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FTA et OFFTA 2107

22/05/2017

FTA2017

FTA – Festival TransAmériques du 25 mai au 8 juin

Conférence des choses de François Gremaud et Pierre Mifsud
Avec  Pierre Mifsud seul sur scène dans  divers  lieux du 29 mai au 4 juin
«déambulation au cœur du savoir encyclopédique participatif contemporain» et lire lesinrocks.com

Time’s journey through a room de Toshiki Okada du 29 au 31 mai 20h au Théâtre d’Aujourd’hui
Pièce de théâtre sur les conséquences de Fukushima au niveau personnel
Rencontre avec la dramaturge après la représentation du 30 mai
Voir sur ce site poèmes sur Fukushima au billet du 23/8/2016

Pour de Daina Ashbee avec Paige Culley du 2 au 4 juin à 21h au Théâtre La Chapelle
Chorégraphie sur le thème du cycle menstruel et de la douleur
Rencontre avec l’artiste après la représentation du 3 juin
http://dainaashbee.wixsite.com/daina-ashbee

OFFTA2017

OFFTA – Festival d’Arts Vivants du 30 mai au 8 juin

MixOFF agriculturel le 8 juin à 19h à la Salle SH-4800 de l’UQAM –  Pavillon 200 rue Sherbrooke
Résumé des discussions tenues dans le cadre de L’Exposition agriculturelle 2017 de l’UQAM
Dialogues entre l’artiste visuel Eruoma Awashish et l’éthnobotaniste Alain Cuerrier / le musicien
Stephen Beaupré et le biologiste Stefan Sobkowiak / l’acteur Justin Laramée et la psychologue Ginette Lafleur , le dramaturge Gabriel Plante et Eric Duchemin & l’entomologiste Madeleine Chagnon, le photographe Chien-Chien Wang et la biologiste marine Nathalie R.François.
Jusqu’au 4 juin, seront projetées sur l’édifice de l’UQAM des images de Paysages agricoles en transformation du jeudi au dimanche dès le coucher du soleil.

Plantas autofotosintéticas ou plantes autophotosynthétiques de Gilberto Esparza 2015
À la Galerie de l’UQAM et la Maison du développement durable jusqu’au 17 juin.

On présentera aussi Ce que l’on attend de moi de Philippe Cyr et Gilles Poulin-Denis
d’après l’Éloge de la fuite d’Henri Laborit avec 1 spectateur comme acteur unique les 2 et 3 juin au Théâtre des écuries et Faille une chorégraphie faisant référence aux influx nerveux de Jessica Serli les 3 et 4 juin au nouvel édifice Wilder au 1435 rue de Bleury ainsi que This time will be different de Lara Kramer et Émilie Monnet sur la commission de vérité et réconciliation avec les peuples autochtones le samedi 3 juin à 21h et le dimanche 4 juin à 18h à la Fonderie Darling. Voir aussi les références à ce sujet au billet Biennale d’art contemporain autochtone du 15/5/2016.

Paysages mystiques à Orsay

20/05/2017

Extrait musical de l’opéra Lakmé de Léo Delibes – Le duo des fleurs avec Sarah-Jane Brandon et Rosie Aldridge Glynn. Lire aussi sur ce site le billet Intoxication de Lakmé .

Au-delà des étoiles – le paysage mystique de Monet à Kandinsky
NB Introduction reprise de mon compte fb
En collaboration avec le AGO de Toronto
Musée d’Orsay jusqu’au 25 juin

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore… Laurence des Cars dirige dorénavant le Musée d’Orsay; mais avant de tirer sa révérence, Guy Cogeval à la tête de la direction depuis 2008 et ancien directeur du Musée des Beaux-Arts de Montréal collabore ici avec Katharine Lochnan du Art Gallery of Ontario, ce qui explique qu’une bonne partie de l’exposition soit composée de tableaux d’Emily Carr et du Groupe des Sept représentant la nature dans toute sa splendeur & son mysticisme. Vous pourrez lire, dans le catalogue de l’exposition, un article de Pascal Rousseau intitulé L’hymne de Munch au vitalisme – sur le pouvoir curatif du soleil pour Munch. Il relate aussi que ce peintre angoissé et dépressif avait aussi subi des traitements de radiothérapies et de chocs électriques en 1902 et 1908 respectivement. Les visiteurs pourront toutefois voir de lui, une scène d’une période plus clémente – La danse de la vie.

MuseedOrsay2017_FormeethereeJamesMacDonald
Forme éthérée  1936 de James « Jock » MacDonald et Extrait d’un texte du Musée d’Orsay
pour l’exposition Au-delà des étoiles – le paysage mystique de Monet à Kandinsky.

