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Diderot

04/12/2012
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Encyclopedie de Diderot_www.lesarbres.fr

 Les conceptions musicales de Diderot
De l’imitation de la nature à l’autonomie artistique
 Musée des Beaux-Arts de Montréal
Fondation Arte Musica
Conférence 
de François Filiatrault
Jeudi 29 novembre 2012

Conférence qui mériterait d’être reprise en 2013, où l’on  fêtera le 300e de naissance de Denis Diderot (1713-1783), sans doute le plus sympathique des philosophes des Lumières. D’une curiosité insatiable, Diderot écrit sur tous les sujets, du plus abstrait au plus trivial, développant une conception matérialiste du monde, empreinte de bonheur de vivre. À côté de son œuvre philosophique, il s’est préoccupé toute sa vie des pouvoirs mystérieux de la musique sur le corps, l’esprit et les émotions. Il a rendu compte, non sans humour, des querelles musicales de son temps et s’est attardé tant sur les principes de l’acoustique que sur ce que devrait être un opéra idéal. C’est en 1765 qu’il termine la fameuse Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, entreprise avec d’Alembert et sur laquelle il travailla près de trente ans avec de nombreux collaborateurs, dont Rousseau pour la musique. Ce projet colossal comprenant 18 000 pages de textes en 17 volumes pour un total de 20 millions de mots est maintenant disponible sur Internet. Lors de sa conférence, et au moyen d’un splendide diaporama, François Filiatrault a exposé les conceptions de Diderot sur la musique, les replaçant dans le contexte de l’époque et les illustrant par de nombreux exemples musicaux.

Liste des conférences passées de François Filiatrault:  Portraits Féminins, Musiques du café, Le Roi danse, Tableaux en musique , Les destins d’Orphée, Venise cité musicale en 3 volets et autres…  Ne manquez pas sa prochaine conférence qui se tiendra au MBAM :
Farinelli, la plus grande voix de tous les temps, en deux volets
Dimanches 3 et 10 mars 2013 à 13h30

 

Concert, opéra et exposition à venir

Rameau, pièces de clavecin en concerts
L’Ensemble Masques au MBAM
Jeudi 6 décembre 2012  à 18h

Musik : du son à l’émotion incluant dans la zone 5
25 instruments des quatre coins du monde dont plusieurs inusités
Au Vieux-Port de Montréal
Jusqu’au 10 mars 2013

Opéra de Montréal

 

Diderot au théâtre et colloques

Le rêve de D’Alembert & Pygmalion de Denis Diderot & Jean-Jacques Rousseau ainsi que
Entretien d’un père avec ses enfants ou Du danger de se mettre au-dessus des lois- à venir
par la Cie de L’Organon qui a également mis en scène La maladie de Sachs de Martin Winckler

Diderot bagarre. D’après la correspondance de Denis Diderot
Adaptation par  Muriel Brot et Régis de Martrin-Donos
En tournée en France dans les « Maisons pour tous » et les lycées
Et au Théâtre de Poche-Montparnasse du 26 mars au 26 mai 2013

Diderot en prison de Gerhardt Stenger et Henri Mariel
Autour de l’emprisonnement de Diderot en 1749 pour avoir écrit Les Bijoux indiscrets et Lettres sur les aveugles. Jean-Jaques Rousseau est l’un des quatre personnages de la pièce.
Du 24 au 26 mai 2013 à Nantes

Colloques sur Diderot pour l’année 2013

Denis Diderot

Pour en savoir plus

Revue Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie  et  Site du projet Diderot 2013

HAYAT Michaël (mars 2003). « L’enracinement biologie de la pensée de Diderot aux sciences contemporaines « , Le philosophoire  3/2003 (n° 21), p. 41-64.

FISSETTE Jean. L’imaginaire de la musique chez Diderot. Un saut de la rhétorique à l’esthétique

DIDEROT Denis (v.o. 1753). Pensées sur l’interprétation de la nature
avec notes de Colas Dufflo, éditions Fayard

DURAND-SENDRAIL Béatrice (1994). La musique de Diderot. Essai sur le hiéroglyphe musical, éditions Kimé 224 p. Auteure également de Diderot et Rameau : archéologie d’une polémique

CHAUVEAU Sophie (2010). Diderot,Le génie débraillé -2e époque les encyclopédistes , éditions Télémaque 314 p. Analyse de son premier livre- Les années bohème par Odile  Richard-Pauchet dans Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie No.45

ATTALI Jacques (2012). Diderot ou le bonheur de penser, éditions Fayard 540 p.

