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Quarante à la Galerie Blouin │Division

03/01/2021

Attracteur Patrick Coutu / Les calculs #3 Yann Pocreau / Grande échappée XIV François Lacasse

Quarante à la Galerie Blouin │ Division jusqu’au 20 février

Quarante artistes en cette année, de quarantaine et de renouveau, propice à la création. Cette exposition est la deuxième célébration de la récente union du galeriste René Blouin & Pierre Trahan de la galerie Division, fondateur également de l’Arsenal – un centre d’art contemporain à l’étage du dessous dans le quartier Griffintown et qui servait d’hangar à bateaux à l’époque du chantier naval d’Augustin Cantin au XIXe siècle.

Voici 3 oeuvres d’artistes qui s’inspirent de phénomènes physiques, hormis celles de Rober Racine et Nicolas Baier dont on a déjà couvert leur travail sur ce blogue. La première à gauche, de Patrick Coutu en dit déjà long; depuis presque dix ans, l’artiste donne des titres à évocation scientifique à ses œuvres tels que Vortex,Vie et mort d’un système au départ aléatoire, Cristalmath, etc. ou géologique comme par exemple Flux  lors de l’exposition Natura Loci ou La Nature du lieu en 2018 commissariée par Paul Ardenne qui s’est poursuivie avec Roche-mère en guise de mémoire pour immortaliser les traces de l’érosion et du temps. Cette année en revanche, il touche à un phénomène beaucoup plus complexe qu’est la Théorie du chaos popularisée par la fameuse formulation d’Edward Lorenz se demandant si un battement d’ailes de papillon au Brésil peut causer une tornade au Texas ? Pour illustrer ses systèmes dynamiques, afin de prévoir la météo ou calculer la génétique des populations bactériennes, on utilise des modélisations mathématiques appelés attracteurs. Dans certains cas, ces attracteurs sont dit étranges lorsqu’ils ne ressemblent ni à une courbe ni à une surface lisse mais plutôt à un fractal comme celui que David Louapre décrit dans cette vidéo et qui s’approche de la sculpture en bronze ci-haut de Patrick Coutu.

Au centre ci-dessus, une impression numérique de Yann Pocreau qui a eu l’opportunité de faire une résidence d’artiste à l’Observatoire du Mont-Mégantic en 2018. Toujours intrigué par la manière dont la lumière interagit avec la matière, il fut comblé de pouvoir s’initier à la spectroscopie avec des appareils à la fine pointe de la technologie (FTS-Spectroscopie par transformée de Fourier, interféromètre de Fabry-Perot, Spectroscopie à longue fente). Les créations lors de cette résidence ont d’ailleurs fait partie de Merveilles célestes, une exposition conjointe avec Bettina Forget qui s’est tenue à l’Université de Montréal. Grâce au télescope de 1,6 m de diamètre et à la collaboration des équipes de l’OMM et du Planétarium de Montréal, Yann Pocreau a pu capter des images spectaculaires, voire même dresser une  Cartographie des trous noirs dans notre galaxie.  Quelques années avant, il s’était consacré au milieu hospitalier, et publie en 2020 l’ouvrage Œuvre processus sur le programme d’intégration de l’art à l’architecture en lien avec la construction du nouveau CHUM et dont l’exposition Patrimoines à la Galerie de l’UQAM fait également partie – résumé dans L’art au temps des stéthoscopes sur montrealcampus.ca.

Terminons avec une œuvre en acrylique de François Lacasse. L’exposition Étude poétique de la mécanique des fluides qui s’est tenue l’année dernière au Musée d’art contemporain des Laurentides fût le résultat de ses méticuleuses expérimentations et observations du phénomène de turbulence qui fascinait Léonard de Vinci. Ce sont ces tourbillons aléatoires crées par l’ajout d’un pigment blanc dans un mélange de couleur qui ont donné naissance à de Grande(s) échappée(s). Ci-dessous, Turbulence d’Uriel Frisch que l’on peut écouter en conférence sur un enregistrement de cet été sur canal-u.tv ainsi qu’une illustration de Leonard de Vinci tirée de Leonardo da Vinci’s Codex Leicester: A New Edition par Domenico Laurenza et Martin Kemp aux éditions Oxford University Press 2019 à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort. Lire aussi le passionnant article Leonardo da Vinci and fluid mechanics d’Ivan Marusic et Susan Broomhall qui rappellent les rimes du mathématicien & météorologiste Lewis Fry Richardson d’après Siphonaptera de A. de Morgan dans A Budget of paradoxes paraphrasant en revanche des lignes de Jonathan Swift – On poetry : a rhapsody.

