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Artaud, Tauberbach et Docteur B. au FTA 1/3

14/05/2015

FTA 2015_Artaud

 

Festival TransAmériques ou FTA = Danse + Théâtre du 21 mai au 5 juin
Programmation complète sur le site fta.qc.ca
5 à 7 au QG et Fêtes nocturnes à 22h30

Éclectique, percutant et avant-gardiste, le FTA est un festival qui ose offrir à son public curieux et ouvert d’esprit des spectacles de créateurs venant du monde entier et ayant tous en commun une fibre créatrice insolite. Martin Faucher, le nouveau directeur artistique du FTA, exprime dans son éditorial la richesse des réflexions véhiculées par l’art et ses bienfaits sur la société.

À partir du 23 mai 7h au Théâtre La Chapelle, Christian Lapointe lira Tout Artaud ?!
soit les 28 volumes d’approximativement 350 pages chacun, publiés chez Gallimard.  Christian Lapointe, créateur associé à Recto-Verso –  centre de productions en arts multidisciplinaires et technologiques, s’est mérité en 2014 la 1re bourse Jean-Pierre Ronfard du TNM.

Parmi les 25 spectacles présentés au FTA, en voici deux
en lien avec le corps, le cerveau et la conscience humaine :

  • Tauberbach d’Alain Platel du 29 mai au 1er juin
  • Docteur B. d’Ève-Chems de Brouwer du 28 au 30 mai

 

Plus d’informations dans les billets à venir…

FTA des années précédentes sous Théâtre politiqueFTA 2013,  FTA 2012
avec Cesena d’Anne Teresa De Keersmaeker, Sideways rain de Guilherme Botelho,
Heart as arena de Dana Gingras, Seeds d’Annabel Soutar et Chris Abraham (ou Grain(s))
ainsi que &&&&&  &  &&& d’Antoine Defoort et Halory Gorger et plus récemment Jan Fabre.

One Comment leave one →
  1. Robert Richard permalink
    21/05/2015 16:03

    C’est un très bel exergue ici avec cette citation d’Antonin Artaud: « L’artiste qui n’a pas ausculté le coeur de son époque [etc.] ».

    Cela fait penser à ce qu’écrivait en 1918 le poète Américain Ezra Pound (1885-1972): « Artists are the antennae of the race but the bullet-headed many will never learn to trust their great artists. »

    Puis, il y a Flaubert qui disait en substance: « Si on avait lu mon roman, ‘L’éducation sentimentale’ cette guerre franco-prussienne n’aurait pas eu lieu ». Flaubert faisait bien entendu référence à la guerre de 1870.

    C’est là l’idée — ou peut-être seulement le fantasme — que le poète ou l’écrivain voit vraiment ce qui se passe à son époque.

    En tout cas, le communicateur Marshall McLuhan (1911-1980) abondera dans le même sens, citant souvent lui-même le propos d’Ezra Pound. McLuhan dira de l’oeuvre de l’artiste qu’il constitue un « Early Warning System » (système d’alerte précoce), permettant de déceler les dangers à venir, pour pouvoir réagir à temps.

    Mais, comme je dis, il n’y peut-être là qu’un fantasme. Peut-être pourrait-on dire que l’artiste pointe ce qui dans la vie actuelle, la vie de son propre temps, compromet ou tue la possibilité d’une sur-vie ou d’un sur-vécu, cela au sens d’une vie au-dessus ou par-delà le simplement vécu. Donc non pas la « survie » au sens d’une capacité à continuer à vivre de peine et de misère, mais au sens de surpasser le simplement vécu.

    Est-ce le spirituel qui pointe ici? Je ne crois pas qu’il faille absolument donner à l’hypothèse du spirituel quelqu’emprise que ce soit ici. Le spirituel, c’est ce qu’on évoque quand on est à court d’idées. Non, je dirais plutôt que la sur-vie reste et doit rester quelque chose ayant un rapport avec la matière. Question donc du corps (et non de l’esprit). Et, de fil en aiguilles, c’est là la question spinoziste, question portant sur ce que peut un corps.

    Avec Spinoza, philosophe du XVIIe siècle, la question n’est plus ou ne serait plus celle-ci: que doit faire un corps? qui est une question purement morale, une question relative au Bien et au Mal. La question, chez Spinoza, devient celle-ci: que peut un corps? De quoi un corps est-il capable?

    Évitons tout de suite un possible malentendu. Cela n’a rien du corps-performant. Rien à voir avec le corps qui sait courir plus vite, plus longtemps, plus loin dans l’ordre de l’athlétisme. Au contraire, il s’agit ici du corps qui sait voir, entendre, goûter, etc., plus profondément. Qui voit, entendu, goûte, etc., plus loin que la plupart des gens d’une époque donnée.

    Donc… si on revient à la citation d’Artaud, il s’agit de savoir ce qu’une société à une époque donnée empêche les hommes et le femmes d’entendre, de voir, de goûter, etc. On appelle cette force qui empêche: la censure ou la coutume, voire l’éducation ou les bonnes manières. Enfin, ces forces contraignantes ont beaucoup de nom.

    Ainsi les artistes comme les antennes de la race (comme le dit Pound). Oui, mais des antenne qui savent détecter les possibilités de sur-vie qui nous sont offertes par l’art et le corps esthétique.

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