L’astrophysicien Peter Martin et le professeur de médecine Dr. Andrew Baines se sont joints à l’équipe interdisciplinaire  responsable du projet,  incluant psychologue et psychanalyste. Plusieurs textes du catalogue de l’exposition font d’ailleurs référence aux Portes de la perception d’Aldous Huxley publié en 1954 et tiré d’un recueil de William Blake (1757-1827) «  Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie » – Le mariage du ciel et de l’enfer. De ce fait aux p.38-39, on mentionne quelques chercheurs qui avaient constaté que la consommation de psychotropes tels que la mescaline, la psilocybine, le LSD ou le DMT pouvaient générer une certaine extase mystique et sont de surcroit appelés enthéogènes (enthéos : possédé du divin ; genestai : qui vient de l’être – voir sur ce site les références aux billets Neurons to nirvana et Michaux : mouvements), citant aussi Georges A. Coe auteur de Psychology of religions, Chicago UPress 1916, 365 p. qui disait que «  Pour le psychologue qui reste dans le domaine de la science, le mysticisme religieux est une révélation non de Dieu mais de l’homme. ». Les sociétés de théosophie et d’anthroposophie fondées, l’une par Madame Blavatsky et l’autre par Rudolf Steiner, ont certainement influencé Mondrian et Kandinsky, tout comme les écrivains Léon Bloy et Edouard Schuré dans le cas de Maurice Chabas. Quant à Arthur Garfield Dove, il fut plutôt imprégné par le transcendantalisme de Walt Whitman alors que dans le Paysage aux corbeaux 1911 d’Egon Schiele, ce sont les vers de Rimbaud qui feront écho : «  Seigneur quand froide est la prairie, /  quand dans les hameaux abattus, / les longs angélus se sont tus… / sur la nature défleurie / faites s’abattre des grands cieux / les chers corbeaux délicieux […] / laissez les fauvettes de mai / pour ceux qu’au fond du bois enchaîne / dans l’herbe d’où l’on ne peut fuir / la défaite sans avenir.»

MuseedOrsay2017_LObjetdArtno111L’objet d’art – hors-série no.111 mars 2017 avec en page couv.  Nuit étoilé 1909 de Wenzel Hablik et encadré d’un article sur une œuvre de Vassily Kandinsky – Étude pour Improvisation 26 à la p.20

Voir aussi sur ce site le billet sur l’exposition permanente d’Emily Carr à Victoria.

En lien avec l’exposition du Musée d’Orsay se tiendra une conférence
Esthétique et théologie au Collège des Bernardins le 6 juin à 20h
Avec Isabelle Morel-Loutrel conservatrice du Musée d’Orsay
ainsi que Marianne Lanavère, Tatiana Pozzo di Borgo,
Jérôme Alexandre et Alain Cugno.

Trémois

18/05/2017

Tremois_entreArtetScience
Disparate I 1977 en bronze poli 14 x 25 x 13 cm de Pierre-Yves Trémois
Trémois – Entre Art et Science au Musée d’Histoire de la Médecine
Université Paris Descartes jusqu’au 24 mai

Entre le trépan à manivelle de 1738, un mannequin anatomique de Felice Fontana, une pléthore de bistouris et la trousse du Dr. Gachet,  le Musée d’Histoire de la Médecine introduit régulièrement des représentations du corps humain par des artistes contemporains. Le commissaire Yvan Brohard y a déjà présenté des photographies de Virginie Bocaert, Patrick de Wilde et Candice Cellier mais également de plus anciennes provenant du laboratoire de Joinville pour son exposition La mesure du corps sportif 1904-1924. Dans le cadre de la parution du livre Frida de Benjamin Lacombe et de Sébastien Perez aux éditions Albin Michel 2016, 76 p. et de l’exposition au Grand Palais, il invita l’hiver dernier ce jeune illustrateur, peintre et auteur pour une exposition intitulée Frida Anatomicum (voir aussi billet Frida Kahlo sur ce site). Il fait maintenant place à nul autre que Pierre-Yves Trémois – sculpteur, graveur, peintre, illustrateur de grands classiques de la littérature ainsi que du Bestiaire amoureux 1958 et des Limites de l’Humain 1971 de Jean Rostand, qui disait ceci :

