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Écrivains et Sciences à l’Opéra

17/09/2015

Opéra Breaking Bad Sung Jin HongJ’ai rencontré un voyageur venant d’un pays antique

qui disait : “Deux jambes de pierre, énormes, dépourvues de tronc

se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable,

à demi enfoui, gît un visage brisé, dont les lèvres renfrognées

et plissées, et le sourire méprisant de glaciale maîtrise,

disent que leur sculpteur révélait ces passions comprises

qui encore survivent, gravées sur ces choses sans vie,

la main qui les taillait, et le coeur qui les nourrissait :

Et sur le piédestal ces mots apparaissent :

“Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois.

 

Les opéras se sont inspirés depuis des siècles de tragédies grecques et de grands classiques de la littérature, anonymes tels Tristan et Iseult ou signés par l’abbé Prévost, Shakespeare, Beaumarchais, Pouchkine, Andersen, Perreault, Hoffman, Goethe, Chekov, Hugo, Cocteau, etc. À lui seul, le compositeur Michael Levinas en a composé quatre, d’après Gogol (1996), Genet (2004), Kafka (2010) et Saint-Exupéry (2015). Les poèmes, médiévaux ou autres, sont tout aussi importants dans le monde de l’opéra : Lamartine (Jocelyn), Lermontov (Le démon), Frédéric Mistral (Mireille) et plus récemment Daniil Harms (Slutchaï) et Why Poets ? avec des textes de Hölderlin. Sans mentionner les productions en hommage à Léon Deubel ou à notre poète national Émile Nelligan. Et qui aurait cru qu’une soprano jouerait le rôle de Jane dans la version opéra de la si populaire série Breaking bad – sous-titré Ozymandias d’après le poème éponyme de Percy Bysshe Shelley et composé par Sung Jin Hong en 5 mouvement, le premier intitulé Chimie. Le professeur João Paulo André, de l’Université Minho, dresse, dans la revue Journal of Chemical education 2013, 90 (3), p. 352-357, un répertoire complet des molécules chimiques à la base des poisons et élixirs qu’on retrouve dans les intrigues d’opéra. L’illustration de Javier Zaccarina publiée dans “A treasury of opera poisonings – from snake venom to radiation, the chemistry of operatic drama” sur le site du Boston Globe, résume son étude.

Javier Zarracina_Boston Globe_Opera poisonings

 

Le docteur Arcier rapporte dans la revue Médecine des arts une autre recension, celle publiée dans Medical Journal of Australia 199 (11) déc. 2013, affirmant que sur 337 livrets d’opéra, 33% impliquent un suicide. Qu’elles débouchent sur des empoisonnements ou des suicides, les pulsions émotionnelles par amour ou pour le pouvoir tiennent toujours le rôle principal sur les scènes de l’opéra depuis Orfeo de Monteverdi en 1607 et intéressent bons nombres de psychiatres. Lire L’opéra c’est fou! (ces fous) de Caroline Eliacheff (verbatim de la conférence du 11 /12 /2011 à la Cité de la musique) et La folie à l’opéra 2005 aux éditions Buchet-Chastel (résumé par Michel Laxenaire sur professeurs-médecine-nancy.fr). Amour, meurtres, suicides et scènes de folie… Mais au XXIe siècle, apparaissent de plus en plus des sujets qui touchent à l’histoire des sciences, que ce soit Angels in America sur le SIDALe fou, Doctor Atomic, des productions sur les vies de Galilée, Einstein, Marie Curie et Béthune, ou Hypermusic prologue sur la 5e dimension de la physicienne Lisa Randall.  De Fontenelle (1657-1757), auteur de l’essai Entretiens sur la pluralité des mondes, a lui-même écrit des livrets d’opéras, et d’ailleurs un colloque sur cet aspect de la carrière du neveu de Corneille se tiendra à la Maison de l’Université à Rouen les 9 et 10 juin 2016.