 

Voir aussi  sur ce site La Science de l’ Opéra

6 commentaires leave one →
  1. Robert Richard permalink
    05/12/2012 09:27

    L’Encyclopédie (qui est l’œuvre de Denis Diderot et de Jean La Ronde d’Alembert) fut la véritable machine de guerre des Lumières. Deux éléments à mettre en valeur pour saisir l’importance de l’Encyclopédie :

    Elle permet, du moins en principe, à tous les hommes d’avoir accès à la connaissance, en revisitant l’ensemble du champ du savoir par un inventaire minutieux qui réorganise le connu autour de valeurs proprement humaines (par opposition aux valeurs religieuses). Ainsi l’Encyclopédie aura-t-elle délogé la Bible — la pensée théologique ou l’Église en général et peut-être même Dieu lui-même — de son « trône ». La Bible ne pourra plus être vue comme le seul outil légitime de référence.

    En second lieu: l’Encyclopédie de Diderot va se pencher non seulement sur les sciences dites « nobles » et sur les arts dits « libéraux » (peinture, sculpture), mais également sur les « arts mécaniques », c’est-à-dire les techniques, les savoir des métiers. L’Encyclopédie, c’est plus qu’une innovation : c’est un véritable coup de force dans l’univers des mentalités traditionnelles. Diderot fait entrer dans le champ du savoir ceux dont l’activité était occultée comme purement machinale, répétitive, exclue de toute intelligence. Il s’agit des artisans et des ouvriers. Dans l’Encyclopédie, il y a par exemple des articles sur comment on fait des chemises, comment on fabrique des bas, etc. Donc, au vue de l’Encyclopédie, il n’y aurait plus d’activités « nobles » en opposition aux activités « triviales ». Le message subliminal est celui-ci : la société n’est pas que l’œuvre du Roi et des nobles, elle est une œuvre collective à laquelle participent TOUTES les strates du social, du plus humble forgeron jusqu’au Roi.

    Les Encyclopédistes ne cherchaient pas à faire la révolution — ni Diderot, ni Voltaire ne voulaient mettre fin à l’Ancien Régime, tout au plus voulaient-ils instaurer une monarchie constitutionnelle à l’anglaise –, mais leur œuvre (l’Encyclopédie) a sans aucun doute ouvert la voie à la Révolution française de 1789-1799.

    Voir l’excellente biographie de Diderot : Pierre Lepape, « Diderot », Paris, éditions Flammation, 1991.

  2. 05/12/2012 14:12

    Le frontispice de Cochin illustre bien l’importance de toutes les disciplines

    Au centre – la Vérité enveloppée d’un voile
    À sa droite – la Raison & la Philosophie qui enlèvent le voile

    À ses pieds – la Théologie agenouillée tourne le dos
    Se suivent successivement Mémoire, Histoire Ancienne & Moderne
    Au-dessous la Géométrie, l’Astronomie & la Physique.
    Au-dessous d’eux l’Optique, la Botanique, la Chimie & l’Agriculture.
    En bas plusieurs Arts & Prossessions qui émanent des Sciences.

    À gauche- l’Imagination, qui se dispose à embellir et couronner la Vérité.
    Au-dessous de l’Imagination, les différents genres de Poésie,
    Épique, Dramatique, Satyrique, Pastorale. Finalement les autres
    Arts d’Imitation, la Musique, la Peinture, la Sculpture & l’Architecture.

    Extrait de :
    http://www.dico-collection.com/component/jcollection/item/4-encyclopedie-ou-dictionnaire-raisonne-des-sciences-des-arts-et-des-metiers

    Notez aussi que peu importe sa position dans le frontispice, Diderot valorise toutes les disciplines & tous les métiers comme l’explique Robert Richard dans le précédent commentaire.