« De Pierre-Yves Trémois, j’ai d’abord connu quelques dessins qui représentaient des insectes géants et cette inspiration animalière devait être entre nous un lien qui n’a fait que s’affermir par la suite. Au cours des années, sa vision du monde vivant s’est constamment approfondie, et jusqu’à rejoindre les thèmes essentiels de la biologie : structure du germe, signification de la sexualité et du couple, passage du normal au monstrueux, parenté de l’homme et de la bête, éveil de la conscience, inquiétude sur l’avenir humain…Tout cela est évoqué dans son œuvre, à la fois classique et insolite – car la rigueur du trait accentue encore l’étrangeté des choses – et je dirais, si je ne craignais de le voir sourire, qu’elle a une résonance philosophique. »

Jean Rostand (1970)

Tremois_JeanRostand_1958_1971

Tremois_CatalogueRaisonné_Copernic_KeplerColl. (2017). Trémois – catalogue raisonné, éditions Monelle Hayot en vente dès septembre
Galileo Galilei (05) Copernic et Kepler 1965 au burin et eau-forte –  calligraphies photogravées.
https://www.tremois.com/

Dianne Bos

16/05/2017

DianneBos_PhotosetPoeme_CCC2017Photos de Diannebos.ca et Poème d’Isaac Rosenberg – Break of day in the trenches.

 

Dianne Bos – The Sleeping Green. No man’s land one hundred years later
Au Centre Culturel Canadien à Paris jusqu’au 8 septembre

La sténopé, la littérature, la musique et l’astronomie (ex. E=MC2 as Whirlpool Galaxy M51 2001 et ses collaborations avec l’astrophysicien Doug Welch pour l’installation Light Echo 2009 décrite sur canadianart.ca ) sont les domaines de prédilection de cette photographe canadienne qui a déjà fait partie de divers groupes musicaux. Dianne Bos s’intéresse aux mécanismes optiques de la vision et aux techniques de projections du temps de la Renaissance, notamment celle de la camera obscura. Elle fut une des quatre invités par Mélanie Townsend  au Museum London en 2007 pour Image and Apparatus qui mettait l’accent sur ses représentations du monde à partir d’images réalisées avec des appareils confectionnés soit même; Les effets qu’elle obtient en prolongeant longuement le temps d’exposition à travers un petit orifice sont pour elle synonymes de cette mémoire floue qui nous reste au fil du temps qui passe et lui rappel le scintillement des étoiles dans le ciel causé par une fluctuation lumineuse enregistrée par le cerveau variant selon la distance de l’étoile et les turbulences atmosphériques. Elle fait d’ailleurs partie des artistes sélectionnées dans Pinhole Photography: Rediscovering An Historic Technique d’Eric Renner, plusieurs fois réédité aux éditions Focal Press. Voir aussi sur ce site les références aux billets Hockney & Optique et les anciens appareils photographiques du Musée des arts et métiers. L’idée de cette exposition au CCC de Paris  vient d’un projet plus intimiste – celle de retourner dans les tranchées de la Première Guerre mondiale qu’a connu son grand-père, avec un appareil photographique de 1926 en mains, produisant des négatifs 7×17. Le titre est tiré directement d’une phrase du poème d’Isaac Rosenberg « To cross the sleeping green between » traduit en français par « De traverser cette pelouse endormie qui nous sépare » disponible dans un article d’A.Mounic sur les Poètes et la guerre 05/2014 temporel.fr et qui se poursuit ainsi :

On dirait, curieuse créature, que tu ris quand tu passes / Ces yeux vifs, ces membres superbes, ces arrogants athlètes, / Qui face à la vie n’ont pas de chance / Inféodés qu’ils sont aux caprices du meurtre, / Vautrés dans les entrailles de la terre, / Dans les champs saccagés, en France. /
Que vois-tu dans nos yeux / Quand fer et flamme en hurlant / Déchirent les cieux tranquilles ? /
Quel frémissement… quel cœur saisi d’horreur ? / Les coquelicots qui prennent racine dans les veines des hommes, Tombent, goutte à goutte et sans trêve,/ Mais le mien, sur mon oreille, ne craint rien… / Tout juste un peu blême, de poussière.

DianneBos_website

Au 2e étage du Centre Culturel Canadien à Paris, vous pourrez également voir d’autres poèmes & ouvrages rédigés en période de guerre, sélectionnés par Harry Vandervlist; comme par exemple Mémoire de jeunesse de l’écrivaine Vera Mary Brittain qui fut infirmière du détachement d’aide volontaire et dont l’histoire a été adaptée au cinéma par James Kent en 2015. Ci-dessous des vers de Charlotte Mew, publiés après sa mort dans le recueil The rambling sailorsanalyse par S.Pentz sur firstknownwhenlost.blogspot.ca. Consultez aussi Guerre et Poésie en littérature anglaise 1914-1945 de Xavier Hanotte sur arllfb.be et surveillez la sortie prochaine de HARRIS Elizabeth (2017). Ecocritical approaches to modernist poetry : The nature of modernism in Edward Thomas, T.S. Eliot, Edith Sitwell et Charlotte Mew, éditions Routledge, 208 p.

