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Je consomme, donc je suis ?

09/04/2013

Bar des sciences et Chris Jordan

Bar des sciences du Cégep de St-Laurent  /  Expo de l’artiste Chris Jordan – à droite Cell phones #2

 » Je  consomme,  donc  je  suis  ?  »
Animé par Ariane Longpré-Lauzon
625 avenue Sainte-Croix
Mercredi 17 avril à 18h

Est-ce que la consommation mène au bonheur?
Comment notre identité est-elle définie par notre consommation?
Quelle distinction faire entre nos besoins et nos désirs de consommation?
La planète peut-elle supporter notre rythme de consommation actuel?
Quelles responsabilités doivent assumer les pays émergents par rapport à ces problèmes?
Des changements dans nos modes de vie sont-ils nécessaires et/ou souhaitables?
La responsabilité des problèmes qui découlent de la consommation
revient-elle à l’individu ou à la société?

Invités
Louis-Éric Trudeau
Neurobiologiste et professeur titulaire au Département de pharmacologie de l’UdeM
Thomas Berryman
Écologiste et professeur au Départment de didactique de l’UQAM
Renaud Legoux
Expert en comportement du consommateur et professeur agrégé au HEC de Montréal

Les discussions seront précédées du documentaire The Story of stuff   (20 minutes)
Et vous pourrez comme à l’habitude, assister à de la peinture en direct.
Voir aussi la rubrique Bar des Sciences.

 

Pour en savoir plus

13 signaux d’alarme à surveiller  sur  le site Débiteursanonyme.org

Shop t’ill  you drop  (2010) documentaire de Gene Brockhoff –  version française sur Arte Thema

Coll. (2012). »Addictions : nature et culture » , Psychotropes Vo.18 , 120 pages
Incluant des  articles de philosophes, de psychologues ainsi que du psychiatre Michel Hautefeuille et du  neurobiologiste  Jean- Pol Tassin.

GUÉGUEN Nicolas (février 2007). »Acheter pour exister« , Cerveau & Psycho no.19

BAILLARGEON Stéphane (29 fév.2008). »Êtes-vous un « turbo-consommateur» ?« , Le Devoir

KRINGELBACH M. et BERRIDGE K. (novembre 2012). »Plaisir- la nouvelle carte cérébrale »
Pour la science no.421 p.68-73 illustrant à la p.71 les aires cérébrales associées au plaisir et au désir.

Conférence de Jean Pol Tassin- L’addiction vue par un neurobiologiste par les ErNeSt
Comment devient-on addict à une substance? Comment sortir de cette addiction?

 

Se tiendra également les 6 et 7 mai prochains à l’Université de Montréal, le colloque
Drogues d’abus et troubles psychiatriques: aspects neurobiologiques et cliniques

GRSNC 2013
Voir le billet Les impatients pour les bienfaits de l’art thérapie et autres articles sur le sujet.

6 commentaires leave one →
  1. 09/04/2013 13:13

    dommage que je ne sois pas à Montréal, mais ici il y a beaucoup moins à consommer. C’est: « Regards et jeux dans l’espace »

    • 09/04/2013 13:33

      Je vous imagine comme Arthur Rimbaud
      contemplant la nature et comblé par sa beauté !

      Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
      Picoté par les blés, fouler l’herbe menue,
      Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
      Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

      Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
      Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
      Et j’irais loin, bien loin, comme un bohémien,
      Par la nature, heureux comme avec une femme.

      Et comme disait la poétesse russe Marina Tsvetaeva:
      « J’ai trouvé ma devise – deux verbes auxiliaires :
      être vaut mieux qu’avoir. »

  2. P.J.Bégin permalink
    10/04/2013 10:08

    Paresse versus lâcheté, courage versus couardise. Je suis sans espoir, mais avec détermination. Voir : Le courage. Raphael Enthoven.

  3. Robert Richard permalink
    12/04/2013 12:14

    Dans quel piège, dans quel panneau, la consommation nous fait-elle tomber collectivement? Peut-être faut-il regarder tout cela non pas de plus haut, mais de plus loin.

    D’où le risque que je prends, aujourd’hui, à formuler ainsi le mal dont souffriraient nos sociétés modernes : NOUS CONSOMMONS PLUS DE LIBERTÉ QUE NOUS EN PRODUISONS. Le voilà donc le mal — du moins, selon moi. Face à la question de la liberté, nous avons adopté la position du consommateur averti qui fait ses emplettes dans le grand supermarché des libertés démocratiques. On butine, on choisit, on goûte ceci, puis cela, on prend ou on laisse, c’est selon. Mais « produire de la liberté », ah ça, non. D’ailleurs, on n’a pas la moindre idée sur le ‘comment’ de la chose. En quoi pourrait bien consister le fait de « produire » de la liberté?

    Dans son célèbre ouvrage de 1993 (« The End of History and the Last Man »), Francis Fukuyama annonce la fin de l’Histoire et le triomphe de la démocratie libérale. En substance, ce que Fukuyama dit c’est que nous avons ENFIN gagné la longue bataille pour la liberté, du moins pour ce qu’il en est du monde occidental. C’est la fin des grandes luttes et, par conséquent, la fin de l’Histoire (avec un grand « H »), si bien qu’il ne nous reste plus qu’à gérer cette liberté — notez bien: on n’aurait plus qu’à gérer la liberté. Question de gouvernance, si l’on veut. Pus besoin de politique, la gouvernance suffit. Or tout cela veut dire qu’on aurait ENFIN le luxe de « prendre » sans avoir à « (re)donner », à jouir des fleurs sans avoir à en planter de nouvelles. D’où cette société d’« ados perpétuels » que nous avons engendrée, où chacun croit que la vie consiste à se gaver de popcorn, avachi devant sa télé ou son ordi — tout en faisant l’impasse sur la production de la liberté.

    Mais que pourrait bien vouloir dire le fait de « produire » de la liberté ? S’agit-il d’accroître la permissivité générale, dans nos sociétés, par exemple en abrogeant ou en cassant le plus de lois possibles ? La réponse est non : produire de la liberté n’a strictement rien à voir avec une permissivité accrue. Paradoxalement, l’accroissement de ce type de liberté peut aussi être vécu comme un accroissement des contraintes…

    Bon, je me contente pour l’instant de seulement poser la question: qu’est-ce que produire de la liberté? Pour savoir de quoi il retourne, il nous faudrait peut-être commencer par poser, à nouveaux frais, une question préalable: « Mais qu’est-ce donc que la liberté ? » Comme quoi, nous avons du pain sur la planche!

    • 12/04/2013 13:15

      Suite à ce questionnement existentiel que vous soulevez, j’ai ressorti le livre Entre bonheur et liberté de Claude Veillette –professeur de philosophie au cégep de St-Laurent qui dit à la p.14 « Prenons l’exemple des droits de l’homme. Ce sont des droits absolus, avec lesquels on ne peut aucunement transiger. De ce point de vue, ce n’est ni notre bonheur ni celui des hommes qui compte, pas plus que les intérêts pragmatiques de la situation, mais bien la conscience de devoir les respecter. Cette conscience du devoir s’appelle liberté. »

      Réf. :
      VEILLETTE Claude (2005). Entre bonheur et liberté : Commentaire sur l’éthique de Bentam, Mill et Kant, éditions Point de vue, 258 p.

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