Big whirls have little whirls, That feed on their velocity;
And little whirls have lesser whirls, And so on to viscosity.”
Lewis Fry Richardson (1881-1953)

Autres artistes faisant partie de l’exposition, déjà mentionnés sur ce blogue

1ère rangée de gauche à droite : Carbazole de Nicolas Lachance / Les parenthèses enchantées de Valerie Blass / Actions speak louder than words de Caroline Monnet / Recognition de Rafael Lozano-Hemmer / La bête de Mathieu Beauséjour / Héritage sentimentale d’une peintre industrielle de BGL

Et ceux pour leurs œuvres en lien avec la science
2e rangée : Orbi de Martha Townsend / Histoire de la perle de Geneviève Cadieux / La Terre brille elle-même de Rober Racine / Fatras de Nicolas Baier / Canister Variations I d’Adam Bansata / Sporophore Phoenicopteri de Michel de Broin ainsi que Gathering sky de Nadia Myre

Voir aussi les billets sur deux précédentes expositions qui se sont tenues à la Galerie Division soit Automata dans le cadre de la Biennale Internationale d’Art Numérique (BIAN) en 2016 et Art Quantique.

« La chose la plus belle qui soit est le mystère de l’Univers… berceau de l’art et de la science » Einstein

Notez que l’exposition Rêver l’Univers par la commissaire Céline Neveux au Musée de La Poste à Paris a été prolongée jusqu’au 8 février et dans cette vidéo de présentation vous verrez en ordre d’apparition les installations de Philippe Baudelocque (2x), Félicie d’Estienne d’Orves, Laurent Fort (2x), Anaïs Tondeur, Nicolas Baier, Thomas Brummett, Patrick Bailly-Maître-Grand, Hugo Deverchère, Dominique Blais, Julien Mauve, Marina Gadonneix et David Spriggs.


Arts & Sciences – bilan 2020

30/12/2020

Voici les articles les plus lus sur le blogue Arts & Sciences, parmi ceux rédigés en 2020 :

Covid Art,    Yamou,   Exposition EMA’rt #LesYeuxOuVerts,    Inaam Obtel,  
Géologie et autres merveilles du Maroc,    Ghizlane Sahli,   Mohammed El Baz,  
Salon International de l’Édition et du Livre,    Bio-Art au Laboratory de Berlin,  
Fatime Zahra Morjani à l’Artorium  et  Pharm Fest.

Musée de l’imprimerie de Lyon, FIFA et Foire Papier de Montréal.

 

Le blogue Arts & Sciences fête ses 10 ans !!!
Vous trouverez les plus populaires articles depuis 10 ans dans les bilans antérieurs.
Bonne année à tous et que 2021 soit remplie de beauté, de respect, d’imagination et de découvertes !

Livres 2020

17/12/2020

Parutions 2020 mentionnées soit sur mes comptes facebook, instagram, twitter ou sur le blogue 
Arts & Sciences. Les listes des précédentes années se trouvent dans la rubrique « Livres ».

Guide déraisonné des collections du Musée de l’imprimerie et de la communication graphique de Lyon MICG / Bioéthique et droits humains – quelles perspectives pour le Maroc ? d’Ali Benmakhlouf / D’un Monde à l’autre – Le temps des consciences de Nicolas Hulot & Frédéric Lenoir / Bifurquer sous la direction de Bernard Stiegler / Entangled Life – How fungi make our worlds, change our minds and shape our futures de Merlin Sheldrake / Plants, people and places sous la direction de Nancy Turner / Compound remedies: Galenic pharmacy from the ancient Mediterranean to New Spain de Paula De Vos / Know your remedies: Pharmacy and culture in early modern China de He Bian / Ethnomedicinal plant use and practice in traditional medicine/ Taming Cannabis: French Pharmacy, Cannabis, and Exotic Drugs de David Guba / OD: Naloxone and the Politics of Overdose de Nancy Campbell / Signac et les indépendants – Paris au temps du postimpressionnisme sous la direction de Nathalie Bondil / Trois fois au bout du monde – Népal, Costa-Rica, Chine de Catherine Cusset / Le pays des autres de Leïla Slimani / Les autres américains de Laila Lalami / /Pourvu qu’il soit de bonne humeur de Loubna Serraj / Énigme à Mogador de Mohamed Ouissaden / Adam Bofary de Jean Zaganiaris / Tout ce qu’il aimait de Mamoun Lahbabi / Les inconsolées de Karima Echcherki / Catalogue de l’exposition #Lesyeuxou_verts d’EMA’rt ainsi qu’Écrire l’avenir par le photographe Brahim Benkirane & Myriam Ezzakhrajy / Rituels de Fatime Zahra Morjani à l’Artorium / Tourmentes féminines de Mouna Bensaid à la galerie SoArt / StreetArt Africa sous la direction de Cale Wadaccor.

POESIE

John Keats’ Medical Notebook: Text, Context, and Poems de Ghosh Hrileena aux éditions Liverpool University Press 256 p./ Revue Sénégalaise de poésie no.5 Avril 2020 / Presque Riens d’Abdellatif Laâbi aux éditions Le Castor Astral, 184 p./ Les lignes de l’attente de Muriel Augry et calligraphies d’Abdallah Akar aux éditions Voix d’encre, 104 p.

