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Covid Art

02/04/2020
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Petit échantillon d’artistes au temps du Coronavirus
Et illustration du coronavirus par David S. Goodsell de la RCSB Protein Data Bank

Identification des structures du coronavirus
SARS Cov-2 à l’origine du Covid-19 sur le site pdb101.rcsb.org
Une enveloppe composée de glycoprotéines de surface S (Spike) pour s’accrocher aux récepteurs d’une cellule hôte, de petites protéines d’enveloppe (E) entraînant éventuellement la maladie et des protéines membranaires intégrées (M) responsables de la coordination entre les autres protéines et pour se reproduire, l’ARN génomique associé à la nucléoprotéine N dans la nucléocapside hélicoïdale. Vous y trouverez également une version à colorier et autres outils pédagogiques pour tous les niveaux.

Diaporama ci-haut comprend des artistes du monde entier et inclut également les artistes marocains suivant : Mohamed Rachdi, Amina Rezki, Mohamed Lekleti, Hamza Ben Rachad, Inaam Obtel ainsi que Bekkaye Mekkaoui qui publie régulièrement sur sa page facebook de nouvelles créations inspirées du Coronavirus.

Voir le précédent billet pour des lectures en lien avec la pandémie du Covid-19.


Inaam Obtel

30/03/2020

Diapositive de Pathologies & Arts avec artistes marocains et autres…
faisant suite à la série Diapo du mois sur ce site.

Inaam Obtel  est une artiste pluridisciplinaire qui a étudié les Beaux Arts à Tétouan et qui rédige une thèse de master en Rhétoriques des arts de l’Université de Pau qui portera sur l’influence des manipulations génétiques  dans le 7e art et autres domaines artistiques. Les images en mouvement et le son, sont des éléments essentielles de ses installations et de ses performances qu’elle déploie pour transmuter  des molécules ou détourner des objets des domaines pharmacologique ou médical. Ci-dessus, les radiographies de crâne deviennent un jeu de carte et sans vouloir gâcher le côté énigmatique que recherche de transmettre l’artiste, voici la légende de l’image de droite correspondant à une coupe axial obtenue par un scanner cérébral 1. sinus maxillaire droit 2. septum nasal 3. sinus maxillaire gauche 4. nasopharynx 5. conduit auditif externe 6. trou occipital 7. cervelet.

Lors de sa résidence en 2019 au Hybrid Lab plattform – organisme basé à Berlin qui favorise l’échange entre les arts, la science et la technologie, Inaam Obtel faisait recours cette fois, à la réalité virtuelle « rendant ce qui est invisible, visible », pour imaginer l’ingestion inversée d’un médicament en introduisant l’humain à l’intérieur d’une molécule. Elle poursuit, dans ce même projet, à la phase d’absorption, via un code QR qui renvoie à une vidéo, illustrant de manière poétique la mise en solution d’un médicament, pour lui permettre d’être absorbé, en utilisant de l’encre de chine et un effervescent sous microscope. Pour en savoir plus sur la pharmacocinétique lire le processus sur pharmacomedicale.org.

Identités 2016 de Inaam Obtel – Iftiry Centre d’Art contemporain d’Essaouira
Informations sur les
tatouages berbères sur ce site au billet du 21/3/2020

Dans le cadre d’Être ici à Tanger 2018 – parcours artistique à travers divers lieux historiques de la ville, le public avait pu assister à la projection de son Africa in motions au Bab Bahr de la Kasbah de Tanger. Une façon pour Inaam Obtel de dénoncer le problème d’accès aux médicaments en Afrique, expliqué dans l’article en référence sur ce site au billet Être ici Tanger. On pouvait aussi y voir des gravures sur plaque de zinc de divers virus qui la fascine depuis déjà longtemps comme le démontre son installation Papilloma 2016, composée de gobelets jetables prenant la forme du VPH Virus du Papillome Humain transmissible sexuellement et ses gravures de divers virus ex. virus du Nil qui se propage par des moustiques et cause des troubles neurologiques mortelles, virus du Chikungunya également transmissible par des moustiques mais causant des douleurs articulaires, virus Arenaviridae responsable de certaines formes de fièvres hémorragiques, virus H1N1 responsable de la pandémie de 2009, le virus de l’Ébola qui se propage par contact direct de la peau lésée et muqueuses, etc.

