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Île de Sidi Abderrahman

15/02/2018
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Ajammar_YmaneFakhir_CarolineTruccoClair-Obscur #2 d’Ymane Fakhir et Kalbi takhmami bach y atini Allah de Caroline Trucco

Ajammar – projet de résidences, de recherches et de créations autour de l’île Sidi Abderrahman
Au Musée de la Fondation Aberrahman Slaoui jusqu’au 18 février
Commissaires : Kenza Amrouk et Sonia Recassens

Sidi Abderrham est une presqu’ ïle sur la côte de Casablanca, portant le nom d’un marabout originaire de Bagdad qui selon la légende avait des pouvoirs de guérisseurs. Il vivait comme un ascète, à la belle étoile, et « Ajammar » fait référence au poêle qu’il utilisait pour se réchauffer. À sa mort, sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage,  même si l’île n’était accessible qu’à marée basse jusqu’à la construction d’un pont en 2013. L’île Sidi Abderrham est aussi appelée « l’île aux sorcières » à cause des nombreuses « chouwafates » ou voyantes que les gens viennent consulter. Pour en savoir plus sur  les rituels de magie & sorcellerie au Maroc, lire Surnaturel et Société de Saâdia Radi – spécialisée en anthropologie médicale, aux éditions Centre Jacques-Berque 2014, 192 p. et résumé par Mathias de Meyer ainsi qu’une critique de ses pratiques par Cherkaoui Abderrahim sur le site atheisme.free.fr.

Cette exposition présente les œuvres de quatre artistes pluridisciplinaires  qui s’intéressent aux croyances &  légendes que les habitants de cette île continuent de perpétuer. Ci-haut, une vue de l’île Sidi Abderrham et une photographie de Caroline Trucco qui s’intéresse aux notions de l’ailleurs, s’inspirant des poèmes du martiniquais Edouard Glissant et du médecin-ethnographe Victor Segalen. Outre ses photographies, vous pourrez voir sur son site des sculptures telles que l’Atlas errant, Pangéa, Mirages rétiniens, Urgences magnétiques à partir d’un jeu de dominos et des extraits du vidéo « L’horizon est une lame fine qui tranche le paysage en deux ». Caroline Trucco expose également une partie de ses recherches – Chergui et déroutes jusqu’au 31 mars au 22 à Nice et jusqu’au 17 mars –  Ailleurs est ce rêve proche à la Villa du Parc à Annemasse près de Genève.

Ajammar_MohssinHarraki_KhalilElGhrib_Ymane Fakhir
Rien no.01.26-01 2017 de Mohssin Harraki / Offrandes de Khalil El Ghrib / La jeune dame au grain de beauté d’Ymane Fakhir dans le cadre du projet Ajammar au Musée de la Fondation Aberrahman Slaoui.

Ci-dessus, de gauche à droite, une oeuvre de Mohssin Harraki à partir d’un livre d’Ahmad Ibn Hanbal (780-855) qui porte sur les talismans, découpé en 26 bandelettes – chacune intercalée par une plaque de verre,  rendant illisible le texte et démontrant ainsi la perte de mémoire dans l’imaginaire collectif. Lire aussi Coran et talismans– Textes et pratiques magiques en milieu musulman sous la direction de Constant Hamès aux  éditions Karthala, 2007, 416 p. et résumé par N.A. Rahman sur iesr.ephe.sorbonne.fr. L’année dernière s’est tenue une exposition solo – Matière grise de Mohssin Harraki à la Galerie Imane Farès à Paris dont voici un compte-rendu sur le blogue de Marie Deparis-Yafil qui décrit plusieurs de ses œuvres en référence à l’Astronomie et aux Mathématiques ex.  Khossouf ou Eclipse 2017, Najm ou Étoile 2017, Débat imaginaire entre Averroès et Porphyre 2016 et Anwar al-nujūm ou La lumière des étoiles 2015. Il participera également à la Biennale de l’Art africain contemporain, qui se tiendra du 3 mai au 2 juin à Dakart. Au centre,  Offrandes de Khalil El Ghrib, connu pour ses œuvres éphémères. L’Espace expression CDG de Rabat lui a rendu hommage il y a deux ans et vous pourrez lire ce Portrait touchant de l’artiste par Sana Guessous sur la vieeco.com ainsi qu’une rencontre avec le poète James Sacré aux éditions Virgile 2007, 60 p. Et finalement, Ymane Fakhir, née à Casablanca, dont voici un des sept portraits de Chouwafats ou voyantes, en plomb fondu pour rappeler un rituel de désenvoutement appelé L’doune .  La photographe et vidéaste, observe depuis toujours l’évolution de la société marocaine qui préserve tout de même leurs rituels ancestraux. Les Presses du réel viennent de publier The Lions’s share, suite à une de ses expositions sur la place de la femme dans le monde musulman. Elle a d’ailleurs participé à un projet collectif à Joliette, portant sur l’image du corps et les standards de beauté décrit dans la revue Esse. En 2013 c’est le rituel des soins de santé qu’elle aborde avec Taking care et en 2014,  de manière encore plus personnelle, celui de la nourriture et de l’alimentation à l’exposition Food au Mucem à Marseille.

Conversation avec Ymane Fakhir au Musée de la Fondation Aberrahman Slaoui  15 fév. à 19h
Et notez que le prochain billet portera sur ce Musée.