Voir aussi les nombreux poèmes en lien avec le domaine médical dans la rubrique Med Poe .

Et plusieurs parutions de 2019 ne faisant pas partie de la liste en début d’année.

Leonard de Vinci et la nature Coll. / Tolkien et les sciences Coll./ Une histoire des langues et des peuples qui les parlent de Jean Sellier / Figuring de Maria Popova / Culture numérique aux éditions de Dominique Cardon / La recherche scientifique à l’ère des Big Data de Sabina Leonelli / Design and Mimesis Coll. dans le cadre d’un billet sur le Art Laboratory de Berlin /A billion black Anthropocenes or none de Kathryn Yusoff / Renaissance sauvage – l’art de l’anthropocène de Guillaume Logé  / Un art écologique – création plasticienne et anthropocène de Paul Ardenne dans la cadre de son intervention en lien avec l’exposition #Lesyeuxou_verts de l’association EMA’rt / Solar Guerrilla – constructive responses to climate change Coll. / Astuces écolo : tout soi-même de Raphaëlle Vidaling / Vivre avec la Terre – manuel des jardiniers – maraîchers de Charles & Perrine Hervé-Gruyer / L’entreprise doit changer le Monde de Jean-Marc Borello / La pharmacopée marocaine traditionnelle – médecine arabe ancienne et savoir populaire de Jamal Bellakhdar / Lab girl – Une histoire de sciences, d’arbres et d’amour de Hope Jahren / Curieuses histoires de plantes du Canada 1867-1935– tome 4 d’Alain Asselin & Jacques Cayouette en référence à l’exposition Que disent les plantes / Peuplié de Lucie Taïeb / Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois / Histoire visuelle de l’art typographique 1454-2015de Paul McNeil dans le cadre du billet sur le Musée de l’imprimerie de Lyon /Le naufrage des civilisations d’Amin Maalouf / Le monde en tête – la donation d’Antoine de Calbert au Musée des confluences de Lyon et aperçu au billet du 8/3/2020 / Art Africain de Franziska Bolz / Génération Africaine – la force du design sous la direction d’Hicham Lahlou et Mugendi K. M’Rithaa  et aperçu au billet du 24/9/2020 / Mohamed VI Le siècle d’un roi de Hassan Alaoui / Maroc De quoi avons-nous peur ? Coll. / Migrations au Maroc : l’impasse ? Coll. / L’Algérie au présent entre résistances et changements de Karima Direche / Il était une fois Toumliline de Jamaâ Baïda / L’Afrique des paradoxes – regards et attitudes des jeunes de Driss Guerraoui & Nourredine Affaya / L’enseignement-apprentissage du français au Maroc au XXIe siècle de M.Essaouiri, A.Marbrour, M.Sadiqui / 85 ans de littérature marocaine de langue française de Fatiha Bennani /  C’est beau la guerre de Youssouf Amine Elalamy / Des ailes de papier de Souad Jamai / Guerre totale de Rachid Khalis / La complainte du chêne de Ahmed Bouchikhi / La tyrannie du commun de Hassan Wahni / Souviens-toi qui tu es de Bahaa Trabelsi / Al Ala – la musique andalouse dans la langue de Molière de Fouad Guessous / Dessinateurs et peintres du chevalet au Maroc au XVIe et XVII siècles de Jean-François Clément / Artistes et femmes, rencontres de Lamia Kadiri et Myriem Chraibi /Monographie d’Abdelkébir Rabi sous la direction de Mohamed Rachdi / Street food in Morocco – authentic flavour de Julie Carcaud & Asmaa Chaidi Bahraoui aux éditions Langages du sud, 176 p. Ainsi que ces quelques ouvrages de poésie : Revue Marges no.28 2019 L’art avec (ou sans) le marché de l’art , À la saison des abricots de Carol Sansour / Revue Traversées hiver 2019, Lait et miel de Rupi Kaur et Carlotta de Claude Léon alias Claude François.

Théâtre Environnemental

14/12/2020

 

 

 

Jeu Revue de théâtre
Rédacteur en chef Raymond Bertin
2020.3 No.176 Dossier Engagement et éc(h)o p.12 à p.56
Dans lequel vous pourrez lire L’avènement d’un théâtre vert ? de Marie Labrecque et autres articles faisant références aux pièces de théâtre suivantes, portant sur des questions identitaires ou environnementales:

La cendre de ses os ou Nmihtaqs Sqotewamqol de Dave Jenniss et autres productions d’Ondinnok, Lignes de fuite de Catherine Chabot, Pétrole de François Archambault, Les Hardings d’Alexia Bürger, J’aime Hydro de Catherine Beaulieu, Cœur minéral de Martin Bellemare inspiré d’un livre d’Alain Deneault tout comme Bande de Bouffons et Hidden Paradise, Grains – Monsanto contre Schmeiser d’Annabel Soutar ainsi que toutes les créations de la compagnie Porte Parole , Warm up de Mykalle Bielinski, Les enfants de Lucy Kirkwood, Quand la pluie s’arrêtera d’Andrew Bovell, La cartomancie du territoire de Philippe Ducros, Sila de Chantal Bilodeau et les créations de Climate Change Theatre Action qu’elle a confondée, Angoisse cosmique ou Le jour où Brad Pitt fut atteint de paranoïa de Christian Lollike, Le poids des fourmis de David Paquet, Théâtre catastrophe par le NTE, Kiinalik d’Evalyn Parry et de Laakkuluk Williamson, La blessure de Gabrielle Lessard et Paradis perdu de Dominic Champagne et Jean Lemire. Notez aussi un article de Ralph Elawani sur des spectacles conçus dans l’esprit du développement durable comme le pratique la firme Écoscéno.

