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F.A.R. de Wayne McGregor

28/01/2014
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“In flesh and blood lay the self and its articulations. With its own elaborate sign language of gesture and feeling, the body was the inseparable dancing partner of the mind or soul; now in step, now a tangle of limbs and intentions, mixed emotions. Organism and consciousness, soma and psyche, heart and head, the outer and the inner – all merged, and all needed to be minutely observed if the human enigma were ever to be appreciated. »   Roy Porter –
Flesh in the age of reason

FAR_Wayne McGregor
Anna Nowak et Michael-John Harper – Wayne McGregor | Random Dance photo de Ravi Deepres

FAR  de Wayne McGregor | Random Dance
Présenté par Danse Danse
Théâtre  Maisonneuve
Du 6 au 8 février 2014

F.A.R. est inspiré de Flesh in the Age of Reason– the modern foundations of body and soul de Roy Porter (1946-2002) connu pour The Greatest benefit to mankind – a medical history of humanity. Dans Flesh in the age of reason, publié après sa mort, Porter relate le changement de paradigmes autour du corps durant le Siècle des lumières. Résumé par R.Carter dans J R Soc Med 2005 Jan 98(1) :41-42. Le problème de la relation du corps et de l’esprit en est le sujet principal, passant de simple chair à source de la conscience de soi, avec comme ultime question : qu’est-ce que nous sommes ? En attendant de lire La chair à l’âge de la raison, qui aborde cette question et décrit les pensées de John Locke, Lord Byron, Descartes, Voltaire, etc. voici en bref quatre théories philosophiques de la relation entre le corps, l’esprit et le cerveau présentées sur le site lecerveau.mcgill.ca, ainsi qu’une réflexion du philosophe François Loth de l’Université de Rennes. Naissance de la biologie et matérialisme des lumières (2014) de Paul Charbonnat que suggère Histoiresante.blogspot.ca pourrait également complémenter ces réflexions.

Passionné de sciences, Wayne McGregor est un des plus importants chorégraphes de notre temps et celui qui allie inéluctablement Sciences, Arts & Technologies. Depuis 10 ans, McGregor est affilié à l’Université Cambridge et travaille  avec des chercheurs en neurosciences créant ainsi AtaXia (2004), Dyad (2009) et tout récemment Atomos (2013). Il s’intéresse particulièrement au processus créatif et expérimente avec ses danseurs, l’impact de stimuli inhabituels sur l’originalité de la création qu’ils développeront. « Le tout étant plus que la somme de ses parties», les chorégraphies qui  résultent de telles collaborations sont extraordinaires. De plus, Philipp Barnard du MRC- Cognition and brain sciences unit,  est persuadé qu’analyser la façon d’altérer les habitudes menant à des mouvements répétitifs, comme ils le font dans les recherches avec McGregor, pourrait servir ensuite de modèle aux  gens dépressifs pour qu’ils parviennent à mettre plus facilement fin à de mauvaises habitudes. David Kirsh, autre associé de McGregor de l’Université de San Diego, explique quant à lui dans une vidéo, la modélisation d’images faites à partir d’une quinzaine de caméras filmant une danseuse de Random Dance, vêtu d’un costume sur lequel étaient installées des diodes capables d’émettre la lumière. En plus des danseurs poussant leur corps au maximum, on pourra apprécier également dans F.A.R. le scintillement chorégraphié des diodes électroluminescentes (LED) sur la musique mystique de Ben Frost. Wayne McGregor est sollicité pour la création de gestuelles atypiques, autant dans le monde de la danse que dans celui du cinéma – d’où sa participation au film Harry Potter; il lui est même arrivé de diriger des opéras pour le Royal Opera House et la Scala de Milan. Vous n’aurez que 3 jours pour découvrir cet avant-gardiste chorégraphe et chercheur en sciences cognitives.

Rencontre avec les artistes vendredi le 7 février

 

Pour en savoir plus sur Wayne McGregor et ses recherches

Wayne McGregor au TEDGlobal Edimbourg 2012 15 min

MAXIMOFF Catherine (2010). Wayne McGregor- going somehwere ou une pensée en mouvement ARTE France 80 min et A moment in time incluant Dyad, Entity et Qualia

Thinking with the body mind and movement in the work of Wayne McGregor dance
Exposition du Wellcome Collection à Londres

Articles scientifiques impliquant Wayne McGregor
« Points in mental space: an interdisciplinary study of imagery in movement creation, » Dance Research Electronic 2011 29(2) p. 402-430
« Bodies Meet Minds: Choreography and Cognition »
Leonardo 2006  39(5) p. 475-477

Hypermobilité

Jessica Wright et Michael-John Harper dans F.A.R. de Wayne McGregor | Random Dance

« On reconnaît bien le style de McGregor – les dos ondulants, les bras en vrille,
les hyper-extensions exploratrices –, mais on remarque aussi son évolution […]
un flamboyant et mystérieux postclassicisme. » observer.guardian.co.uk

BEIGHTON H.Peter, GRAHAME Rodney et BIRD Howard (4e édition 2012).
Hypermobility of joints, éditions  Springer, 204 p.

KNIGHT Isobel (2013). A Multidisciplinary approach to managing Ehlers-Danlos (Type III) – hypermobility syndrome, éditions Singing Dragon 360 p.

KNIGHT Isobel (2011). A guide to living with hypermobility syndrome : Bending without breaking, éditions Singing Dragon, 240 p.

Sur le site Médecine des Arts, vous trouverez deux articles du Dr. André Arcier
Hypermobilité articulaire et troubles anxieux chez les musiciens, danseurs, circassiens
Hyperlaxicité (hypermobilité) chez les danseurs et les danseuses
Lire aussi le billet Pathologies & Arts

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