Sites en lien avec le Coronavirus
OMS  Organisme Mondial de la Santé
Dossier du Coronavirus par l’Institut Pasteur
OurWorldInData.org pour des statistiques précises
Covidsisualizer.com pour une visualisation de l’épidémie
(cas infectés, nombres de décès et de guérisons) sur le globe en temps réel.
Minutephysics pour mieux comprendre le point de basculement du Covid-19
et l’importance des échelles logarithmiques dans une vidéo éducative en coll. avec aatishb.com
Portail officiel du Coronavirus au Maroc et nouvel appareil respiratoire de haute protection conçu par une équipe de la FRDISI et de l’ENSEM-UH2C.

Autres diapos de Corps humain et Pathologies à travers l’art à venir…

Ghizlane Sahli

26/03/2020

Diapositive de Pathologies & Arts avec artistes marocains et autres…
faisant suite à la série Diapo du mois sur ce site.

Architecte de formation, Ghizlane Sahli déploie avec grâce et finesse les organes du corps humain. Elle réussit à leur donner un aspect alvéolé à partir de morceaux de bouteilles en plastique brodés en fil de soie de sabra – une soie végétale provenant de l’Aloe vera, utilisée depuis des années en passementerie pour orner les caftans ou autres habits traditionnels. Pas étonnant que ses créations exquises ont séduites le Victoria & Albert museum qui possède dorénavant son cœur rouge & or de la série Histoire de tripes.

Ghizlane Sahli se sert des viscères humains comme métaphore d’individus dépouillés de tous les préjudices qu’ils accumulent à travers les années, ne leur restant au final que ce qui est vital tels les organes de la reproduction, la digestion, la respiration, la circulation du sang, etc. Elle ne prétend pas reproduire les structures anatomiques avec exactitude, mais s’inspire tout simplement des merveilles du corps humain pour créer des œuvres de toute beauté. Ci-dessus Histoire de Tripes Volumes 003 2017 et un dessin à l’encre sur papier d’Arches dont plusieurs sont également brodés. Celui-ci évoquant les villosités intestinales qui procurent, de par leur replis, une plus grande surface d’absorption comme expliqué sur ce site au billet Palm Jumeraih à Dubaï qui en reproduisant ce principe, ont permis à plus de gens d’avoir accès à la plage.

Au centre Histoire de tripes Volume 005 2005 de Ghizlane Sahli au Musée Victoria & Albert Museum
De chaque côté La mer(e) origine du monde 2019 à la Galerie David Bloch de Marrakech

« Le féminin dans l’œuvre de Ghizlane Sahli, comme le féminin de L’Éternel Féminin,
incarne peut-être cet appel de la transcendance, le désir sublimé. La métamorphose à l’œuvre
dans son travail s’alimente d’une énergie similaire, foncièrement féminine. Car seul le féminin
sait tendre un arc entre la cellule et l’océan, ou articuler l’espace aqueux de l’enfance primaire et l’espace aquatique de l’origine première. On doit également au féminin, l’étrange familiarité entre la poche amniotique en laquelle nous avons “bourgeonné” avant même de connaître la lecture
et le bourdonnement sourd d’une immersion aquatique » Soukaina Aboulaoula et Yvon Langué
tiré du communiqué de presse 01/2020 de la Galerie David Bloch

Voir aussi sur le site de Ghizlane Sahli, les installations du collectif Zbel Manifesto qu’elle a fondé avec sa sœur Katia Sahli diplômée en droit international et l’artistes-photographe Othman Zine. Aspirer pour un monde meilleur, fait partie des préoccupations de Zbel manifesto qui utilisent des matières recyclables comme dans Pimp up my garbage en 2014 pour la Biennale de Marrakech ou ci-dessous Un diner en ville 2018 sur la musique de Maria Callas dans le cadre de l’exposition Second Life au MACAAL.

Lire aussi MACAAL à Marrakech qui cite quelques œuvres sur le thème de l’environnement.

Autres diapos de Corps humain et Pathologies à travers l’art à venir…

Mohammed El Baz

21/03/2020

Diapositive de Pathologies & Arts avec artistes marocains et autres…
faisant suite à la série Diapo du mois sur ce site.