Touria Chaoui

12/02/2018

TouriaChaoui_SalahEddineChaoui

Ma sœur Touria – Première aviatrice du monde arabe
Par Salah Eddine Chaoui aux éditions La croisée des chemins
2017, 132 p.  Extraits ci-dessous de pp.55 et 131

« Les criminels, qui sont restés à ce jour impunis,
n’ont pas réussi à travers leur acte ignoble,
à éteindre la lumière de l’astre ».

 

 

«  Touria réalisait son rêve d’enfant. À travers cette passion elle goûtait au plaisir
de braver les autorités, de se sentir au-dessus des sarcasmes et railleries de ceux
qui ne pouvaient imaginer ce que l’adolescente était capable de faire. La puissance métallique
du cockpit paraissait récompenser ses efforts. Elle transformait
l’avion en papier de son enfance en une réalité solide et tangible d’adulte.
Son bonheur était d’une intensité à l’image de cet infini céleste
étalé sous ses yeux éblouis. »

C’est ainsi que le petit frère de Touria Chaoui, relate ce moment clef d’une épreuve de pilotage qui a permis à sa sœur âgée de seize ans, d’obtenir le titre de La plus jeune aviatrice mondiale et celui de la première du monde arabe.  Elle porte d’ailleurs bien son nom qui  signifie « Étoile Polaire ». Militante, déterminée et courageuse, Touria Chaoui (1936-1956) est devenue un symbole de l’émancipation de la femme arabe. Elle présida en plus l’Aéro Club Royal et dirigea l’Institution de la princesse Lalla Amina (1954-2012) sœur du roi Hassan II, ayant à l’époque pour but de permettre aux jeunes filles de Casablanca d’avoir la formation nécessaire et de qualité, menant à un métier qui leur conviennent. Finalement, à travers le récit de cette héroïne, on en apprendra aussi sur les années turbulentes de l’indépendance du Maroc obtenue le 2 mars 1956, et sur son père Abdelwahed – journaliste et homme de théâtre qui adapta des pièces de Molière. Notez que son frère Salah Eddine Chaoui,  l’auteur du livre, est artiste peintre et vous pouvez visiter son site sur http://chaoui.fr/.

Il existe également une biographie version jeunesse Moi, Touria Chaoui par Régis Delpeuch, éditions CDPL 2017, 112 p. et lire aussi une trentaine de brefs portraits de femmes influentes en politique allant de Tin Hinan reine des Touaregs au Ve siècle, jusqu’à nos jours,  en passant par les poétesses Nazhun bint al-Qila’i, Hafsa ar-Rakuniyya, Taougrat  Oult Aïssa et Mririda N’aït Atiq dans Femmes politiques au Maroc d’hier à aujourd’hui: La résistance et le pouvoir au féminin par Osire Glacier aux éditions Tarik 2013, 184 p.

SIEL de Casablanca

30/01/2018

Casablanca_SIEL_affiche

SIEL – Salon international de l’édition et du livre à Casablanca du 8 au 18 février
Rue Tiznit face à la Mosquée Hassan II  salonlivrecasa.ma

 

La 24e edition du Salon International de l’édition et du livre inclut la participation de 45 pays, dont  l’Égypte comme pays d’honneur. Ce rendez-vous annuel à Casablanca, a pour but de célébrer le livre, la littérature, l’histoire, la culture et l’imagination. Outre les éditeurs, écrivains, poètes et traducteurs, de nombreux chercheurs participent à l’événement. Parmi les nombreuses tables rondes, on discutera entre autres de la diversité linguistique au Maroc avec Zakia Iraqui-Sinaceur – 18 fév. 18h, de l’extrémisme religieux avec le journaliste Hicham Houdaïfa à 11h, des Sépharades du Maroc – 14 fév. 18h avec Esther Bendahan, Rosa de Madariaga, Malika Embarek, Jamaa Baida et de la discrimination envers les femmes dans le monde islamique avec Asma Lambaret – 10 fév. 17h. Quelques  rencontres rendront hommage à de remarquables disparus tels que le sociologue marocain Paul Pascon – 12 fév. 16h30 et le prolifique auteur espagnol amoureux de Marrakech – Juan Goytisolo, décédé l’année dernière – 13 fév. 18h.

Voici quelques suggestions de lectures avec en deuxième partie des recueils de poésie
et consultez le programme pour en savoir plus sur toutes les activités au SIEL.

Casablanca_SIEL_Divers

 

TAINE-CHEICK Catherine (2017). Études de linguistique ouest-saharienne  vol. 1. Sociolinguistique de l’aire hassanophone et vol. 2. Onomastique, poésie et traditions orales  Publications du LaCiTO  – laboratoire spécialisé dans l’exploration de la diversité linguistique. Mercredi 14 février à 11h Salle le Caire

BENDAHAN Esther (2017). Tetuán, éditions Confluencias, 164 p.
Également auteure d’un livre qui analyse la pensée d’Albert Cohen sur le paradigme du judaïsme européen aux éditons Puz 2017, 332 p. et  de Una hora solamente, de la orilla del dia aux édtions Conflucencias 2015, 995 p. qui débute avec des informations sur le Boson de Higgs et un prologue de Angel Wagenstein – compte-rendu sur lamriadactual.blogspot.ca.
Mercredi 14 février à 18h Salle le Caire

ERPENBECK Jenny (2015). The end of days, éditions New Directions, 320 p.
Auteure de plusieurs œuvres traduites en français tels Le bois de Klara aux éditions Actes Sud 2009 ainsi que Bagatelles et L’enfant sans âge chez Albin Michel – compte-rendu sur theguardian.com.