Let us remember Spring will come again / To the scorched, blackened woods, where the wounded trees / Wait, with their old wise patience for the heavenly rain, / Sure of the sky : sure of the sea to sen dits healing breeze, / Sure of the sun. And even as to these / Surely the Spring, when God shall please, / Will come again like a divine surprise / To those who sit to-day with their great Dead, hands in their hands, eyes in their eyes, / At one with Love, at one with Grief : blind to the scattered things and changing skies. – May 1915 de Charlotte Mew

Notez que dans le cadre des Nuits européennes des musées, le Centre Culturel Canadien à Paris présentera une conférence de Harry Vandervlist (Université de Calgary) sur la poésie de guerre de soldats canadiens, le samedi 20 mai à 19h.

DianeBos_CatalogueetPhotoraphies_CCC2017Catalogue de l’exposition avec une préface de Catherine Bédard et Andrew Hakin sous la direction de Josephine Mills – en page couverture Crête de Frezenberg / Pond Farm (cratère de bombe) à Wulvergem / Galaxie de la Terre – colline 62 au Bois du sanctuaire en Belgique 2014.

 

Autres expositions en cours
avec des œuvres de Dianne Bos

Poetics of Light – pinhole photography
Au Musée National de la science et des média à Bradford au Royaume-Uni jusqu’au 25 juin
War stories : 1917 au Musée Militaire de Calgary jusqu’au 25 août
Seeing : what are you looking at ? An exhibition questioning how eyes, brains and robots see.
À la Galerie des Sciences de l’Université – Trinity College Dublin en Irlande jusqu’au 20 octobre.

Alexandra David-Néel

13/05/2017

MuseeGuimetAlexandraDavidNeel

Catalogue de l’exposition sous la direction de Nathalie Bazin aux éditions MNAAG/Rmn-GP 48 p. et Une vie avec Alexandra David-Néel BD de Fred Campoy et Mathieu Blanchot
Tome 1 (2016) et Tome 2 (2017).

 

Alexandra David-Néel : Une aventurière au musée
Musée national des Arts Asiatiques – Guimet
MNAAG jusqu’au  22 Mai

Alexandra David-Néel est la première Européenne à visiter en 1924 Lhassa, la capitale du Tibet. En page couverture (ci-haut) du catalogue de l’exposition du musée MNAAG on l’a voit près de Pashi, à la frontière entre l’Inde (Sikkim) et le Tibet. Lors de ce séjour, elle adoptera un adolescent appelé Yongdem, qui l’accompagnera par la suite dans ses voyages. Cette grande dame de l’exploration gagna d’abord sa vie comme cantatrice et suivit des cours de sanskrit avec Sylvain Lévi et Philippe-Édouard Foucaux (1811-1894) – premier tibétologue français. Parmi les 450 manuscrits et ouvrages xylographiques qu’Alexandra David-Néel légua au musée Guimet, on y retrouve une note faisant mention du grand poète et mystique tibétain Milarepa (1040-1123) où l’on peut y lire:   » […] ma sympathie est allée vers le fantasque ascète, le magicien, philosophe et poète… C’est un peu l’âme des Himalayas, de l’âme tibétaine, lui que pieusement, avec un souvenir ému pour tout ce qui est là-bas… La haut, m’a été hospitalier, accueillant et doux j’apporte en occident. » Les Cent Mille Chants de Milarepa traduit du tibétain par Marie-Josée Lamothe aux éditons Fayard 306 p. s’est d’ailleurs mérité le Prix Alexandra David-Néel en 1987.

MuseeGuimet_Cosmographie_ChoyingTobdenDorjeXylographie d’un exposé de cosmographie illustré Folio na (12) de Choying Tobden Dorje (1787-1848) célèbre pour The Complete Nyingma Tradition from Sutra to Tantra.

« Il représente [musée Guimet] toute ma jeunesse et mes aspirations de débutante orientaliste » Alexandra David-Néel (1868-1969)

 

Le Musée national des Arts Asiatiques – Guimet présente également une exposition de somptueux Kosodes et Kimonos de la Maison Matsuzakaya de l’époque Édo (XVIIe siècle) jusqu’à nos jours incluant ceux de grands designers contemporains tels Rey Kawakubo, Junko Koshino, Issey Miyake, Kenzo Takada et Yohji Yamamoto . Les calligraphies qui ornent certains d’entre eux sont des vers de la  poésie chinoise (XVIIe et début du XVIIIe siècle) puis des wakas japonais, dans les années qui suivront; pour en savoir plus sur cet art poétique voir culturejaponaise.info. et sur le site de la revue-tanka-francophone vous constaterez que parmi la liste de poètes médiévaux japonais plusieurs sont des femmes. À la boutique du musée vous trouverez également  Kunihiko Morigushi : Vers un ordre caché publié dans le cadre d’une exposition qui s’est tenue l’année dernière et dans lequel l’artiste explique sa vision de l’univers, source d’inspiration pour son kimono Galaxie 2002 –  lire aussi l’article de Sibylle sur modedemploi.paris.