En attendant la réouverture des salles de spectacles, vous pouvez vous procurer plusieurs de ces pièces de théâtre sous format papier aux éditions de l’Atelier 10 ou autres éditeurs en hyperliens ci-dessus.

Voir aussi sur ce site les billets OGM, Grains et Théâtre Politique
Et ceux en lien avec la Science & Technologie telles que Les robots font-ils l’amour ? d’Angela Konrad, In vitro de Veronik Raymond, Le Manifeste de la jeune fille d’Olivier Choinière, Pharmakon de Menka Nagrani,  Scientific Americans de John Mighton, La chaise de Frédéric Desager, Contre le temps sur Évariste Galois de Geneviève Billette et d’autres pièces de théâtre mentionnées dans le cadre du Festival international de danse et Théâtre à Montréal FTA 2015, 2016, 2017. Lire aussi le dossier Sciences et technologies de la revue Jeu no.144 (3), 2012.

Kourkouni à GVCC

02/12/2020
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« La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception,
mais ce qui est spécifiquement visage, c’est ce qui ne s’y réduit pas. »
Lévinas – Éthique et Infini

Adil Kourkouni à la GVCC jusqu’en janvier 2021

La Galerie d’Art Venise Cadre de Casablanca inaugure dès demain une exposition solo de l’artiste visuel Adil Kourkouni, après avoir accueilli sa série de 7 portraits « d’artistes maudits » en 2017. Quelques mois plus tard, c’était au tour de Think Art puis de l’Uzine de présenter Autofiction(s). Récipiendaire du LCC Program visant à soutenir la photographie africaine émergente, Adil Kourkouni s’est également mérité le Prix du Festival Les Nuits photographiques d’Essaouira en 2018. Par ailleurs, l’exposition en cours à la Galerie GVCC, comprend principalement des tableaux de l’artiste avec ses personnages sans visages dont plusieurs sont composés d’emballages en aluminium de médicaments tels que décrit sur ce blogue lors de la visite au MACAAL l’année dernière et pour en savoir plus sur la fabrication et la composition des emballages en blister lire cet article sur alfipa.fr. De plus, on apprend en entrevue avec Olivier Rachet, que l’utilisation de cette matière première par Adil Kourkouni, remonte à ses prises de médicaments durant une longue convalescence de presque quatre ans et plusieurs opérations suite à un grave accident de la route en 2010. La quête d’identité qu’il aborde dans ses premières expositions se poursuit encore, alimentée de ses lectures de Rumi, Krishnamurti, Deleuze ainsi que de Lévinas sur la relation éthique du visage et sa vulnérabilité comme on l’explique dans l’émission Les chemins de la philosophie sur franceculture.fr. Artiste visuel et musicien à ses heures, les installations sonores feront certainement partie des prochaines créations d’Adil Kourkouni, que nous suivrons définitivement de près.

Voir aussi sur ce blogue des artistes inspirés du Covid-19 et Pharm Fest
Ainsi qu’une liste de plusieurs galeries d’art à Casablanca.

Fatime Zahra Morjani à l’Artorium

06/10/2020

Rituels de Fatime Zahra Morjani
Espace d’art Artorium à Casablanca
Fondation TGCC pour l’art et la culture jusqu’au 15 octobre

L’espace d’art Artorium est un magnifique lieu d’exposition près de la Gare de l’Oasis à Casablanca situé au siège social de la société des Travaux Généraux de Construction de Casablanca dirigé par Mohammed Bouzoubaa. Créé en 2017,  l’Artorium a pour mission de démocratiser l’art en offrant au grand public des conférences, spectacles, ateliers d’art plastiques, lancements de livres, etc. Sur son site web, vous trouverez en plus de vidéos donnant la parole aux artistes ou leur rendant hommages, de passionnantes publications concises & pédagogiques de La News Artsy que vous pouvez également suivre sur sa page facebook avec le début accrocheur Le saviez-vous ?