Opera et Sciences

Galilée 2006 au Théâtre de Genève –
musique de Michael Jarrell d’après la pièce de théâtre de Bertol Brecht

Hypermusic prologue – a projective opera in seven planes 2009 Centre Pompidou –
musique d’Hèctor Parra et libretto de Lisa Randall physicienne des particules

Madame Curie 2011 à l’Opéra Baltique de Gdańsk –
musique d’Elzbieta Sikora et libretto d’Agata Miklaszewska

Doctor Atomic 2005 au San Francisco Opera –
musique de John Adams et libretto de Peter Sellars

Galileo Galilei 2002 première au Barbican Centre de Londres –
musique de Philip Glass et libretto de Mary Zimmerman et Arnold Weinstein

Kepler 2009 première au Landestheater Linz
musique de Philip Glass et libretto de Martina Winkel

Einstein on the beach 1976 première au Festival d’Avignon –
musique de Philip Glass et mise en scène de Robert Wilson

Three Cities in the Life of Dr. Norman Bethune 2002 –
musique de Tim Brady avec comme texte des lettres de Normand Bethune et poèmes divers.

 

Et espérant de voir sur scène prochainement les 2 projets d’opéras suivants:
Atomes, d’espaces et de temps de Gérard Pape et Jean-Pierre Luminet et
A brief history of time d’Osvaldo Golijov et Alberto Manguel, mise en scène de Robert Lepage.

 

Voir aussi sur le site Arts & Sciences tous les billets sur l’Opéra incluant :

Opéra & Gastronomie, Opéra en fleurs, L’Opéra en classe, Sciences de l’opéra, Intoxication de Lakmé, Consolidation mnésique chez Wagner, Rusalka et syndrome d’Ondine, La Bohème et tuberculose, Dead man walking et injection létale, Diapason de Verdi, Porgy & Bess et éminents scientifiques, Analyses physico-mathématiques de la valse de Strauss, Énigmes de Turandot, Salomé et poèmes d’Oscar Wilde, Le Rêve de Grégoire, etc.

Melody Moore 2015_photoYvesRenaud

Madama Butterfly de Puccini avec Mélodie Moore à l’Opéra de Montréal
Les 19, 22, 24, 26 et 28 septembre 2015 © photo de Yves Renaud

Au programme cette saison: Elektra de Strauss les 21, 24, 26 et 28 novembre 2015, Otello de Verdi le 30 janvier et les 2, 4 et 6 février 2016 et Les Feluettes de Michel Marc Bouchard et Kevin March les 21 ,24, 26 et 28 mai 2016 http://www.operademontreal.com

Ne manquez pas non plus Les écrivains et l’opéra le mercredi 30 septembre à 19h30 5e salle PdA
Concert-causerie avec l’écrivain Pierre Lepape et animé par Pierre Vachon
dans le cadre du Festival International de la Littérature.

4 commentaires leave one →
  1. Robert Richard permalink
    01/10/2015 19:45

    On pourrait également citer l’opéra « Kopernikus » (1979) du compositeur québécois, Claude Vivier (1948-1983). L’épellation inhabituelle du nom du scientifique est en fait l’épellation allemande. Le livret de cet opéra a été rédigé en trois langues par le compositeur lui-même, ces trois langues étant: 1) une langue inventée, 2) le français, 3) l’allemand. Plusieurs des oeuvres vocales de Vivier ont, pour texte, une langue inventée (par Vivier lui-même) et dont voici un exemple tiré cette fois de son oeuvre « Lonely Child » (1980): « Korénoy Tazio Korènoy Tazio Tazio Tazio korènoy naou yasin [etc.] ».

    L’Opéra de Vivier compte quatorze exécutants: sept chanteurs et sept musiciens. La particularité de cet opéra est que les musiciens se trouvent SUR scène avec les chanteurs, au lieu de se retrouver dans une fosse à orchestre.

    Le personnage principle de l’opéra est Agni, qui est un dieu hindou, mais que Vivier a choisi de féminiser en attribuant le rôle à une voix d’alto. Autour de cet(te) Agni gravitent d’autres personnages: Lewis Carroll, Merlin, une sorcière, la Reine de la nuit (de l’opéra de Mozart), un moine aveugle prophète, un autre vieux moine, Tristan et Yseult, Mozart, le Maître des eaux, Copernic et sa mère.

    Cela fait douze personnages au total (sans compter Agni) qui sont interprétés indifféremment par les sept chanteurs.

    « Kopernikus » est en fin de compte le trajet qu’Agni va accomplir et qui la (ou le) mènera de la vie à la mort, c’est-à-dire vers sa dématérialisation. C’est cela le nerf de cet opéra de chambre. Je dis ‘opéra de chambre’ parce que l’effectif orchestral est réduit au minimum, avec ses sept instrumentistes, qui, de plus, et comme j’ai dit plus haut, jouent SUR scène. Ils sont costumés et se mêlent aux chanteurs également costumés.

    Opéra étrange que ce « Kopernikus ». Très statique. Il n’y a pas de récit ou d’histoire, pas de conflit entre des personnages (jalousie, rivalité, etc.), comme on voit habituellement dans les opéra, surtout du XIXe siècle. Il n’y a ici que ce trajet vers une dématérialisation de son personnage principal (Agni).

    Il y a, à un moment donné, la récitation de la biographie d’une douzaine de philosophes et scientifiques à travers les siècles: Platon, Aristote, Galilée, Kepler, Newton, Einstein, etc.

    Puis, il y a Copernic qui apparaît vers la fin de l’opéra, au moment où Agni aura atteint son but (sa propre dématérialisation). Mais pourquoi Copernic ou ‘Kopernikus’ (pour reprendre l’épellation allemande de Vivier)? Parce que le scientifique polonais aurait décentré la position de l’homme dans l’univers. Avant Copernic, l’homme se croyait au centre de l’univers parce qu’habitant la planète Terre qui aurait été au centre de tout. Mais Copernic va affirmer, au contraire, que la terre tourne autour du soleil qui serait le centre du système dit ‘solaire’. Donc, décentrement, c’est-à-dire exit de la terre comme foyer princeps de l’univers!

    Qu’est-ce à dire pour le sens de l’opéra? Eh bien, il en va peut-être de l’homme ou de l’humain qui n’est plus le centre et donc le point oméga de l’oeuvre de Dieu. L’homme est maintenant DANS le cosmos, il y est immergé ou submergé si bien qu’il ne peut plus se laisser aller à un positionnement qui serait « humain, trop humain » (pour citer le titre de l’ouvrage de Nietzsche). L’homme ne serait plus, je viens de le dire, le point nadir, mais un être qui est jeté DANS le cosmos dans lequel il est destiné à disparaître.

    C’est là une interprétation un peu grossière de cet opéra, mais qui indique peut-être la voie à prendre pour le saisir et pour le penser: l’homme jeté ou dématérialisé dans le cosmos!

    Cela était aussi le sens de l’ouvrage — ouvrage de jeunesse — de Nietzsche, « Humain, trop humain », ouvrage que Vivier n’a probablement jamais lu. Mais, il y a là une thématique similaire. Chez Nietzsche, il y a l’idée qu’il nous faudrait sortir de l’humanisme et de l’humano-centrisme. Ce serait donc là où Vivier rejoint Nietzsche, mais sans le savoir.

  2. Robert Richard permalink
    04/10/2015 12:54

    L’opéra « Kopernikus » pose des problèmes d’interprétation. J’ai dit plus haut qu’il en va, dans cet opéra, d’une sortie, presque nietzschéenne si l’on veut, de l’humano-centrisme. Je sors du monde des humains, du monde social des humains, etc.

    Or, c’est là où débutent les problèmes d’interprétation, comme j’ai commencé à dire. L’oeuvre est parsemée de références à des fééries de type « Alice au pays des merveilles », elle est imprégnée d’une nostalgie pour l’enfance, comme si l’oeuvre essayait de retrouver une enfance perdue, comme si elle cherchait à retourner dans un passé mythique. Et effectivement l’opéra est saturée de telles signes ou références vers une origine à jamais perdue, mais qu’on espère encore et toujours pouvoir revivre.

    Ce genre d’interprétations voit l’opéra comme un souvenir en arrière, un souvenir vers le passé (ce qui est pourtant, dira-t-on, la position usuelle de toute forme de souvenance ou de re-souvenance).

    Mais l’on pourrait aussi évoquer un autre type de souvenir ici qui serait le ‘souvenir en avant’, le souvenir ou acte de se souvenir vers l’avenir — un souvenir qui serait donc une souvenance de l’avenir, qui plonge vers l’avenir. C’est là, on en conviendra, une position inhabituelle pour ce qu’on nomme l’acte de remembrance.

    Or cette manière de ‘souvenir en avant’ ou ‘répétition en avant’ est en fait une thématique du philosophe Kierkegaard (1813-1855). Voir son ouvrage intitulé « Répétition » (1843).

    Kierkegaard fut un des premiers à brasser la cage de la Métaphysique qui a pris son envol avec Platon. Chez Platon et ses successeurs (et il ssont légions), la philosophie doit toujours faire un retour vers ses origines pour y trouver le véritable fondement sûr, immobile et éternel pour la philosophie et pour la vie. Il faut donc, selon Platon & Cie, se ressouvenir, il faut pouvoir répéter l’origine, voire s’y raccrocher pour en ressentir la force stabilisatrice. C’est ce qu’on nomme habituellement la théorie de la « Réminiscence » chez Platon. De cette façon, on pourra se sentir épargné du flux, de la fluence, on se trouvera sauver du chaos, celui du monde empirique.

    Car là était le problème pour Platon et Cie: le flux, le flux héraclitéen. Si tout est flux, il n’y a rien de stable. D’où le projet platonicien (qui n’est pas celui de Socrate, disons-le en passant) de trouver un appui solide dans ce flux qui risque de nous emporter.

    C’est à ce pli Métaphysique que la plupart des interprétations des oeuvres de Vivier s’adonnent. Car le geste Métaphysique est devenu, pour tous, pour nous tous, un réflexe qu’on a assimilé, qu’on a intériorisé qu’on l’on ait ou non lu Platon. Comme Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, nous sommes tous des platoniciens faisant de la Métaphysique sans le savoir. Et c’est cela qu’un Kierkegaard et plus tard un Nietzsche vont tenter de briser: ce platonisme devenu un instinct ou un réflexe en nous tous. Même le boucher du coin (que Dieu le bénisse) est un platonicien qui s’ignore.

    Ainsi les interprètes de l’oeuvre de Vivier qui se bousculent pour y lire (pour lire dans l’oeuvre du compositeur) un désir de retrouver le passé perdu, comme s’il en allait d’un paradis perdu. On lit donc cette oeuvre comme s’il en allait de retrouver le roc solide de l’humain, et je dirais même: du maternellement humain. Vivier, selon ces interprétations, aurait voulu reprendre contact avec sa mère qu’il l’avait abandonné à sa naissance (cela est un fait biographique) — ce qui n’est pas tout à fait faux quand on parle de l’homme Vivier, mais qui est, oui, tout à fait faux (du moins, selon moi) quand on parle de son oeuvre.

    Ces interprétations (fausses ou douteuses, selon moi) sont fondée dans une reprise automatique, machinale d’un platonisme ambiant. Platon a après tout établi ou créé le Système d’Exploitation de tout l’Occident (pour parler en termes d’informatique et d’ordinateurs) — ce qui n’est pas rien, avouons-le.

    D’où, je crois, le besoin qu’il y aurait à détecter, à repérer, à mettre au jour, chez Vivier un filon plus profond, plus raide, plus nouveau. Or ce filon est celui du ‘SOUVENIR EN AVANT’ ou de la ‘RÉPÉTITION EN AVANT’. De quoi s’agit-il? Que peut bien être un ‘souvenir ou une répétition en avant’. Quand je répète quelque chose, la chose que je répète ou dont je me souviens appartient au passé, non? Alors c’est quoi cette histoire d’une répétition en avant?

    Eh bien, il s’agit, chez Vivier, de sa pulsion de quitter le monde de l’humain, pour aller vers ce qu’il appelle le cosmos, et ainsi vers le non-humain que cela présuppose. Il y a eu, dans les années 1960, 1970, une abondance de rêverie ‘hippie’ sur le cosmos et l’expansion infinie de la conscience. Vivier lui-même a baigné dans ces atmosphères quelque peu fantaisistes et assez minces, assez peu structurées au point de vue d’une véritable réflexion. En cela, c’est-à-dire en ces rêvasseries hippies, l y a été aidé par ses séjours auprès de Stockhausen qui était, lui, immergé jusqu’aux ouïes dans ces discours fumistes.

    Mais — et il y a un ‘mais’ capital — l’oeuvre de Vivier a travaillé ce discours assez artificiel et lui a donné une hauteur qu’il n’avait pas dans la bouche des gourous de l’époque hippie. Chez Vivier ou plutôt dans son oeuvre, cela devient non pas une expansion de la Conscience, mais le contraire: un fuite hors de l’humain, voire fuite hors de l’Humain (avec majuscule), une fuite qui ressemble à celle de Lenz, le personnage de la nouvelle de Georg Büchner (1813-1837), qui ressemble aussi à celle des personnages de Beckett (voir en particulier ses trois romans: « Molloy », « Malone meurt », « l’innommable » qui sont de 1951 à 1953). Cette fuite est aussi celle d’Antonin Artaud. Elle était celle de Van Gogh également.

    Franchir les limites de l’humain pour aller non pas vers le supra-humain mais vers le non-humain. C’est là un rêve schizophrène (voir Deleuze et Guattari), pas que Vivier ait été lui-même schizophrène. Mais son oeuvre emprunte, sans doute sans que le compositeur l’ait fait consciemment, à des processus schizophréniques. Pensons ici à ces êtres, hélas, tristes et abandonnés qui vivent dans la rue, ces SDF, qui ont quitté l’humain, la vie en société, etc. Vivier ni son oeuvre ne sont de type SDF, la visée étant, ici, celle des Van Gogh, Artaud et Cie: la création d’une oeuvre qui sort du rond-rond humain.

    Je reprends pour conclure: C’est ce souvenir en avant, celui d’un sujet qui se dématérialise dans le cosmos, qui y disparaît, un sujet qui ose se perdre en tant que sujet, en tant que sujet comme roc identitaire. Et, encore une fois, si je parle d’un souvenir ‘en avant’, c’est parce que cela devient un projet, qui, comme tout projet, est tourné vers l’avenir. C’est ce projet que Vivier RÉPÈTE d’oeuvre en oeuvre, c’est ce projet qu’il ranime ou dont il se re-souvient, d’oeuvre en oeuvre. Il s’agit là d’un souvenir ‘futural’. C’est ce que le compositeur ou plutôt l’oeuvre VEUT faire, ce vers quoi l’oeuvre VEUT ALLER, et ce vers quoi l’oeuvre VEUT NOUS AMENER.

    L’oeuvre de Vivier n’est donc pas un retour en arrière, elle n’est pas une oeuvre pétrie de nostalgie, elle est plutôt tournée vers l’avenir et vers un projet qui est presque littéralement fou: celui de quitter le monde de l’humain ou de l’humanisme.

  3. Robert Richard permalink
    04/10/2015 12:58

    On peut voir cet opéra de Vivier sur YouTube à:

  4. 22/09/2016 17:40

    Et voilà que je viens de tomber sur une nouvelle composition de Mark Bowden sur un texte du poète Owen Sheers présentée pour la première fois en avril 2015. La cantate A violence of gifts qui porte sur l’Origine de l’univers a été composé suite à une visite du Grand Collisionneurs de Hadrons du CERN et discussions avec les chercheurs. « Talking to the scientists stretched our minds between extremes of scale – the inconceivable vastness of the observable universe to the unimaginable quantum world of quark-gluon plasma – and provided the springboard for the piece – « http://www.m-magazine.co.uk/…/interview-mark-bowden/
    Vous pouvez écouter la pièce sur le site de Mark Bowden, qui termine sa présentation ainsi: « Together, the soprano, baritone and chorus remind us that humanity is the universe made conscious; they implore pioneering minds to continue mining for new thought and knowledge. » http://www.markbowden.net/music/aviolenceofgifts.html

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