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Revue Espace no.118 – Blessures

17/01/2018

RevueEspace118

Revue Espace / Art Actuel – Pratiques et Perspectives no.118 Hiver 2018

Peut-on guérir de ses blessures ? Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l’oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? Mais puisque le pardon, la reconnaissance du tort causé à autrui sont essentiellement d’ordre éthique, que peut l’art pour réparer ces injustices ? Dans le domaine de la représentation esthétique, qu’est-ce que le geste artistique est en mesure d’apporter pour soulager les esprits ?

Voici quelques-unes des questions que soulèvent le directeur et rédacteur en chef de cette superbe revue axée sur toutes formes d’art associées à la spatialité dans son éditorial de ce numéro qui porte sur les blessures et par conséquent…  la guérison aussi. En page couverture Pipe de la série Code switching  2017 de Nadia Myre dont vous pouvez voir une vingtaine d’œuvres au Musée des beaux-arts de Montréal d’ici le 27 mai, incluant Indian Act qui dénoncent les politiques coloniales en utilisant comme médium une technique ancestrale de perlage appelée manidoominensikaan. Quant aux pipes en terre cuite blanche, elles représentent pour l’artiste de la nation algonquine Anishnabeg , un phénomène d’acculturation entre Européens et nations Autochtones. Dans l’article « Présences, mémoires individuelles et plurielles comme dispositifs de construction dans le travail des créatrices autochtones » p.8-17, Édith-Anne Pageot dresse des parallèles entre les thèses du philosophe Paul Ricoeur sur les mémoires blessées et manipulées en prenant comme exemple Scar Project de Nadia Myre et autres œuvres d’artistes telles que Maria Hupfield. Ci-dessous une photo du vidéo d’une performance de Maria Hupfield avec son frère et ses sœurs interprétant les souvenirs évoqués par un tableau peint par leur mère dont le nom en Anishnabe (Ojibwé) signifie Celle qui continue de donner – titre de l’exposition présentée à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 3 mars. Lors du vernissage,  on a pu entendre des chants traditionnels du collectif Odaya et des compositions d’Electric Djinn. Un carnet pédagogique avec matières à réflexion, rédigé par la commissaire Carolin Köchling et Ariane De Blois est disponible à l’entrée (voir aussi billet précédent sur Pool of plenty de Michelle Bui également à la Galerie de l’UQAM).

RevueEspace118_MariaHupfield_UQAM2018

RevueEspace118p12_MariaHufield

PAGEOT Edith-Anne (hiver 2018) « Présences, mémoires individuelles et plurielles comme dispositifs de construction dans le travail des créatrices autochtones » revue Espace no.118  p.8-17 extrait de p.12.

 

RevueEspace118_BerlindeDeBruyckere_KaderAttia

Marthe 2008 de Berlinde De Bruyckere – photo de Mirjam Devriendt et The repair from occident to extra-occidental cultures 2012 de Kader Attia – photo de Roman Mãrz également dans la revue Espace dans les articles de Léa Barbisan p.34-41 et de Florian Gaité p.18-25 respectivement.
Notez aussi les expositions suivantes à venir…

Berlinde De Bruyckere du 10 février au 20 mai
Sara Hildén Art Museum à Tampere en Finlande soit deux heures de route de Helsinki.

Kader Attia – The field of emotion du 27 janvier au 13 mai
The Power plant – galerie d’art contemporain au Harbour Front Centre à Toronto.

RevueEspace118_NidhalChamekh

Vous pourrez également lire dans ce numéro de la revue Espace p.54-61,  un entretien avec Marion Zilio  auteure de Faceworld. Le visage au 21e siècle à paraître aux éditions PUF 2018, dans lequel elle présente divers artistes qui exposent à Bandjoun Station au CamerounNewwwar, its’s just a Game ? Parmi eux Nidhal Chamekh (ci-dessus Battement des ailes ) artiste d’origine tunisienne qui participe à la Première Biennale d’Architecture d’Orléans en cours jusqu’au 1er avril.

