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Touria Chaoui

12/02/2018

TouriaChaoui_SalahEddineChaoui

Ma sœur Touria – Première aviatrice du monde arabe
Par Salah Eddine Chaoui aux éditions La croisée des chemins
2017, 132 p.  Extraits ci-dessous de pp.55 et 131

« Les criminels, qui sont restés à ce jour impunis,
n’ont pas réussi à travers leur acte ignoble,
à éteindre la lumière de l’astre ».

 

 

«  Touria réalisait son rêve d’enfant. À travers cette passion elle goûtait au plaisir
de braver les autorités, de se sentir au-dessus des sarcasmes et railleries de ceux
qui ne pouvaient imaginer ce que l’adolescente était capable de faire. La puissance métallique
du cockpit paraissait récompenser ses efforts. Elle transformait
l’avion en papier de son enfance en une réalité solide et tangible d’adulte.
Son bonheur était d’une intensité à l’image de cet infini céleste
étalé sous ses yeux éblouis. »

C’est ainsi que le petit frère de Touria Chaoui, relate ce moment clef d’une épreuve de pilotage qui a permis à sa sœur âgée de seize ans, d’obtenir le titre de La plus jeune aviatrice mondiale et celui de la première du monde arabe.  Elle porte d’ailleurs bien son nom qui  signifie « Étoile Polaire ». Militante, déterminée et courageuse, Touria Chaoui (1936-1956) est devenue un symbole de l’émancipation de la femme arabe. Elle présida en plus l’Aéro Club Royal et dirigea l’Institution de la princesse Lalla Amina (1954-2012) sœur du roi Hassan II, ayant à l’époque pour but de permettre aux jeunes filles de Casablanca d’avoir la formation nécessaire et de qualité, menant à un métier qui leur conviennent. Finalement, à travers le récit de cette héroïne, on en apprendra aussi sur les années turbulentes de l’indépendance du Maroc obtenue le 2 mars 1956, et sur son père Abdelwahed – journaliste et homme de théâtre qui adapta des pièces de Molière. Notez que son frère Salah Eddine Chaoui,  l’auteur du livre, est artiste peintre et vous pouvez visiter son site sur http://chaoui.fr/.

Il existe également une biographie version jeunesse Moi, Touria Chaoui par Régis Delpeuch, éditions CDPL 2017, 112 p. et lire aussi une trentaine de brefs portraits de femmes influentes en politique allant de Tin Hinan reine des Touaregs au Ve siècle, jusqu’à nos jours,  en passant par les poétesses Nazhun bint al-Qila’i, Hafsa ar-Rakuniyya, Taougrat  Oult Aïssa et Mririda N’aït Atiq dans Femmes politiques au Maroc d’hier à aujourd’hui: La résistance et le pouvoir au féminin par Osire Glacier aux éditions Tarik 2013, 184 p.

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