SINOUÉ Gilbert (2017). Averroès et le secrétaire du diable, éditions Fayard, 304 p.
Vendredi 9 février à 15h Salle Le Caire

HASAN Alwan Mohammed (2015). Le castor, éditions Le Seuil 2015, 368 p. Traduction de Stéphanie Dujols. Son dernier roman,  Small death lui a valu le Prix International de la fiction arabe 2017 et porte sur le philosophe et maître soufiste Muhyi-d-dîn Ibn ’Arabi (1165-1240).

 

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ALMADHOUN Ghayath (2016). Adrenalin, éditions action books, Traduction de Catherine Cobham. Six de ses poèmes sont intégrés dans une œuvre de Jenny Holzer projetée sur le théâtre Aarhus en 2017.

AL-JARRAH Nouri (2017). Le désespoir de Noé, éditions Moires, 132 p. Traduction de Aymen Hacen ainsi que Une barque pour Lesbos et autres poèmes 2016 et Le Chemin de Damas 2014 aux éditions Voix Vives.

ESTRADA Lucia Berta (2012). La route du miroir, éditions du Cygne, 90p. Traduction de Maggy de Coster. Samedi 17 février à 11h Salle Oujda

FAWDI Karim (2011). Non, l’exil ne m’embarrasse pas, éditions Lanskine, 68 p. Traduction de Said Farhan qui a également traduit son recueil Continent de douleurs chez L’empreinte 2003.

MAKHLOUF Issa (2014). Une ville dans le ciel, éditions José Corti, 200 p. Traduction de Philippe Vigreux ainsi que Lettre aux deux sœurs 2008, Mirage 2004 et Beyrouth et la fascination de la mort sur les rites funéraires aux éditions de la Passion 1988 – autres ouvrages sur le site de l’auteur.

HAWAD (2017). Furigraphies – poèmes 1985-2015, éditions Gallimard, 208 p. Traduit du Touareg par l’anthropologue et linguiste Hélène Claudot-Hawad. Liste complète de tous ses traductions et autres publications sur le site de cv.archives-ouvertes.fr. Notez que le peintre et poète Mohamadine Khawad ou Hawad s’est vue décerné le Prix International de poésie Argana 2017. Dimanche 11 février à 15h Salle Oujda

BLAINE Julien (2017). Partitions, éditions Manuella,176 p. et pour mieux connaitre ce poète polymorphe lire La poésie à outrance – À propos de la poésie élémentaire de Julien Blaine Sous la direction de Gilles Suzanne aux éditions Presses du Réel 2015, 504 p. Samedi 17 février à 19h30

SALL Lamine Amadou (2001). Les veines sauvages, éditions Le Carbet, 53 p. et Amantes d’aurores 1988 sur le site de l’auteur. Vous trouverez aussi des textes et poèmes d’Amadou Sall dans Odes nues de l’artiste sénégalais Ousmane Ndiaye Diago aux éditions En vues, 47 p.
Mercredi 14 février à 15h Salle Oujda

Lire aussi Anthologie de la poésie du Melhoun Marocain en deux tomes sous la direction de Fouad Guessous aux éditions l’Harmattan 2014, 574 p. et La poésie marocaine de l’indépendance à nos jours d’Abdellatif Laâbi, récipiendaire du Prix Goncourt de la poésie en 2009, du Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française en 2011 et du Prix International de poésie « Nouveau siècle d’or » en 2017 – Mercredi 14 février  à 15h Salle le Caire

Voici un extrait de La cinta de Moebius  de Myriam Moscona,également invitée au SIEL 2018
Pour son roman Onioncloth aux éditions Les figues Press 2017, 221 p.
Vendredi 9 février à 18h30 Salle Al Qods

La cinta de Moebius

Por qué una curva
Al ir y regresar
Vuelve al lugar donde empezó?

Toma el lápiz y delinea
Ya verás:
La cinta tiene sólo un lado.

Ahora bien: Los geómetras del cielo
Discuten todavía
Si el ojo de Dios
Nos amasó con shejná
Tendrá principio de mujer nuestro saber?

Unos dicen que así no fuimos dibujados
Son rectas las curvas de Moebius.
En torcedumbre y doloridos
Con esas cintas nos crearon

De Myriam Moscona

 

Autres billets sur Casablanca suivront dans quelques semaines…

 

 

Parallax-e et SciArt

25/01/2018

Parallaxe_BishopU_RSussman_JTrembleSelected History of the spacetime continuum #2 2017 de Rachel Sussman et
Météore apocalypse 02 de Julie Tremble. Crédit photo – Richard-Max Tremblay  

 

Parallax-e à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop jusqu’au 17 mars
Au 2600 rue Collège à Sherbrooke du mardi au samedi de 12h à 17h
Commissaire : Gentiane Bélanger

La région des Cantons-de-l’Est est un endroit prisé par les astronomes amateurs qui se donnent rendez-vous à L’ASTROlab du Mont Mégantic pour le Festival d’astronomie populaire et tout au long de l’année pour diverses activités. La Réserve internationale de ciel étoilé,  au cœur du parc national du Mont Mégantic est de plus la seule en Amérique, à avoir obtenu ce statut par l’International Dark Sky Association. Un article d’Annie Labrecque dans la revue Québec Science janv.-févr.2018 relate ce mérite  grâce entre autres à l’ingénieure Chloé Legris et à l’équipe de l’Observatoire du Mont-Mégantic – centre doté d’un télescope de 1,6 m de diamètre juché à plus de 1 100 m  d’altitude. Pour d’autres informations, visiter le site de l’ASTROlab  où vous pourrez également entendre le Slam du ciel étoilé de David Goudreault.