 

Voir aussi sur ce site Biennale d’art contemporain autochtone 2016 et tous les billets qui portent sur L’amputation ou La guerre incluant des œuvres de Dianne Bos, Teresa Margolles,  Art War, World Press Photo (2011-2017),  Du MAC aux RIDM en passant par Thomas Hirschhorn…, Guerre et médecineDon d’organesDix fois DixLes immortalistes et le documentaire Saving faces avec le Dr. Mohammad Jawad.

Michelle Bui

12/01/2018

UQAM2018_MichelleBui

Pool of plenty de Michelle Bui  à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 3 mars

Michelle Bui présente des photographies des natures mortes inusitées à partir de matériaux variés et éléments de la nature consommés selon diverses cultures. L’artiste surprendra certainement les visiteurs avec ses arrangements génito-floraux créés en associant un utérus de truie avec des Rudbeckia fulgida  (Happy like Doris Day) ou des testicules d’agneau avec des tiges d’ail chinois ou Allium tuberosum  (Made in china) dans une splendeur inimaginable. En fin d’année, Michelle Bui participa à Rêverie, une exposition collective à la Galerie Projet Pangée qui fut accompagnée d’un joli poème de Xan Shian. Finissante à la Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Michelle Bui détient aussi un Baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia.  Elle est également récipiendaire d’une bourse qui lui permettra de travailler jusqu’en juin à l’Atelier Circulaire, spécialisé en arts imprimés et on ne manquera surtout pas ses prochaines expositions.

Livres 2017

11/01/2018
tags:

Parutions 2017 mentionnées soit sur mes comptes facebook, twitter ou sur le blogue Arts & Sciences. Les listes des précédentes années se trouvent dans la rubrique « Livres« .

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Et les catalogues d’expositions suivants

Livres2017Catalogues

Edvard Munch – Between the clock and the bed en cours au MOMA de New-York
Par Gary Garrels, Jon-Ove Steihaug, et Sheena Wagstaff préfacé de Karl Ove Knausgaard
Aperçu de l’exposition qui s’est tenue au MOMA de San Francisco – billet du 26/9/2017.

Cy Twombly sous la direction de Jonas Storsve dans le cadre de l’exposition à Pompidou.

Anna Zemánková suite à la rétrospective au Musée d’Art Brut de Lausanne en 2017.

Au-delà des étoiles. Le Paysage mystique de Monet à Kandinsky au Musée d’Orsay avec textes de Guy Cogeval, Katharine Lochnan, Michael Stoeber, Roald Nasgaard et autres…
Aperçu de l’exposition au billet du 20/5/2017.

The Sleeping Green : no man’s land 100 years later de Dianne Boss
Sous la direction de Josephine Mills avec des essais de Harry Vandervlist et préface de Catherine Bédard et Andrew Hakin. L’exposition s’est tenue au Centre Culturel Canadien de Paris – billet du 16/5/2017.

Guide du Musée Calouste-Gulbenkian et catalogue de l’exposition Beyond the Mirror
qui se poursuit jusqu’en février – billet du 28/11/2017.

 

Voir aussi MedPoe pour des recueils de poésie en lien avec le domaine médical.

 

Med Poe partie 5

09/01/2018

NuageMedPoeMars2017

Ci-joint la mise à jour du Tableau Med Poe de poèmes en lien avec le domaine médical publiés pour la première fois sur ce site le 9/11/2016 et qui compte aujourd’hui une centaine de titres. Des extraits se trouvent aux billets Med Poe partie 2, partie 3, partie 4 et en voici d’autres parmi les parutions 2017:

 

MedPoe2017_LeanneDunic

DUNIC Leanne (2017). To love the coming end, éditions BookThug, 104 p. (extrait de p.10) L’auteur aborde également les catastrophes naturelles dont le fameux tsunami du 11/3/2011 au Japon.

