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Pompeii 2/2

21/02/2016

PompeiCarteNeopolis
Carte par MapMaster sur fr.wikipedia.org Destruction de Pompéi par le Vésuve en 79 ap. J.-C.

Musique à Naples au temps de la découverte de Pompéi
Conférence de François Filiatrault au MBAM – Fondation Arte
Musiques de l’Antiquité grecque et romaine
Mercredi 6 avril à 17h30

Cette semaine, s’est tenue la première conférence de François Filiatrault en lien avec l’exposition Pompeii, pour laquelle il a conçu d’ailleurs la trame sonore de la salle des banquets, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal. Comme on a pu voir dans le billet précédent, les fouilles de Pompéi et d’Herculanum débutèrent au XVIIIe siècle. À cette époque, Charles de Bourbon est sur le trône et, comme le dit un voyageur du temps, « les Napolitains vivent plus avec leurs oreilles que tous les autres sens ». Lors de cette soirée du 16 février dernier, nous avons pu entendre cinq extraits d’opéra de Leonardo Leo, Nicola Porpora, Giovanni Paisiello, Domenico Cimarosa et Leonardo Vinci (à ne pas confondre avec Da Vinci!), accompagnés comme à l’habitude de portraits, paysages ou scènes de genre minutieusement choisis par François Filiatrault. Ces morceaux furent pour la plupart présentés au Teatro San Carlo de Naples qui, dès son inauguration en 1737, fut la plus grande salle d’opéra au monde. M. Filiatrault en profita pour expliquer la réforme de l’opéra vers des décors plus réalistes, l’emploi de récitatifs dramatiques et l’élimination du da capo pour raccourcir la durée des arias notamment.  Pour Giovanni Battista Pergolesi, tant admiré par Rousseau, on a eu droit à un magnifique concerto pour mandoline; bien qu’il mourut  à 26 ans de la tuberculose, on lui doit une dizaine d’opéras et plusieurs intermezzi. Le célèbre caricaturiste Pier Leone Ghezzi le dessine avec une jambe plus malingre que l’autre, à cause peut-être d’une poliomyélite (image sur musicologie.org).

PompeiConcertaNaplesdePietroFabris
Rencontre musicale chez lord Fortrose à Naples, par Pietro Fabris (1771)

Cette ville, jadis appelée Neapolis, bâtit en amphithéâtre, avec le Vésuve en arrière-plan, attira les plus grands spécialistes et scientifiques. Sur le tableau ci-dessus de la Galerie nationale d’Écosse, on peut voir à droite, William Hamilton, ambassadeur d’Angleterre à Naples et fondateur de la Volcanologie moderne, tenant un violon noir. Pietro Fabris est le peintre attitré de William Hamilton; l’ayant suivi durant ses expéditions, il a pu illustrer les deux fameux ouvrages de 1774 et de 1776 : Observations on Mount Vesuvius, Mount Etna, etc. et Campi Phlegraei: Observations on the Volcanoes of the Two Sicilies, décrivant les éruptions du Vésuve.

Voir le précédent billet avec des illustrations de Campi Phlegraei et résumé des recherches récentes sur les moulages en plâtre des victimes de Pompéi, ainsi que tous ceux faisant suite aux conférences de François Filiatrault incluant: Farinelli et Venise, cité musicale partie III.

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