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Preuve par l’image – 2014

22/10/2014

1er prix Preuve par l'image 2014

Concours La preuve par l’image 2014 de l’Acfas

Le 1er prix du jury du concours La preuve par l’image de l’Association francophone pour le savoir sera décerné ce soir à Alexandre Lamarre et Michelle Garneau – titulaire de la chaire de recherche sur la dynamique des écosystèmes tourbeux et changements climatiques, pour leur image du Nebela vitrae, prise au microscope à balayage électronique. Cette amibe, qui fait partie du règne des protistes, a la particularité d’être recouverte d’une sorte de coquille nommée thèque, composée de minéraux calcifiés servant de marqueurs biologiques et pouvant même être utilisés en médecine légale. La séquence sédimentaire des différentes espèces de thécamoebiens d’une grosseur de 50 à 200 µm permettent aux chercheurs de déterminer les changements paléoclimatiques.

Lectures en lien

MAGNAN Gabriel GARNEAU Michelle (janv. 2014). « Evaluating long-term regional climate variability in the maritime region of the St. Lawrence North Shore(eastern Canada) using a multi-site comparison of peat-based paleohydrological records », Journal of Quaternary science 2014 Vol.29 no.3 p.209-220

LAMARRE Alexandre (mars 2011). « Développement d’une fonction de tranfert au moyen des thécamoebiens et reconstitution des conditions paléoenvironnmentales holocènes d’une tourbière à palses, Kuujjuarapik, Québec nordique », Mémoire de maîtrise de géographie de l’UQAM, 116 p. Diagrammes d’assemblage de thécamoebiens fossiles aux p.100 et 101.

Voir aussi sur ce site Preuve par l’image 20132012  et Sciences en images

 

L’œuf cosmique
[…]
Donc la chimie s’implante dans le bleu de la Terre,
Elle compose lentement la présence de la vie.
Dans la mare primitive la cellule apparaît,
Et fait naître un protiste qu’aguiche une bactérie.
Le ver de vase survient, et enfin l’animal,
Commence alors l’histoire de la matière vivante.

Je vous offre ces vers, extraits de cette vase
D’où nous sommes apparus, merveilles de création
S’installant à demeure sur la planète bleue.
Elle sut faire les arbres, et faire naître les hommes
Qui apprirent à leur tour à construire des soleils,
Oubliant d’admirer le bleu de notre Terre !

Paul Vallin sur le site auteursdumaine.net

Conseils à un jeune amateur de géologie
[…]
Les sédiments sont loin d’être aussi difficiles :
On a, pour les classer, des règles sous la main :
Un très bon caractère est celui des fossiles,
Qui fournit, nous dit-on, un résultat certain.
Il est vrai que souvent on voit la même espèce Paraître plusieurs fois en changeant de niveau;
Mais alors les savants, qui sont remplis d’adresse,
À chaque changement lui font un nom nouveau.
Il est autre loi, sage entres les plus sages,
Dont je ne puis assez vanter la profondeur;
C’est qu’un terrain toujours embrasse trois étages.
Qui sont : supérieur, moyen, inférieur.
Ces principes premiers, et dont la certitude
Ne se voit contester que par les mécréants.
Ont permis d’établir avec exactitude
Les âges relatifs de tous les sédiments.

Albert Cochon de Lapparent
p.335 Muses et ptérodactyles

D’après John O.Corliss, c’est à Ernst Haeckel que l’on doit la première publication décrivant le règne des protistes et sa position phylogénétique. Parfois appelé Jack, Corliss est un professeur émérite spécialiste des protozoaires qui passa une année à Paris dans le laboratoire d’Emmanuel Fauré-Fremiet, fils de Gabriel Fauré. Il lui rend hommage dans « A man to remember, E.Fauré-Fremiet (1883-1971) : three quarters of century of progress in protozoology »,The Journal of protozoology Août 1972 Vol.19 no.3 p.389-400.

DAURIACH Sylvie (2006). « Les premiers éléments du monisme de Ernst Haeckel ou la génèse d’une philosophie opportune », Thèse de doctorat en philosphie à l’Université de Metz, 382 p. À la p.170 citation de John O.Corliss au sujet de la description des protistes par E.Haeckel.

CORLISS John (1998). « Haeckel’s kingdom protista and current concepts
in systematic protistology
 », Stapfia 56, Neue Folge no.131 p.85-104

Société internationale de protistologistes.

 

Muses et ptérodactyles – La poésie de la science de Chénier à Rimbaud
Sous la direction d’Hugues Marchal, aux éditions Seuil, 660 p.
Voir aussi le billet  Poésie scientifique.

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