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Fleur de Shanidar

25/08/2013
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FFM2013FlowerofShanidarFestival des films du monde de Montréal
La fleur de Shanidar de Gakuryu (Sogo) Ishii
Dimanche 25 août 9h20 QL
Bande- annonce

Film de science-fiction  qui se déroule dans des laboratoires aseptisés ayant pour objectif de procéder à l’ablation de fleurs qui éclosent sur certaines jeunes filles, afin de soi-disant synthétiser des analgésiques. Cette intervention chirurgicale est-elle vraiment sans danger ? Les molécules extraites auraient-elles d’autres propriétés qui expliqueraient que la cie pharmaceutique attribue 100 millions de yen aux donneuses de fleurs ? La part de fiction écartée…  Peut-on vraiment faire confiance  aux pratiques éthiques de l’industrie pharmaceutique ?

Code d’éthique de R & D – Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada

Premier bilan et perspectives pour 2013 du CODEEM
COmité de DEontovigilance des Entreprises du Médicament

(janvier 2013). « Perte de confiance dans l’industrie pharmaceutique » sur euractiv.com

(mai 2013). « L’industrie pharmaceutique sommée d’établir la vérité sur les cobayes de RDA  » sur le site du journal LaCroix

BARTHÉLÉMY Pierre (21 juillet 2013). « Scandale autour d’un médicament vedette contre l’hypertension »  sur le blogue du journal LeMonde

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La grotte de Shanidar dont on fait mention dans le film existe effectivement. Elle se trouve au  nord-est de l’Irak dans les Zagros et on y a retrouvé neuf squelettes néanderthaliens.  L’un d’eux était déposé sur une litière de différentes espèces de fleurs reflétant un rituel funéraire qui remonte à environ 50-60 000 ans.  D’après les études des spores et des grains de pollen (palynologie), on soupçonne que les fleurs des genres Achillea, Centaurea, Senecio, Ephedra, Althaea qui s’y trouvaient (J Ethnopharmacol. 1992 Jan;35(3):263-6),  étaient choisies pour leurs vertus médicinales décrites sur le site Les plantes médicinales.net –  Autres bienfaits des plantes dans les références du billet Fruit Hunters.

Pour en savoir plus sur les fleurs de la grotte de Shanidar

Néandertal : la tombe fleurie de Shanidar sur le site de ma.prehistoire.fr
LEROI-GOURHAN A. (1998). « Shanidar et ses fleurs« , Paléorient vol.24 no.24-2 p.79-88
GIRARD M. et BUI Thi Maï (2003). « Pollens, ultimes indices de pratiques funéraires évanouies « , Revue archéologique de Picardie vol.21 no.21 p.127-137

 

Voir les 3 précédents billets pour d’autres suggestions de films au FFM – 2013

3 commentaires leave one →
  1. Robert Richard permalink
    26/08/2013 11:48

    Le film, « La fleur de Shanidar », où des fleurs à valeur thérapeutique poussent dans le corps de certaines femmes, me fait penser au Messie — à valeur ‘thérapeutique’, si l’on veut — qui’pousse’ dans le corps de la Vierge Marie. Ma comparaison est toutefois gratuite, puisque je n’ai pas vu le film. Mais on se dit…

  2. 26/08/2013 14:47

    Cette fleur s’épanouit en effet dans un corps sain avec la pureté et la sérénité d’esprit comme conditions de bases. On évoque dans le film que la vie n’est qu’éphémère et le « tu es poussière et à la poussière tu retourneras » de la genèse devient ici: plante tu es et en plante tu retourneras. J’en profite pour dire que ce film qui dépeint la sobriété et politesse qui caractérise le peuple japonais pudique de leurs émotions, vaut vraiment la peine d’être vue, pour les réflexions indirectes qu’il soulève. On est également témoin des vertus de l’art thérapie en milieu hospitalier que l’on devrait institutionnaliser partout.
    Ce cinéaste qui est passé, l’année dernière, du prénom Sogo à Gakuryu débute ainsi lui aussi un nouveau cycle de vie. Connu au début pour ses années punk, il avait réalisé en 1982 Burst City – film également de science-fiction dont les protagonistes étaient des jeunes militants cyclistes qui s’opposaient à la construction d’une centrale nucléaire.

    • Michel Dussault permalink
      26/08/2013 16:16

      À propos du parallèle suggéré par monsieur Richard
      entre Marie et la « fleur de Shanidar », je voudrais rappeler
      la symbolique de « l’arbre de Jessé » dans la tradition chré-
      tienne médiévale. Il s’agit d' »un des motifs préférés des
      vitraux des cathédrales médiévales. C’est l’arbre généalogique
      qui relie Jessé, père de David, à Jésus. » (DICTIONNAIRE CULTU-
      REL DE LA BIBLE, Cerf/ Nathan, 1990 ).
      Il s’agit en fait de la traduction en image d’un passage biblique
      d’Isaie ( XI, 1 ) appliqué à Jésus par les chrétiens: « Un rejeton
      sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses
      racines. »
      M.D.

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