À l’occasion de la première Biennale de Rabat, qui s’est tenue l’automne dernier, le commissaire Abdelkader Damani avait donné Carte blanche à Mohammed El Baz. L’artiste plasticien, qui a fait des études d’art en France, transforma le sous-sol du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain en lieu de réflexion sur la complexité du monde dans lequel on vit, grâce à ses installations et celles de six autres invités. On pouvait y voir de récentes photographies faisant allusion à la chute d’Icare ainsi qu’un autoportrait dans sa série Black rain  2019 qui avaient été exposé à la galerie d’art L’Atelier 21 quelques mois plus tôt et qui s’inscrivent en continuité de son projet Bricoler l’incurablequ’il poursuit depuis 1993. Ce titre lui vient d’une phrase de Cioran qui définissait qu’« Être moderne, c’est bricoler dans l’incurable » – Les syllogismes de l’amertume p.753. Ausculter, diagnostiquer et réparer c’est ce que justement Mohamed El Baz tente de faire de manière ingénieuse à travers l’art.

Festin nu 2011 (détail) de Mohammed El Baz et L’Ombrelle 1777 de Goya au Musée du Prado

D’ailleurs, pour Festin nu 2011 ci-haut, il photographie des pilules & comprimés, qu’auraient pu être prescrits à 22 artistes selon des pathologies imaginaires, avec le souhait de peut-être un jour approfondir le sujet avec des spécialistes afin d’éventuellement présenter une exposition incluant des originaux d’ordonnances provenant d’archives pour soutenir certaines hypothèses. Pour l’instant, cette sélection du Festin nu repose notamment sur un choix esthétique faisant allusion dans le cas de Malevitch au mouvement suprématisme ou à la palette de couleurs de Goya comme l’image ci-dessus. Il en est de même du bleu & du rose pour Picassso correspondant à ses périodes mélancolique & douce en rajoutant le brun-ocre du cubisme; pour Duchamp, on s’en tient qu’à deux couleurs – l’une claire et l’autre sombre du Nu descendant de l’escalier ou pour sa passion des échecs et qu’à une seule couleur pour Monet, celle du si célèbre Nymphéas bleus et de ses paysages de l’eau ou des conséquences de sa cataracte comme le rapporte un des ophtalmologue qu’il avait consulté à Giverny. Vous pourrez lire d’autres exemples de problèmes de vision des peintres sur le site des ophtalmologistes de France ainsi que les références mentionnés au billet Impressionnisme en musique. Quant à ce légendaire jaune de Van Gogh on l’attribue à une xanthopsie causée par une surdose de santonine ou de digitalis qu’on lui aurait prescrits ou d’un excès d’absinthe dû à la molécule Thujone – plus de détails dans Médecin du Québec vol.28 no.2 fév.2003, Archives of Pathology & Laboratory Medicine Nov. 2005, Vol. 129 no. 11, p.1457-1464 et Royal Society of ChemistryMai 2011 ou autres hypothèses sur meridiens.org et ouvrages déjà cités sur ce site.

De plus, la lumière est un élément récurrent dans la riche production de Mohammed El Baz, que ce soit peindre avec la lumière car il privilégie souvent la photographie, ou sous d’autres formes. À l’occasion de la COP 22 de Marrakech, les silhouettes des continents en moucharabieh de Door of heaven 2016 furent illuminées par des panneaux photovoltaïques, nichés sur des arbres métalliques pouvant produire jusqu’à 4,5 Wh par jour selon le groupe l’OCP. Nombreuses sont ses installations à partir d’ampoules ou celles de néons, illustrant le contour d’un cerveau ou d’un mot ou brodés selon le relief d’un territoire, etc. Tandis qu’au sens figuré, sa dernière exposition à l’Atelier 21, inspiré du Procès de Kafka, avait comme titre Lumière noire,  « ce spectre ultra-violet qui révèlent selon El Baz « la poussière à laquelle se réduit tout homme ».  « Révéler l’invisible » semble être le nouveau mantra de celui qui poursuit son travail sur « Bricoler l’incurable », mais en s’attachant à dénouer les verdicts que pose la société sur nos existences, comme est accusé sans raison le héros de Kafka. » Peut-on lire dans le magazine Diptyk.

Mystery skulls, Never basta no.6 et no.4 2013, Skyfire 2019 et
Cliquez sur son projet Door of Heaven, élaboré dans le cadre de la COP22 de Marrakech,
pour visionner des données mondiales en temps réel aussi bien sur le nombre de décès

de maladies diverses, disparition d’espèces, l’énergie de ressources renouvelables,
la consommation d’eau ou les émissions de CO2 par jour, etc.