MuseeGuimet_Kimono
Au centre –  Uchikake du XIXe siècle de la collection Matsuzakaya au MNAAG jusqu’au 22 mai.

Autres expositions en cours à Paris dans les prochains billets…

Manif d’art – Biennale de Québec

07/05/2017
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MNBAQ_Animitas_ChristianBoltanskiAnimitas 2017 de Christian Boltanski MNBAQ Crédit photo: Idra Labrie esse.ca/fr/joie-malgre-tout 

Manif d’art  – La Biennale de Québec jusqu’au 14 mai
16 installations au Musée National des Beaux-Arts du Québec
Commissaire Alexia Fabre du Musée d’art contemporain du Val-de-Marne

Le titre de cette 8e édition de la Manif d’art est inspiré de L’art de la joie de Goliarda Sapienza (1924-1996) évoquant ainsi le désir, l’espoir et la liberté ! Depuis le lancement de la Biennale, de nombreuses expositions se sont tenues en périphérie. D’ici sa clôture dans une semaine, il reste toutefois encore la vidéo L’il y a de Jocelyn Robert sur la façade du Séminaire de Québec, une autre de Lisa Birke à la vitirine de la Galerie de Manif’art au 600 Côte d’Abraham, Paryse Martin et Josée Landry Sirois à la Maison Hamel-Bruneau et les mats extérieurs U.N. Camouflage de la Société Réaliste. Au Musée national des beaux-arts du Québec, vous pourrez voir 16 installations d’artistes québécois (Jacynthe Carrier, Vicky Sabourin, Cynthia Dinan-Mitchell, Robbin Deyo, Pierre & Marie, Steve Heimbecker, Mathieu Valade et BGL) et internationaux. Roxane Delisle ou ses collègues du MNBAQ se feront un plaisir de commenter l’exposition lors des visites guidées. Ci-dessus, Animitas 2017 dont le premier volet était situé en plein désert d’Atacama au Chili près du volcan Lascar (Sculpturenature.com), mais repris cette fois sur l’île d’Orléans. Animitas fait référence aux autels religieux le long des chemins, en mémoire des accidentés de la route. Les clochettes évoquant ainsi « la musique des astres et la voix des âmes flottantes »,  sont positionnées selon la carte du ciel du  6 septembre 1944 – date de naissance de Boltanski. Pour en savoir plus sur l’artiste lire La vie possible de Christian Boltanski – édition revue et augmentée aux éditions du Seuil 2010, 336 p. et celui de son neveu sur la famille Boltanski, La Cache – Prix Fémina 2015 qui débute avec sa Mère-Grand et son Grand-Papa Étienne médecin « scrupuleux, adulé par ses patients, bardés de diplômes, d’honneurs, de décorations, était comme un enfant nu au milieu de gens habillés. Tour à tour joyeux, tourmenté, souffrant, il avançait dans la vie sans position de repli, sans refuge, tel un crustacé privé de sa carapace, laissé à la merci du premier prédateur venu. Incapable de mentir ou de dissimuler ces sentiments, il pouvait sur le coup de la moindre émotion, éclater en sanglots. Un texte, une musique, une remarque, un souvenir suffisaient à le faire pleurer ou rougir jusqu’aux oreilles. » p.16

La danse du scalp 2012 de sa conjointe Annette Messager, suscitera également de vives réactions du public avec ses chevelures factices de femmes, soufflées par des ventilateurs. Symbole de la figure féminine et de l’oppression faîtes aux femmes (ex. sorcières de Salem au XVIIe, femmes tondues en Allemagne). Récipiendaire du Prix Praemium Imperiale 2016 et du Lion d’Or de Venise en 2005, Annette Messager compte plusieurs créations représentant des organes humains (Pénétration 1993-1994), le post-humanisme (Casino 2005), des oiseaux empaillés (Le repos de mes pensionnaires 1972) et des tests psychologiques de Rorschach (Dissections 1996 et Dépouilles 1997-1998).

