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Théâtre politique

25/03/2014

Karin Beir et Elfride Jelenek
Photos de
Klaus Lefebvre

Festival International du Film sur l’Art jusqu’au 30 mars
Avec rage et courage  – Le Théâtre politique en Europe
d’Eva Schötteldreier  2013 Allemagne  52 minutes
Sa 29 à 16h GB #140  et  Di 30 à 13h30 GB #165

« La culture remède contre la barbarie » s’écrient des manifestants dès le début de ce documentaire dans lequel on constate que malgré des coupures budgétaires, l’héritage de Sophocle, Shakespeare et Goethe se poursuit tout de même avec des metteurs en scène engagés comme Olivier Py, Simon Stephens et Karin Beier. Directeur du Théâtre de l’Odéon pendant 5 ans, Olivier Py dirige à présent le Festival d’Avignon qui se tiendra cette année du 4 au 27 juillet. Qu’il porte le chapeau de comédien, de chanteur, de réalisateur, de dramaturge ou de metteur en scène, il n’hésite jamais à prendre position sur des problématiques sociales & politiques – sa pièce Requiem pour Srebrenica (1998) en est un exemple. Suite aux attentats suicides à Londres en 2005 où 56 personnes ont trouvé la mort, Simon Stephens  a écrit Pornographie (2007) affirmant ainsi que nous sommes notre pire ennemi et que nul besoin de terroristes, nous œuvrons à notre propre perte. Quant à Karin Beier du Schauspiel de Colone et puis maintenant de Hambourg, elle réagit presque instantanément à l’actualité- grèves, injustices sociales, irresponsabilités gouvernementales ou catastrophes environnementales. C’est avec Elfriede Jelinek, lauréate du Prix Nobel de Littérature en 2004 qu’elle s’est associée pour Work/Bus/Collapse  (2010), pièce de théâtre qui porte sur la construction d’un barrage hydroélectrique et deux accidents causés par des excavations mal dirigées puis l’année suivante No light (2011) sur la catastrophe nucléaire de Fukushima – lire les billets Land of hope et NHK et Tiri Te Kanawa.

Voir aussi les billets suivant :  FTA 2013Pamphlét’ARTOGMGrain(s), Chaise électrique,  Les Trachiniennes,  Projet Andromaque,  Ruines rougesSciEnTIfiQUE
Et écouter « Les enjeux du théâtre politique aujourd’hui » à La Grand Table du 11/07/2013 Entrevues avec C.Prochasson, B. Hamidi-Kim et C.Benedetti comprenant
des extraits de pièces de théâtre et 2 livres en références.

Autres suggestions sur ce site pour le Festival du Film sur l’Art-  incluant de la poésie politique

Programme d’activités à Montréal pour le 27 mars – Journée Mondiale du Théâtre 
Message du dramaturge et plasticien sud-africain Brett Bailey
Traduit en plusieurs langues sur le site du ITI

« Mais, à une époque où tant de millions de gens se battent pour survivre,
souffrent de régimes oppressifs et d’un capitalisme prédateur, fuient le conflit et les épreuves ;
où notre vie privée est envahie par les services secrets
et nos mots censurés par des gouvernements intrusifs;
où les forêts sont anéanties, les espèces exterminées, et les océans empoisonnés :
que nous sentons-nous obligés de révéler ? » 
Brett Bailey

 

À venir au FTA- Festival TransAmériques du 22 mai au 7 juin

L’Histoire révélée du Canada Français 1608-1998
d’Alexis Martin et Daniel Brière les 23, 24, 25, 30, 31 mai et 1er juin

Hate radio de Milo Rau sur le génocide rwandais du 29 au 31 mai

Pixelated Revolution de Rabih Mroué sur le conflit syrien du 5 au 7 juin

Tables de lecture 1,2,3 avec Denis Marleau et Stéphanie Jasmin
Lecture  de 3 textes dont Au bord du Lac Noir de Dea Loher
les 27 mai, 1er juin et 4 juin

4 commentaires leave one →
  1. 19/04/2014 11:35

    Ne manquez pas non plus:

    http://www.quatsous.com/1314/saison/besbouss.php
    Besbouss, Autopsie d’un révolté de Stéphane Brulotte
    dont la mise en scène est de Dominic Champagne
    sur un martyr tunisien du printemps arabe
    Du 22 avril au 17 mai 2014 au Quat’Sous

    ET

    http://placedesarts.com/spectacles/13235/mies-julie.fr.html
    Mies Julie de Yaël Farber sur un drame Post-Apartheid
    Du 24 avril au 3 mai 2014 à la 5e salle de la PdA

    Lire aussi les articles de Jean Siag et Luc Boulanger
    dans LaPresse du 19 avril 2014

  2. Robert Richard permalink
    23/04/2014 11:17

    Théâtre politique… beau thème. Je profite du fait que nous venons au Québec de vivre un épisode assez théâtral sur la scène politique, ce 7 avril dernier, pour partager une réflexion sur l’État, son rôle, au Québec. Je lui donne le titre que voici:

    DU « TIERS ÉTAT » AU QUÉBEC ou DE LA DIFFÉRENCE ENTRE LE PLQ ET LE PQ

    Avec l’élection du PLQ, ce 7 avril dernier, on assiste à un retour du balancier étatique au Québec, balancier qui fait son perpétuel aller-retour entre la conception anglo-saxonne du politique (conception qui est celle du PLQ), et la conception allemande, mais en fin de compte plutôt française du politique (qui est celle du PQ).

