’art contemporain ?

André-Louis Paré
Professeur de philosophie au Cégep A.-Laurendeau
Marie-Ève Charron
Critique d’art au journal Le Devoir
Stephen Schofield
Artiste et professeur à l’UQAM

Animé par Pierre Bertrand

Hier après-midi s’est tenu un Café philosophique à la Galerie Joyce Yahouda
en collaboration avec la Napac– Nouvelle alliance pour la philosophie au collégial.
À la question Le beau a-t-il sa place dans l’art contemporain ? Les intervenants mentionnés ci-dessus, on répondu respectivement : Oui, mais peut-être ?- Oui mais que fait-on après ?- Oui mais à bien évolué depuis Platon, et de point de vue de l’animateur- tout simplement Non !  Experts dans le domaine, ils ont élaboré leur propos en table ronde et voici les lectures qu’ils proposent comme matière à réflexion :

A-L Paré
A qui l’on doit le choix de l’illustration ci-dessus extraite de la vidéo L’arrangement (2000) de Daniel Olson et qui a fournit quelques explications sur le  « beau convulsif » de Breton, le « beau terrible » de Rilke et le « beau sauveur du monde » de Dostoïevsky. Il suggère comme livres
FERRY luc (1998) Le sens du beau-Aux origines de la culture contemporaine,
éditions  Cercl’art, 242 p.
LACOSTE Jean (2003). Les aventures de l’esthétique-Qu’est-ce que le beau? éd. Bordas 272 p.
EINSTEIN Carl (2011- v.o. 1926). L’art du XXe siècle, éditions Jacqueline Chambon, 400 p.

M-É Charron
Récipiendaire du Prix du journaliste de l’année au dernier Gala d’art visuel, MEC souligne le fait que s’en tenir qu’au beau, ce serait éluder tous les autres aspects de l’art contemporain. Elle nous propose la vidéo de 12 min. d’Emmanuelle Léonard Le Beau et le Laid, École secondaire Louise-Trichet, Tétreaultville, Montréal présentée à la Triennale 2011.

S. Schofield
Il soutient la thèse de Dave Hickey que l’opposé du beau n’est pas le laid…mais le banal.
BATCHELOR David ( 2001). Chromophobia, éditions Reacktions, 178 p.
HICKEY Dave (1993). The invisible dragon, éditions  Art issue Press, 124 p.

P. Bertrand
Qui a répondu dans la négation puisque pour lui l’idée du beau platonicien n’est pertinent que dans le contexte de l’imitation et de l’idéal et ne l’est donc plus en art contemporain.
PLATON-traduit par George Leroux.  La république, éditions Flammarion, 801 p.

  

Et pour la beauté de point de vue mathématiques
voir billets du 21/11/2012  Le Nombre d’or
et du 18/03/2012 Spira Mirabilis


lanapac.org

4 commentaires leave one →
  1. Michel Dussault permalink
    14/05/2012 20:40

    Si on « soutient la thèse (…) que l’opposé du beau
    n’est pas le laid…mais le banal », cela ne suppose-
    t-il pas logiquement que le Beau, c’est le « remarqua-
    ble », le « surprenant », l’ « inédit »…? Mais n’est-on pas
    alors en pleine confusion sémantique…à moins de
    croire que non seulement le Beau est exceptionnel,
    mais que l’Exceptionnel est forcément beau?! Et si
    c’est le prix à payer pour sauver la notion de Beau
    en art, m’est avis qu’il est exorbitant…et qu’on devrait
    abandonner ce « beau mot » à son emploi traditionnel,
    plus conforme au « common sense »!
    M.D.

    • 15/05/2012 12:29

      Comme dans la vie… la pire chose c’est bien l’indifférence !
      Si l’œuvre n’est pas une imitation ou une réplique talentueuse (en photographie-cadrage, éclairage; en peinture-couleurs, textures, composition, perspectives,…) d’une beauté naturelle, ne devrait-elle pas absolument susciter une émotion ou rappeler un souvenir tout en faisant preuve d’imagination ou de créativité pour qu’elle soit prisée autant pour sa beauté que pour sa laideur. La définition par ailleurs de ses derniers ne repose pas sur un modèle stable, mais dépend des époques et des cultures- Umberto Eco fait une analyse de ses termes à travers l’art dans ses magnifiques livres – Histoire de la beauté et Histoire de la laideur.Voir références et autres livres dans le billet Mens-moi du 25/11/2011
      https://lmoussakova.wordpress.com/2011/11/25/mens-moi/
      Quant aux prix exorbitants on vient de vendre Le cri de Munch pour 120 millions étant le record pour une œuvre d’art vendu aux enchères. En transaction privée c’est le No.5 de Pollock qui s’est vendu 140 M battant le record dans la même année en 2006 pour Le Portrait d’Adèle BB de Klimt . Pour un artiste toujours vivant c’est Damien Hirst avec son For the Love of god- plus de 100 M qui bat le record. Voici le hit-parade des œuvres d’art : http://art-deco.france.pagesperso-orange.fr/marche-art.htm

      • Michel Dussault permalink
        15/05/2012 14:17

        Merci à Linda pour son commentaire!
        Je me permets deux remarques:
        1- J’admets volontiers que les critères de beauté
        présentent une grande variabilité. Cependant,
        si on considère SIMPLEMENT le Beau comme
        le contraire du banal…alors tout ce qui n’est pas
        banal est beau?! Peut-on m’expliquer alors ce que
        « beau » vient ajouter à « non-banal » ? Et s’il n’ajoute
        rien, pourquoi persister à vouloir utiliser cette
        notion en art?

        2- Lorsque je référais au « coût exorbitant », je ne voulais
        pas parler du « coût commercial » des œuvres, mais,
        simplement et métaphoriquement, de la pénible
        torsion conceptuelle que me semblait impliquer
        l’identification du Beau et du Non-banal!

        Cordiales salutations.
        M.D.

        • 15/05/2012 15:09

          Tout ce qui n’est pas banal serait soit beau soit laid- mais je comprends le problème de sémantique que cela pourrait tout de même apporter; Pour l’instant gardons en tête que l’œuvre est un Work in progress !
          J’ai justement entre les mains un livre qui te plairait mais dont tu as certainement lu l’intégral de plusieurs des textes mentionnés : L’œuvre d’art – textes choisis et présentés par Béatrice Lenoir aux éditions Flammarion (1999).
          Le chapitre 3 est entièrement consacré au jugement esthétique. Elle choisit De Vinci pour l’importance des sens en sciences ; Hume- Le goût perçoit les qualités de l’objet par le goût ; Kant- Du rapport du génie au goût ; Hegel- L’esthétique exclut le beau naturel ; Goodman- Quand y a-t-il art ?; Simondon- Objet esthétique, objet technique ; Arthur Danto- La connaissance du monde de l’art. Comme elle dit à la fin de son introduction: Recréer le monde, c’est en perpétuer le mystère, ne répondre de façon définitive à aucune question, mais au contraire en susciter de nouvelles…

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