La Biennale de Québec inclut aussi 3 vidéos de Clément Cogitore dont L’intervalle des résonances 2016, filmé à la station météorologique de Tenfits en Alaska afin de déterminer si les aurores boréales émettent ou non des sons. Tandis que dans Élégies 2014, l’artiste et réalisateur transcrit une version modifiée du poème de Rilke.

Rilke_Elegies

RILKE Rainer Maria (2017 v.o. 1923). Élégies de Duino, éditions Allia, 80 p.
Extrait de la première élégie sur le site de l’éditeur –  traduction de Rainer Biemel (Jean Rounault).

L’exposition qui se tient dans le nouveau Pavillon Lassonde du MNBAQ présente également une œuvre de Mathieu Valade qui consiste en 12 écrans projetant 12 manifestes artistiques à la manière du célèbre générique de Star Wars. Ces manifestes ayant marqué l’Histoire de l’Art sont : Refus Global de 1948 et Prisme d’yeux qui le précéda de peu, L’Internationale Situationniste (IS) décrit sur lemondedearts.com, Fluxus de Georges Maciunas en 1963, Art After philosophy de Joseph Kosuth en 1969, le manifeste musical en 1990 de Riot Grrrl aux propos féministes ainsi que sept autres plus anciens –  Symbolisme, Futurisme, Dada, Bauhaus, Suprématie, Surréalisme.

Manifeste du Bauhaus de Walter Gropius 1919 par Mathieu Valade

Notez que Canadissimo (L’Atelier) 2015-2017 du collectif BGL fait aussi partie de la Biennale de Québec. Voir sur ce site BGL et le syndrome de Stendhal en lien avec le film de Benjamin Hogue intitulé BGL de Fantaisie, en salle dès le 26 mai.

Frida Kahlo

05/05/2017

FridaKahloJournal_Opera

Vidéo de Yo soy la desintegración avec Pauline Vaillancourt (1997) et Le Journal de Frida Kahlo traduit par Christilla Vasserot – introduction de Carlos Fuentes aux éditions Du Chêne 1995, 296 p.

 

Yo soy la desintegración production de Chants Libres du 5 au 7 mai à la 5e salle de la PdA.
Musique de Jean Piché / Livret de Yann Muckle / Scénographie de Anita Pantin
Conception et Mise en scène de Pauline Vaillancourt
Avec la soprano Stéphanie Lessard

 

La compagnie lyrique de création Chants libres reprend, 20 ans plus tard, cet opéra basé sur le Journal intime de Frida Kahlo qui était alors chanté par Pauline Vaillancourt – directrice artistique et membre fondateur de la cie. La musique électroacoustique a été composé par Jean Piché – directeur du Laboratoire Arts & D de l’Université de Montréal, et leur avait valu à l’époque le Prix Opus pour l’évènement discographique de l’année. La soprano Stéphanie Lessard a relevé le défi de jouer le rôle de Frida Kahlo dans une scénographie d’Anita Pantin. Elle poursuivra ensuite en tant que Marguerite dans le Faust de Gounod avec l’Opéra de St-Pétersbourg et puis échangera avec Rinaldo (Handel) en tant qu’Almirena à l’Opéra de Victoria. Comme elle a expliqué ce matin à l’émission Médium large, la robe carcan transpercée qu’elle enfilera fait allusion à l’accident et aux 28 corsets que Frida Kahlo a dû porter tout au long de sa vie, suite à son terrible accident dans l’autobus. Quant aux miroirs sur scène, ils rappellent ceux lui ayant permis de faire ses nombreux autoportraits –  « Elle observe son double dans l’abysse du miroir »  comme le dit si bien Charles Gardou auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Érès sur le handicap dont Pascal, Frida Kahlo et les autres… ou quand la vulnérabilité devient force 2009. Outre la poliomyélite qu’elle contracta, lui laissant dès son jeune âge une jambe droite plus courte, l’accident de 1925 est définitivement celui responsable des plus importantes séquelles physiques et psychologiques causées par plus d’une trentaine d’opérations, une consommation importante de médicaments, un syndrome d’Asherman responsable des fausses couches, etc. Pour en savoir plus lire les articles sur le site d’un médecin à la retraite, qui se consacre à analyser l’impact des maladies dans les œuvres de plusieurs peintres. On y voit les autoportraits de Frida dédiés aux docteurs Leo Eloesser et Juan Karill et on y apprend des détails cliniques de ce qu’elle a dû subir  ex. « L’arthrodèse prévue fut pratiquée le 4 juin 1946 : réunion de quatre vertèbres par l’application d’une greffe du bassin en posant une plaque de Vitallium de quinze centimètres de long.  » peintreetsante.blogspot.ca.