Pour célébrer les 20 ans de la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop, Gentiane Bélanger a eu la brillante idée de jumeler Art & Astronomie en organisant l’exposition Parallax-e. Elle regroupe pour l’occasion des artistes qui enrichissent la culture visuelle en astronomie à partir de leur rapport personnel face au cosmos. Commençons par Bettina Forget  qui est une passionnée d’astronomie et directrice de la galerie Visual Voice, se donnant comme mission d’allier Art & Science dans chacune de ses expositions. Elle est chercheuse au Programme de résidence d’artistes de l’institut SETI – Search for ExtraTerrestrial Intelligence, et même une fois sa maîtrise en éducation artistique terminée, Bettina Forget poursuivra sans cesse son intérêt d’attirer les femmes en sciences à travers l’art, comme vous pourrez en déduire en lisant l’article sur concordia.ca. L’œuvre ci-dessous de la série Women with impact est justement fait à partir des cratères de lune portant un nom féminin – on en compte 29 sur un total de 1605.

Parallaxe_BettinaForgetWomen with impact de Bettina Forget – crédit photo de Richard-Max Tremblay.

 

La directrice du centre VidéographeJulie Tremble,  fait partie des trois autres artistes de la gent féminine invitées à cette exposition de groupe. Dans Météore apocalypse 02, se défileront à toute vitesse des archives sonores et visuelles de corps célestes fonçant tout droit sur la Terre. Une de ses œuvres s’est mérité le Prix de la CALQ comme meilleure œuvre d’art et d’expérimentation en 2013. La Galerie B-312, a projeté en 2016 sa vidéo La capacité du télescope à choisir parmi les modèles de l’univers issu d’une recherche sur l’histoire de l’astronomie et méthodes de visualisation spatiale basée sur des calculs de magnification. L’année dernière, on a pu voir au Eastern Bloc sa vidéo sur la transformation et la mort d’une naine blanche nommée BPM 37093. Rappelons qu’en 2004, on avait découvert que le noyau de cette étoile, de la constellation du Centaure, s’était en partie cristallisé en diamant d’où son surnom de Lucy pour la célèbre chanson des Beatles – Lucy in the sky with diamond. Lire aussi « Neptunes il pleut des diamants « de L. Sacco futura-sciences.com 28/8/2017.

Rachel Sussman de Brooklyn présente également des  installations. Regardez cette inspirante TED conférence 2017 dans laquelle, elle nous montre ses photographies d’organismes vivants de plus de 2000 ans et ses œuvres éphémères telles que Cosmic Microwave Mandala basé sur le rayonnement cosmologique ainsi que sa ligne du temps (A selected) History of the spacetime continuum partant avant le Big Bang et se projetant des milliards d’années dans le futur, et qui fait partie de l’exposition à la Galerie d’art Foreman.

 

 

Quant à Ruth Jarman, en duo avec Joe Gerhardt, sous le nom de Semiconductor, incorpore dans leurs installations des images du Stereo Science Center spécialisé à l’activité solaire et héliosphérique ex. Brillant Noise 2006 avec une trame sonore obtenue en manipulant des fréquences radio selon la luminosité de l’image et Black Rain 2009, d’après le roman d’Ibuse Masuji sur Hiroshima – Lire aussi Earth sound Earth Signal – Energies and Earth Magnitude in Arts de Ahmanson Murphy aux éditions UCalifornia Press 2013, 344 p. pp.198-199.

En parallèle et pour complémenter cette exposition, les visiteurs auront l’occasion de revoir Sun tunnels de Nancy Holt (1938-2014 et épouse du défunt Robert Smithson) connue pour ses quatre cylindres en béton, perforés selon la carte du ciel de quatre constellations, au milieu de nulle part, dans une ville fantôme de l’Utah.

Finalement, trois autres artistes souvent mentionnés sur ce blogue font également partie de l’exposition Parallax-e,  soit Laurent Grasso (Uraniborg, Cabinet des curiosités d’Olbricht, Univers, Humanoïdes & Arts), Nicolas Baier (Prix Louis Comtois 2015, Art Quantique)et Jean-Pierre Augé (Triennale 2011 , Art Écologique).

Parallaxe_LGrasso_NBaier_JPAubeDe gauche à droite : Studies in the past – 1619 de Laurent Grasso / Pouponnière 2014 de Nicolas Baier / Sous surveillance, carte du ciel satellitaire 2014 de Jean-Pierre Aubé. Crédit photo : Richard-Max Tremblay.

