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Vladimir Moussakov

08/01/2018

InMemoriam_VladimirMoussakov_medaillon
In Memoriam
Vladimir Iliev Moussakov
(7 mai 1928 – 8 janvier 1968)

Vladimir Iliev Moussakov a traduit de l’allemand au bulgare plus d’une centaine d’ouvrages d’Erich Kästner, Lion Feuchtwanger, Karl May, Hans Kirst, Henrich Böll, des frères Grimm ainsi que des poèmes de Rainer Maria Rilke et des pièces de théâtre de Bertolt Brecht. Ses archives officielles et sa correspondance se trouvent dorénavant à la Bibliothèque nationale Bulgare Ivan Vazov dans la ville de Plovdiv en Bulgarie. Son père Ilia Petrov Moussakov (1894-1968), est également auteur de plus de 40 livres d’Histoire. Dans le Dictionnaire de la littérature bulgare (ci-dessous), on voit également une photo, à droite, de son oncle, l’écrivain et dramaturge Vladimir Petrov Moussakov (1887-1916), connu surtout pour sa pièce Dalila et son écrit humaniste Taches sanguinaires, qui décrit la souffrance du peuple en temps de guerre. Sur le site Glasnost, I. Ivanova écrit qu’il est même considéré par certains comme le « père de la littérature pacifiste en Bulgarie » 28/9/2017.

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Encyclopédie de la Littérature Bulgare par l’Académie des Sciences de Bulgarie Tome 2 p.409

En mai dernier, la Bibliothèque nationale Ivan Vazov de Plovdiv a consacré une exposition en l’honneur de Vladimir Moussakov, à partir de documents et archives, afin de rendre hommage à son style remarquable en tant qu’un des traducteurs les plus respectés des années 50 et 60, cela bien au-delà des frontières de la Bulgarie. M. Moussakov fait également partie des membres fondateurs ayant permis la fusion de l’Association des traducteurs bulgares à celle des écrivains.

Suite à cette exposition, Veneta Ganeva a publié dans la revue de littérature Stranitsa 2017 no 2, p.157-170, un article portant sur son amitié avec Erich Kästner (1899-1974), à partir de la correspondance inédite entre ces deux hommes durant seize ans. En guise d’introduction, elle rappelle aux lecteurs que Kästner est un poète, scénariste, satiriste et auteur de littérature jeunesse qui fut poursuivi par la Gestapo. Ses livres, interdits par le régime nazi, furent brûlés sur la place de l’Opéra à Berlin en 1933. Veneta Ganeva poursuit son article avec d’élogieux propos sur les talents de traducteurs de Vladimir Moussakov en  affirmant qu’il maîtrisait l’art de la traduction à la perfection et parvenait à atteindre une synchronie ultime entre l’œuvre originale et la traduction en bulgare.

Il reçoit ses premiers honoraires de traducteur à l’âge de quatorze ans et signe son premier contrat officiel avec une maison d’édition à l’âge de dix-huit ans, tout en poursuivant ses études universitaires.  Au début de sa carrière, il traduira en quatre ans dix romans de Karl May. En plus d’Erich Kästner, Vladimir Moussakov tisse également des liens d’amitié avec Henrich Böll et Lion Feuchtwanger, et il traduira jusqu’à sa mort plusieurs milliers de pages de prose et de poésie.

Dans son article, Geneva cite (pp.160 et 161) un extrait d’un vibrant témoignage de son ami l’écrivain, dramaturge et journaliste de la BBC, Georgi Markov (1929-1978), victime d’un empoisonnement à la ricine administré par un coup de parapluie sur l’ordre des services secrets bulgares. Dans une section de son essai autobiographique, réédité en 2016 sur le site Kultura.bg il prétend que Vladimir Moussakov était en soit un personnage de l’Univers de Kästner,  tellement le lien entre eux était fort.

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NarodnaBibliotekaPlovdiv2017_Moussakov

Exposition en hommage au traducteur  Vladimir Moussakov, qui s’est tenue à la Bibliothèque nationale Ivan Vazov à Plovdiv en Bulgarie au mois de mai 2017 – photos de Dora Gospodinova. 1ière rangée : Correspondance de Vladimir Moussakov avec son ami l’écrivain Erich Kästner et échantillon de quelques livres qu’il a traduit. 2ième et 3ième rangées : 1. Quelques ouvrages traduits en bulgare 2. Effets personnels 3. Correspondance avec éditeurs et écrivains allemands et 4. Correspondance avec des écrivains bulgares. Lire aussi sur une lettre de l’épouse de Walter Lowenfels, auteur de Sonnets of Love and Liberty et membre du P.E.N. international, sur ce site au billet du 18/7/2016.

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ANTOV IASSEN (2010). Conclusion avec des livres, éd. Egmont, 160 p. extraits des pp.57, 66 et 67
L’écrivain, journaliste et éditeur Iassen Antov raconte dans son dernier ouvrage son amitié avec Vladimir Moussakov et les lectures de récits humoristiques de Wodhouse qu’il lui faisait à son chevet avant que « Vladko », comme on l’appelait, ne rende son dernier souffle le 8 janvier 1968.

One Comment leave one →
  1. Yvan Leduc permalink
    08/01/2018 05:39

    Bravo ,ta copie conforme !
    De quoi être fière !

    Envoyé de mon iPhone

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