FridaKhalo_ContemporaryThoughts
FridaKahlo_Livres

PRIGNITZ-PODA Helga (2017). Hidden Frida Kahlo
– Lost, destroyed or little known works
,
éditions Prestel, 224 p.

Coll. (2013). Frida Kahlo et Diego Rivera – L’art en fusion, édition Hazan, 224 p.
Catalogue de l’exposition présentée au Musée de l’Orangerie la même année.

Coll. (2016). Mexique 1900-1950 – Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les autres avant-gardistes, éditions RMN – Grand palais, 48 p. Catalogue de l’exposition du Grand Palais qui a pris fin en janvier mais qui sera à nouveau présentée au Musée d’Art de Dallas jusqu’au 16 juillet.

Frida Kahlo – Through de lens of Nikolas Muray
Exposition au Molaa Museum Of Latin American Art en Californie jusqu’au 3 septembre.

Frida Kahlo: Art garden, life au jardin botanique de Tucson en Arizona jusqu’au 31 août.

Informations diverses sur le site Frida Kahlo & Contemporary thoughts.

Et notez que durant tout le mois de mai la commune de Bessières en France, consacrera des évènements en hommage à Frida Kahlo. Céline Bernat y a d’ailleurs présenté son spectacle Frida -extrait cie Nine.

Lire aussi ses lettres de 1922 à 1954 aux éditions Points que nous avait lu Sophie Faucher au Lion d’Or l’année dernière et qui rappelons-le avait joué le rôle de Frida en 2003 dans la pièce La Casa Azul de Robert Lepage.

Poésie au Met Bleu 2017

26/04/2017

Tree de Paul Scott de l’Anthologie de poèmes en langage des signes de l’Université Bristol voir aussi No Mask like home tous deux des métaphores sur les vicissitudes dont fait face la communauté sourde. Vendredi 14h Salle Godin et Samedi 15h30 Salle Godin de l’Hôtel 10 coin Sherbrooke/Saint-Laurent.

 

Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu du 24 au 30 avril

La poésie partout – sous toutes ses formes et dans toutes les langues (Lectures Babel bleu – Je 16h30, Ve 14h, Sa 12h et Di 15h) voire même la langue des signes (Code Switch) a une place importante au Festival Metropolis Bleu.  Slam (Normand Delinelle), Rap (Mohammed and Omran), Spoken words (Kai Cheng, Ivan Coyote, Rachel Amey), etc. il y a en a pour tous les goûts. Qui sait ? Peut-être même un peu de jazzoetry avec Kaie Kellough lors de l’hommage à Carimne Starnino – éditeur, poète et auteur de plusieurs anthologies, qui sera animé le vendredi à 20h par Derek Webster. Le poète officiel du parlement de cette année – George Elliott Clarke, participera également à plusieurs évènements; vous pouvez d’ailleurs consulter sa liste de poèmes hebdomadaire sur le site lop.parl.gc.ca. Notez aussi la présence du médecin, essayiste et poète Joël Des Rosiers à une table ronde sur l’Amour révolutionnaire jeudi à 19h30 Librairie Gallimard. De plus, le public pourra découvrir des poètes slovènes lors de diverses activités tout au long du Festival.

MetBleu2017_StankaHrasteljStanka Hrastelj
We’ve got something for you mister
Gospod, nekaj imamo za vas
Aux éditions Beletrina 2009,

The doctors show great respect
To my father. They say We’ve got
Something for You, Mister, a Diagnosis,
Or rather, we’ve got two to offer you today:
Schizophrenia of the paranoid type
And chronic hepatitis B, mister.

Version originale aux éd. Beltrina 2009, 101 p.
Sa 9h Atelier Salle Exécutive, 12h30 Salle Jardin
Et Dimanche 10h30 Salle Godin pour Suite Slovène.

 

Suite Slovène  Dimanche 10h30 Salle Godin de l’Hôtel 10 au coin Sherbrooke/St-Laurent
Avec Aleš Šteger, Gorazd Kocijančič, Miljana Cunta, Stanka Hrastelj, George Elliott Clarke, Giovanna Riccio, Pierre Nepveu, Gillian Sze, Natasha Kanapé Fontaine.

 

MetBleu2017_Poesiedivers

Et quelques autres recueils d’invités du Metropolis Bleu

BROWN Nathan (2017). The limits of fabrication cloth – materials science, materialist poetics, éditions Fordham University Press,  312 p. L’auteur animera The Alchemy of poetry samedi 12h30.

OR Amir (2017). Dédale, éditions Maelström, 158 p.
Jeudi 16h30 Librairie Gallimard et Samedi 12h30 Salle Jardin avec Stanka Hrastelj et Liz Howard.

