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Musée Sursock

17/01/2019

Portrait de Nicolas Ibrahim Sursock par Kees Van Dongen 1930

Musée Sursock dans le quartier d’Achrafieh à Beyrouth

L’ancien manoir du collectionneur Nicolas Sursock (1875-1952) a rouvert ses portes, en 2015,  le temps de compléter d’importantes rénovations comprenant quatre nouveaux étages sous le jardin du musée ainsi qu’un auditorium et une médiathèque, passant ainsi de 1500 à 8 500 m2. Cette année, le musée vient de s’enrichir d’une grande partie des oeuvres de Georges Daoud Corm (1896-1971) qu’elle présentera de manière récurrente, quelques tableaux à la fois. Présentement, sa vue d’Aschrafieh est associée aux toits de maisons de Saliba Douaihy (1912-1994) dans le cadre de 10 stories from the Sursock Museum collection met en dialogue 21 paires d’artistes. Ci-dessous un autre exemple de jumelage entre Juliana Seraphim (1934-2005) et Assadour Bezdikian dont l’historien de l’art Gérard Xuriguera décrit comme suit, dans le cadre de l’expo Assadour – du chaos à l’harmonie qui s’est tenue à la Galerie Claude Lemand :

« Assadour le secret, prince du cryptage, à la nature retenue mais ardente,
apparaît le plus méticuleux maître d’image, qu’il imbrique, démêle, coagule,
disjoint encore et finalement confond en une même substance.
Ses agencements prodigieusement impénétrables ne délèguent rien au hasard.
Tout est si précis dans ses chaos calculés qu’il ne semble pas
tant détruire tous les codes que les substituer par les siens. »   

Gérard Xuriguera décrivant l’œuvre d’Assadour Bezdikian

Cheval de nacre 1974 de Juliana Seraphim et
Personnage avec un objet volant 1985 d’Assadour Bezdikian.

Toujours au 2e étage du Musée Sursock, dans une entrevue-vidéo, le critique d’art Samir Sayegh, qui est également artiste, calligraphe et poète, mettra en lumière le conflit artistique, entre progrès technologique de l’occident & spiritualité de l’orient, auquel sont confrontés les artistes libanais. Il mentionnera également le rôle marquant de certains artistes libanais, dont Shafic Aboud (1926-2004) considéré précurseur de l’art lyrique abstrait et Saloua Raouda Choucair (1916-2017) qui introduisit l’art abstrait géométrique au Liban. Nabil Nahas poursuit mais en introduisant les notions de fractales tout en incluant la nature et de manière explicite comme dans ses dernières séries,  accolant directement des étoiles de mer sur ses toiles (Lire le dossier  sur les fractales 2018 de J-P Louvet dans futura-sciences.com).  En 2018, pour fêter le 75e anniversaire de l’indépendance du Liban « Pays du cèdre », c’est une de ses œuvres que l’on a choisies comme timbre commémoratif. Terminons, avec une autre artiste installée aux États-Unis – Seta Manoukian, qui fut l’élève de Paul Guiragossian (1926-1993) et pour en savoir plus sur les œuvres de cette artiste devenue moine bouddhiste, procurez-vous Painting in Levitation – Seta Manoukian aux éditions Les Presses du Réel 2018, 168 p.

Première rangée : Tapisserie 1967-1968 d’après un tableau de Shafic Abboud produit à l’Atelier du Marais sous la direction de Mme Coquil-Prince et modèle pour Poème de neuf vers 1966 de Saloua Raouda Choucair. Deuxième rangée : Jardin de Sanayeh de Khalil Zgaib, Sans titre 2016 de Nabil Nahas, In waiting 1970 de Seta Manoukian.

Voir aussi le site du Musée National Virtuel d’Art Moderne du Liban
ainsi que le précédent billet sur le Musée National de Beyrouth et ceux à venir…

Musée National de Beyrouth

14/01/2019

Vidéo de Resolution-online.com fondé par Saër Karam

Le Musée national de Beyrouth présente 7 000 ans d’histoire de ce pays situé à la croisée des chemins. Ce n’est qu’en 2016 que le musée complète sa dernière phase de rénovation. Des stigmates de guerres restent toutefois visibles, par exemple, la mosaïque du Bon Pasteur transpercée de balles ainsi que divers objets endommagés et calcifiés par les flammes d’un incendie durant la guerre civile, tandis que les plus volumineuses, furent heureusement protégés par un recouvrement de béton.