 

Notez que le titre de l’exposition est le nom d’une méthode permettant de calculer la distance entre la Terre et une étoile selon l’angle d’observation. L’astrophysicienne Florence Durret, explique à l’aide du schéma ci-dessous, la mesure de distances des étoiles proches selon le phénomène de parallaxe. Une vidéo de la série Kézako explique en cinq minutes, les différentes techniques de mesurer les distances de l’Univers et vous pouvez voir dans un article de Laurent Sacco, une illustration des progrès techniques allant du radar à la parallaxe ainsi que de son amélioration via l’utilisation de céphéides, de la loi Tully-Fisher puis des supernovas. Le rapport Prospective 2015-2010 de l’INSU – Institut National des Sciences de l’Univers souligne d’ailleurs son importance pour l’avancement des connaissances en astrophysique et particulièrement une meilleure compréhension des modèles d’évolutions stellaires :   « La précision des parallaxes et mouvements propres fournis par Gaïa permettra d’explorer l’évolution dynamique des associations et amas ouverts dans différents environnements et différentes conditions de formation. » p.192

Parallaxe_schema

Table ronde sur la Culture visuelle en Astronomie le 28 février à 19h à l’Université Bishop
Avec Robert Lamontagne, Jason Rowe, Jean-Pierre Aubé et Bettina Forget
Entrevue avec la commissaire sur La Tribune 20/1/2018

 

Voir aussi de nombreux autres artistes qui s’inspirent de la physique sur ce site aux billets :
Art Quantique (Fanny Bouffort Alain Connes, Agathe Mercat, Ryoji Ikeda,  Skoda, Julian Voss-Andreae, Kylie Walter) MAC des Laurentides (Rober Racine),  New Art Fest’17 ( Margarida Sardinha et André Sier), Sound Art at SF (Christina Kubish), Trémois (Pierre-Yves Trémois), Future library 2014-2114 (Katie Paterson), Paysages mystiques à Orsay (Wenzel Hablik), Pavillon pour la Paix (Patrick Coutu, Martha Townsend) Festival Mural 2016 (E=MC215), Device-Art (Davor Sanvincenti), SciArt (Jonathan Feldschuh, Nathalie Miebach, Julian Von Andreas),  Le Serpent (Patrick Coutu), Papier 14 (Mitch Robertson), Berlin (Bernhard Heiliger),Planetarium (MacLean), Cité Internationale des arts de Paris (Josephina Di Candia), Mesures célestes (Fiona Annis), Neuro portrait (Jean-François Bérubé), Guggenheim de Venise (Giacomo Bella), Robert Rauschenberg (E.A.T.), Musée Curie (danse du radium de Loïe Fuller), Van Gogh,  Marcel Duchamp, Otto PieneDavid Hockney, Skoda, Michel de Broin, et Dianne Bos ainsi que quelques musiciens sous Six thèmes solaires (Denis Gougeon),  Solaris ( Walter Boudreau), Claude Vivier, Gérard Grisey, Orgue & Astronomie (Kepler) et plusieurs autres dont Gérard Pape sous Sciences à l’Opéra.

Et procurez-vous le prochain numéro printemps-été 2018 de la revue Espace
Art actuel – Pratiques et perspectives
no.119  « Art Spatial ».

Revue Espace no.118 – Blessures

17/01/2018

RevueEspace118

Revue Espace / Art Actuel – Pratiques et Perspectives no.118 Hiver 2018

Peut-on guérir de ses blessures ? Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l’oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? Mais puisque le pardon, la reconnaissance du tort causé à autrui sont essentiellement d’ordre éthique, que peut l’art pour réparer ces injustices ? Dans le domaine de la représentation esthétique, qu’est-ce que le geste artistique est en mesure d’apporter pour soulager les esprits ?

Voici quelques-unes des questions que soulèvent le directeur et rédacteur en chef de cette superbe revue axée sur toutes formes d’art associées à la spatialité dans son éditorial de ce numéro qui porte sur les blessures et par conséquent…  la guérison aussi. En page couverture Pipe de la série Code switching  2017 de Nadia Myre dont vous pouvez voir une vingtaine d’œuvres au Musée des beaux-arts de Montréal d’ici le 27 mai, incluant Indian Act qui dénoncent les politiques coloniales en utilisant comme médium une technique ancestrale de perlage appelée manidoominensikaan. Quant aux pipes en terre cuite blanche, elles représentent pour l’artiste de la nation algonquine Anishnabeg , un phénomène d’acculturation entre Européens et nations Autochtones. Dans l’article « Présences, mémoires individuelles et plurielles comme dispositifs de construction dans le travail des créatrices autochtones » p.8-17, Édith-Anne Pageot dresse des parallèles entre les thèses du philosophe Paul Ricoeur sur les mémoires blessées et manipulées en prenant comme exemple Scar Project de Nadia Myre et autres œuvres d’artistes telles que Maria Hupfield. Ci-dessous une photo du vidéo d’une performance de Maria Hupfield avec son frère et ses sœurs interprétant les souvenirs évoqués par un tableau peint par leur mère dont le nom en Anishnabe (Ojibwé) signifie Celle qui continue de donner – titre de l’exposition présentée à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 3 mars. Lors du vernissage,  on a pu entendre des chants traditionnels du collectif Odaya et des compositions d’Electric Djinn. Un carnet pédagogique avec matières à réflexion, rédigé par la commissaire Carolin Köchling et Ariane De Blois est disponible à l’entrée (voir aussi billet précédent sur Pool of plenty de Michelle Bui également à la Galerie de l’UQAM).

RevueEspace118_MariaHupfield_UQAM2018

RevueEspace118p12_MariaHufield

PAGEOT Edith-Anne (hiver 2018) « Présences, mémoires individuelles et plurielles comme dispositifs de construction dans le travail des créatrices autochtones » revue Espace no.118  p.8-17 extrait de p.12.