Ci-dessus, un tatouage berbère sur un crâne de la série Mystery skulls de Mohammed El Baz – Pour démystifier ce rituel pré-islamique et connaitre la signification de quelques motifs regarder la vidéo de Moussa Lebkiri présenté sur Arte, lire les commentaires du professeur d’anthropologie Fouad Arzouk sur dzvid.com et l’article Le tatouage berbère au-delà de l’aspect esthétique, Mémoire du corps de Haddadt 29/11/2018. Pour terminer, quelques autres photographies de Mohammed El Baz i.e. des fémurs colorés en métal et le triptyque avec cœurs de mouton que le public du Salon du Livre et de l’Édition de Casablanca a pu voir au Pavillon de la France – les deux pays où l’artiste partage son temps. Rappelons aussi que pour une exposition en l’honneur des 20 ans de règne du roi Mohammed VI, Mohamed El Baz a souligné les avancés aérospatiales du Maroc par une photographie représentant le lancement d’une fusée avec en arrière-plan la mosquée Hassan II de Casablanca. Notez la mise en orbite de déjà plusieurs satellites marocains ayant permis des relevés topographiques utiles dans le domaine de l’agriculture & de l’environnement ainsi que la mise sur pieds cette année d’un programme de construction de petits satellites – plus de détails sur sputnik.news.

Lire aussi les billets sur l’exposition Tatoueurs tatoués du Quai de Branly
et les trois sur la Biennale de Rabat partie I Intro II Sciences et III Littérature.

Autres diapos de Corps humain et Pathologies à travers l’art à venir…

FIFA 2020 – autres suggestions

17/03/2020

Le FIFA en ligne ! Permet de visionner de chez-soi une centaine de films parmi les 240 programmés pour cette 38e édition qui a dû s’adapter aux consignes de confinement pour contrer l’épidémie du Corona Virus. Outre ceux en lien avec l’Art-Thérapie mentionné dans le précédent billet et de nombreux films d’art iraniens des années soixante à aujourd’hui,  voici quelques suggestions de films en lien avec les sciences, le street art, la poésie et autres…

SCIENCES

Léonard de Vinci: L’homme en mouvement de Nathalie Plicot et Eve Ramboz

Léonard de Vinci : Le chef d’oeuvre redécouvert de Frédéric Wilner

Wild Gene de Joris Gijsen sur l’artiste conceptuel Koen Vanmechelen fondateur de Labiomista ou sont conçus des oeuvres de bio-art aviaires tel le projet CCP.

Why Are We Creative: The Centipede’s Dilemma de Hermann Vaske

NB. Les titres en italique indiquent que le film n’est pas disponible en ligne pour l’instant
mais surveiller la liste car des ajouts se font quotidiennement sur FIFA en ligne !

POÉSIE

Envol entre fleuve et ciel de Chantal duPont

Voix des soupirs de Atam Rasho – court métrage
D’après le Livre des Lamentations de Grégoire de Narek du Xe siècle

Mingus Erectus d’Amaury Voslion
D’après le recueil éponyme de Noël Balen en hommage à Charles Mingus

Raôul Duguay par delà La Bitt à Tibi de Yves Langlois
Sur un projet transdisciplinaire de ce poète, artiste et compositeur-interprète

Plus haut que les flammes de Monique Leblanc
D’après Plus haut que les flammes de Louise Dupré aux éditions Bruno Doucey

Notez aussi Le procès de Lady Chatterley – orgasme et lutte des classes dans un jardin anglais, Paul Auster – in the land of Strangeness ainsi que The man who played with fire sur Stieg Larrson et une vision en 6 min de Kafka dans That is funny.

STREET ART

Ernest Pigon-Ernest, à taille humaine de Yann Coquart
Martha : A picture story de Selina Miles sur la photographe
Martha Cooper l’auteure de Subway Art publié en 1984.
Art libre de Luigi Capasso sur l’artiste Millo

Notez aussi des films sur la danseuse de ballet Vessa Tonova et un couple d’artistes bulgares ainsi que sur le célèbre metteur en scène russe Kiril Serebrennikov dont le procès fut médiatisé et la formidable chef d’orchestre Barbara Hannigan.

Kiril Serebrennikov a theatre director under arrest de Julia Bendlin et Eduard Erne
A monologue in the intermission de Peter Vulchev
Luben and Elena d’Ellie Yonova
Taking risks de Maria Stodtmeier

Bon Festival !