 

Le Musée national de Beyrouth abrite la plus grande collection d’art phénicien. Le terme phénicien, viendrait du grec « phoenix » ou couleur pourpre rouge sang provenant du Murex – un mollusque gastéropode dont l’extrait le plus prisé serait de Tyr, selon Pline l’ancien. On a d’ailleurs découvert ces dernières années que l’indirubine qu’il contient pourrait être utilisé comme traitement contre le cancer – réf. L. Meijer dans Med Sci vol.20 no.5 2004 p.516 et Z.Li & al. dans Onco Targets and Therapy 2018 vol.11 p.2937-2944. Quoi qu’il en soit, le plus précieux héritage qu’ont laissé les Phéniciens à l’humanité est incontestablement l’écriture alphabétique sur lequel sont basés presque tous les alphabets du monde. L’écriture phénicienne allant de gauche à droite, est composée de 22 consonnes dont 19 d’entre elles séparées en mots se trouvent sur le sarcophage d’Ahiram du Xe siècle AEC découvert à Byblos – nom donné par les grecs pour signifier « ville mère de l’écriture ». Les grecs ont par la suite adapté cet alphabet, en transformant certaines lettres par des voyelles, en introduisant des majuscules, minuscules ainsi que  les sons psi et phi, pour un total de 24 lettres se lisant cette fois de gauche à droite. Pour en savoir plus sur l’écriture phénicienne et pré-phénicienne consulter le site pheniciens.com.

 

Les trônes d’Astarté sont aussi une caractéristique de la côte phénicienne. Déesse de la fertilité, protectrice aussi de la dynastie de Baâl, elle peut être représentée par un sphinx ailé, une feuille de palmier ou du bétyle. Rimbaud l’honore dans Soleil et Chair. « […] S’il n’avait pas laissé l’immortelle Astarté / Qui jadis, émergeant dans l’immense clarté / Des flots belus, fleur de chair que la vague parfume / Montra son nombril rose où vint neiger l’écume / Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs, / Le rossignol aux bois et l’amour dans les cœurs […]» Celui sur l’image provient d’un temple dédié à Eschmoun – dieu guérisseur. Il est situé à Boustan ech-Cheickh près de Sidon.  Ci-dessous, un des nombreux exvotos en marbre remerciant ce dieu, équivalent d’Asclépios chez les Grecs, d’avoir guéri leurs enfants et parfois dotés d’une inscription phénicienne (Ve siècle AEC). À gauche du trône, une femme allaitante de l’Âge de Fer, puis en dessous de gauche à droite : Hygie – déesse de la santé & de la propreté et une ampoule de l’époque romaine, l’œil d’Osiris de l’âge de Fer et l’irisation d’une gourde en verre enterrée.  Notez que l’industrie du verre faisait la renommée des villes côtières phéniciennes.

 

Au sous-sol du Musée, l’accent est mis sur l’art funéraire.  Les sépultures découvertes à Byblos nous informent sur les rituels funéraires du néolithique tels que l’inhumation en jarre – une pratique courante pour les enfants dans la région de la Mésopotamie et  de la méditerranée, voir  image ci-bas. Une salle entière est dédiée à l’impressionnante collection de 31  sarcophages anthropoïdes (VIe-IVe siècles EC) ayant un visage différent, celui du défunt dans certains cas, sculpté dans du marbre importé de Paros. La tombe de Tyr au sud du Liban (IIe siècle EC) est quant à elle, un magnifique exemple d’hypogée i.e. tombe souterraine;  celle-ci entourée de fresques de la mythologie grecque – Photos et infos supplémentaires incluant un épisode la légende d’Icare et Psyché ailée en tant qu’allégorie de l’âme, tous deux des bas-reliefs de sarcophages datant de la période romaine.

Vous pouvez visionner le fascinant documentaire de 25 min réalisé par Jérôme-Cécil Auffret
en coproduction avec Arte-France et de courtes vidéos de 5 min sur
le site du Musée National de Beyrouth.

Le prochain billet portera sur le Musée Nicolas Ibrahim Sursock à Beyrouth.

Livres 2018

10/01/2019

Parutions 2018 mentionnées soit sur mes comptes facebook, instagram, twitter ou sur le blogue 
Arts & Sciences. Les listes des précédentes années se trouvent dans la rubrique « Livres ».