 

MedPoe2017_AireaDMatthews

MATTHEWS D.Airea (2017). Simulacra, Yale UPress, 104 p. (Extrait de Psyche on Prozac p.69) Gagnante pour ce recueil du Yale Younger Poets Prize  et lire Blind Calculus
(from Barthes’ A lover’s discord) p.39

MedPoe2017_JimJohnstone

JOHNSTONE Jim (2017). The chemical life – an exploration of mental illness and addiction,
éditions Vehicule Press, p.88 extrait du poème Venlafaxine connu sous le nom commercial de Effexor – psychotrope IRSNa Inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.  Résumé par C.Campbell sur themanchesterreview.co.uk et comprenant p.63 une équation sur la dynamique des fluides.

 

MedPoe2017_PatrickBouvet

BOUVET Patrick (2017). Petite histoire du spectacle industriel, éditions de l’Olivier. 176 p.
En page couverture, une photographie d’Étienne Jules-Marey et lire la section p.134-141 sur l’ingénieur Wernher von Braun qui travaillant sur un missile pour les nazis, s’est retrouvé après la guerre à poursuivre une carrière à la NASA et participa au programme Apollo. Il collabore également avec Walt Disney pour des films éducatifs sur l’Espace. Analyses par S.Sampson sur le site En attendant Nadeau, une autre sur le site Charybde2 du 3/4/2017 et celle du 5/5/2017 par C.Marcandier sur Diacritik.com.

 

MedPoe2017_EmmanuelVenet_AnneReneeCaille

Ainsi que les deux suivants déjà mentionnés sur ce blogue
VENET Emmanuel (2017). Plaise au tribunal au billet du 13/6/2017 Extraits de pp.14 et 15
CAILLÉ Anne-Renée (2017). L’embaumeur au billet du 25/3/2017 Extraits de p.43

 

MedPoe2017_ColloqueFiguredupoetemedecinParis

Notez que se tiendra une journée d’étude intitulée Approches du geste chirurgical (20e-21e) :
Histoire, littérature, philosophie, arts visuels dans le cadre du projet La figure du poète-médecin
Jeudi 11 janvier 2018 à l’Académie nationale de médecine au 16 rue Bonaparte à Paris.
Programme complet sur unifr.ch incluant entre autres :

Gestes, mains, gants : la chirurgie dans The Knick de Steven Soderbergh
Alexandre Wenger  – Université de Genève

Le ballet des mains chez Lorand Gaspar : dessin, danse et chirurgie
Danièle Leclair – Université Paris-Descartes / UMR Thalim

Gestes et pouvoirs du chirurgien dans la fiction fantastique :
Le Docteur Lerne, sous-Dieu de Maurice Renard
Isabelle Percebois – Université Paris-Sorbonne

Dépasser l’ « emprunt à l’atlas d’anatomie » ? Le gest e chirurgical au miroir de la littérature française de l’extrême contemporain. Un dialogue entre trois chirurgiens-écrivains (Maurice Mimoun , Gilbert Schlogel, Antoine Sénanque) et Maylis de Kerangal auteure de Réparer les vivants.
Julia Pröll – Université d’Innsbruck

Et voir sur ce site la Partie I de ce projet qui s’est tenu au printemps 2017.

Vladimir Moussakov

08/01/2018

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In Memoriam
Vladimir Iliev Moussakov
(7 mai 1928 – 8 janvier 1968)

Vladimir Iliev Moussakov a traduit de l’allemand au bulgare plus d’une centaine d’ouvrages d’Erich Kästner, Lion Feuchtwanger, Karl May, Hans Kirst, Henrich Böll, des frères Grimm ainsi que des poèmes de Rainer Maria Rilke et des pièces de théâtre de Bertolt Brecht. Ses archives officielles et sa correspondance se trouvent dorénavant à la Bibliothèque nationale Bulgare Ivan Vazov dans la ville de Plovdiv en Bulgarie. Son père Ilia Petrov Moussakov (1894-1968), est également auteur de plus de 40 livres d’Histoire. Dans le Dictionnaire de la littérature bulgare (ci-dessous), on voit également une photo, à droite, de son oncle, l’écrivain et dramaturge Vladimir Petrov Moussakov (1887-1916), connu surtout pour sa pièce Dalila et son écrit humaniste Taches sanguinaires, qui décrit la souffrance du peuple en temps de guerre. Sur le site Glasnost, I. Ivanova écrit qu’il est même considéré par certains comme le « père de la littérature pacifiste en Bulgarie » 28/9/2017.