FIFA 2020 en ligne

17/03/2020

We are not princesses de Bridgette Auger et Itab Azzam
Festival International du film sur l’art  du 17 au 29 mars

Une édition mémorable se trame pour le FIFA, avec leur offre inédite de diffusion en ligne
qui permettra de faire rêver les gens durant leur confinement, à travers la beauté des images, de la musique et des émotions des films sélectionnés. Pour pallier l’état d’urgence mis en place contre l’épidémie de Covid-19, Philippe U. Del Drago, qui dirige depuis trois ans le Festival International du Film sur l’Art, réussira à présenter une centaine de films – parmi les 240 initialement prévu, pour la modique somme de 30$. Le film d’ouverture We are not princesses de Bridgette Auger et Itab Azzam est l’histoire de réfugiées syriennes, en répétition pour la pièce de théâtre Antigone, qui confessent s’identifier au personnage de Sophocle – Lire aussi l’article de Tiffany Tchobanian sur filmthreat.com. Dans Traces of hope, ce sera au tour des enfants syriens d’utiliser l’art comme « procédé libérateur et salvateur » via la création d’un film d’animation, mais pour Suse Lowenstein cela se fera à travers la sculpture dans Seat 20D et pour Éva Fahidi par la danse dans Euphoria of being. L’art fait du bien ! Est une évidence, à entendre ces témoignages ou voir les ateliers de danse intergénérationnels dans Habiter le mouvement – un récit de 10 chapitres ou ceux d’enfants atteints d’un handicap moteur dans L’âge d’or ou les sessions de peinture de la petite Dana dans Un papillon dans une bulle. D’ailleurs le Musée des beaux-arts de Montréal est le premier à s’être doté d’un comité Art et santé avec des experts dans le domaine et à avoir initié avec l’association Médecins Francophones du Canada des prescriptions muséales et comme le déclare Dr.Piroska Östlin en conclusion du rapport de l’OMS sur le bienfait de l’art sur la santé basé sur 900 publications :

 « Faire entrer l’art dans la vie de quelqu’un par le biais d’activités telles que la danse, le chant
ou la fréquentation de musées et de concerts nous donne une clé supplémentaire
pour améliorer notre santé physique et mentale »

Outre la solidarité et la bienveillance rajoutons donc le FIFA,
comme remède à cette période d’isolement.

Liste des films sur le FIFA en Ligne !

Coiffes du Musée des Confluences

08/03/2020

Le monde en tête au Musée des Confluences à Lyon jusqu’u 15 mars
Quiz sur le site exposition-lemondeentete.fr  

Au confluent du Rhône et de la Saône, cet imposant musée, recouvert d’une verrière, abrite des trésors de sciences naturels, humaines et techniques. Les cabinets de curiosité font partie des premières acquisitions qui remontent au XVIIe siècle, suivies par des collections archéologiques, ethnographiques et anthropologiques grâce à Louis Lortet et Ernest Chantre, auxquelles se sont rajoutées celles du chimiste Émile Guimet et de nombreuses autres depuis. Finalement, le Musée des confluences conçu par la firme Coop Himmelb(l)au de l’architecte Wold D.Prix, ouvrit ses portes en 2014. C’est en 2017, qu’Antoine de Galbert fait don au musée de ses extraordinaires et flamboyantes coiffes qu’il a recueillies en débutant par un calot en plume de Casoar, pour se retrouver, trente ans plus tard avec cinq cent au total provenant de toute la planète. Le Casuarius casuarius est un oiseau prédateur pesant 75 kg de Papouasie-Nouvelle Guinée, avec une griffe de 12 cm de long, qui est considéré très dangereux. Dans la vidéo ci-haut, vous verrez quatre autres exemples de ce tour du monde des coiffes i.e. un casque guerrier naga symbolisant le prestige, une coiffe royale yoruba comme affirmation du pouvoir, un diadème de future mariée miao à titre de protection contre des forces malveillantes et une coiffe colorée des kayapos du Brésil parée de plumes de grand hocco, poule, ara rouge, bleu et hvacinthe. Vous remarquerez aussi dans la salle, un chapeau du Bénin, surmonté d’un crâne de singe cercopithèque mone, porté par les adeptes du dieu vaudou Papa Legba qui, soit dit en passant, est évoqué sur l’épée de l’académicien Danny Laferrière par un dessin gravé de Patrick Vilaire. À la boutique du musée, vous pourrez vous procurer le catalogue de l’exposition Le monde en tête et également Souvenirs de voyage 2019 d’Antoine de Galbert – Collectionneur et fondateur de La Maison Rouge à Paris qui a malheuresement fermé ses portes en 2018.