Pour notre plus grand bonheur, la fondation TGCC a décidé de prolonger l’exposition Rituels de Fatime Zahra Morjani. Lors de la précédente exposition à l’Artorium dont les bénéfices étaient destinés à l’Association EMA Enfance Maghreb Avenir, l’artiste plasticienne, ayant une formation d’architecte, avait comme d’habitude manifesté sa conscience écologique en questionnant la place de l’être humain dans la nature à l’ère de l’anthropocène – voir article et références sur ce blogue sous EMA’rt  #LesYeuxOuVerts. C’est suite à la lecture de Renaissance sauvage. L’art de l’anthropocène de Guillaume Logé, prônant le retour aux pratiques ancestrales pour sauver son humanité que Fatime Zahra Morjani a eue l’idée de cette exposition. En entrevue, l’artiste rappelle que les rituels ancestraux font partie de la mémoire collective. Il est intéressant de noter aussi que presque toutes les œuvres exposées sont soit composées d’éléments végétaux soit de pigments naturels tels que le carmin de cochenilles dont on a expliqué la provenance au billet du 12/05. Quant à Salinger 2018, vous devinerez que ce sont des gaines de seigle qui parsèment le tableau en hommage à l’auteur du célèbre Catcher in the rye. L’atelier de l’artiste, dont on peut voir une reconstitution à l’Artorium, démontre le contact direct qu’elle a avec la faune & la flore. Fatime Zahra porte d’ailleurs bien son nom, car « Morjana/i » signifie corail. De surcroît, on apprend dans le catalogue que sa grand-mère avait la réputation de pouvoir guérir son entourage à l’aide de plantes endémiques. Finalement, de générations en générations, ses connaissances se sont transmises et se poursuivent jusqu’à prendre une autre forme, admirée de nos jours par les amateurs d’art.

« Elle cueille, coupe, décortique, apprivoise le monde végétal. Graines, feuilles, racines
ici point de botanique, l’artiste détourne la flore et donne naissance à une taxidermie du paysage.
Graine de nigelle et de bardane, feuilles de bananier et de cactus, cyprès et fagots de bois mort,
la plasticienne détourne à souhait les éléments que lui prodige le monde terrestre.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme dirait un Lavoisier.» Anaïs Fa – Commissaire

Visite virtuelle de l’exposition Rituels de Fatime Zahra Morjani et lire aussi sur fnh.ma
« Flore et faune inspirent à Fatime Zahra Morjani des œuvres pleines de mélancolie »

Ci-dessous le livre ayant inspiré l’artiste pour cette exposition
et quelques ouvrages sur le pouvoir des plantes médicinales

BELLAKHDAR Jamal (2019 édition augmentée). La pharmacopée marocaine traditionnelle
– médecine arabe ancienne et savoir populaire, Le Fennec en 2 volumes 1370 p.

Coll. (2018). Un tour du monde des plantes qui soignent sous la direction de J.Fleuretin et  B. Weniger, éditions Ouest-France, 240 p. Entrevue avec le co-auteur sur plantes-et-sante.fr
et autres suggestions sur le site de la SFE ethnopharmacologia.org

 Coll. (2020). Ethnomedicinal plant use and practice in traditional medicine, 380 p.

Voir aussi les références sur ce site sous EMA’rt #LesYeuxOuVerts
et Géologie et autres merveilles du Maroc.

La force du design

24/09/2020
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Génération Africaine – la force du design de Hicham Lahlou et Mugendi K. M’Rithaa
Version anglaise African Generation, the power of design également disponible
sur le site de l’éditeur Langages du Sud 2019, 244 p.

Ce magnifique livre nous fait découvrir 50 designers du continent africain, qui pour la plupart travaillent avec les artisans locaux et encouragent la création durable, le commerce équitable ou le recyclage voire surcyclage – terme qu’utilise Simon Constantin du Cameroun. Le surcyclage ou « upcyling » a été introduit par l’ingénieur et architecte d’intérieur Reiner Pliz en donnant une valeur ajoutée fonctionnelle ou esthétique à des produits ou matériaux inutilisés. Stephen Burks est allé jusqu’à créer le programme Design w/ conscience d’Artecnica et plusieurs autres militent pour les plus démunis, comme dans le cas de People of the sun du Malawi ou un hommage aux femmes avec l’exposition Oa Mpoana d’Atang Tshikare d’Afrique du Sud. Dans le domaine médical, on retrouve des mobiliers pratiques pour les services de santé en milieu rural iMobiMaMa conçu par Byron Qually de Reseach + DESIGN ou un lit à moustiquaire utile contre le paludisme d’Issa Diabaté de Côte d’Ivoire. Quant à Birth Chair de l’américano-éthiopien Jomo Tariku, elle est inspirée des sièges ou tabouret de parturientes encore utilisés dans certaines régions d’Afrique pour assurer une rétroversion du bassin avec une flexion des hanches de plus de 90°. Rappelons que l’accouchement en position assise remonte à 2500 AEC en Égypte et demeure fréquent en Loraine, Alsace et Allemagne jusqu’au XVIIIe siècle. Une étude comparative des différentes positions pour l’accouchement est disponible sur cochrane.org. Au centre ci-dessous, une chaise de Feriel Gasmi Issiakhem, fabriquée à partir d’une plante à fleurs sous-marine de la méditerranée appelée Posidonie ou Posidonia oceanica. Pour en savoir plus sur les rôles écosystémiques essentiels de cette plante lire l’article de C-F Boudouresque sur futura-sciences.com ou celui du Musée de Toulouse ainsi que l’entrevue avec la designer algérienne sur reporters.dz.