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Encyclopédie de la Littérature Bulgare par l’Académie des Sciences de Bulgarie Tome 2 p.409

En mai dernier, la Bibliothèque nationale Ivan Vazov de Plovdiv a consacré une exposition en l’honneur de Vladimir Moussakov, à partir de documents et archives, afin de rendre hommage à son style remarquable en tant qu’un des traducteurs les plus respectés des années 50 et 60, cela bien au-delà des frontières de la Bulgarie. M. Moussakov fait également partie des membres fondateurs ayant permis la fusion de l’Association des traducteurs bulgares à celle des écrivains.

Suite à cette exposition, Veneta Ganeva a publié dans la revue de littérature Stranitsa 2017 no 2, p.157-170, un article portant sur son amitié avec Erich Kästner (1899-1974), à partir de la correspondance inédite entre ces deux hommes durant seize ans. En guise d’introduction, elle rappelle aux lecteurs que Kästner est un poète, scénariste, satiriste et auteur de littérature jeunesse qui fut poursuivi par la Gestapo. Ses livres, interdits par le régime nazi, furent brûlés sur la place de l’Opéra à Berlin en 1933. Veneta Ganeva poursuit son article avec d’élogieux propos sur les talents de traducteurs de Vladimir Moussakov en  affirmant qu’il maîtrisait l’art de la traduction à la perfection et parvenait à atteindre une synchronie ultime entre l’œuvre originale et la traduction en bulgare.

Il reçoit ses premiers honoraires de traducteur à l’âge de quatorze ans et signe son premier contrat officiel avec une maison d’édition à l’âge de dix-huit ans, tout en poursuivant ses études universitaires.  Au début de sa carrière, il traduira en quatre ans dix romans de Karl May. En plus d’Erich Kästner, Vladimir Moussakov tisse également des liens d’amitié avec Henrich Böll et Lion Feuchtwanger, et il traduira jusqu’à sa mort plusieurs milliers de pages de prose et de poésie.

Dans son article, Geneva cite (pp.160 et 161) un extrait d’un vibrant témoignage de son ami l’écrivain, dramaturge et journaliste de la BBC, Georgi Markov (1929-1978), victime d’un empoisonnement à la ricine administré par un coup de parapluie sur l’ordre des services secrets bulgares. Dans une section de son essai autobiographique, réédité en 2016 sur le site Kultura.bg il prétend que Vladimir Moussakov était en soit un personnage de l’Univers de Kästner,  tellement le lien entre eux était fort.

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NarodnaBibliotekaPlovdiv2017_Moussakov

Exposition en hommage au traducteur  Vladimir Moussakov, qui s’est tenue à la Bibliothèque nationale Ivan Vazov à Plovdiv en Bulgarie au mois de mai 2017 – photos de Dora Gospodinova. 1ière rangée : Correspondance de Vladimir Moussakov avec son ami l’écrivain Erich Kästner et échantillon de quelques livres qu’il a traduit. 2ième et 3ième rangées : 1. Quelques ouvrages traduits en bulgare 2. Effets personnels 3. Correspondance avec éditeurs et écrivains allemands et 4. Correspondance avec des écrivains bulgares. Lire aussi sur une lettre de l’épouse de Walter Lowenfels, auteur de Sonnets of Love and Liberty et membre du P.E.N. international, sur ce site au billet du 18/7/2016.

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ANTOV IASSEN (2010). Conclusion avec des livres, éd. Egmont, 160 p. extraits des pp.57, 66 et 67
L’écrivain, journaliste et éditeur Iassen Antov raconte dans son dernier ouvrage son amitié avec Vladimir Moussakov et les lectures de récits humoristiques de Wodhouse qu’il lui faisait à son chevet avant que « Vladko », comme on l’appelait, ne rende son dernier souffle le 8 janvier 1968.

