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Musée du Bardo à Tunis

31/07/2018

Bardo_Virgile_FaienceMusa, mihi causas memora, quo numine laeso – Enéïde de Virgile (VIIIe vers)
Mosaïque du IIIe siècle au Musée du Bardo découverte dans une maison à Sousse et inscription souhaitant la bienvenue sur un panneau de faïence dans un Mihrab du XIVe  siècle de la ville de Tunis.


Musée national du Bardo à Tunis

Le musée du Bardo abrite la plus importante collection de mosaïques au monde. Les objets exposés ont presque tous été découverts en Tunisie. Sculptures, sarcophages, stèles funéraires, céramiques, monnaies, etc. font aussi partie des 101 pièces maitresses de la collection du Bardo que vous pouvez voir sur le site du musée. Certains de ces trésors  tels les danseurs achondroplasiques  ou les deux bas-reliefs en marbre représentant la remise d’offrandes à Asklépios et à Hygiéa proviennent des fouilles de l’épave de Mahdia, qui avait marqué l’histoire de l’archéologie sous-marine en 1907 sous la direction d’Alfred Merlin. Les recherches se sont poursuivies en 1943 avec un scaphandre autonome inventé conjointement par l’ingénieur Émile Gagnan & le capitaine Cousteau et les années suivantes par d’autres équipes.

Une des œuvres phares du Bardo est celle  de Virgile écrivant le VIIe vers de l’Eneide, entouré de Clio (muse de l’histoire) et de Melpomène (muse de la tragédie). Cette mosaïque se trouvait dans l’atrium d’une maison dans la ville de Sousse, autrefois appelée Hadrumetum. Vous reconnaitrez certainement aussi Ulysse résistant aux sirènes de Dougga qui a était souvent reproduite et d’autres illustrant la faune, la flore et des scènes de la vie quotidienne tels  une scène de pêche au lac de Bizerte, chasse à courre aux lièvres  d’El Jem,  jeux de cirque de Gafsa, déchargement de navire et pesée de la marchandise de Sousse. Dès l’entrée dans la salle d’Althiburos qui fut  à l’époque le salon de musique du Palais de Sadok Bey (1859-1881) on lève les yeux vers le plafond sculpté en bois et coloré de style italo-tunisien. Les mosaïques au sol et au mur sont tout aussi admirables – ci-dessous de gauche à droite : une couronne à cinq pointes avec deux feuilles de lierre et une dédicace aux Cereres divinités de la fertilité,  détails d’un lexique illustré de bateaux gréco-romains et d’une scène de banquet animé.

Bardo_Althiburos

Le Musée du Bardo est sans contester un trésor national que les Tunisiens surnomment le Dar Laâjaïeb soit la maison des merveilles. Outre ses fabuleuses mosaïques de la période romaine, la préhistoire, la période punique (IXe au IIe siècle AEC) et la civilisation numide (2 derniers siècles avant notre ère) sont bien représentées ex. un tumulus de pierre de 40 000 AEC qui constitue le sanctuaire moustérien dit Hermaïon de la région de Gafsa,  plusieurs objets de l’art capsien datant de l’épipaléothique telle une figurine anthropomorphe féminine d’El Mekta 6 400 AEC, déesse mère enceinte du VIIIe siècle AEC, un masque de rictus de Carthage du IVe AEC ou un vase Oenochoé anthropoïde IIIe AEC  évoquant la déesse mère découverte dans la Nécropole de Beni Asl à  Bizerte. Puisque la science du temps a toujours eu une place importante dans la culture islamique afin de déterminer le temps des cinq prières de la journée, les scientifiques de l’époque étaient encouragés à perfectionner les instruments de mesure. Ci-dessous, trois instruments du Musée du Bardo dont un astrolabe planisphère construit par Ibn Ibrahim al- Harrar au XVIIIe siècle. Notez que le Musée d’Histoire des Sciences à Oxford détient la plus riche collection d’astrolabes du monde entier que vous pouvez d’ailleurs consulter en ligne. Lire aussi « Les cadrans signés Ahmad a-Umarî »  de Fathi Jarray et Eric Mercier dans la revue de la Commission des cadrans solaires no.34 oct. 2016 p.69-89 ainsi que les articles suivants sur l’astrolabe de Kairouan par André E. Bouchard, le cadran solaire découvert à Carthage et un bref aperçu de « La gnomonique arabo-islamique entre antiquité et modernité »  par Denis Savoie et consulter le site de la Cité des Sciences de Tunis – http://www.cst.rnu.tn.

Bardo_Astrolabes

Bardo_Asklepios_HygieiaQuadrant solaire, astrolabes et de l’épave du Mahdia : naine dansant crotales à la main
et bas-reliefs d’offrandes à Asklépios et Hygiéia au Musée du Bardo en Tunisie.

 

Bardo_GiovanniPagniExposition temporaire
Antiquités d’Afrique au musée des Offices jusqu’au 30 septembre
Portrait du médecin et antiquaire Giovanni Pagni (1634 – 1674)
par Giovanni Stella. Ce médecin de Pise, dont on connait surtout
la correspondance avec Francesco Redi, fut envoyé à Tunis
dans le but de soigner Bey Mourad II et il en profita
pour monter une collection d’épigraphies
de l’époque punico-romaine.

 

 

À visiter en Tunisie : Le site archéologique de Carthage, Les ruines antiques de Dougga, La cité punique de Kerkouan, L’amphithéâtre d’el  Djem et autres sites archéologiques (Thuburbo Majus, Bulla Regia, Makhtar, Uthina, etc.) proposés par patrimoinedetunisie.com.

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