iMobiMaMa Byron Qually / Poseidon Feriel Gasmi Issiakhem  / Birth Chair Jomo Tariku

Voici également trois bibliothèques de Younes Duret, Mahdi Naïm et  Sophia Chraïbi Giorgi. Parmi les œuvres de d’autres designers marocains, représentés dans cet ouvrage, on retrouve également une horloge en fonte d’aluminium de Karim Alaoui, des tables Cigales de Jamil Bennani, une chaise Hamak de Réda Bouamrani, des céramiques PikZel de Myriam Mourabit ainsi que Noor light de Mehdi Riah concepteur de l’application immersive Casa360VR. À la 2e rangée, un cabinet de Dokter and Misses dans un style propre au peuple Kassena du Nord du Ghana, sur lequel un extrait en langue sesotho inscrit d’après le syllabaire Ditama ou Isibheqe expliqué sur le blogue The Language closet. Quant à Saki Mafundikwa – designer, réalisateur et directeur de ZIVA Zimbabwe Institute of Vigital Arts, il est l’auteur de Afrikan Alphabets – the story of writing in Afrika aux éditions Mark Batty 2006, 192 p. Visionner sa conférence TED ci-bas, dans laquelle il fait un survol des différentes écritures africaines, symboles et syllabaires ex. nsibidi, adinkra, abakwa, bantu, shü-mom, vaï, mendé, etc. Pour approfondir sur ce fascinant sujet, vous pouvez également vous procurer Une histoire des langues et des peuples qui les parlent de Jean Sellier aux éditions La Découverte  2020, 720 p.

Bibliothèque Zelli de Younes Duret / Bibliothèque Cellulo de Mahdi Naïm  / Diogène Small Ethnochic de Sophia Chraïbi Giorgi / Kassena Isibheqe de Dokter and Misses / Afrikan alphabets – the story of writing in Afrika de Saki Mafundikwa.

Conférence Ted de Saki Mafundikwa qui termine avec cette citation de Marcus Mosiah Garvey
« A people without knowledge of their past history, origin and culture is like a tree without roots”

Pharm Fest

21/09/2020
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Social History of Pharmacy & Pharmaceuticals Festival du 24 au 29 septembre
Gratuit et en ligne, incluant des discussions avec les auteurs des ouvrages suivants :

DE VOS Paula (2020). Compound remedies: Galenic pharmacy from the ancient Mediterranean to New Spain, University of Pittsburgh Press, 352 p.
Modérateur: Petros Bouras-Vallianatos Samedi 26 sept. 13h

BIAN He (2020). Know your remedies: Pharmacy and culture in early modern China,
Princeton University Press, 214 p. Modérateur:  Rima D.Apple  Jeudi 24 sept. 10h30

GUBA David (2020). Taming Cannabis: French Pharmacy, Cannabis, and Exotic Drugs,
McGill-Queen’s University Press, 384 p. Modérateur: Erika Dyck Mardi 29 sept. 9h

CAMPBELL Nancy (2020). OD: Naloxone and the Politics of Overdose,
The MIT Press, 424 p. Modérateur: Joseph Gabriel Samedi 26 sept. 15h30

Programmation complète sur le site du American Institute of the History of Pharmacy.

Ci-dessus quelques œuvres d’artistes, inspirées de molécules pharmaceutiques ou de médicaments, mentionnées sur ce blogue 1ère rangée Damien Hirst et Collen Wolstenholme 2e rangée Mohammed El Baz, Adil Kourkouni, Julian Voss Andreae et Kjartan Slettemark
3e rangée Nicolas Baier, Collectif General Idea et Inaam Obtel.

Bio-Art au Art Laboratory de Berlin

17/09/2020
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Our Glass de Tarah Rhoda / Phytoteratology de Špela Petrič /Wombs – croquis de Margherita Pevere

The Camille Diaries – Current Artistic Positions on M/otherhood, Life and Care 
Art Laboratory / OKK à Berlin jusqu’au 4 octobre
Symposium en ligne le 26 septembre

Art Laboratory Berlin est un centre d’art & de recherche pour la diffusion de l’art contemporain aux intersections de l’art, la science et la technologie. Dans le cadre de The Camille Diaries – Current Artistic Positions on M/otherhood, Life and Care, les deux co-directeurs et commissaires Regine Rapp et Christian de Lutz ont invités des bio-artistes, qui se questionnent sur le réseau symbiotique de notre environnement et l’enchevêtrement des organismes vivants ainsi que problèmes auxquels on fait face tels que les changements climatiques, les enjeux de la bio-éthique, les questions de genres, etc. Le titre de l’exposition Camille diaries est en fait inspiré d’un chapitre de Staying with the Trouble 2016 de Donna Haraway dans lequel le personnage de Camille, qu’elle suit à travers cinq générations, est un être hybride sympoiétique – c’est-à-dire en interactions avec d’autres sans frontières ni spatiales ni temporelles, formé à partir d’un papillon monarque en péril (Danaus plexippus) et d’un enfant (Homo sapiens).  Philosophe et féministe, diplômée de zoologie, Donna Haraway s’est fait connaître par son Manifeste cyborg  et autres essais ainsi que son slogan « Make Kin Not Babies ». En complément à l’exposition, une série de discussions sur le thème de la maternité et de la reproduction dans la littérature féministe de science-fiction, fait partie de la programmation.