Arts & Sciences – bilan 2017

01/01/2018

Bilan2017_A

Bilan2017_B

En 2017, vous étiez des milliers en provenance d’une centaine de pays à visionner ce blogue qui comprend à ce jour 787 articles. Les  articles les plus consultés cette année, mis à part ceux déjà illustrés dans les précédents bilans (Farinelli, Syndrome d’Othello, Turandot, Poésie scientifique) sont : Memento Mori / Bone Again, Art quantique, Rhino de Longhi, Cabinet des curiosités d’Olbricht, Le Caravage et Joe Davis Bio-Art, puis les rubriques Publications, Contact et Bar des sciences. Tandis que le 20 articles les plus lus, parmi ceux rédigés en 2017 sont: Les impatients 2017Femmes au FIFA 2017Figure du poète médecin 20e et 21e siècleLa folie à l’Opéra – Met Bleu 2017BGL et le syndrome de StendhalCrânes et décapitationsInVitro au FringePaysages sonores naturelsPaysages mystiques à OrsayLe pavillon des douzes au FIFA 2017World Press Photo 2017Autour de BoschManif d’art – Biennale de QuébecArt Brut de Lausanne, ainsi que Chorégraphie – revue Estuaire 167, Paul Nougé, Rober Racine et Raymond GervaisPoésie au Met Bleu 2017, Éco-poésie, Autres bonnes adresses à Valence.

 

Merci aux 196 abonnés car sans vous, toutes ces heures de travail n’en vaudraient pas la peine et merci aussi à tous ceux qui osent cliquer sur « j’aime », geste qui peut sembler anodin, mais me donne littéralement l’élan nécessaire et la vitalité pour poursuivre …

Notez que je partage d’autres événements et découvertes sur mon compte facebook  sur lequel je viens d’écrire ces quelques mots : Voilà que d’ici quelques jours, je célébrerais ma 1ère année sur ce réseau et je tenais à remercier du fond du cœur, tous mes « amis » artistes sur fb qui illuminent ma vie et à tous mes « amis » scientifiques ou journalistes qui l’abreuvent et à tous les autres – que je côtoie régulièrement, pour votre amour qui donne un sens à ma vie et qui est  source d’énergie !

 

Bilan2017_JaimeSéville ,  Musée Calouste-Gulbenkian ,  BGL et Syndrome de Stendhal , Histoire de la médecine à Valence ,  Autres bonnes adresses à Valence , Autres expos à SF ,  Zlatev au carré ,   Crânes et décapitations ,  Herbier de Mtl des poètes ,  Edvard Munch ,  Alexandra David-Néel , Dianne BosChorégraphies – revue Estuaire 167.

 

Les articles 2017 ayant suscités le plus de commentaires sont :

Corps médiés, augmentés, altérés, Crânes et décapitations, Paysages mystiques à Orsay,
Livres 2016 1/5  biographie et histoire et Bioart et neuroésthetique.

Bonne année 2018 à tous, en vous souhaitant
de passionnantes lectures et découvertes !

MAC des Laurentides

24/12/2017

MACdesLaurentides_RoberRacine_Spica

Spica 1999 de Rober Racine

Cycle des méditations  de Rober Racine et Das Gleitende -1 de Carl Trahan
Musée d’Art Contemporain des Laurentides
101 place du Curé-Labelle à St-Jérôme
Prolongation – Jusqu’au 28 janvier

Le Musée d’Art Contemporain des Laurentides souligne son 40e anniversaire avec  États des lieux – exposition dans laquelle le visiteur peut consulter des articles de journaux et archives sur l’histoire du musée. Quelques pièces de la collection permanente sont présentées dans la salle consacrée à cet événement, telles  que Dualité Complémentaire de Jean Goguen et l’installation en néons d’André Fournelle – Je n’absurde ni la vie ni la mort. J’absurde l’homme  1985 d’après une phrase du poète Yves-Gabriel Brunet qui participa à la fameuse Nuit de la poésie du 27 mars 1970 et dont on peut se procurer un recueil aux éditions Hexagone.  Rappelons qu’il y a un mois à peine, André Fournelle a présenté à la GAO –  Soleil des migrants  2017, une de ses plus récentes œuvres dans laquelle il explore avec force, les notions de frontières et de territoires poussant les peuples à s’exiler ou s’entretuer ( Lire aussi le billet du 17/8/2017). Notez que le Musée vient de s’associer aux Impatients et offrira dorénavant des ateliers à des personnes souffrant de problèmes de santé mentale de la région des Laurentides.