 

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Marthe 2008 de Berlinde De Bruyckere – photo de Mirjam Devriendt et The repair from occident to extra-occidental cultures 2012 de Kader Attia – photo de Roman Mãrz également dans la revue Espace dans les articles de Léa Barbisan p.34-41 et de Florian Gaité p.18-25 respectivement.
Notez aussi les expositions suivantes à venir…

Berlinde De Bruyckere du 10 février au 20 mai
Sara Hildén Art Museum à Tampere en Finlande soit deux heures de route de Helsinki.

Kader Attia – The field of emotion du 27 janvier au 13 mai
The Power plant – galerie d’art contemporain au Harbour Front Centre à Toronto.

RevueEspace118_NidhalChamekh©adagp  

Vous pourrez également lire dans ce numéro de la revue Espace p.54-61,  un entretien avec Marion Zilio  auteure de Faceworld. Le visage au 21e siècle à paraître aux éditions PUF 2018, dans lequel elle présente divers artistes qui exposent à Bandjoun Station au CamerounNewwwar, its’s just a Game ? Parmi eux Nidhal Chamekh (ci-dessus Battement des ailes) artiste d’origine tunisienne qui participe à la Première Biennale d’Architecture d’Orléans en cours jusqu’au 1er avril.

 

Voir aussi sur ce site Biennale d’art contemporain autochtone 2016 et tous les billets qui portent sur L’amputation ou La guerre incluant des œuvres de Dianne Bos, Teresa Margolles,  Art War, World Press Photo (2011-2017),  Du MAC aux RIDM en passant par Thomas Hirschhorn…, Guerre et médecineDon d’organesDix fois DixLes immortalistes et le documentaire Saving faces avec le Dr. Mohammad Jawad.

Michelle Bui

12/01/2018

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Pool of plenty de Michelle Bui  à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 3 mars

Michelle Bui présente des photographies des natures mortes inusitées à partir de matériaux variés et éléments de la nature consommés selon diverses cultures. L’artiste surprendra certainement les visiteurs avec ses arrangements génito-floraux créés en associant un utérus de truie avec des Rudbeckia fulgida  (Happy like Doris Day) ou des testicules d’agneau avec des tiges d’ail chinois ou Allium tuberosum  (Made in china) dans une splendeur inimaginable. En fin d’année, Michelle Bui participa à Rêverie, une exposition collective à la Galerie Projet Pangée qui fut accompagnée d’un joli poème de Xan Shian. Finissante à la Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Michelle Bui détient aussi un Baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia.  Elle est également récipiendaire d’une bourse qui lui permettra de travailler jusqu’en juin à l’Atelier Circulaire, spécialisé en arts imprimés et on ne manquera surtout pas ses prochaines expositions.

Livres 2017

11/01/2018
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Parutions 2017 mentionnées soit sur mes comptes facebook, twitter ou sur le blogue Arts & Sciences. Les listes des précédentes années se trouvent dans la rubrique « Livres« .

Livres2017a_blogueFBTW

Livres2017b_blogueFBTW

Livres2017c_blogueFBTW

Et les catalogues d’expositions suivants

Livres2017Catalogues

Edvard Munch – Between the clock and the bed en cours au MOMA de New-York
Par Gary Garrels, Jon-Ove Steihaug, et Sheena Wagstaff préfacé de Karl Ove Knausgaard
Aperçu de l’exposition qui s’est tenue au MOMA de San Francisco – billet du 26/9/2017.

Cy Twombly sous la direction de Jonas Storsve dans le cadre de l’exposition à Pompidou.

Anna Zemánková suite à la rétrospective au Musée d’Art Brut de Lausanne en 2017.

Au-delà des étoiles. Le Paysage mystique de Monet à Kandinsky au Musée d’Orsay avec textes de Guy Cogeval, Katharine Lochnan, Michael Stoeber, Roald Nasgaard et autres…
Aperçu de l’exposition au billet du 20/5/2017.

The Sleeping Green : no man’s land 100 years later de Dianne Boss
Sous la direction de Josephine Mills avec des essais de Harry Vandervlist et préface de Catherine Bédard et Andrew Hakin. L’exposition s’est tenue au Centre Culturel Canadien de Paris – billet du 16/5/2017.

Guide du Musée Calouste-Gulbenkian et catalogue de l’exposition Beyond the Mirror
qui se poursuit jusqu’en février – billet du 28/11/2017.

 

Voir aussi MedPoe pour des recueils de poésie en lien avec le domaine médical.

 

Med Poe partie 5

09/01/2018

NuageMedPoeMars2017

Ci-joint la mise à jour du Tableau Med Poe de poèmes en lien avec le domaine médical publiés pour la première fois sur ce site le 9/11/2016 et qui compte aujourd’hui une centaine de titres. Des extraits se trouvent aux billets Med Poe partie 2, partie 3, partie 4 et en voici d’autres parmi les parutions 2017:

 

MedPoe2017_LeanneDunic

DUNIC Leanne (2017). To love the coming end, éditions BookThug, 104 p. (extrait de p.10) L’auteur aborde également les catastrophes naturelles dont le fameux tsunami du 11/3/2011 au Japon.

 

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MATTHEWS D.Airea (2017). Simulacra, Yale UPress, 104 p. (Extrait de Psyche on Prozac p.69) Gagnante pour ce recueil du Yale Younger Poets Prize  et lire Blind Calculus
(from Barthes’ A lover’s discord) p.39

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JOHNSTONE Jim (2017). The chemical life – an exploration of mental illness and addiction,
éditions Vehicule Press, p.88 extrait du poème Venlafaxine connu sous le nom commercial de Effexor – psychotrope IRSNa Inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.  Résumé par C.Campbell sur themanchesterreview.co.uk et comprenant p.63 une équation sur la dynamique des fluides.