Se rajouteront prochainement Nous tournons dans la nuit – la poésie et le défi de l’infini de Giordano Bruno à la mécanique quantique de Michaël Lachance aux éditions PUL, 254 p. ainsi que Nous sommes des histoires – réflexions sur la littérature autochtone chez Mémoire d’encrier, 280 p., Ce qui existe entre nous – dialogues poétiques sous la direction de Sara Dignard aux éditions du Passage, 176 p. et La fatigue des fruits de Jean-Christophe Réhel aux éditions L’Oie de Cravan.


Et les revues ou catalogues d’expositions suivants

Data design – les données comme matériau de création sous la direction de David Bihanic
aux éditions Gallimard, 60 p. Aperçu de l’exposition qui s’est tenue à Paris au billet du 10/9/2018.

Revue Espace / Art Actuel  Pratiques et Perspectives no.118 Hiver 2018
et expositions en lien au billet du 17/1/2018.

Catalogue de Freespace – Biennale d’Architecture de  Venise
Commissaires Yvonne Farrell & Shelley McNamara et aperçu au billet du 21/10/2018.

Le pinceau ivre de Lassaâd Metoui dans le cadre de l’exposition qui s’est tenue
à l’Institut du Monde Arabe à Paris – billet du 26/09/2018.

K’ard(Papier) à la Villa des Arts de Casablanca – billet du 13/1/2018.

La Méditerranée et l’art Moderne au Musée Mohamed VI à Rabat – billet du 8/7/2018.

Arts & Sciences – bilan 2018

01/01/2019

En 2018, vous étiez des milliers en provenance d’une centaine de pays à visionner ce blogue, qui comprend à ce jour 828 articles dont les plus consultés sont cités dans les bilans antérieurs.
Les articles les plus lus parmi ceux rédigés en 2018 sont:

Être ici TangerSIEL de CasablancaMusée de l’enluminure et de la calligraphie à Alger, Vladimir Moussakov, Tourai ChaouiK’ard(Papier),  Revue Espace no.118 Blessures, Les robots font-ils l’amour ?, Michelle Bui, Noureddine Fathy à la Villa des Arts, Rafael Lozano-Hemmer, Planètes et piano-lumière, Île de Sidi Abderrahman,

Merci aux 219  abonnés et à tous les contacts facebook de cette année qui m’ont permis de découvrir
de talentueux artistes, chercheurs et écrivains du Maroc & de l’Algérie.

Architecture et Environnement à Venise, Parallax-e et Sciart, Biennale de Casablanca 2018, TEDx de Casablanca, Musée d’histoire et des civilisations à RabatIbn Battouta, MAMA d’AlgerMusées à AlgerSalon du livre à Alger,  Musées de Dubaï,  Galeries d’Art de Dubaï ½ partie 1 et partie 2,  Palm Jumeirah à DubaïInstitut du monde arabe à Paris, MedPoe partie 5 et Livres 2017.

Les articles 2018 ayant suscité le plus de commentaires sont :

Data Design,   Droit à la santé, TEDx de Casablanca et Maroc au Salon du Livre de Québec

Bonne année 2019 à tous, en vous souhaitant de passionnantes lectures et découvertes !

K’ard كاغد (Papier)

13/12/2018

Un cri de personne d’Imad Mansour et Histoire de cœur de Bachir Amal tirée du catalogue K’ard

