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Mythologies singulières

01/12/2016

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Pedagogical Charts 1 2016 d’Anna Torma
Fils de soie et de laine et appliqués sur lin 180 cm x 135 cm
Et catalogue de l’exposition avec textes de Kirsty Bell, Mario Côté et Marissa Largo.

Les mythologies singulières – Anna Torma, Claire Labonté et Marigold Santos
1700 La Poste rue Notre-Dame ouest jusqu’au 18 décembre 2016

 


« Telle l’araignée qui tisse sa toile, chacune des trois artistes,
de façon arbitraire et singulière attache son fil aux objets d’investigation de son imaginaire […]
Le travail d’aiguille d’Anna, la tapisserie peinte de Claire et le tricotage dessiné de Marigold célèbrent un savoir-faire qui donne toute sa place au féminin. »
Isabelle de Mévius – préface du catalogue

 

Le mythe d’Arachné, auquel on fait référence dans la préface du catalogue,  est tout indiqué pour cette exposition autour des mythes, par trois femmes artistes qui ne sont, par contre, aucunement en compétition; tout au contraire – leurs œuvres s’entrecroisent : l’une avec du fil, l’autre des crayons et la troisième un pinceau. Commençons donc par la première – Anna Torma, diplômée du département Arts textiles & Design de l’Université de Budapest dont le style rappelle un mélange de dadaïsme et d’art brut avec de nombreuses représentations de faune & de flore comme dans Bagatelles ayant nécessité une recherche sur les jardins d’époque. Sur le site de l’artiste, vous pourrez voir de multiples broderies du corps humain, par exemple : Vanitas 2 dans la série Blood ties 2011 pour une exposition juxtaposant ses œuvres avec celles de son fils Balint Zsako, plusieurs de 2013, à savoir Superlayers 2, Camouflage 2 et 4 et tous ceux de Tangled qui mènent à Pedagogical charts 1 exposée au 1700 La Poste. Notez qu’Anna Torma fut également récipiendaire de la bourse Unesco-Aschberg en 2005 pour réaliser un projet avec des artistes atteints de déficiences mentales.

 

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L’esthétique des contraintes à l’Orée des bois 2013 de Claire Labonté

Au rez-de-chaussée de ce magnifique et lumineux lieu d’exposition, vous accueilleront les gigantesques toiles riches en texture et selon un mode répétitionnel propre à Claire Labonté, pour qui la répétition est un principe universel présent en mathématiques, physique, informatique, etc. Sur son site, un extrait de S.Negozio auteur de La répétition : théorie et enjeux aux éditions L’Harmattan accompagne l’Atlantide – œuvre de Claire Labonté filmée en 2009 par Alain Fleischer. Les recherches anthropologiques de Claude Lévi-Strauss et de ses contemporains lui servent également de source d’inspiration. D’ailleurs, la sinueuse fresque sur l’origine du monde, qui se déroule sur plus de 20 m de long, a pour titre L’énigme archéologique du visage souriant de Côteau-du-lac car elle est inspirée d’une figurine découverte à cet endroit et datant de plusieurs millénaires (5000 à 3000 ans avant notre ère).  En fait, pour Mme de Mévius, le travail de Claire Labonté est tout simplement… « la quintessence du schisme artistique ! ».

 

Marigold Santos quant à elle, démontre un intérêt pour le surnaturel et interprète à sa façon les personnages mythiques de la culture philippine dont elle est originaire. Comme l’explique Isabelle de Mévius dans cette vidéo, Land asuang 2016 représente la métamorphose d’un personnage pouvant prendre la forme d’un paysage puis celui d’un monstre. D’autres œuvres installées dans la pénombre du sous-sol, tel Dusk, ardor sont faites à partir de peintures phosphorescentes procurant le même effet que les étoiles collées au mur qui brillent dans le noir.  Il faut savoir que les produits phosphorescents continuent d’émettre de la lumière une fois en pleine obscurité, généralement pour une plus longue durée que les produits fluorescents comme on l’explique aux figures 1.22 et 1.23 de MOISAN Michel, KÉROACK Danielle, STAFFORD Luc (2016). Physique atomique et spectroscopie optique, EDP sciences, 465 p. Le diagramme d’énergie au chapitre 1 illustre aussi le fait que d’utiliser du visible ou des rayons ultraviolet va modifier la couleur de ce qui est émis en phosphorescence. Pour en savoir plus, lire les articles en référence ci-dessous.

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Land asuang 2016 et Dusk, ardor 2009-2010 de Marigold Santos
©Diagramme de Perrin-Jablonski montrant la différence entre fluorescence et phosphorescence.
Les flèches grises représentent des transitions non radiatives publié dans
« Photoluminescence : fluorescence et phosphorescence quelle différence ? »
sur Futura-sciences.com  par  Bernard Valeur  – physicochimiste, auteur d’Une belle histoire de la lumière et de la couleur 2016 aux éditions Flammarion et deux autres schémas de Timo Van Neerden sur lehollandaisvolant.net.

Voir aussi Velickovic – exposition présentée en 2015 au 1700 La Poste.

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