Skip to content

Prix du Festival de la Poésie de Mtl 2014

03/06/2014

Le Prix du Festival de la poésie de Montréal sera remis demain.
Voici les 4 finalistes, tous des poètes primés et auteurs de nombreux recueils.

Mon dinosaure de François Turcotremonter un dinosaure, le sortir des sols, c’est spéculer
sur son époque oubliée, la couleur de sa peau ou ses
habitudes alimentaires, passer des petits bâtons dans
ses ossements, pour le faire tenir faussement debout,
comme avant le météore, la fin des temps,
sa pluie aveuglante de poussières.

Soulever un dinosaure, le suspendre loin des mains,
c’est estimer son silence jusqu’au cratère de ses dents,
c’est calculer ses rides et ses calanques, c’est s’acharner
devant toutes ses crevasses.  (p.42-43)

 

Mon dinosaure  de François Turcot aux éditions La Peuplade
Recueil de souvenirs d’un père énigmatique et disparu
comme l’explique l’auteur en entrevue sur le site revue.leslibraires.ca
Prix Nelligan 2009 pour Cette maison n’est pas la mienne – commentaires du jury

Des voix stridentes ou rompues  de Martine Audet aux éditions du Noroît
Prix Alain-Grandbois 2001 pour Orbitesextrait sur le site de l’éditeur

Nœud coulant  de Michaël Trahan aux éditions Le Quartanier
Prix Nelligan 2013 pour Noeud coulant – commentaires du jury

Vivier, Claude  d’Étienne Lalonde aux éditions Les Herbes rouges
Portrait poétique du compositeur Claude Vivier (1948-1983)
qui étudia avec Gilles Tremblay  et Stokhaussen.
Prix Félix-Leclerc de la poésie 2011 pour Histoires naturelles et
Prix Opus 2014  pour 21 courtes pièces sur la musique d’André Hamel

Vivier, Claude d'Étienne LalondeLa musique est un leurre.
L’image vacille entre l’existence terrestre
et les constellations qui ne jeûnent pas.
Les astres se refont une beauté.

Fabrique illuminée, la fièvre se cherche
un lieu pour étendre ses ailes.  (p.47)

Image sur la couverture de Marc Séguin

Voir la rubrique Poésie sur ce site ainsi que les 2 précédents billets
sur le Festival de la Poésie de Montréal qui se poursuit jusqu’au 8 juin.

One Comment leave one →
  1. 04/06/2014 19:27

    Le gagnant est… Michaël Trahan !
    Dans Le Devoir du 22 juin 2013, le critique de poésie Hugues Corriveau dit ceci au sujet de son recueil Noeud coulant aux éditions Le Quartanier :
    « Faire la lumière sur la mort, tel semble le dessein du poète, avec une simple allumette ou sous le reflet intense de la lune, du ciel ou de Méliès,
    « pleine lune au fond du corps // plein corps au bout du ciel / la lune pleine tête / s’ouvre à bout portant / comme un œil un gong / qu’on vient de frapper ». Corps nu ou vivant devant la fin des temps, au bout du jour, le corps. Allez lire ce Nœud coulant et vous y rencontrerez un auteur. Fait rare, fait à souligner. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :