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Alice Guy-Blaché

29/11/2015
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Alice Guy-Blache_Elephant Q

Le jardin oublié – La vie et l’œuvre d’Alice Guy-Blaché de Marquise Lepage
présenté le 21 novembre dans le cadre de l’événement Éléphant ClassiQ
Voir aussi le précédent billet qui porte sur la restauration et l’archivage.

L’événement Éléphant ClassiQ a permis au public de revoir sur grand écran Le jardin oublié –
la vie et l’œuvre d’Alice Guy-Blaché
de Marquise Lepage qui nous présente une figure marquante de l’histoire mondiale du cinéma. Alice Guy-Blaché (1873-1968) réalisa et produisit entre 400 et 700  films dont le tout premier film de fiction  La Fée aux choux qui aura 120 ans en 2016 !
Alice Guy débute comme assistante de Léon Gaumont mais devient rapidement une pionnière dans le domaine. Elle utilise et maîtrise le chronophone, appareil inventé par Georges Demenÿ et mis au point par Gaumont,  synchronisant images et sons (description sur la fiche du Musée des Arts et Métiers  et lire billet du 26/08/2015). Avant-gardiste dans son domaine, elle tenait à filmer les scènes à l’extérieur et élabore des effets spéciaux spectaculaires, tout en dirigeant les acteurs pour qu’ils soient le plus naturel possible devant la caméra. Pour sa part, Marquise Lepage est connue surtout pour son remarquable film Des marelles et des petites filles 2000, récipiendaire de nombreux prestigieux Prix. En plus d’avoir fondé les productions du Cerf-volant,  elle réalise toujours ses documentaires avec l’œil d’une cinématographe aguerrie et le cœur d’une âme sensible que ce soit un documentaire bouleversant sur les enfances volées des petites filles à travers le monde, ou qui dénonce la déportation des autochtones avec Martha qui vient du froid 2009, ou bien  Les mots et les gestes qui soignent 2011.

 

J’ai voulu que les tons, la grâce,
Tout ce que reflète une glace,
L’ivresse d’un bal d’opéra,
Les soirs de rubis, l’ombre verte
Se fixent sur la plaque inerte,
Je l’ai voulu, cela sera.
Comme les traits dans les caméras
J’ai voulu que les voix aimées
Soient un bien, qu’on garde à jamais,
Et puissent répéter le rêve
Musical de l’heure trop brève :
Le temps veut fuir, je le soumets.

 

De Charles Cros (1842-1888) – inventeur et poète
Pami ces nombreuses inventions, on compte le paléophone
similaire au phonographe qu’Edison breveta l’année suivante.
Plus d’informations sur le site Les voix ensevelies sur blog.bnf.fr
Extrait du texte publié dans Le Chat noir et Le Collier de griffes disponible sur poésie-française.fr
et Muses et ptérodactyles – la poésie de la science de Chénier à Rimbaud aux éditions Seuil.

 

Alice Guy-Blaché

« Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d’une sensibilité rare, au regard
incroyablement poétique et à l’instinct formidable […]. Elle a écrit, dirigé et produit plus de mille films.
Et pourtant, elle a été oubliée par l’industrie qu’elle a contribué à créer. » 
Martin Scorsese

Mémoires d’Alice Guy Blaché traduit également en anglais aux éditions Scarecrow Press.

BACHY V. (1993). Alice Guy-Blaché, la première femme cinéaste du monde, Inst. Jean-Vigo

McMAHAN Alison (2003). Alice Guy Blaché : lost visionary of the cinema
éditions Continuum, 361 p. et site web très complet par l’auteur du livre.

GAUME E. (2015). Alice Guy, la première femme cinéaste de l’histoire, Plon 500 p.

Et Be natural – documentaire de Pamela Green dont la sortie est prévu pour 2016

Cinema et Réalisatrices

Voir aussi Cinéastes I (2013) et II (2015) de Julie Gayet présentés à Cinémania
La réalisatrice mentionne d’ailleurs Alice Guy en entrevue sur grazia.fr 28/09/2015

Lire aussi 120 ans de cinéma Gaumont 2015 aux éditions La Martinière, 240 p.
Documentation de l’exposition qui s’est tenue au CENTQUATRE-PARIS cet été.

40 ans de vue rêvées – l’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972
Disponible en format numérique sur le site de Réalisatrices Équitables
éditions Somme toute sous la direction de Marquise Lepage.

One Comment leave one →
  1. Robert Richard permalink
    29/11/2015 09:00

    L’histoire de Charles Cros est touchante. Mais c’est Edison qui aurait triomphé en brevetant son appareil à reproduire le son en 1888.

    Parmi les musiciens, on entend parfois la rumeur — encore aujourd’hui — qu’Edison aurait pu enregistrer Liszt jouant du piano tout juste avant sa mort. Liszt est mort en 1886 à l’âge de 75 ans. La chose aurait été possible, du moins en principe. Mais cela est peu probable, les historiens n’ayant pu faire les recoupements de base nécessaires (Liszt et Edison étaient-il tous deux en même temps dans la même cité, dans la même ville, etc.?). Dommage!

    Pour le film, il y a un vieux film qui a circulé il y a quelques années sur YouTube, et qui prétendait montrer un Nietzsche fou et bougeant un peu, la chose datant de 1899. Le philosophe meurt l’année suivant, en 1900. On y voit l’auteur de Zarathustra assis, enveloppé, au début, d’une couverture à carreaux, l’air vague (il était effectivement fou) et bougeant légèrement la tête et les mains — enfin, très peu. Mais depuis, on aurait démontré que ce film était un trucage — on nous aurait ’embobinés’! On aurait pris des photos, c’est-à-dire des clichés existants pour les mettre en séquence et ainsi nous faire croire à un film. Une supercherie, donc, et de facture tout récente! Dommage là aussi!

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