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Biennale d’art contemporain autochtone 2016

15/05/2016

Biennale_Autochtone_2016_catalogue

Culture Shift, une (r)évolution culturelle – Biennale d’Art Contemporain Autochtone
Catalogue de l’exposition  avril – juin 2016 vol.11 no.5 aux éditions Art Mûr
Avec en page couverture Circonvolution, circonlocution 2014
de Ludovic Boney  – photo de Guillaume D-Cyr

 

Art Mûr et Guilde canadienne des métiers d’Art jusqu’au 18 juin
Musée McCord jusqu’au 29 mai / Galerie d’art Stewart Hall jusqu’au 26 juin

La Biennale d’Art  Contemporain Autochtone, se tiendra cette année à quatre endroits différents; en plus des  28 artistes exposés à la Galerie Art Mûr, 15 autres à la Galerie d’art Stewart Hall incluant Luke Parnell – l’artiste en résidence d’origine Haida et Nisga’a, 13 à la Guilde canadienne des métiers d’art, le Musée McCord participera également à l’évènement en offrant des expositions et tables rondes :

Le statut de l’objet dans l’art autochtone présenté par Espace art actuel
Avec Eruoma Awashish, Stéfan St-Laurent et Jean-Philippe Uzel – Samedi 21 mai à 14h

Le rôle des artistes dans la représentation cinématographique des cultures autochtones
Avec Alanis Obomsawin, Nadine St-Louis, Caroline Monnet et Michelle Van Beusekom – Me 8 juin 18h

 

Notez qu’il y a cinq jours à peine, la nouvelle ministre des Affaires autochtones et du Nord a déclaré au siège de l’ONU, que dorénavant le Canada appuie sans réserve la Déclaration sur les Droits des Peuples Autochtones – DDPA. Carolyn Bennet a terminé son discours en citant une phrase des Gitxsan: « Shed dim amma gauu dingu mel », voulant dire qu’il faut remettre le canot à l’endroit. Lire aussi le communiqué d’Amnistie Internationale qui surveillera toutefois de près l’application de cette dite déclaration. Le commissaire de la Biennale d’art contemporain autochtone, Michael Patten, souligne d’ailleurs que cette  3e édition est également marquée par la signature historique du rapport final du Centre national pour la vérité et réconciliation le 15 décembre dernier.  En plus d’être séparés de leur famille par force, les jeunes autochtones placés dans les pensionnats (considéré dans le rapport comme « outil central de génocide culturel ») ont subi de nombreux sévices et cinq fois plus  sont morts de maladies infectieuses en comparaison avec les autres écoliers – articles sur ici.radio-canada.ca/sujet/veritereconciliation. D’origine Cri, Ruth Cuthand s’intéresse particulièrement aux contaminants. Devenue elle-même allergique à certains produits chimiques, elle a eue l’idée de représenter divers virus (Variole, Polio, Hanta, Influenza, West Nile) et bactéries (Choléra, Tuberculose, Peste bubonique, Typhoïde, Diphtérie, Syphilis) en perles de verre sur un tissu de suède noir. Don’t breath, don’t drink 2015 de son côté dénonce les cas d’eau contaminée; son installation représente différents agents pathogènes dans 94  verres d’eau – chiffre qui coïncide au nombre de réserves autochtones où il est encore nécessaire de faire bouillir l’eau – Edmonton journal 13/4/2016.

« I think of the process of ‘budding’, in which a disease replicates and exhausts the energy
of its host cell, as analogous to the process of colonization. ‘Beading’ is different.
It is an activity of survival. It is a means of remembering tradition and of feeling well. »
Ruth CuthandCapilano Review automne 2015 vol.3 no.27

Biennale_Autochtone_2016_Ruth_Cuthand            Oeuvres de Ruth Cuthand à la Galerie Art Mûr au 5826 rue St-Hubert jusqu’au 18 juin
Autochtones_BeyondGerms_RapportSante

Lectures en lien sur la santé des Premières Nations: Coll. (2014). Regard sur la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis  3e édition par le CCNSA – Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. Histoire de la santé publique au Canada du XVIIIe au XXIe siècle sur phac-aspc.gc.ca ainsi qu’un rapport récent sur la disparité de l’état de santé des amérindiens aux États-Unis 2/3/2016 et Coll. (2015). Beyond germs : Native depopulation in North America, Arizona Press, 296 p. Résumé sur le blogue contagions.wordpress.com.