Staying with the Trouble de Donna J.Haraway  
Duke University Press 2016, 312 p.
En p.c. oeuvre de Geraldine Javier

Introduction disponible sur le site de l’éditeur
Conférence de l’auteur au SF Art Institute 
Résumé  par Just wondering….

Lire aussi l’article de J. Ackermann suite
à une exposition en ligne qui s’est tenue au
Jeu de Paume en 2017 ou procurez-vous
Habiter le trouble avec Donna Harawaa
aux éditions Dehors 2020, 384 p.

Extrait ci-dessous de p.166

 

STARHAWK’S SONG, TAUGHT BY THE SPEAKERS FOR THE DEAD
Breathe deep. Feel the pain where it lives deep in us for we live, still, in the raw wounds
and pain is salt in us, burning. Flush it out. Let the pain become a sound, a living river on the breath.
Raise your voice. Cry out. Scream. Wail. Keen and mourn for the dismembering of the world.

“[…] Crucial to the work was not to forget the stink in the air from the burning of the witches,
not to forget the murders of human and nonhuman beings in the Great Catastrophes named the Plantationocene, Anthropocene, Capitalocene, to “keen and mourn for the dismembering of the world.” Moving through mourning to represencing, to the practice of vital memory, was the work of the Speakers for the Dead. Their task was to strengthen the healing that was gaining momentum across the earth.
The fourth and fifth Camilles both traveled widely, drawing from their heritage of monarch symbioses, to teach and learn how to practice healing and ongoingness in the cyclones of continuing damage and partial resurgence.”

Voici un aperçu des onze artistes qui participent à cette exposition et qui abordent les problématiques mentionnées en introduction. On retrouve Sonia Levy militant pour la sauvegarde de la biodiversité avec son installation For the love of Corals et Mary Maggic contre la pollution du plastique dans Milik bersama rekombinan. D’autre part, certaines œuvres, encouragent une meilleure cohabitation entre organismes vivants comme par exemple Mammalga de Naja Ankerfeldt, Baum & Leahy qui nous rappellent aussi que l’algue rouge (Bangiomorpha pubescens) à l’origine des cellules eucaryotes est considéré comme le plus ancien organisme multicellulaire connu capable de reproduction sexuée. Notez qu’une étude récente de l’Université McGill à partir d’un fossile de cette algue confirme que la photosynthèse remonterait à 1,25 milliards d’années – réf. Gibson & al. Geology 2018 vol.46 no.2 p.135–138. Ci-haut, l’installation de Tarah Rhoda dans laquelle des molécules de chlorophylle extraites d’épinards apparaissent rouge lorsque soumises à des rayons UV – phénomène expliqué par S.Loubery sur rts-découverte. Nicole Clouston obtient aussi des prismes de couleurs mais à partir d’une transformation organique de la boue qu’elle insère dans des colonnes transparentes; elle approvisionne ensuite les bactéries qui s’y trouvent avec de l’eau, divers minéraux et du calcium provenant de coquilles d’œufs. La plus funambulesque est sans aucun doute, la vidéo d’Ai Hasegawa dans le rôle de mère porteuse pour des espèces en danger d’où le titre I wanna deliver a dolphin. De toute évidence, l’hybridation inter-espèces est un sujet qui fascinent plusieurs de ces artistes, dont quelques-uns vont jusqu’à utiliser littéralement une partie d’eux-mêmes pour leurs bio-art ou dans le cas de Cecilia Jonsson d’extraire le fer de 69 placentas humains pour fabriquer un compas avec l’aide de Rodrigo Leite de Oliveira de l’institut de Cancer des Pays-Bas. Quant à l’arabette des dames ou arabette de Thalius (ci-haut au centre et qui est en passant la première plante à avoir été entièrement séquencée en 2000), elle se développe dans un médium contenant des stéroïdes extraites de l’urine de l’artiste. Phytoteratology de Špela Petric  s’est d’ailleurs mérité un Prix Distinction au prestigieux Ars Electronica 2019 dans la nouvelle catégorie Artificial Intelligence & Life Art. Finalement « Make kin not babies »  de Donna Haraway résonne tout aussi fort dans l’œuvre de Margherita Pevere qui utilise également ses propres hormones mais avec des colonies de bactéries produisant un biofilm. Elle crée aussi en parallèle un écosystème hybride composé à la fois des cellules épithéliales de son vagin et d’un gastéropode. Dans cette vidéo, l’artiste récipiendaire d’un Digital Art Award en 2018, explique le contexte de Wombs et sa collaboration avec un endocrinologue et autres spécialistes.

