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Dianne Bos

16/05/2017

DianneBos_PhotosetPoeme_CCC2017Photos de Diannebos.ca et Poème d’Isaac Rosenberg – Break of day in the trenches.

 

Dianne Bos – The Sleeping Green. No man’s land one hundred years later
Au Centre Culturel Canadien à Paris jusqu’au 8 septembre

La sténopé, la littérature, la musique et l’astronomie (ex. E=MC2 as Whirlpool Galaxy M51 2001 et ses collaborations avec l’astrophysicien Doug Welch pour l’installation Light Echo 2009 décrite sur canadianart.ca ) sont les domaines de prédilection de cette photographe canadienne qui a déjà fait partie de divers groupes musicaux. Dianne Bos s’intéresse aux mécanismes optiques de la vision et aux techniques de projections du temps de la Renaissance, notamment celle de la camera obscura. Elle fut une des quatre invités par Mélanie Townsend  au Museum London en 2007 pour Image and Apparatus qui mettait l’accent sur ses représentations du monde à partir d’images réalisées avec des appareils confectionnés soit même; Les effets qu’elle obtient en prolongeant longuement le temps d’exposition à travers un petit orifice sont pour elle synonymes de cette mémoire floue qui nous reste au fil du temps qui passe et lui rappel le scintillement des étoiles dans le ciel causé par une fluctuation lumineuse enregistrée par le cerveau variant selon la distance de l’étoile et les turbulences atmosphériques. Elle fait d’ailleurs partie des artistes sélectionnées dans Pinhole Photography: Rediscovering An Historic Technique d’Eric Renner, plusieurs fois réédité aux éditions Focal Press. Voir aussi sur ce site les références aux billets Hockney & Optique et les anciens appareils photographiques du Musée des arts et métiers. L’idée de cette exposition au CCC de Paris  vient d’un projet plus intimiste – celle de retourner dans les tranchées de la Première Guerre mondiale qu’a connu son grand-père, avec un appareil photographique de 1926 en mains, produisant des négatifs 7×17. Le titre est tiré directement d’une phrase du poème d’Isaac Rosenberg « To cross the sleeping green between » traduit en français par « De traverser cette pelouse endormie qui nous sépare » disponible dans un article d’A.Mounic sur les Poètes et la guerre 05/2014 temporel.fr et qui se poursuit ainsi :

On dirait, curieuse créature, que tu ris quand tu passes / Ces yeux vifs, ces membres superbes, ces arrogants athlètes, / Qui face à la vie n’ont pas de chance / Inféodés qu’ils sont aux caprices du meurtre, / Vautrés dans les entrailles de la terre, / Dans les champs saccagés, en France. /
Que vois-tu dans nos yeux / Quand fer et flamme en hurlant / Déchirent les cieux tranquilles ? /
Quel frémissement… quel cœur saisi d’horreur ? / Les coquelicots qui prennent racine dans les veines des hommes, Tombent, goutte à goutte et sans trêve,/ Mais le mien, sur mon oreille, ne craint rien… / Tout juste un peu blême, de poussière.

DianneBos_website

Au 2e étage du Centre Culturel Canadien à Paris, vous pourrez également voir d’autres poèmes & ouvrages rédigés en période de guerre, sélectionnés par Harry Vandervlist; comme par exemple Mémoire de jeunesse de l’écrivaine Vera Mary Brittain qui fut infirmière du détachement d’aide volontaire et dont l’histoire a été adaptée au cinéma par James Kent en 2015. Ci-dessous des vers de Charlotte Mew, publiés après sa mort dans le recueil The rambling sailorsanalyse par S.Pentz sur firstknownwhenlost.blogspot.ca. Consultez aussi Guerre et Poésie en littérature anglaise 1914-1945 de Xavier Hanotte sur arllfb.be et surveillez la sortie prochaine de HARRIS Elizabeth (2017). Ecocritical approaches to modernist poetry : The nature of modernism in Edward Thomas, T.S. Eliot, Edith Sitwell et Charlotte Mew, éditions Routledge, 208 p.

Let us remember Spring will come again / To the scorched, blackened woods, where the wounded trees / Wait, with their old wise patience for the heavenly rain, / Sure of the sky : sure of the sea to sen dits healing breeze, / Sure of the sun. And even as to these / Surely the Spring, when God shall please, / Will come again like a divine surprise / To those who sit to-day with their great Dead, hands in their hands, eyes in their eyes, / At one with Love, at one with Grief : blind to the scattered things and changing skies. – May 1915 de Charlotte Mew

Notez que dans le cadre des Nuits européennes des musées, le Centre Culturel Canadien à Paris présentera une conférence de Harry Vandervlist (Université de Calgary) sur la poésie de guerre de soldats canadiens, le samedi 20 mai à 19h.

DianeBos_CatalogueetPhotoraphies_CCC2017Catalogue de l’exposition avec une préface de Catherine Bédard et Andrew Hakin sous la direction de Josephine Mills – en page couverture Crête de Frezenberg / Pond Farm (cratère de bombe) à Wulvergem / Galaxie de la Terre – colline 62 au Bois du sanctuaire en Belgique 2014.

 

Autres expositions en cours
avec des œuvres de Dianne Bos

Poetics of Light – pinhole photography
Au Musée National de la science et des média à Bradford au Royaume-Uni jusqu’au 25 juin
War stories : 1917 au Musée Militaire de Calgary jusqu’au 25 août
Seeing : what are you looking at ? An exhibition questioning how eyes, brains and robots see.
À la Galerie des Sciences de l’Université – Trinity College Dublin en Irlande jusqu’au 20 octobre.

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