Ci-dessus une photographie de « Cro-magnon & Cro-mignonne » qui reflète le ton ludique de  L’univers à l’envers, Plonk et Replonk que l’on peut également voir au Musée des confluences. Traces du vivant est une autre exposition en cours, qui permettra de faire un retour au passé à travers des vestiges de squelettes du monde animal. On invite d’ailleurs le public à manipuler ces trois modèles de crânes, afin d’identifier les similitudes entre un crâne humain et ceux d’un lion et d’un sanglier.  Os & coutumes sont mis de l’avant avec des vitrines consacrées à des jouets et instruments de musique. Comme par exemple:  un jeu de patience de Mongolie avec divers os dont un astragale de mouton; des bilboquets à partir de phalanges d’orignal ou d’humérus de phoque fabriqués par les peuples Atikamek et Inuit respectivement; une sonnaille du Venezuela composée d’un bec de toucan et écailles de tatous; ou une calebasse recouverte de vertèbres de serpent servant de hochet au Nigeria. Notez que le site du Musée des Confluences propose une foule d’activités pédagogiques et de fiches et questionnaires pour tous les niveaux.

Autres expositions temporaires au Musée des confluences
Mini-monstres, les invisibles jusqu’au 3 avril / Prison, au-delà des murs jusqu’au 26 juillet / L’univers à l’envers, Plonk et Replonk jusqu’au 11 nov. / Traces du vivant jusqu’au 6 déc.

Ne manquez pas de voir à quelques pas du Musée des confluences, l’exposition
Genesis de Sebastião Salgado (billet de celle au Musée de la photographie à Stockholm)
qui se tiendra jusqu’au 10 mai à La sucrière de Lyon – lieu reconverti en espace culturel par At-l-as architectes et Z architecture, puis continuer votre balade le long des Docks de la confluence.

Mo Baala le Petit Prince de Taroudant

04/03/2020


Quelques titres sur Khadija 2019 de Mo Baala

Exposition Beginnings de Mo Baala à l’Atelier 21 jusqu’au 16 mars

Mo Baala est un artiste pluridisciplinaire originaire de Taroudant. Autodidacte, il est considéré par certains comme le Basquiat marocain. Lors de cette exposition vous pourrez voir des tableaux, dessins et sculptures qui selon Olivier Rachet dans le texte du catalogue, dégagent un  « primitivisme retrouvé » ou « surgissement dionysiaque ». Lecteur passionné depuis sa tendre enfance et amoureux des livres, voici ci-haut un montage de quelques ouvrages qui ont marqué l’artiste et qui apparaissent sur la toile intitulée Khadija. Parmi les auteurs marocains on retrouve : Ahmed Sefrioui – La boîte à merveilles 1954, Mohamed Choukri – Le pain nu 1980 traduit en anglais par Paul Bowles et en français par Tahar Benjelloun, Mohamed Zafzaf – Tentative de vie 1985 traduction de Siham Bouhlal, Fatima Mernissi – Rêves de femmes, une enfance au harem 1997 traduit par Claudine Richetin, Leila Abouzeid – Retour à l’enfance 1998 traduction en anglais de Heather Logan, Mohammed Khaïr-Eddine – Il était une fois un couple heureux 2002 et Mohamed Nedali – Morceaux de choix 2006.

Lire aussi l’analyse de Sahar Youssef de Six versions du Petit Prince en arabe : retraduction, régionalisme et polytraduction incluant la version ci-haut, celle la plus réussie, en arabe standard du marocain Mohamed Al Touhami Al Amari et ci-dessous Le Petit Prince de Taroudant 2017 de Mo Baala qui faisait partie d’une exposition au Comptoir des Mines de Marrakech et une petite toile en coton qu’il avait placé à la librairie Hussein Hariri à Taroudant dans le cadre de Tiny painting for tall people en 2018.