 

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BOUVET Patrick (2017). Petite histoire du spectacle industriel, éditions de l’Olivier. 176 p.
En page couverture, une photographie d’Étienne Jules-Marey et lire la section p.134-141 sur l’ingénieur Wernher von Braun qui travaillant sur un missile pour les nazis, s’est retrouvé après la guerre à poursuivre une carrière à la NASA et participa au programme Apollo. Il collabore également avec Walt Disney pour des films éducatifs sur l’Espace. Analyses par S.Sampson sur le site En attendant Nadeau, une autre sur le site Charybde2 du 3/4/2017 et celle du 5/5/2017 par C.Marcandier sur Diacritik.com.

 

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Ainsi que les deux suivants déjà mentionnés sur ce blogue
VENET Emmanuel (2017). Plaise au tribunal au billet du 13/6/2017 Extraits de pp.14 et 15
CAILLÉ Anne-Renée (2017). L’embaumeur au billet du 25/3/2017 Extraits de p.43

 

MedPoe2017_ColloqueFiguredupoetemedecinParis

Notez que se tiendra une journée d’étude intitulée Approches du geste chirurgical (20e-21e) :
Histoire, littérature, philosophie, arts visuels dans le cadre du projet La figure du poète-médecin
Jeudi 11 janvier 2018 à l’Académie nationale de médecine au 16 rue Bonaparte à Paris.
Programme complet sur unifr.ch incluant entre autres :

Gestes, mains, gants : la chirurgie dans The Knick de Steven Soderbergh
Alexandre Wenger  – Université de Genève

Le ballet des mains chez Lorand Gaspar : dessin, danse et chirurgie
Danièle Leclair – Université Paris-Descartes / UMR Thalim

Gestes et pouvoirs du chirurgien dans la fiction fantastique :
Le Docteur Lerne, sous-Dieu de Maurice Renard
Isabelle Percebois – Université Paris-Sorbonne

Dépasser l’ « emprunt à l’atlas d’anatomie » ? Le gest e chirurgical au miroir de la littérature française de l’extrême contemporain. Un dialogue entre trois chirurgiens-écrivains (Maurice Mimoun , Gilbert Schlogel, Antoine Sénanque) et Maylis de Kerangal auteure de Réparer les vivants.
Julia Pröll – Université d’Innsbruck

Et voir sur ce site la Partie I de ce projet qui s’est tenu au printemps 2017.

Vladimir Moussakov

08/01/2018

InMemoriam_VladimirMoussakov_medaillon
In Memoriam
Vladimir Iliev Moussakov
(7 mai 1928 – 8 janvier 1968)

Vladimir Iliev Moussakov a traduit de l’allemand au bulgare plus d’une centaine d’ouvrages d’Erich Kästner, Lion Feuchtwanger, Karl May, Hans Kirst, Henrich Böll, des frères Grimm ainsi que des poèmes de Rainer Maria Rilke et des pièces de théâtre de Bertolt Brecht. Ses archives officielles et sa correspondance se trouvent dorénavant à la Bibliothèque nationale Bulgare Ivan Vazov dans la ville de Plovdiv en Bulgarie. Son père Ilia Petrov Moussakov (1894-1968), est également auteur de plus de 40 livres d’Histoire. Dans le Dictionnaire de la littérature bulgare (ci-dessous), on voit également une photo, à droite, de son oncle, l’écrivain et dramaturge Vladimir Petrov Moussakov (1887-1916), connu surtout pour sa pièce Dalila et son écrit humaniste Taches sanguinaires, qui décrit la souffrance du peuple en temps de guerre. Sur le site Glasnost, I. Ivanova écrit qu’il est même considéré par certains comme le « père de la littérature pacifiste en Bulgarie » 28/9/2017.

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Encyclopédie de la Littérature Bulgare par l’Académie des Sciences de Bulgarie Tome 2 p.409

En mai dernier, la Bibliothèque nationale Ivan Vazov de Plovdiv a consacré une exposition en l’honneur de Vladimir Moussakov, à partir de documents et archives, afin de rendre hommage à son style remarquable en tant qu’un des traducteurs les plus respectés des années 50 et 60, cela bien au-delà des frontières de la Bulgarie. M. Moussakov fait également partie des membres fondateurs ayant permis la fusion de l’Association des traducteurs bulgares à celle des écrivains.

Suite à cette exposition, Veneta Ganeva a publié dans la revue de littérature Stranitsa 2017 no 2, p.157-170, un article portant sur son amitié avec Erich Kästner (1899-1974), à partir de la correspondance inédite entre ces deux hommes durant seize ans. En guise d’introduction, elle rappelle aux lecteurs que Kästner est un poète, scénariste, satiriste et auteur de littérature jeunesse qui fut poursuivi par la Gestapo. Ses livres, interdits par le régime nazi, furent brûlés sur la place de l’Opéra à Berlin en 1933. Veneta Ganeva poursuit son article avec d’élogieux propos sur les talents de traducteurs de Vladimir Moussakov en  affirmant qu’il maîtrisait l’art de la traduction à la perfection et parvenait à atteindre une synchronie ultime entre l’œuvre originale et la traduction en bulgare.

