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Art public au CUSMcGill

16/10/2015

CUSMGlen_Cooke-Sasseville_Linda Covit

Art public au site Glen du CUSM au 1001 boulevard Décarie à la sortie du métro Vendôme

Le Centre Universitaire de Santé McGill – CUSM a inauguré cet été son tout nouveau site Glen qui regroupe dorénavant l’Hôpital Royal Victoria, l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Institut thoracique de Montréal, l’Institut de recherche  et le Centre du cancer des Cèdres. Pour vous retrouver dans ce vaste complexe doté d’appareils à la fine pointe de la technologie, consultez le plan. Ceux qui travaillent au CUSM ou qui y passeront  pour des tests, des traitements ou en tant que visiteurs, auront la chance d’admirer les œuvres d’artistes de la collection permanente du Centre d’exposition ainsi que 11 nouvelles créations rendues possible grâce à la politique du 1% d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments. Un parcours guidé en 26 stations vous est proposé sur le site du CUSM. Baume pour l’âme, les arts ne peuvent procurer que des bienfaits. Tout comme la Société des arts en milieu de santé apporte la joie à travers la musique et les clowns thérapeutiques par le rire, les arts visuels peuvent eux aussi susciter calme & volupté. Linda Covit le réussit à merveille avec son lumineux Havre qui nous accueille les bras ouverts tendus vers le ciel à 13 m de hauteur et de l’intérieur, on semble complètement protégé par cette gigantesque alcôve en aluminium de 16 m de diamètre. Havre s’inscrit dans la lignée des œuvres minimalistes et zen de Linda Covit dont plusieurs sont  en dialogue avec la nature (Tower for butterflies, Hearing the forest, Nature stations) ou prône la paix avec Give a peace a chance et Caesura au Parc Jarry dédié à Aung San Suu Kyi – Nobel 1991. Protection et réconfort émanent également de Lux Domum composé de matériaux nobles, par Martha Townsend – artiste qui a inspiré Le saut de l’ange 1993 de Denise Desautels aux éditions du Noroît et dont les dessins ornent les recueils de poésie de Louise Warren, Nicole Brossard, etc.. L’escalier longeant la murale nous invite à envisager à différents niveaux ses deux dômes d’or. On pourrait notamment y voir, au niveau submicroscopique, les nanoparticules servant à détecter les marqueurs tumoraux – lire l’article de Lise Loumé dans Scienceetavenir.fr 19/06/2014 et La preuve par l’image du 01/10/2015 sur ce site.

Parmi les autres installations du site Glen, voici ci-haut Prendre le pouls de Cooke-Sasseville et ci-bas  Structura Habitata de Shelley Miller comprenant des esquisses de Léonard de Vinci, Cœur à tout de Michel Goulet, Lustre représentant la molécule d’hémoglobine de Nicolas Baier (voir le billet Art quantique), Études sur les nuages de Denis Farley, ainsi qu’Annedda ou « arbre de vie » de Josée Pedneault. Professeure de photographie à l’Université Concordia, Pedneault a eu la brillante idée de choisir des plantes du Québec utilisées comme remèdes contre des affections des voies respiratoires, pour ses 5 murales de l’Institut thoracique de Montréal c.à.-d. l’orme rouge, le cèdre blanc, la bourrache , le pin blanc et ci-dessous le lichen d’Islande – fiches sur santecheznous.com et passeportsante.net. Notez toutefois la possibilité d’ interactions médicamenteuses indésirables ex. AINS pour le lichen d’Islande  tandis que pour la bourrache, les anticonvulsivants et certains psychotiques. Œuvres également de Michel Saulnier, Jean-Sébastien Denis et Gilles Mihacean  sur cusm.ca.

CUSMGlen_Townsend_Miller_Goulet_Baier_Farley

CUSMGlen_Annedda_Josée Pedneault

For the LobariaUsnea, Witches Hair, Map Lichen,Beard Lichen, Ground Lichen,
Shield Lichen
par Jane Hirshfield dans la revue Poecology 2012 no.2 sur poecology.org

[…]
Marriage of fungi and algae,
chemists of air,
changers of nitrogen-unusable into nitrogen-usable.

Like those nameless ones
who kept painting, shaping, engraving
unseen, unread, unremembered.
Not caring if they were no good, if they were past it.

Rock wools,
water fans, earth scale, mouse ears, dust,
ash-of-the-woods.
Transformers unvalued, uncounted.
Cell by cell, word by word, making a world they could live in.

 Jane Hirshfield est également auteure de Ten Windows –
How great poems transform the world
aux éditions Knopf 2015.

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