Le Petit Prince de Taroudant de Mo Baala
Entrevue pour le magazine Diptyk et articles dans knock.mag.com ainsi que darkawa.net

Galeries d’art de Casablanca

04/03/2020

Le Maroc est une véritable pépinière d’artistes que vous pourrez découvrir dans les musées et galeries d’art de plusieurs villes du pays. Voici quelques bonnes adresses à Casablanca et l’emplacement
de certaines d’entre elles dans les quartiers Racine, Bourgogne, Maârif et Gauthier.

Musée Fondation Abderrahman Slaoui 
Mardi au samedi 10h à 18h Fermé le dimanche et le lundi

Musée du judaïsme marocain
Lundi au vendredi 10h à 18h et Dimanche 11h à 15h Fermé le Samedi

Espace d’art Artorium de la fondation TGCC  
Mardi au vendredi 10h à 19h et samedi 10h à 17h Fermé le dimanche

Galerie d’Art de la Société Générale Maroc  au 55 boulevard Abdelmoumen Lu au ve 8h à 16h30

Espace d’art Actua de la banque Attijariwafa au 60 rue d’Alger Lundi au vendredi 8h15 à 15h45

Galerie 38 du Studio des Arts Vivants
Lundi au samedi 10h à 19h Fermé le dimanche

Villa des Arts de Casablanca (sur la carte en bleu)
Mardi au dimanche 9h30 à 19h Fermé le lundi

Galerie Venise Cadre (sur la carte en rouge)
Lundi au samedi 9h à 19h Fermé le dimanche

Atelier 21 (carte)
Lundi 15 à 20h et Mardi au samedi 10 à 13h et 15h à 20h Fermé le dimanche

Living 4 Art
Lundi 14h à 20h / Mardi au samedi 9h à 20h / Dimanche 14h à 19h30

SoArt Gallery (carte)
Lundi au samedi 10h à 19 h 30 Fermé le dimanche

Galerie Shart (carte)
Mardi au samedi 10h à 19h30 Fermé le dimanche et le lundi

Galerie CDA
Lu au samedi 10h30 à 19h30 Fermé le dimanche et le lundi

Loft Art Gallery  (carte)
Lu 14h30 à 19h30 / Ma-Ve 9h30 à 12h30 et 14h30 à 19h30 / Sa 9h30 à 12h30 Fermé le dimanche

Mine d’Art (carte)
Lundi au samedi 15h à 19h Fermé le dimanche

B & S Art Gallery  (carte)
Lundi au samedi 10h à 19h30 Fermé le dimanche

Marsam galerie d’art  
Lu 15h à 19h30 / Ma-Sa 9h30 à 12h30 et 15h00 à 19h30 Fermé le dimanche

Galerie Nadar (carte)
Lu 16h à 19h30 / Ma-Me 10h à 19h30/ Je 16h-19h30 / Ve 10h-19h30 / Sa 10h-13h Fermé le dimanche

Laredo Art Gallery (carte)
Lundi au samedi 9h à 20h Fermé le dimanche

Thema Galerie d’art (carte)
Mardi au samedi de 10h à 19h30 Fermé le dimanche et le lundi matin

CasArt Gallery Urban gallery
Lundi au vendredi 12h à 19h et samedi 11h à 13h30 Fermé le dimanche

Galerie – magasin à la fois :
Kunst Lundi 10 à 13h / Mardi au samedi 9h30 à 19h30 / Dimanche 10h à 17h
Galerie H  Mardi au samedi 10h à 19h Fermé le dimanche et lundi
Galerie A2 Lundi 15h à 19h et Mardi au samedi 10h à 19h Fermé le dimanche
Dar el Kitab au habous Mardi au samedi 10h à 19h Fermé le dimanche et le lundi
Artem boutique Lundi au samedi 10h à 19h30 sauf samedi jusqu’à 20h Fermé le dimanche

Notez que les heures d’ouverture indiquées peuvent changer
et que la plupart des galeries ferment en milieu de journée.

Suivez toute l’actualité artistique avec articles de fond grâce au formidable magazine Diptyk ainsi que le superbe site Kawn Culture.  Vernissages & activités culturelles apparaissent également sous l’onglet Évènements de ma page facebook i.e. Linda Moussakova et par la même occasion voici une suggestion de circuit artistique, proposée aux membres de Casa Accueil pour le jeudi 5 mars 2020.