Feminist SF: Visions of M/otherhood & Reproduction
Discussions animées par la commissaire et auteure Isabel de Sena
Invités : Alison Sperling 24 sept. / Christopher Coenen 29 sept. / Noemi Yoko Molito 13 oct.

Quelques publications du Art Laboratory Berlin
Voir aussi sur ce site les nombreux billets en lien avec le bio-art
et les références sous Exposition Em’Art, Que disent les plantes et Art écologique
ainsi que les 7 articles d’endroits à visiter à Berlin dont le Musée d’Histoire de la médecine.

L’art pour l’espoir

22/07/2020

Contact de Zakaria Ramhani dans le cadre de l’exposition collective avec artistes suivants:

Mohamed Abouelouakar   Saïd Afifi   Mo Baala  Fouad Bellamine  Saad Ben Cheffaj
M’barek Bouhchichi  Mustapha Boujemaoui   Mounat Charrat  Larbi Cherkaoui
Mohamed El baz  Bouhchta El Hayani  Nabil El Makhloufi  Safaa Erruas  Mohamed Fariji
Hassan Hajjaj  Majida Khattari  Fouad Maazouz  Najia Mehadji  Mohamed Melehi
Houssein Miloudi  Lamia Naji  Mohammed Quannibou  Mehdi Qotbi
Abdelkébir Rabi’  Zakaria Ramhani  Yamou  Fatiha Zemmouri

 

L’art pour l’espoir à L’Atelier 21 à Casablanca jusqu’au 15 août
Visite virtuelle sur le site de la galerie

Exposition regroupant 27 artistes qui expriment à leur façon ce bouleversement causé par la crise sanitaire, que ce soit l’abîme ou la solitude que certains ont pu vivre durant le confinement, ou l’effervescence d’ingéniosité pour d’autres, et heureusement l’espoir & le renouveau également. Dans le catalogue de l’exposition L’art de l’espoir on retrouve en introduction, une citation d’Emerson (1803-1882) disant que  « Tout mal auquel nous ne succombons pas est un bienfaiteur pour nous ». De surcroît en chinois, on représente le mot Crise en utilisant les idéogrammes de Danger  & Opportunité. Il ne me reste donc qu’à souhaiter à tou.te.s inspiration et créativité pour se réinventer et s’épanouir dans ces moments d’incertitudes.

La revanche de la nature de Saâd Ben Cheffaj, Carmin barbare de Yamou
et Le magot de l’Atlas « Macaque de Barbarie » de Mohamed Fariji

Ci-dessus, deux œuvres présentées à la galerie de l’Atelier 21 qui soulignent des problématiques environnementales soit Carmin barbare de Yamou désignant les ravages de la cochenille, dont est tiré le colorant rouge carmin ou Natural Red 4, sur la culture des figuiers de Barbarie – explications sur ce site au billet du 12/05/2020 et celle de Mohamed Fariji dénonçant le déclin des populations du Macaca sylvanus dans la région du Nord du Maroc et du Moyen-Atlas. Mohamed Fariji est un artiste engagé, cofondateur de L’Atelier de l’Observatoire – art et recherche qui participera au volet Le Tiers programme de la Biennale européenne Manifesta 13 Marseille du 28 août au 29 novembre 2020 via un projet d’échanges intitulé Al Moutawassit : la médiation culturelle comme point de rencontre . Son installation en bois à l’Atelier 21, est une façon d’avertir le public des « effets délétères de l’anthropisation » que subissent les macaques de Barbarie – seuls primates excluant l’humain, qui vivent au nord du Sahara. Sa survie est à ce point inquiétant, que des plans d’action ont été mis sur pieds pour la conservation de cette espèce endémique que l’on ne retrouve qu’au Maroc, en Algérie et à Gilbraltar. Au Maroc, la dégradation de son habitat, causé par le surpâturage et son commerce illégal sont les principales causes de 50% de sa perte en moins de trente ans Plus d’informations sur notre-planete.info  « Maroc : les singes magot sont en péril » 23/04/2020.

Pour en savoir plus sur l’impact de cette pandémie sur le marché de l’art
lire « Le champ marocain des arts plastiques face au coronavirus SARS-CoV-2 » de J-F Clément
dans lequel on retrouve aussi le poème ci-dessous de Ghita Triki responsable du centre d’art Actua

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve de Mounat Charrat à L’Atelier 21

Voir aussi sur ce site le diaporama COVIDArt d’artistes inspirés par la Covid
Et les billets sur Yamou, Mohamed El Baz et les lectures ayant marqué Mo Baala
Ainsi que ceux faisant mention des œuvres de Safaa Erruas, Hassan HajjajLarbi Charkaoui.

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