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FIFA 2014 – compte à rebours …1 Wilde

19/03/2014

C’est enfin demain que débutera le FIFA,
FIFA 2014

Salome de Oscar Wilde
Hérode

La lune a l’air très étrange ce soir. N’est-ce pas que la lune a l’air très étrange ? On dirait une femme hystérique, une femme hystérique qui va cherchant des amants partout. Elle est nue aussi. Elle est toute nue. Les nuages cherchent à la vêtir, mais elle ne veut pas. Elle chancelle à travers les nuages comme une femme ivre… Je suis sûr qu’elle cherche des amants..
[…]

La voix d’Iokanaan (Jean-Baptiste)
En ce jour-là le soleil deviendra noir comme un sac de poil, et la lune deviendra comme du sang, et les étoiles du ciel tomberont sur la terre comme les figues vertes tombent d’un figuier, et les rois de la terre auront peur.

Oscar Wilde (1854-1900)

WILDE Oscar (1922).Salomé – 1 acte, éditions G.Crès sur le site mediterranees.net
Parmi les joyaux qu’Hérodote offre a Salomé il y a de quoi faire un cours de minéralogie avec
ses améthystes, béryls, calcédoines, chrysolithes, chrysoprases, hyacinthes, onyx, opales, rubis, saphirs, sardonyx, sélénites, topazes, turquoises, coffret d’ambre, et bracelets d’escarboucle & de jade venant de la ville d’Euphrate.

Divers poèmes d’Oscar Wilde sur textes.libres.free.fr. incluant ces vers
« Je ne me soucie guère de gravir en compagnie de la Science, bien que par une subtile

                      et étrange incantation, elle fasse descendre la lune du ciel »

 

Unveiling Salome de Nayo Titzin – 2013 Bulgarie 57 min
avec l’envoûtante soprano Alexandrina Pendatchanska
Réalisateur de plusieurs autres films dévoilant les coulisses de l’opéra
tels Don Giovanni (2006), Idomeneo (2009), Agrippina (2010) etc.
Lu 24 mars à 21h UQAM #81 et Ve 28 mars à 18h30 UQAM #120

Prochaines productions de l’Opéra de Montréal/Pré-opéra avec Pierre Vachon- musicologue
Hänsel & Gretel de Humperdinck les 22,25,27 et 29 mars combinant Opéra,Théâtre et Cirque
Turandot de Puccini les 17,20,22 et 24 mai avec G.Shesterneva, K. Chanev et H.Omura
Guides pédagogiques en références dans le billet L’Opéra en classe.

8 commentaires leave one →
  1. Robert Richard permalink
    29/03/2014 09:13

    Je n’avais jamais lu Annie Erneaux. Voilà, c’est fait. Du moins, pour deux de ses livres. C’est que j’ai pu voir, au FIFA, la semaine dernière, le film qu’on a fait sur elle, et ai décidé d’aller voir ou plutôt d’aller lire.

    Ce que j’ai lu d’elle depuis (« Passion simple » et « Se perdre »), ça faisait un peu « Un amour de Swann », mais en beaucoup plus light. Toutefois: plus light que ça, tu meures. Chez Proust, c’est Swann et Odette; chez Annie Erneaux, c’est son elle-même et son amant russe.

    Ces deux opuscules d’Erneaux me faisaient aussi penser à Catherine Millet dont j’avais pourtant aimé les livres témoignages. Millet écrit comme un pied, avec des phrases lourdes comme c’est pas possible. C’est le style « graisse de bines », dans son cas. Mais elle est au moins dépourvue de ce narcissisme qui heurte — ou qui me heurte — chez Erneaux.

    Je ne lirai plus de livres d’Annie Erneaux.

  2. Robert Richard permalink
    29/03/2014 09:17

    Un exemple de ce que je n’ai pas aimé chez Annie Erneaux:

    P. 95 de « Se perdre »: elle vient de nous dire que si, dans sa hâte pour aller rejoindre son amant russe, elle éraflait une voiture avec la sienne dans un parking, elle poursuivrait, elle fuirait, sans culpabilité.