Il reçoit ses premiers honoraires de traducteur à l’âge de quatorze ans et signe son premier contrat officiel avec une maison d’édition à l’âge de dix-huit ans, tout en poursuivant ses études universitaires.  Au début de sa carrière, il traduira en quatre ans dix romans de Karl May. En plus d’Erich Kästner, Vladimir Moussakov tisse également des liens d’amitié avec Henrich Böll et Lion Feuchtwanger, et il traduira jusqu’à sa mort plusieurs milliers de pages de prose et de poésie.

Dans son article, Geneva cite (pp.160 et 161) un extrait d’un vibrant témoignage de son ami l’écrivain, dramaturge et journaliste de la BBC, Georgi Markov (1929-1978), victime d’un empoisonnement à la ricine administré par un coup de parapluie sur l’ordre des services secrets bulgares. Dans une section de son essai autobiographique, réédité en 2016 sur le site Kultura.bg il prétend que Vladimir Moussakov était en soit un personnage de l’Univers de Kästner,  tellement le lien entre eux était fort.

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NarodnaBibliotekaPlovdiv2017_Moussakov

Exposition en hommage au traducteur  Vladimir Moussakov, qui s’est tenue à la Bibliothèque nationale Ivan Vazov à Plovdiv en Bulgarie au mois de mai 2017 – photos de Dora Gospodinova. 1ière rangée : Correspondance de Vladimir Moussakov avec son ami l’écrivain Erich Kästner et échantillon de quelques livres qu’il a traduit. 2ième et 3ième rangées : 1. Quelques ouvrages traduits en bulgare 2. Effets personnels 3. Correspondance avec éditeurs et écrivains allemands et 4. Correspondance avec des écrivains bulgares. Lire aussi sur une lettre de l’épouse de Walter Lowenfels, auteur de Sonnets of Love and Liberty et membre du P.E.N. international, sur ce site au billet du 18/7/2016.

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ANTOV IASSEN (2010). Conclusion avec des livres, éd. Egmont, 160 p. extraits des pp.57, 66 et 67
L’écrivain, journaliste et éditeur Iassen Antov raconte dans son dernier ouvrage son amitié avec Vladimir Moussakov et les lectures de récits humoristiques de Wodhouse qu’il lui faisait à son chevet avant que « Vladko », comme on l’appelait, ne rende son dernier souffle le 8 janvier 1968.

Arts & Sciences – bilan 2017

01/01/2018

Bilan2017_A

Bilan2017_B

En 2017, vous étiez des milliers en provenance d’une centaine de pays à visionner ce blogue qui comprend à ce jour 787 articles. Les  articles les plus consultés cette année, mis à part ceux déjà illustrés dans les précédents bilans (Farinelli, Syndrome d’Othello, Turandot, Poésie scientifique) sont : Memento Mori / Bone Again, Art quantique, Rhino de Longhi, Cabinet des curiosités d’Olbricht, Le Caravage et Joe Davis Bio-Art, puis les rubriques Publications, Contact et Bar des sciences. Tandis que le 20 articles les plus lus, parmi ceux rédigés en 2017 sont: Les impatients 2017Femmes au FIFA 2017Figure du poète médecin 20e et 21e siècleLa folie à l’Opéra – Met Bleu 2017BGL et le syndrome de StendhalCrânes et décapitationsInVitro au FringePaysages sonores naturelsPaysages mystiques à OrsayLe pavillon des douzes au FIFA 2017World Press Photo 2017Autour de BoschManif d’art – Biennale de QuébecArt Brut de Lausanne, ainsi que Chorégraphie – revue Estuaire 167, Paul Nougé, Rober Racine et Raymond GervaisPoésie au Met Bleu 2017, Éco-poésie, Autres bonnes adresses à Valence.

 

Merci aux 196 abonnés car sans vous, toutes ces heures de travail n’en vaudraient pas la peine et merci aussi à tous ceux qui osent cliquer sur « j’aime », geste qui peut sembler anodin, mais me donne littéralement l’élan nécessaire et la vitalité pour poursuivre …

Notez que je partage d’autres événements et découvertes sur mon compte facebook  sur lequel je viens d’écrire ces quelques mots : Voilà que d’ici quelques jours, je célébrerais ma 1ère année sur ce réseau et je tenais à remercier du fond du cœur, tous mes « amis » artistes sur fb qui illuminent ma vie et à tous mes « amis » scientifiques ou journalistes qui l’abreuvent et à tous les autres – que je côtoie régulièrement, pour votre amour qui donne un sens à ma vie et qui est  source d’énergie !

 

Bilan2017_JaimeSéville ,  Musée Calouste-Gulbenkian ,  BGL et Syndrome de Stendhal , Histoire de la médecine à Valence ,  Autres bonnes adresses à Valence , Autres expos à SF ,  Zlatev au carré ,   Crânes et décapitations ,  Herbier de Mtl des poètes ,  Edvard Munch ,  Alexandra David-Néel , Dianne BosChorégraphies – revue Estuaire 167.

 

Les articles 2017 ayant suscités le plus de commentaires sont :

Corps médiés, augmentés, altérés, Crânes et décapitations, Paysages mystiques à Orsay,
Livres 2016 1/5  biographie et histoire et Bioart et neuroésthetique.

Bonne année 2018 à tous, en vous souhaitant
de passionnantes lectures et découvertes !

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