  3. Michel Dussault permalink
    14/12/2012 21:37

    Dans son commentaire à propos de Diderot et l’ENCYCLOPÉDIE,
    monsieur Richard mentionne la biographie de Pierre Lepape
    consacrée à ce grand représentant des Lumières en France.
    Or, Lepape souligne le commun et particulier intérêt
    des Rousseau, D’Alembert, Condillac et Diderot, à peu près
    du même âge, pour la musique, en ce milieu du dix-huitième
    siècle. Je le cite: « Si Diderot et ses amis accordent autant de
    place à la musique, c’est qu’elle se situe, en ce milieu du siècle,
    à un carrefour vers lequel convergent la plupart de leurs inter-
    rogations, la plupart de leurs combats. La musique, c’est tout
    à la fois le plaisir et la rigueur de la pensée, l’imagination et
    l’ordre, la science et la sensibilité, la théorie et la pratique.Mais
    c’est aussi l’objet d’une réflexion métaphysique, esthétique,
    morale, sociologique, pédagogique et même politique: réfor-
    mer les instruments ou les systèmes de notation afin que le
    plus grand nombre puisse profiter de la joie d’écouter et de
    faire de la musique, c’est travailler à ce que nous nommerions
    aujourd’hui la démocratisation de la culture. »( Flammarion,1991,
    P.69 )
    La musique; symbole par excellence des aspirations des Lumières!
    Intéressant et inspirant!
    M.D.

  4. Michel Dussault permalink
    15/12/2012 13:25

    À PROPOS…Le personnage représenté sur la couverture de
    l’ouvrage LA MUSIQUE DE DIDEROT.ESSAI SUR LE HIÉROGLYPHE
    MUSICAL…n’est pas Diderot! En effet, le magazine LE POINT,
    sur son site Internet du 21 novembre, m’apprend qu’un croquis
    du même personnage par Fragonard, l’auteur du tableau, est
    identifié par lui-même comme étant celui d’ un autre individu. Cela
    vient confirmer les soupçons des experts. On devra donc se
    résigner à  » vénérer » Diderot à travers une autre « icône »!
    M.D.

    • 15/12/2012 20:24

      Sensationnelle comme nouvelle ! Le soupçon dont fait mention Michel Dussault repose sur le fait que Diderot avait les yeux bruns comme dans le tableau de Van Loo et non bleus tels que peints par Fragonard. C’est toutefois, grâce à l’inscription sur un croquis récemment mis en vente, que la spécialiste de Fragonard, Marie-Anne Dupuy-Vachey a pu confirmer que ce n’était bien pas Diderot. (Figaro 21/11/2012 et La-croix.com 21/11/2012).

      Notez aussi que Diderot finit par réaliser l’importance pour les artistes d’avoir une bonne connaissance en anatomie; Il va jusqu’à suivre les cours de la céroplasticienne Marie-Marguerite Bihéron. L’article ci-dessous explique le cheminement de Diderot et la hantise que cela a pu éveillée en lui.
      JOLY Morwena (ocobre. 2008). « L’obsession du « dessous » : Diderot et l’image anatomique » Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 43 | p.57-70
      http://rde.revues.org/index3502.html

      Cet article faisant mention de L’écorché sculpté par Houdon, j’en profite pour rappeler que l’anatomiste Honoré Fragonard connu pour ses Écorchés, est le cousin du peintre de la fameuse Figure de fantaisie autrefois identifiée à tort comme Denis Diderot. Son musée rénové en 2008 est ouvert pour tous: http://musee.vet-alfort.fr/

  5. Michel Dussault permalink
    06/01/2013 12:27

    Je voudrais signaler la parution récente de
    deux ouvrages de Jean Starobinski ( éminent
    critique littéraire de formation médicale et
    psychiatrique ) sur Diderot ( trois-centième
    anniversaire de naissance en 2013! ):
    DIDEROT, UN DIABLE DE RAMAGE, Gallimard.
    L’ENCRE DE LA MÉLANCOLIE, Seuil.
    Elisabeth de Fontenay en fait une présentation
    dans la revue MARIANNE, semaine du 22 décembre
    (http://www.marianne.net/search/diderot).
    M.D.

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