Une des expositions en cours au MAC des Laurentides est Das Gleitende – 1 (Le glissant -1) de Carl Trahan, inspirée du Faust de Goethe « annonçant le sentiment de fragmentation et d’incertitude liées au développement de la modernité ». Sur le site de l’artiste vous pourrez voir toutes ses installations en lien avec la traduction & le sens des mots ainsi que Décharge électrique – dans une pièce complètement sombre 2015 d’après les expériences de Cromwell Fleetwood Varley (1828-1883) sur le télégraphe et la déflexion des rayons cathodiques ayant permis à William Crookes de fabriquer des tubes à décharges électriques à l’origine des néons. Ci-dessous Im Anfang war …  ou Au Commencement était la Parole / … le Sens / … la Force / … l’Action
et en spirale – Je suis l’Esprit, qui toujours nie.

MACdesLaurentides_CarlTrahan_Aucommencement_Jesuis

 

Quant au Cycle des méditations de Rober Racine, elle inclut Les livres des Constellations, Charles Gagnon et l’Univers à partir des 1816 diapositives sur la conquête de l’espace que Rober Racine hérita de Charles Gagnon (1934-2003). Sur un des murs du MAC on peut voir le nouveau  triptyque 2017 de Rober Racine avec des photographies des missions Apollo 8,11 et 17 et sur un autre,  le grandiose Spica de 1999 comprenant une citation de l’astronaute Michael Collins « The stars are everywhere, even below me ! ». Pour en savoir plus sur ses souvenirs de la mission Apollo 11, lire Flying to the moon an astronaut ‘ story aux éditions MacMillan 192 p. dont voici ci-bas un extrait. Par ailleurs, vous retrouverez à nouveau la beauté et les mystères du cosmos qui passionnent tant l’artiste multidisciplinaire qu’est Rober Racine, dans son roman L’ombre de la Terre aux éditions Boréal  2002, 271 p.   Voir aussi sur ce site, le billet en lien avec sa précédente exposition Dernier volet du cycle lunaire à la Galerie Bellemare/Lambert.

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COLLINS Michael (1994).Flying to the moon an astronaut ‘ story , éditions MacMillan 192 p.
Lire aussi «  Le crépuscule des demi-dieux au Musée des Laurentides »
de N. Mavrikakis Le Devoir 23/12/17.

Et finalement, peu importe la saison, faites un petit détour au Sentier Art 3 à une demi-heure du MAC des Laurentides,  au Parc régional Bois de Belle-Rivière,  dans lequel vous pourrez découvrir une vingtaine d’œuvres.  L’une des deux dernières installations de ce parcours artistique est  Une silhouette emballée (de 1001 pétales) 2016 de Jean-Robert DrouillardHélène Chouinard. Entrevue avec J-R Drouillard connu pour ses sculptures alliant art traditionnel et  art contemporain sur fabriqueculturelle.tv. Quant à la 25e  installation-  Hibernacula 2016,  elle est constituée de pyrogravures par Jim Holyoak & Matt Shane ornant le mur du relais.

MACdesLaurentides_SentierArt3_2016Bonne promenade !

Preuve par l’image 2017

07/12/2017

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Concours de l’ACFAS – La Preuve par l’image 2017 

Vision nocturne mise en lumière de Loïs Miraucourt – Université McGill

Rétine d’un têtard (Xenopus laevi), utilisée comme modèle d’étude en neuroscience, sur laquelle on aperçoit en vert la cellule ganglionnaire qui joue un rôle important dans le système endocannabinoïde en augmentant la sensibilité à la lumière et permettant ainsi une meilleure vision nocturne menant peut-être à l’utilisation de la marijuana à des fins thérapeutiques pour certaines pathologies oculaires. Pour en savoir plus lire l’article dans theguardian.com du 26/10/2017 et visionner le
vidéo de présentation de l’ACFAS. Ci-dessous une description de l’œil en vers de
Joachim Gagnière tirée de Les principes de physique – livre IV publié en 1773.