    Et elle ajoute cette réflexion que je cite: « Qu’est qui fait donc la culpabilité? Une vie trop vide, où il manque le désir? Qu’est-ce qui est le vrai, le désir ou la culpabilité? »

    Le lecteur est invité à répondre: « Ben, cé l’désir, cé clair ». Ouais, soupiré-je, impatient et tapant du pied !

    Bon, disons que j’admire l’intensité de votre passion, Mme Erneaux. Il y a même un brin de Nietzsche là-dessous (« La généalogie de la morale »). Mais un brin ne fait pas forêt. La passion et le désir ont beau primer, chère Madame, qu’il faut tout de même répondre dans le réel des dommages, des torts et éventuellement des douleurs que l’on cause.

    Si vous esquintiez une voiture, dans votre hâte du moment sexuel, vous pourriez au moins laisser votre nom et votre numéro de téléphone sur le pare-brise de la voiture que vous avez endommagée, non? Est-ce trop vous demander — même à vous, si pressé.

    Le désir ne peut servir d’alibi pour tout et n’importe quoi, Madame.

    Puis… Nietzsche, lui, au moins, a eu la décence et l’art de se jeter au cou non pas de la voiture, mais du cheval qu’un charretier esquintait dans la rue.

    • Michel Dussault permalink
      30/03/2014 16:02

      Pauvre Nietzsche! S’il s’est interrogé sur
      l’origine de la morale, ce n’est certainement
      pas pour prôner ce que, par exemple dans
      AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA ( livre I, der-
      nière section ), il appelle « l’égoïsme des ma-
      lades, l’égoïsme malade », avide, envieux, dé-
      généré, qui proclame: « Tout pour moi. »
      L’égoïsme nietzschéen, « sain et sacré », c’est
      la soif d’avoir et d’être pour pouvoir devenir
      soi-même « offrande » et donner par amour.
      Qu’on relise ce texte! On est bien loin du
      « je-m’en-foutisme » décadent et jouisseur
      que dénonce justement Zarathoustra!
      M.D.

      • Robert Richard permalink
        06/04/2014 10:15

        Je viens de relire ce texte (Livre !, dernière section d' »Ainsi parlait Zarathoustra ») qui dit des choses très justes. Merci de l’avoir pointé!

        ‘Nous pressentons une dégénérescence dès que manque la vertu généreuse » (dans la traduction de Paul Mathias).

  3. Robert Richard permalink
    29/03/2014 09:25

    Un des miracles du FIFA a été le film sur le poète et psychanalyste belge, Henry Bauchau. Employer le mot « miracle », ce n’est pas une exagération, dans ce cas. Un film de lumière. Tourné non loin de l’abbay du Thoronet, dans le sud de la France.

    Bauchau avait 99 ans quand on a fait ce documentaire sur lui. Il devait mourir peu de temps après. Mais à son âge plus que vénérable, il était toujours, dans sa parole d’interviewé, d’une profondeur proprement stupéfiante.

    Sa poésie m’a fait penser à la poésie de Heidegger — mais en plus essentiel encore. À celle aussi de Fernand Ouellette, selon moi, notre plus grand poète québécois.

    Oui, un miracle, un vrai!

  4. 30/03/2014 12:41

    Puisque ce billet porte sur Salomé et la décapitation de Jean-Baptiste, je tiens à vous informer aussi qu’un livre intitulé Visions capitales (2013) de Julia Kristeva aux éditions De la Martinière, relate la décapitation et autres rituels sacrificiels de l’histoire de l’humanité et dans le monde de l’art. Vous pouvez lire la préface sur son site – http://www.kristeva.fr/visions_capitales.html

    • Robert Richard permalink
      06/04/2014 10:37

      Préface intéressante que celle de Kristeva: « La seule résurrection possible serait… la représentation. Les décollations exposées en sont la preuve », y dit-elle — avant de conclure: « avec ou sans décapitation, toute vision n’est autre qu’une transsubstantiation capitale. »

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