 

Biennale_Autochtone_2016_Dion_Adams_Bebo

Biennale_Autochtone_2016_Bruno_Canadien

Icosahedron 2016 avec cartes de circuits de Wally Dion – infos sur ce polyèdre à 20 côtés sur math.ucr.edu Birch Bark Ltd  2012 de KC Adams / Woodland Child in Gas Mask 2015 de Naomi Bebo  (Menominee- Winnebagos) / No problem 2012 de Bruno Canadien (Déné) font partie des autres œuvres que vous pourrez voir durant la Biennale d’art contemporain autochtone.

 

Autochtones_Livres2016_Kanape_Fontaine

Finalement, la poésie autochtone serait un complément idéal à la Biennale, voici donc quelques suggestions: Bleuets et Abricots  de Natasha Kanapé Fontaine aux éditions Mémoire d’encrier 2016, 84 p. extraits ci-dessous des pages 14 et 15.  Lire aussi le 10e anniversaire de la revue Littoral mai 2015 en collaboration avec le GRENOC – Groupe de Recherche  sur l’Écriture Nord-Côtière, consacré à la littérature innue ainsi que Kuei, je te salue – conversation sur le racisme entre Natasha Kanapé Fontaine et Deni Ellis Béchard aux éditions Écosociété 2016, 160 p. dans laquelle on retrouve p.60 ces propos de l’auteure et slameuse innue qui sera présente à la Librairie Pauline, le mardi 17 mai à 19h30.

« Lorsque j’ai compris que je ne parlais plus ma langue maternelle, que je ne connaissais rien des gens de mon village, j’ai compris qu’il fallait que je trouve la rédemption. Et c’est cet instinct ma menée jusqu’à la poésie. Jusqu’à toi. Jusqu’à ce livre. Alors pourquoi construire des terrains de golf sur des cimetières que l’on a tant chéris pour assurer le repos de nos ancêtres ? Dis-moi ? Que je trouve la paix. Que nos ancêtres trouvent la paix. »

Pays mien ô
je te nommerai par ton nom
aux enceintes Anticosti
aux enceintes Eeyou Istchee
ouvrir la porte
aux réfugiés

On recueillera
la richesse invisible
perdue entre les villes
enchaînera les monstres de l’histoire
les contes éternels de la civilisation
en nos forêts subarctiques […]

Si je te nommais mon ventre
si je te nommais mon visage
le nom de mes montagnes ma rivière
Utshuat Upessamiu Shipu
le nom de mon fleuve mon sable mon lichen Uinipek Nushimit

Je me coifferai
pareille au renne arctique
à la mousse résineuse des épinettes
eau-de-vie des cueillettes […]

Natasha Kanapé Fontaine –Bleuets et abricots

 

Autochtones_Livre2016_Manon_Nolin[…] nos anciens pleurent
devant les pilleurs de forêts
qui disparaissent dans la sécheresse
du geste d’un bûcheron

nos ainées s’impatientent
leurs larmes s’entrechoquent
entre des villes qui se construisent
dans l’estomac des forêts […]

Un jour
nous ne serons
plus qu’un souvenir
des morceaux d’os
par une terre invalide.

NOLIN Manon (2016). Ma peau aime le nord, éditions  Hannenorak, 60 p. p.31 et 51.

Setenirdebout_Ole_Gjerstad

Voir aussi sur ce site les films, œuvres d’art et poèmes des Premières Nations en référence aux billets Biennale d’art contemporain autochtone 2014  et Thomas King – récipiendaire du Prix littéraire des Premiers Peuples du festival international de littérature Metropolis Bleu 2016 ainsi
que le film en inuktitut, Napagunnaqullusi ou Se tenir debout 2016 d’Olé Gjerstad 84 min.
sur les négociations et signataires de l’Accord de la Baie-James en 1975
–  résumé par T.Dunlevy dans The Gazette 12/5/2016.

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