JoachimGagniere_Principesdephysique1773

 

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Lauréats du concours de l’ACFAS – La Preuve par l’image  2017

Intestin dépolluant de Jean-Baptiste Burnet –  Polytechnique Montréal
«How does the cladoceran Daphnia pulex affect the fate of Escherichia coli in water?» 7/2/2017
Vidéo de présentation

Des réserves en or de Guillaume Grosbois – Université du Québec à Chicoutimi
« Under-ice availability of phytoplankton lipids is key to freshwater zooplankton
winter survival. » Scientific Reports 7 14/7/2017

Migration des minéraux de Nelly Manéglia – Université Laval
« Minéraux indicateurs du district aurifère de Meliadine (Nunavut) »  Thèse de maîtrise 8/2017
Vidéo de présentation

Flamboyante galaxie de Marie-Lou Gendron-Marsolais,
Julie Hlavacek-Larrondo et Maxime Pivin Lapointe – Université de Montréal
« Is there a giant Kelvin–Helmholtz instability in the sloshing cold front of the Perseus cluster ? » Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Vol. 468, no. 2, 21/6/2017 p. 2506–2516
Vidéo de présentation

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CLANCIER Sylvestre (2016). Le témoin incertain, éditions L’herbe qui tremble, 112 p.
En page couverture:  Tableau de l’artiste et art-thérapeute Auck

Et un extrait de Proses de l’intérieur du poème 2015 de Marc Alyn, éd. Castor Astral, 267 p. p.201

L’univers avec ses milliards de galaxies, ses toupies solaires actionnées par le fouet des comètes, tenait sur la pointe d’une aiguille. Quelles lunes extralucides couvaient leurs braises en l’inconscient des puits ? Le ciel laissait sur la langue de l’alchimiste un goût de divinité ancienne si bienveillante que son nom seul semblait dorer chaque chose et son contraire. Certains mots à haute tension grésillaient à sa tempe tandis qu’il prêtait l’oreille à la respiration caverneuse du cosmos dans l’espoir de capter la note fondamentale qui enroule sans fin les derviches tourneurs sur la bobine de la nuit.

Photos des 20 finalistes sur le site de l’ACFAS
Voir aussi sur ce site Preuve par l’image 2016 – 2015 – 2014 – 2013 – 2012
Ainsi que l’onglet «  Sciences en images »  et la rubrique  « Poésie ».

Autres musées et bonnes adresses à Lisbonne

04/12/2017

Lisbonne_LourencoDeGusmao

À droite, murale à l’aéroport de Lisbonne représentant Bartolomeu Lourenço de Gusmão, inventeur à l’origine d’un précurseur du dirigeable dont il fit la démonstration en 1709 au roi João V du Portugal, soit trois quarts de siècles avant celui des frères Montgolfières (1783). À gauche, illustration de son engin volant disponible sur alamy.com et description de l’événement sur earlyaviators.com et en résumé sur futura-sciences.com.

 

Lisbonne_Museedelapharmacie

Musée de la pharmacie
Vidéo de leur collection retraçant 5 000 ans d’histoire et provenant des quatre coins du monde.
Murale de Luis Dourdil 1945 réalisée à l’époque pour le Laboratoire sanitaire à Lisbonne et autres photos disponibles sur le site de la Sauvegarde du patrimoine pharmaceutique. Et ne manquez pas de jumeler votre visite avec un repas au restaurant Pharmacia décrit par lisboacool.com.

 

 

Lisbonne_Azulejo_Hopital1

Lisbonne_Azulejo_Hopital2

Photographies d’une façade de carreaux du XVIIIe siècle de la salle des sphères à l’Hôpital Sao José,  tirées de L’Azulejo à Lisbonne aux éditions Zest 2016, 128 p. et autres images du Centre Hospitalier de Lisbonne : cadran solaire vertical de 1856, civière du XVIIIe et détails d’azulejos au Nobel Hall de l’Hôpital Sao José et pour d’autres trésors cachés du patrimoine culturel du CHL voir leur site au chlc.min-saude.pt. Visitez aussi le MNAz Museu Nacional do Azulejo.

