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L’Art des Prix Nobel

29/08/2014

Médaille et Diplome du Prix Nobel de chimie

« inuentas aut qui uitam excoluere per artes »
« ceux qui ont embelli  la vie grâce aux arts qu’ils ont inventés »
Énéide de Virgile Livre VI vers 663 – Texte complet disponible sur bcs.fltr.ucl.ac.be

Cet extrait de l’Eneide a été gravé par Erik Lindberg (1873-1966) sur les médailles des prix Nobel de chimie, physique, physiologie & médecine; et au verso de cette dernière, on y voit une déesse de la médecine étancher la soif d’une jeune fille malade. Les médailles de 250 g d’or,  sont accompagnées d’un diplôme personnalisé pour chacun des récipiendaires, peint par des artistes et calligraphes suédois. Ci-haut, la médaille de chimie et physique ainsi qu’un exemple d’une illustration du graphiste et sculpteur Nils G. Stenqvist (1934-2005) pour le diplôme attribué à Peter Agre – prix Nobel de chimie 2003 pour la découverte des aquaporines. Le corécipiendaire R.Mackinnon en a un différent, pour ses recherches sur les canaux ioniques des membranes cellulaires. Parmi les artistes, qui ont conçu le design des diplômes de ces dix dernières années, on retrouve de gauche à droite :

Diplomes des Prix Nobel

Ingegerd Möller pour Irwin Rose – prix Nobel de chimie 2004
Jordi Arkö pour John C.Mather – prix Nobel de physique 2006
Ulla Kraitz pour Albert Fert – prix Nobel de physique 2007
Lena Cronström pour Dan Shechtman – prix Nobel de chimie 2011
Susanne Jardeback pour Peter Higgs – prix Nobel de physique 2013
Source des images-  www.nobelprize.org

 

Voici maintenant un aperçu de ce que ça donne,
lorsque c’est au tour des lauréats du Prix Nobel de se mettre à l’œuvre :

Sketches of science_Photo de V.Steger

Images publiées sur le site Lindau Nobel Laureate Meetings

Francoise Barré-Sinoussi – physiologie & médecine 2008
Illustration d’un VIH se liant à un récepteur CD4 d’une cellule hôte.

Sir Timothy Hunt – physiologie & médecine 2001
Régulation du cycle cellulaire par les cyclines et les protéines kinases.

Elizabeth H.Blackburn – physiologie & médecine 2009
Bref résumé humoristique du rôle des télomères et de la télomérase.

Robert B.Laughlin – physique 1998
Explication d’une forme nouvelle de liquide quantique fractionnaire.

Au total, 50 récipiendaires du Prix Nobel photographiés par Volker Steger.

 

 

L’art culinaire prend également une place importante lors du banquet qui se tient au Stadhuset, une fois la cérémonie au Konserthuset terminée. Vous pourrez cependant, au bistro du Musée Nobel, vous asseoir sur une chaise signée de votre Nobel préféré et goûter à la bombe glacée que l’on sert comme dessert au banquet depuis 1945. Lire aussi The Nobel banquets – a century of culinary history (2010) par Ulrica Södelind.

Livres sur les Prix Nobel

Lectures en lien

Coll. (2006). Cultures of creativity – best of the 21st century museum
Catalogue de l’exposition en cours au Musée Nobel à Stockholm.

DOHERTY Peter (2014). The beginner’s guide to winning the Nobel Prize, éditions Melbourne UP, 237 p. L’auteur est corécipiendaire du Prix Nobel de physiologie & médecine en 1996 pour ses recherches sur le système immunitaire.

Coll.(2010- v.augmentée). Nobel: a century of prize winners, éditions Firefly, 328 p.

THOMPSON Gilbert (2014). Pioneers of medicine without a Nobel prize, éd. ICP, 296 p.

CORDES H. Eugene (2014), Hallelujah moments:tales of drug discovery, Oxford UP 264 p.

La semaine de remise des prix Nobel débutera le 6 octobre prochain
Voir aussi sur ce site la rubrique « Prix Nobel »

4 commentaires leave one →
  1. Michel Dussault permalink
    29/08/2014 18:58

    Ce n’est pas tous les jours qu’ en exergue
    d’un blogue, il est donné à lire un vers de
    Virgile, ce très grand poète romain!
    Pourquoi ne pas profiter de cette rare
    occasion pour faire plus ample connaissance
    avec l’oeuvre de cet écrivain, et en particulier
    avec L’ ÉNÉIDE ? Pour ma part, je suggère de
    tenter l’aventure, avec l’aide de la traduction
    ( en prose ) de Paul Veyne ( Albin Michel/Les
    Belles Lettres, 2012. Paul Veyne est un grand
    connaisseur de la Rome antique, et, dès la
    préface de sa nouvelle traduction, on reçoit
    l’assurance qu’on ne s’ennuiera pas dans ce
    grand roman d’aventure. D’autres accepteront-
    ils de me suivre dans les péripéties d’ Énée le
    Troyen, sans lequel, selon la légende, Rome
    n’aurait jamais été Rome ?!
    M.D.