VINCENT Emil John (2002). Queer lyrics : Difficulty and Closure in American Poetry, Palgrave Macmillan, 215 p. sur le même sujet lire la parution récente de Queer difficulty in art and poetry: Rethinking the sexed body in verse and visual culture sous la direction de Jongwoo Jeremy Kim et Christopher Reed aux éditions Routledge,  184 p. Voir Mouvance LGBTQ du Festival.
Jeudi 20h Salle Jardin dans le cadre des lancements des éditions DC Books.

BEISSEL Harry (2017). Cantos du Nord, Guernica éditions, 156 p. traduit par Arlette Francière
Jeudi 18h30 Bar La petite grenouille pour le lancement des éditions Guernica.

LUXTON Steve (2012). In the vision of birds, éditions DC books, 120 p.
Jeudi 19h Salle Godin pour le lancement de DC books.

HOWARD Liz (2015). Infinite citizen of the shaking tent, éditions McClelland & Stewart, 112 p.
Vendredi 14h Salle Godin pour Lectures Babel bleu et Samedi 12h30 Salle Jardin
avec Stanka Hrastelj et Amir Or  – animé par Nathan Brown.

MetBleu2017_LizHoward

https://lmoussakova.wordpress.com/2016/06/13/prix-griffin-et-pulitzer-de-poesie-2016/

 

Autres suggestions sur ce site pour le Festival Metropolis Bleu dans les 3 précédents billets.

 

La Folie à l’Opéra – Met Bleu 2017

25/04/2017

MetBleu2017_FoliealOpera_Donizetti

La Folie à l’Opéra
Vendredi 28 avril à 16h #47 Salle Godin de l’Hôtel 10 dans le cadre du
Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu du 24 au 30 avril.

Aperçu par Pierre Vachon à l’Émission Dessine-moi un dimanche du 23/4/2017
Avec en préambule un extrait de Joan Sutherland dans Lucia di Lammermoor de Donizetti.
Ci-dessus Nathalie Dessay au Metropolitan Opera de New York en 2009 chantant  Il dolce suono.

Depuis sa naissance, l’opéra chante la folie et enchante par sa folie. Scènes de folie, démences de personnages, musiques excessives, objet d’études psychologiques voire même pathologie de la folie… Animé par Pierre Vachon avec Chantal Lambert – soprano, Danielle Ros – psychanalyste et Georges L’espérance – neurochirurgien.

Pour en savoir plus
La folie à l’opéra 2005 aux éditions Buchet-Chastel
Résumé par Michel Laxenaire sur professeurs-médecine-nancy.fr

L’opéra c’est fou! (ces fous) de Caroline Eliacheff
verbatim de la conférence du 11/12/2011 à la Cité de la musique

Lire aussi sur ce site Écrivains et Sciences à l’Opéra et Le Syndrome d’Othello
ainsi que l’article « Did Mozart suffer from Tourette’s syndrome ? »
Annals of Indian Academy of Neurology 2016 avril-juin vol.19 no.2 p.282.

 

MetBleu2017_AnthologyoftheblueLe volet Les mots qui font du bien revient cette année sous forme plutôt de lectures pour enfants dans des hôpitaux et le dimanche 30 avril à 14h #110 Salle Jardin avec Rosanna Micelotta Battigelli dont une nouvelle se trouve dans Chicken Soup for the Soul : Inspiration for Teachers, Lillan Conti qui partage ses expériences personnelles dans Illuminata ! et David Bellusci auteur du recueil Ontology of blue 2016 aux éditions Seraphim, 130 p.

Voir aussi la rubrique Med Poe sur ce site.

Autres suggestions dans les précédents billets et ceux à venir …

Alex Shoumatoff – Met Bleu 2017

24/04/2017

MetBleu2017_AlexShoumatoff« Gonzo naturalist »
Alex Shoumatoff on human greed,
ecocide and the plight of the giraffe.

Samedi 29 avril 15h30 #85 Salle Jardin
Hôtel 10 rue Sherbrooke coin Saint-Laurent
Festival littéraire international Metropolis Bleu

The wasting of Borneo aux éditions Beacon Press,224 p.

 

 

 

Alex Shoumatoff est journaliste et auteur de plus d’une dizaine de livres. Il dénonce dans ce dernier les impacts catastrophiques de la déforestation sur l’île de Bornéo au profit par exemple de plantations de l’huile de palme. Son tout premier ouvrage, il y a déjà une quarantaine d’années, portait sur les eaux polluées de la Floride et il poursuit dorénavant sa mission environnementaliste via son blogue Dispatchesfromthevanishingworld.com.

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