Musée de la musique à l’intérieur même du métro Alto dos Moinhos sur la ligne bleue.

Et à Belém :  Musée Berardo  pour sa collection d’art moderne.
Musée de la Marine faisant partie du Monastère des Hiéronymites;
Monastère des Hiéronymites et la tour de Belém – patrimoine mondial de l’Unesco.

Écouter du Fado au Tasca do chico au 39 rue Diário de notícias 39 dans le quartier Bairo Alto ou assister à des concerts ou jam sessions au Real Sociedade au 147 rue dos Remédios 147 à Alfama. Passer la nuit au Lx boutique Hotel après avoir fait la fête dans une ancienne maison de débauche au Pensaoamor au 19 rue do Alecrim. Prendre un verre sur la terrasse branchée du Park Lisboa au 58 Calçada do Combro ou romantique du Lost in Lisboa au 56 Dom Pedro V et autres suggestions sur week-end-voyage-lisbonne.com. Manger chez The Decadente au 81 rue São Pedro de Alcãntara ou à n’importe quel kiosque du Time Out Market de Lisbonne.

Voir les 5 précédents billets sur Lisbonne –  Musée Calouste-Gulbenkian, Musée d’Art antique, Casa Fernando Pessoa, New Art Fest’17 et la Librairie Ler Devagar au LX Factory.

Librairie Ler Devagar

03/12/2017

Librairie Ler Devagar au LX Factory et quelques livres sur Lisbonne vue par des écrivains.

Lisbonne_LibraireLerDevagar

Lisbonne_LisboainPessoa_Requiem_ATabucchi

Lisbon in PessoaA tour and literary guide of the portuguese capital de João Correia Filho  aux éditions Livros d’hoje, 2011, 376 p. et Requiem : an hallucination d’Antonio Tabucchi ou traduction française par Isabelle Pereira aux éditions Gallimard 2006, 192 p.

 

Lisbonne_Saramago_JourneytoportugalBut what captivates the traveller most of all is the sight of the vault over the transept. Twenty-five metres high above a floor twenty-nine by nineteen metres. The vaulting soars in a single arch, with no pillar or column to support it. Like the hull of a giant ship turned upside down, this soaring belly shows its ribs, its innermost structure, so amazing the traveller he does not know wether he should kneel on the spot and praise whoever conceived and designed this miracle. (Monastère des Hiéronymites)

SARAMAGO José (2002). Journey to Portugal, éditions Vintage, 464 p.

 

 

Lisbonne_JCPires_livredebord

De Lisbonne on peut dire que même les daltoniens discutent de sa couleur. Regardez de préférence l’ocre de l’époque Pombal, recommande un byronien de passage. Le vert, le vert oppose quelqu’un tout de suite après, les yeux sur la Terreiro do Paço, « même le cheval de D. José tourne au vert, mangé par la mer », disait déjà Cécília Meireles. Ou le blanc, le blanc évoque l’écume de l’océan, la chaux des murs, la Méditerranée; «  On ressent une nostalgie blanche… » a écrit Mary McCarthy dans une Lettre au Portugal, et Alain Tanner, cinéaste civilisé l’a tout simplement appelée Ville Blanche.

PIRES Cardoso José (1998). Lisbonne – livre de bord, Gallimard, 104 p.
Notez la section Les lettres souterraines de p.67-69 sur la géométrie & l’art dans le Métro de Lisbonne aux stations Restauradores, Avenida, Rotunda do Marquês, Campo Grande, Sete Rios ou Sá Nogueira.

 

Lire aussi Lisbonne: géocritique d’une ville sous la supervision de Alain Montandon , Pressses Universitaires Blaise-Pascal Clermont-Ferrand 2006, 288 p. suite au colloque organisé par les Universités de Lisbonne, Limoges et Clermont-Ferrand. Visitez également une des plus anciennes librairies au monde, Bertrand library inaugurée en 1732 à Lisbonne et autres bonnes adresses à venir…

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