    • 29/08/2014 22:13

      Aucun doute, cher Michel, que les lecteurs qui suivront tes conseils seront transportés par cette œuvre que l’on compare à celle d’Homère. Certains pourraient être intéressés aussi par les 2 autres textes qui ont précédés le chef d’œuvre que tu nous donnes tant envie de lire; Les Géorgiques, pour ses vers didactiques et gracieux à la fois, qui portent sur l’agriculture tout en faisant de nombreuses références à l’astronomie ainsi que Les Bucoliques qui auraient une construction pythagoricienne particulière décrite par Paul Maury et peut-être aussi des termes codés d’acrostiches numériques empruntés à Théocrite (repérés par Claude Meillier), comme l’explique Alain Blanchard de l’Université de la Sorbonne dans Le Bulletin de l’Association Guillaume Budé 2006 vol.1 no.1 p.100-118 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bude_0004-5527_2006_num_1_1_2200

      Les Géorgiques, débutent ainsi:
      Je chante les moissons : je dirai sous quel signe
      Il faut ouvrir la terre et marier la vigne;
      Les soins industrieux que l’on doit aux troupeaux;
      Et l’abeille économe, et ses sages travaux.
      Astres qui, poursuivant votre course ordonnée,
      Conduisez dans les cieux la marche de l’année;
      Traduction de Jacques Delille 1811

      Puis-je me permettre, en terminant, de me référer à nouveau à un livre dont tu as déjà fait mention et que j’adore:
      Muses et Ptérodactyles- La poésie de la science de Chénier à Rimbaud, sous la direction d’Hugues Marchal aux éditions Seuil 660 p. On peut y lire à la p.113, cet extrait d’un discours d’André Chénier (1762-1794), qui tout en honorant les grands poètes de l’Antiquité, poussent les autres à les surpasser et à innover :

      Ô qu’ainsi parmi nous des esprits inventeurs / De Virgile et d’Homère atteignent les hauteurs, / Sachent dans la mémoire avoir comme eux un temple,/ Et sans suivre leurs pas imiter leur exemple;/ Faire, en s’éloignant d’eux, avec un soin jaloux, / Ce qu’eux-mêmes ils feraient s’il vivaient parmi nous !//Que la Nature seule, en ses vastes miracles,/Soit leur fable et leurs dieux, et ses lois leurs oracles;/ Que leurs vers, de Téthys respectant le sommeil,/ N’aillent plus dans ses flots rallumer le soleil;/De la cour d’Apollon que l’erreur soit bannie,/Et qu’enfin Calliope, élève d’Uranie,/Montant sa lyre d’or sur un plus noble ton,/ En langage des Dieux fasse parler Newton !

      Muses et Ptérodactyles (2013) :
      http://www.seuil.com/livre-9782021113952.htm
      et billet sur ce site- https://lmoussakova.wordpress.com/2014/01/02/poesie-scientifique/

  2. Michel Dussault permalink
    30/08/2014 16:17

    Chénier a bien raison! Vouloir imiter Virgile, c’est
    le trahir! On n’imite pas plus Virgile qu’on imite
    Bach! Imiter Michel-Ange ? Quelle…misère!
    Imiter Platon? Quelle trahison!
    C’est aux Sources mêmes de l’inspiration qu’il
    faut remonter, avec liberté et créativité!
    Cela dit, ce n’est pas pas sans émotion que je
    lis dans l’Énéide des vers comme ceux-ci
    ( trad.Paul Veyne, Albin Michel, 2012 ):
    « Lorsqu’au sommet des monts les paysans entament
    par le fer un frêne antique et s’efforcent à qui mieux
    mieux de l’abattre sous les coups redoublés
    de leurs cognées, l’arbre menace longtemps de
    tomber, chancelle, secoue sa tête chevelue et,
    succombant peu à peu à ses blessures, pousse
    un ultime gémissement et, arraché de son faîte,
    balaie la pente dans sa chute. » ( Livre ll,v.626-
    631 )
    Au fait, avez-vous déjà vu et ENTENDU tomber un
    arbre ? Alors, vraisemblablement, ces vers vous
    diront quelque chose…quelque chose qui ne sent
    pas la vieillerie, mais la nature toujours la même
    confrontée aux exigences de l’homme de toujours!
    M.D.

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