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Mapplethorpe

20/10/2016
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Focus : Perfection – Robert Mapplethorpe  jusqu’au 22 janvier 2017

En conversation autour de la photo avec Diane Charbonneau – Commissaire
et Conservatrice des arts décoratifs modernes et contemporains  et de la photographie
du Musée des beaux-arts de Montréal et Richard-Max Tremblay – Peintre et photographe
(Monographie disponible aux éditions du Passage en 2011 et voir richardmaxtremblay.com)

 

Parmi les nombreuses activités autour de l’exposition sur Robert Mapplethorpe (1946-1989) du Musée des beaux-arts, s’est tenue hier soir une discussion entre Diane Charbonneau et Richard-Max Tremblay, récipiendaire du Prix Louis Comtois en 2003. Le salon VIP du MBAM est d’ailleurs garni d’une vingtaine de portraits d’artistes captés par la caméra de celui-ci (le 22 septembre dernier, les membres du Cercle des anges du MBAM ont même eu la chance de repartir chacun avec un cliché de cet érudit et charismatique photographe). Formé au Goldmisth’s College de Londres, Richard-Max Tremblay est représenté par la Galerie Division. Lors de cette conversation, il en a profité pour parler de l’influence qu’a eu Mapplethorpe dans sa démarche artistique. Il a su brillamment comparer les œuvres de Mapplethorpe avec celles de ses contemporains notamment Irving Penn, Diane Arbus et Richard Avedon. Considéré comme l’enfant terrible de la photographie, Mapplethorpe a été fortement influencé par nul autre que Le Caravage (ci-dessous, Garçon mordu par un lézard de 1596, Crucifixion de Saint-Pierre de 1601 et L’Amour victorieux de 1602). Les sculpteurs sont également une source d’inspiration pour Mapplethorpe, comme on peut le constater avec Ken, Lydia et Tylor de 1985, ses trois grâces à la Canova.  « Je vois les choses comme des sculptures, comme des formes qui occupent un espace »,  disait Mapplethorpe, d’où la raison pour laquelle le Musée Rodin n’a pas hésité  à lui consacrer une exposition en 2014.

mapplethorpevscaravagio

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Lors des journées d’inauguration de Focus : Perfection – Robert Mapplethorpe, Diane Charbonneau a animé une autre table ronde avec Paul Martineau, conservateur de la photographie du J. Paul Getty Museum, et deux modèles de Mapplethorpe – Dovanna Pagowski et Robert Sherman. Ce dernier raconta notamment à l’auditoire qu’atteint d’alopécie, il avait perdu toute sa pilosité à l’âge de 7 ans. Il existe en fait deux principales formes d’alopécie – la cicatricielle (destruction du follicule pileux) et la non cicatricielle (disparition de la tige pilaire sans  destruction du follicule), mais celle qui atteint l’enfant est le plus souvent non cicatricielle comme l’explique Dr. Julie Powell dans Le Médecin du Québec vol.39 no.12 pp. 55-69, distinguant  le teigne, une affection fongique, de la pelade, considérée d’origine auto-immunitaire.  La pelade peut se manifester de différentes manières : parfois la perte de poil ne se fait qu’au niveau du cuir chevelu, soit par plaques (alopécie en aires ou alopecia aerata), soit sur toute la tête (pelade décalvante totale ou alopecia totalis) mais dans le cas de la pelade universelle ou alopecia universalis, les follicules du corps au complet sont atteintes (autres infos sur therapeutique-dermatologique.org).  L’année dernière, le photographe Daniel Regan exposa en toute beauté cette affection via The Alopecia Project  (article de D.Oliver au Huffington Post du  4/8/2015). Ci-dessous, Robert Sherman & Ken Moody 1984 et hormis ses fleurs érotisées que vous pouvez visionner sur le site de la Fondation Robert Mapplethorpe, voici quelques autres photos moins connues sur le thème de la nature Leaf 1987, Gorham Seafood Servers 1988, Frogs 1984, Tarantula 1988. Pour en savoir plus sur l’exposition, consultez le site du Musée des beaux-arts de Montréal.

mapplethorpe_alopecie

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Source des images – mapplethorpe.org, tate.org.uk, belgraviacentre.com, dovemed.com.

Voir aussi le site du Musée des beaux-arts de Montréal
pour d’autres activités en lien avec l’exposition sur Mapplethorpe telles que
L’homosexualité et la bisexualité en questions les dimanches du 6 nov. au 22 janv. à 13h30
Avec des intervenants du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS –Montréal).

Et ne manquez pas de visiter dès le 19 novembre le nouveau Pavillon pour la Paix
Michal et Renata Hornstein, dévolu à l’Art international et à l’Éducation et comprenant l’Atelier International d’éducation et d’Art-Thérapie Michel de la Chenelière, orné d’une murale du collectif En Mass et d’une toute nouvelle murale extérieure visible du nouveau pavillon, réalisée par des membres du collectif MUMtlMelissa Del Pinto et Corinne Lachance d’après le style de Norval Morisseau.

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