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Parcours artistique au jardin d’Essais

28/10/2019

Conception de l’affiche et Basic pattern of growth de Nassim Azarzar

État d’urgence d’instants poétiques jusqu’au 16 novembre
Entrée Avenue de la Victoire côté Nord
Jardin d’essais botanique de Rabat

Le jardin d’essais botanique de Rabat a initialement été conçu en 1914 par Jean-Claude Nicolas Forestier. Cet urbaniste- paysagiste féru en botanique aménage alors un jardin d’acclimatation, en plein cœur de la capitale du Royaume classée patrimoine mondial de l’Unesco, qui aujourd’hui s’étend sur 17 hectares  et abrite 650 espèces végétales. Pour en savoir plus sur sa vision, lire « Les influences théoriques et pratiques du Système de parcs de Jean-Claude Nicolas Forestier sur le travail d’Henri Prost en France. Expériences croisées 1913-1934 » de L. Hodebert dans les Cahiers thématiques Paysages vs Architecture no.13, 2014 p.85-95. C’est en aval de l’avenue de la Victoire que se tient la 2e édition d’État d’urgence d’instants poétiques. Une dizaine d’artistes ont été invités par Bouchra Salih, à créer une œuvre in situ autour du jardin andalou et du pavillon mauresque qui abrite l’agromusée. Ci-haut, une œuvre de Nassim Azarzar qui nous saisit par sa dichotomie nature/pollution puisqu’ elle est faite de goudron connu pour être cancérigène et ressemble à une chaussée bitumée dont l’exploitation est nocive pour l’environnement comme mentionné dans le billet Plume et bitume. Cependant, son motif végétal est en parfaite harmonie avec son environnement tout comme d’ailleurs les autres installations qui sillonnent le parcours. Lors du vernissage qui s’est tenue vendredi dernier, les artistes ont eu la chance de présenter leur installation.  Au courant de cette semaine, l’équipe de L’Art f’Dar propose en plus diverses activités aux élèves du primaire. Cet événement se clôturera avec une performance déambulatoire de Kamal Aadissa ainsi qu’une danse  nature urbaine de Nezha Rhondali alias Lisa Dali – fondatrice de l’association Irtijal qui dirige des ateliers de danse Contact Improvisation.

A piece of wood from three pieces of wood d’Abdellah M.Hassak / Destruction-construction de Mohamed Mourabiti / Chajara-Zaytüna de Younès Rahmoun / In tune with distorsion de Khalid
El Bastrioui / L’arbre qui cache la forêt de Badr El Hammami / Sisyphe de Driss Aroussi

Ci-dessus une photographie de l’installation sonore d’Abdellah M. Hassaki – artiste multimédia qui transpose  le son d’un cognement de morceaux de bois en notes de musique de trois grandeurs différentes, superposant ensuite ces trois partitions. Cette pièce polyrythmique fait écho à A piece of water à partir d’une goutte d’eau, qu’il visualise sous forme binaire et ternaire. Tandis qu’un de ses projets antérieurs, comprenant archives, entrevues et enregistrements sonores portait sur l’ancien aquarium de Casablanca qui a fermé ses portes en 1987.  D’autres œuvres d’artistes font appel s à des photographies  & archives telle l’installation de Badr El Hammami faisant suite à sa résidence à Lille dans laquelle il traitait les notions de frontières et de migrations (il décrit d’ailleurs sa démarche lors d’une rencontre avec des élèves qui s’est tenue dans le jardin samedi dernier) ou Chajara-Zaytüna de Younès Rahmoun – artiste de Tétouan qui avait présenté Taqiya-Noren 2017 à l’Arsenal pour la Biennale de Venise et précédemment en 2011 au Pavillon du Maroc. Sur le site de l’artiste vous pourrez voir toutes ses installations et visionner son film d’animation  d’une graine à la recherche d’un lieu idéal pour croître, intitulé Habba7 min. Quant à Khalid Bastrioui, dont on a pu voir les théières Warholienne à la Galerie Venise Cadre durant la semaine du Art Week Casablanca, amuse les visiteurs avec son installation cinétique de papillons In tune with distorsion.  Dernière photo ci-haut, la vidéo Sisyphe de Driss Aroussi, qui porte bien son nom, mettant en évidence le travail perpétuel et extrêmement ardu d’ouvriers sur des chantiers de pierre – lire aussi les textes sur  son site parvenu.free.fr. Parmi les autres œuvres, on retrouve  une installation sonore de Simohammed Fettaka, un enfilage de perles en verre d’Amina Agueznay , une vidéo de Lina Laraki qui à travers le rêve d’une plante aborde également les thématiques de migration, d’exil, etc. puis un terrain de végétation de Jamila Lamrani qui aime à varier ses médium et qui représentait le Maroc à l’exposition Lumières d’Afriques. Pour terminer, voici quelques vers de Voix d’auteurs du Maroc – Plumes et pinceaux tome 3 aux éditions Marsam 2019, 168 p.

Le prochain billet portera sur la 1ère Biennale de Rabat qui met à l’honneur  les femmes artistes.

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