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Parallax-e et SciArt

25/01/2018

Parallaxe_BishopU_RSussman_JTrembleSelected History of the spacetime continuum #2 2017 de Rachel Sussman et
Météore apocalypse 02 de Julie Tremble. Crédit photo – Richard-Max Tremblay  

 

Parallax-e à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop jusqu’au 17 mars
Au 2600 rue Collège à Sherbrooke du mardi au samedi de 12h à 17h
Commissaire : Gentiane Bélanger

La région des Cantons-de-l’Est est un endroit prisé par les astronomes amateurs qui se donnent rendez-vous à L’ASTROlab du Mont Mégantic pour le Festival d’astronomie populaire et tout au long de l’année pour diverses activités. La Réserve internationale de ciel étoilé,  au cœur du parc national du Mont Mégantic est de plus la seule en Amérique, à avoir obtenu ce statut par l’International Dark Sky Association. Un article d’Annie Labrecque dans la revue Québec Science janv.-févr.2018 relate ce mérite  grâce entre autres à l’ingénieure Chloé Legris et à l’équipe de l’Observatoire du Mont-Mégantic – centre doté d’un télescope de 1,6 m de diamètre juché à plus de 1 100 m  d’altitude. Pour d’autres informations, visiter le site de l’ASTROlab  où vous pourrez également entendre le Slam du ciel étoilé de David Goudreault.

Pour célébrer les 20 ans de la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop, Gentiane Bélanger a eu la brillante idée de jumeler Art & Astronomie en organisant l’exposition Parallax-e. Elle regroupe pour l’occasion des artistes qui enrichissent la culture visuelle en astronomie à partir de leur rapport personnel face au cosmos. Commençons par Bettina Forget  qui est une passionnée d’astronomie et directrice de la galerie Visual Voice, se donnant comme mission d’allier Art & Science dans chacune de ses expositions. Elle est chercheuse au Programme de résidence d’artistes de l’institut SETI – Search for ExtraTerrestrial Intelligence, et même une fois sa maîtrise en éducation artistique terminée, Bettina Forget poursuivra sans cesse son intérêt d’attirer les femmes en sciences à travers l’art, comme vous pourrez en déduire en lisant l’article sur concordia.ca. L’œuvre ci-dessous de la série Women with impact est justement fait à partir des cratères de lune portant un nom féminin – on en compte 29 sur un total de 1605.

Parallaxe_BettinaForgetWomen with impact de Bettina Forget – crédit photo de Richard-Max Tremblay.

 

La directrice du centre VidéographeJulie Tremble,  fait partie des trois autres artistes de la gent féminine invitées à cette exposition de groupe. Dans Météore apocalypse 02, se défileront à toute vitesse des archives sonores et visuelles de corps célestes fonçant tout droit sur la Terre. Une de ses œuvres s’est mérité le Prix de la CALQ comme meilleure œuvre d’art et d’expérimentation en 2013. La Galerie B-312, a projeté en 2016 sa vidéo La capacité du télescope à choisir parmi les modèles de l’univers issu d’une recherche sur l’histoire de l’astronomie et méthodes de visualisation spatiale basée sur des calculs de magnification. L’année dernière, on a pu voir au Eastern Bloc sa vidéo sur la transformation et la mort d’une naine blanche nommée BPM 37093. Rappelons qu’en 2004, on avait découvert que le noyau de cette étoile, de la constellation du Centaure, s’était en partie cristallisé en diamant d’où son surnom de Lucy pour la célèbre chanson des Beatles – Lucy in the sky with diamond. Lire aussi « Neptunes il pleut des diamants « de L. Sacco futura-sciences.com 28/8/2017.

Rachel Sussman de Brooklyn présente également des  installations. Regardez cette inspirante TED conférence 2017 dans laquelle, elle nous montre ses photographies d’organismes vivants de plus de 2000 ans et ses œuvres éphémères telles que Cosmic Microwave Mandala basé sur le rayonnement cosmologique ainsi que sa ligne du temps (A selected) History of the spacetime continuum partant avant le Big Bang et se projetant des milliards d’années dans le futur, et qui fait partie de l’exposition à la Galerie d’art Foreman.

 

 

Quant à Ruth Jarman, en duo avec Joe Gerhardt, sous le nom de Semiconductor, incorpore dans leurs installations des images du Stereo Science Center spécialisé à l’activité solaire et héliosphérique ex. Brillant Noise 2006 avec une trame sonore obtenue en manipulant des fréquences radio selon la luminosité de l’image et Black Rain 2009, d’après le roman d’Ibuse Masuji sur Hiroshima – Lire aussi Earth sound Earth Signal – Energies and Earth Magnitude in Arts de Ahmanson Murphy aux éditions UCalifornia Press 2013, 344 p. pp.198-199.

