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Flying Dutchman

11/11/2012
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Le vaisseau fantôme de Richard Wagner
Avec Thomas Ghazeli et Maida Hundeling
Mise en scène de Christopher Alden et Marilyn Gronsdal
Direction musicale par Keri-Lynn Wilson
10, 13, 15 et 17 novembre 2012 à 19h30

À l’occasion du bicentenaire de naissance de Richard Wagner, l’Opéra de Montréal présente Le vaisseau fantôme qui a valu un tonnerre d’applaudissement du jeune public lors de la répétition générale. Malgré la complexité de ses œuvres, il a été popularisé par les cinéastes comme le démontre Jean-Marc Proust dans Wagner, compositeur Hollywoodien par excellence. Pourtant le texte est tout aussi important que la musique pour Wagner. Jacqueline Ott de l’ENBA de Angers, rappelle que le concept d’Art total ou Gesamtkunstwerk ressurgit au XIXe siècle grâce à lui pour qui la musique, la danse et la poésie sont  trois sœurs  soutenues par les arts de l’espace tel que l’architecture, la peinture et la sculpture.

Le neurologue Bernard Croisile explique en conférence que le génie de Wagner transcenderait les disciplines artistiques. Il semblait comprendre de manière intuitive le processus de la mémoire. Dans sa tétralogie, par exemple, il utilise flash-back, devinettes et indices de rappel musical pour permettre la consolidation mnésique. Bien qu’une équipe de chercheurs dont Erin Gee fait partie viennent de traduire les émotions en musique, la musique elle, à toujours était le langage des émotions. Pour l’accentuer encore plus, cette mise en scène fait appel aux couleurs :
« Ta rage est inconstante, mais ma douleur ne l’est pas »  – colère en rouge;
« La seule chose que je désire sans jamais la trouver c’est ma patrie » – nostalgie en bleu;
 » Est-ce folie que de croire en l’ange de rédemption »  – espoir en blanc.

Prévoyez arriver 1 heure à l’avance pour écouter le musicologue Pierre Vachon vous transmettre son enthousiasme contagieux de cet opéra. Vous pouvez également visiter
son blogue de l’Opéra de Montréal et ses entretiens Place à l’Opéra.

Autres commentaires de C. Huss ou  S. Larochelle ou C. Rodgers

 

Pour en savoir plus

CROISILE Bernard (juillet 2008). « Mémoire et Amnésie dans la Tétralogie de Wagner« , Cerveau & Pyscho no.28 juillet-août 2008 p. Ex : La métamorphose du premier motif de l’Or du Rhin. Neurologue et auteur de Tout sur la mémoire (2009) aux  éditions Odile Jacob

« The controversy over Richard Wagner  » par Lili Eylon sur le site Jewish virtual library.org

DUFETEL Nicolas (2012). Richard Wagner par Franz Liszt, éditions Actes sud, 300 p. à paraître

HILMES Oliver (2012). Cosima Wagner – La maîtresse de la colline, éditions Perrin, 378 p.

PICARD Timothée et al. (2010). Dictionnaire encyclopédique Wagner, éditions Actes Sud2469 p. Auteur également de L’Art total – Grandeur et misère d’une utopie (autour de Wagner).

HEINE Heinrich (vo 1834). Mémoires de Monsieur de Schnabelewopski, éditions l’arbre double.
Version du Hollandais Volant sur lequel s’est inspiré Richard Wagner.

   

3 commentaires leave one →
  1. Michel Dussault permalink
    11/11/2012 14:48

    Bonjour Linda,

    Permets-moi d’ajouter à tes suggestions bibliographiques
    DANS LA TÊTE DE RICHARD WAGNER. ARCHÉOLOGIE D’UN
    GÉNIE,de Christophe Looten, Fayard, 2011. Il s’agit d’une
    remarquable anthologie de textes de Wagner et de son
    épouse Cosima, regroupée sous cent dix sujets. Un événement
    dans le monde de l’édition!
    M.D.

  2. 11/11/2012 16:02

    Superbe référence ! On se redonne des nouvelles une autre fois car je quitte à l’instant pour les Rencontres du Documentaire de Montréal. Un doublet pour moi ce soir. Le premier à 17h #60 CQ Tomorrow d’ Andrey Gryazev (« forcent les spectateurs à prendre position sur les possibilités de l’art radical contemporain ») et le deuxième à 19h15 #66 CQ Off label de Donal Mosher (« Portraits de personnages marqués par la surmédication » CS) qui repasse le Jeudi 15 novembre 21h #123 EX

  3. Michel Dussault permalink
    02/12/2012 15:53

    Enfin disponible pour les « wagneriens » francophones une
    traduction intégrale, critique et fidèle, de MEIN LEBEN (MA VIE),
    autobiographie de Richard Wagner. Cette édition de Perrin est en
    fait une reprise d’une première traduction, faite au début du vingtième
    siècle par Noémie Valentin et Albert Schenk, mais « révisée, complétée
    et annotée » par Dorian Astor, à partir de l’édition établie en 1963 par Martin
    Gregor-Dellin sur la base de la copie conservée aux Archives Wagner
    de Bayreuth. »Comme le Nietzsche d’ECCE HOMO,écrit Astor,
    il aurait pu intituler son autobiographie: ‘ Pourquoi je suis un destin ‘ « .
    Bonne lecture!
    M.D.

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