    Avec le PLQ, c’est donc cette conception anglo-saxonne du ‘moindre gouvernement’ qu’on retrouve. C’était la question de Thomas Paine (1739-1809) qui posait que la société civile pouvait, à la limite, se passer d’un gouvernement. « La société civile est produite par nos besoins, disait Paine, alors que le gouvernement est le produit de nos faiblesses. »

    Or c’est précisément cela l’idéal poursuivi par le PLQ sous Couillard, c’est-à-dire l’idéal du ‘moindre’ gouvernement. C’était d’ailleurs là la formule du marquis d’Argenson au XVIIe, qui pourtant n’est pas Anglais: « Ne pas trop gouverner ». C’était le conseil qu’il prodiguait à Louis XIV.

    Au contraire, le PQ a toujours chercher à gouverner et, ajouterais-je, à gouverner en bonne et due forme. Qu’il l’ait bien ou mal fait, là n’est pas la question. La question est plutôt celle-ci, à savoir que le PQ s’est trouvé branché sur une tradition qui un peu allemande (où l’État est vue comme la vérité de la société civile, par exemple, chez Hegel, pour qui l’État est l’achèvement éthique de la société civile), mais qui, au fond, est essentiellement française.

    C’est qu’en France, le rapport « société civile/gouvernement » se résout par l’accent qui est mis sur la part « gouvernement » de ce diptyque, cela, à la suite du long cheminement historique de ce qu’on nomme le TIERS ÉTAT. Le Tiers État, c’est ce secteur de la société qui ne relève ni de la noblesse ni du clergé. Il s’agit donc de ce qu’on va appeler, en France, LA BOURGEOISIE. C’est celle-ci qui, jouant un rôle de vivier ‘intellectuel’ (avant la lettre), va instaurer la notion d’un gouvernement comme entité ‘supra’ ou supérieure par rapport à la société civile.

    Ici (c’est-à-dire en France), l’État est PLUS QUE l’ombre portée de la société civile (conception anglo-saxonne) et MOINS QUE la Vérité (avec un grand « V ») de la société civile (conception allemande).

    La question se pose: Que serait donc le « Tiers État » au Québec, puisqu’il n’y a pas de noblesse comme telle ici?

    Au Québec, LE TIERS ÉTAT, ce serait la moyenne bourgeoisie, celle qui se situe entre la haute bourgeoisie (familles d’avocats et de médecins et de gens participant aux professions libérales en général) et le clergé. Au Québec, la haute bourgeoisie a joué le rôle d’une noblesse inexistante, et le clergé, eh bien, il a joué le rôle du… clergé.

    Donc: entre cette haute bourgeoisie (jouant le rôle d’une noblesse) et le clergé, il y aurait, au Québec, une moyenne et petite bourgeoisie.

    Depuis, les années 1960, cette petite ou moyenne bourgeoisie se trouve composée, entre autres, d’intellectuels et de professeurs d’Université et de Cégep. Son ancêtre est peut-être le journaliste FLEURY MESPLET(1733-1793), celui qui, au XVIIIe siècle, à Montréal, publiait les textes des Rousseau, Voltaire et Diderot, dans son journal. Mesplet a même fait trois ans de prison pour ses « méfaits ».

    Tout ceci, pour dire quoi? En premier, cela nous fournit une sorte de carte routière du Québec en termes de la conception de la chose du gouvernement qui y règne. On passe donc, back and forth, du PQ au PLQ, dans notre Québec moderne, autrement dit: d’une conception plutôt française à une conception anglo-saxonne quant à cette chose appelée « État ».

    Toutefois… ces derniers temps, il semble que le mouvement du balancier reste ‘collé’ plus longtemps du côté ‘anglo-saxon’ que du côté ‘français’. Ainsi la collectivité québécoise fait-elle son cinéma — ou son théâtre.

  3. 23/04/2014 11:48

    À voir aussi la pièce L’Absence de guerre

    « Thriller politique – L’absence de guerre nous transporte dans un monde politique étrangement semblable au nôtre : les conservateurs sont au pouvoir et le système parlementaire est pour ainsi dire le même. L’absence de guerre nous confronte aux imperfections de notre machine démocratique, à l’impossibilité d’être franc, passionné et spontané en politique. Pour les personnages comme pour les spectateurs, la question se pose : comment survivre à l’effondrement tranquille de notre démocratie ? »

    http://theatrelalicorne.com/lic_pieces/labsence-de-guerre-2/

    Texte de David Hare et Mise en scène d’Édith Patenaude
    Théâtre La Licorne jusqu’au 9 mai
    Discussions le Jeudi 1er mai

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