En parallèle et pour complémenter cette exposition, les visiteurs auront l’occasion de revoir Sun tunnels de Nancy Holt (1938-2014 et épouse du défunt Robert Smithson) connue pour ses quatre cylindres en béton, perforés selon la carte du ciel de quatre constellations, au milieu de nulle part, dans une ville fantôme de l’Utah.

Finalement, trois autres artistes souvent mentionnés sur ce blogue font également partie de l’exposition Parallax-e,  soit Laurent Grasso (Uraniborg, Cabinet des curiosités d’Olbricht, Univers, Humanoïdes & Arts), Nicolas Baier (Prix Louis Comtois 2015, Art Quantique)et Jean-Pierre Augé (Triennale 2011 , Art Écologique).

Parallaxe_LGrasso_NBaier_JPAubeDe gauche à droite : Studies in the past – 1619 de Laurent Grasso / Pouponnière 2014 de Nicolas Baier / Sous surveillance, carte du ciel satellitaire 2014 de Jean-Pierre Aubé. Crédit photo : Richard-Max Tremblay.

 

Notez que le titre de l’exposition est le nom d’une méthode permettant de calculer la distance entre la Terre et une étoile selon l’angle d’observation. L’astrophysicienne Florence Durret, explique à l’aide du schéma ci-dessous, la mesure de distances des étoiles proches selon le phénomène de parallaxe. Une vidéo de la série Kézako explique en cinq minutes, les différentes techniques de mesurer les distances de l’Univers et vous pouvez voir dans un article de Laurent Sacco, une illustration des progrès techniques allant du radar à la parallaxe ainsi que de son amélioration via l’utilisation de céphéides, de la loi Tully-Fisher puis des supernovas. Le rapport Prospective 2015-2010 de l’INSU – Institut National des Sciences de l’Univers souligne d’ailleurs son importance pour l’avancement des connaissances en astrophysique et particulièrement une meilleure compréhension des modèles d’évolutions stellaires :   « La précision des parallaxes et mouvements propres fournis par Gaïa permettra d’explorer l’évolution dynamique des associations et amas ouverts dans différents environnements et différentes conditions de formation. » p.192

Parallaxe_schema

Table ronde sur la Culture visuelle en Astronomie le 28 février à 19h à l’Université Bishop
Avec Robert Lamontagne, Jason Rowe, Jean-Pierre Aubé et Bettina Forget
Entrevue avec la commissaire sur La Tribune 20/1/2018

 

Voir aussi de nombreux autres artistes qui s’inspirent de la physique sur ce site aux billets :
Art Quantique (Fanny Bouffort Alain Connes, Agathe Mercat, Ryoji Ikeda,  Skoda, Julian Voss-Andreae, Kylie Walter) MAC des Laurentides (Rober Racine),  New Art Fest’17 ( Margarida Sardinha et André Sier), Sound Art at SF (Christina Kubish), Trémois (Pierre-Yves Trémois), Future library 2014-2114 (Katie Paterson), Paysages mystiques à Orsay (Wenzel Hablik), Pavillon pour la Paix (Patrick Coutu, Martha Townsend) Festival Mural 2016 (E=MC215), Device-Art (Davor Sanvincenti), SciArt (Jonathan Feldschuh, Nathalie Miebach, Julian Von Andreas),  Le Serpent (Patrick Coutu), Papier 14 (Mitch Robertson), Berlin (Bernhard Heiliger),Planetarium (MacLean), Cité Internationale des arts de Paris (Josephina Di Candia), Mesures célestes (Fiona Annis), Neuro portrait (Jean-François Bérubé), Guggenheim de Venise (Giacomo Bella), Robert Rauschenberg (E.A.T.), Musée Curie (danse du radium de Loïe Fuller), Van Gogh,  Marcel Duchamp, Otto PieneDavid Hockney, Skoda, Michel de Broin, et Dianne Bos ainsi que quelques musiciens sous Six thèmes solaires (Denis Gougeon),  Solaris ( Walter Boudreau), Claude Vivier, Gérard Grisey, Orgue & Astronomie (Kepler) et plusieurs autres dont Gérard Pape sous Sciences à l’Opéra.

Et procurez-vous le prochain numéro printemps-été 2018 de la revue Espace
Art actuel – Pratiques et perspectives
no.119  « Art Spatial ».

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