 

Prochain billet portera sur Mo Baala & littérature

SIEL 2020

04/02/2020

SIEL – Salon International de l’Édition et du Livre à Casablanca du 7 au 16 février
À l’Office des Foires & Expositions de Casablanca face à la Mosquée Hassan II  

 

www.salonlivrecasa.ma
Voici quelques publications d’auteurs
qui participeront aux tables rondes suivantes

Archives et enjeu de la modernité
Avec Karima Direche, Salah Eddine Bahji, Basma Makhlouf, Shabou, El Mostafa Fayad
Modération par Jamaâ Baïda, auteur de Il était une fois Toumliline 2019, 137 p.
Samedi 8 février 16h30 Salle Marrakech

A. Khatibi et A.Laroui: Quel horizon de pensée pour le Grand Maghreb aujourd’hui?
Avec Nourredine Affaya, Mohammed El Maazouz, Abdelmajid Kaddouri
Modération par Abdlouahed Mabrour, co-auteur de L’enseignement-apprentissage du français au Maroc au XXIe siècle, éditions L’harmattan 2019, 260 p. – Samedi 8 fév 16h30 Salle Sijilmassa

Ecritures et cultures:Trames du visible et de l’invisible dans la littérature marocaine de langue française
Avec Abderrahman Tenkoul, Mahi Binebine, Kebir Mustapha Ammi, Hassan Wahbi
Modération par Sanae Ghouati – Dimanche 9 février 15h Salle Marrakech

Dialogue Penser et comprendre le monde à partir de la littérature
Avec Mustapha Fahmi et Hafsa Bekri-Lamrani
Mercredi 12 février 16h30 Salle Chinguetti

Écriture maghrébine en langue française : continuités et ruptures
Avec Noureddine Bousfiha, Kamel Bencheikh, Sonia Zlitni Fitouri
Modération par Samira Douider – Jeudi 13 février 16h30 Salle Sijilmassa

Poésie
Un livre, un prix
Prix Maroc du livre 2019
Liste des lauréats sur eco.ma

Rachid Khaless pour Guerre totale et Vols, l’éclat
aux éditions Virgule et lire extrait de Tabula Raza
Samedi 8 février 16h3 Salle Chinguetti

Il y aura des centaines d’autres activités et signatures de livres par des auteurs d’ici et d’ailleurs,
voir aussi les évènements Hors-les-murs qui se tiendront à l’Institut Français de Casablanca.

La Mauritanie est l’invité d’honneur de cette 26e édition du Salon International de l’édition et du Livre. Pays limitrophe du Maroc, la langue officielle en Mauritanie est l’arabe avec le hassanya comme arabe dialectal mais dans certaines régions on parle également le peul, le soninke et le wolof.  Voici Mon Pays du poète, linguiste et professeur à l’Université Nouakchott –  Ousmane Moussa Diagana (1951-2001) du recueil Notules de rêves pour une symphonie amoureuse  et quelques ouvrages de ce pays au Million de poètes.

« Mon pays est une perle discrète / Telle des traces dans le sable / Mon pays est une perle discrète / Telle des murmures des vagues / Sous un bruissement vespéral / Mon pays est un palimpseste /
Où s’usent mes yeux insomniaques / Pour traquer la mémoire ».  Ousmane Moussa Diagana

TALEB-KHYAR M.B.(2001). La Mauritanie : Le pays au Million de poètes, L’harmattan, 156 p.

SOW Aziz Abdoul (2009). La poésie orale peule, éditions L’Harmattan, 418 p.

DIAGANA Moussa Ousame (2000). Chants traditionnels du pays Soninké, 170 p.

DIAGANA Séta M’Bouh (2008). Éléments de la littérature Mauritanienne de langue française « Mon pays est une perle discrète », éditions L’Harmattan, 236 p.

DIALLO Bios (2009 ). Les os de la terre, éditions L’Harmattan, 158 p.

KANE Lamine Mamoudou (2010). Les musulmans d’Inal, éditions Acoria, 71 p.

Pour en savoir plus sur la littérature Mauritanienne lire la revue Interculturel Francophonies : Littérature mauritanienne de langue française no.26 nov.-déc. 2014 et l’article de Ndiaye Sarr dans Revue semestrielle de la Coordination des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines et Comparées no.11, 2015 pp.77-85

Ainsi que le blogue Mille et un je de la poètesse Mariem Mint Derwich.

Consultez le programme pour la liste des écrivains mauritaniens qui participeront au SIEL 2020.

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