K’ard(Papier) à la Villa des Arts de Casablanca jusqu’au 25 janvier

Dans ce superbe bâtiment Art déco des années trente, en plein cœur de Casablanca, Michele Desmottes invite cinq artistes qui comme elle l’explique « donnent à ce papier déconsidéré une force insoupçonnée. Parleurs interventions, le k’Ard (tous ces papiers dits ordinaires) devient, à l’instar du papier le plus noble, un support de transmission et de diffusion de la pensée d’une puissance étonnante. Il se fait écran de projection ou symbole de la fragilité de l’amour et de la vie. Il donne à l’absent droit de cité et ravive la mémoire ou nous incite à construire nos propres histoires. Le papier,malgré sa fluidité et sa fragilité, se fait palimpseste. Il brouille les cartes et nos certitudes. » La sculpture en papier d’Imad Mansour à l’entrée, en est d’ailleurs  le parfait exemple ! Artiste plasticien et cofondateur du Collectif 212,  Imad Mansour a participé à la 6eédition de l’Art souterrain à Montréal – qui consiste en un parcours de plusieurs kilomètres parsemé d’œuvres d’artistes internationaux dans les stations de métro et galeries souterraines (aperçu de 2014 et 2015 sur le blogue Arts & Sciences). Dans une des salles adjacentes, vous pourrez visionner une installation de Mostapha Romli sur laquelle il projette une  vidéo de la danseuse Noor, née sous le nom de Nourredine Talbi et qui explique en entrevue son cas d’hermaphrodisme appelé aujourd’hui intersexes. De l’autre côté, Bachir Amal nous replonge en toute allégresse dans les jeux de l’amour et du hasard. Une fois à l’étage de la Villa des Arts, vous retrouverez plusieurs autres œuvres d’Imad Mansour dont ce troublant triptyque ci-haut, intitulé Journal 4 ou Un cri de personne 2018 dans lequel on est instantanément consterné par la souffrance et la mort de milliers de migrants. Il dénonce, dans une autre œuvre représentant un tuyau d’évacuation faisant face à No signal composé de trois écrans, l’indifférence du public face aux nombres de victimes de guerre ou de crise migratoire et même des espèces disparues à cause du réchauffement climatique que nous révèlent continuellement les médias. Une salle est également consacrée à Mimouni El Houssaine qui a par ailleurs fait la couverture du recueil Les saisons d’Aden d’Amina Saïd aux éditions Al Manar 2011 et qui très souvent incorpore dans ses œuvres graines de sable et poussière de marbre. Finalement on pourra voir Traces du Kamasutra de Khadija Tnana qui avait été censuré,comme le relate la journaliste Q. Chabaa dans fr.le360.ma. Voir aussi la fresque de Khadija Tnana contre la violence faite aux femmes conçue dans le cadre du circuit artistique Être ici Tanger qui s’est tenu en septembre dernier.

Noor 2018 de Mostapha Romli, Sans Titre 2018 de Mimouni El Houssaine
et une des 247 pièces de Traces de Kamasutra de Khadija Tnana.  

Autres expositions en cours à Casablanca

Se souvenir… de Keya
Galerie BCK de l’Hôtel 4 seasons  

La traversée de soi de Christophe Miralles 
Galerie Thema jusqu’au 31 décembre

Le temps parcouru de Safaa Erruas
Galerie d’art L’Atelier 21 jusqu’au 12janvier

Ceux qui marchent contre le vent d’Yann Chatelin alias Poze
Galerie Nadar jusqu’au 15 janvier

Abdelhay Demnati – l’art de la miniature
Galerie B&S jusqu’au13 janvier

Ethnofolk de Daoud-syad  Aoulad
Galerie 121 de l’Institut Français de Casablanca jusqu’au 13 janvier

Le Maroc d’ombre et de lumière et Maroc 1980-2000
Musée de la Fondation Abderrahman Slaoui jusqu’au début janvier.

TEDx Casablanca 2018

25/11/2018

TEDx_afficheTEDx Casablanca le samedi 1er décembre de 12h à 18h
Université Mohamed VI des Sciences de la Santé

La toute première conférence TED – Technologie, Entertainment et Design célèbrera son 35e anniversaire l’année prochaine. Les fondateurs Richard Saul Wurman  et Harry Marks  avaient alors présenté au public le  1er CD par Sony & Phillips ainsi que le 1er ordinateur personnel MacIntosh. Ils  avaient entre autre invité le mathématicien Benoit Mandelbrot, pour faire une démonstration de cartes côtières conçues à partir de ses recherches sur la géométrie des fractales, aujourd’hui utilisée dans des domaines aussi divers que les arts ou les finances. Pour en savoir plus sur les fractales – Lire le dossier 2018 par J-P Louvet dans futura-sciences.com. Depuis 2001, Chris Anderson est à la tête de cette organisation dont les vidéos accessibles par tous, sont devenues une source d’inspiration pour des milliards de personnes à travers le monde. Les conférences TEDx sont organisées de manière indépendante dans chacun des pays, mais selon un format standardisé et toujours de 18 minutes. C’est en 2010 qu’ont eu lieu les deux premiers TEDx au Maghreb, simultanément à Casablanca et à Carthage. John Toutain était alors l’ambassadeur du TEDx Maroc, qui fut pendant plusieurs années, une référence sur le continent africain. Aujourd’hui Mercy Akamo du Nigeria et Kelo Kubu d’Afrique du Sud assument leur rôle d’ambassadrice de TEDx Afrique. Dans quelques jours, se tiendra la prochaine conférence TEDx Casablanca qui donnera la parole à des chercheurs et des entrepreneurs qui, grâce à leurs approches innovantes, ont un impact positif sur la société et font la fierté du Maroc !

Adnane Remmal de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès fût récipiendaire du
Prix du public de l’inventeur européen 2017 dans la catégorie des chercheurs non européens mais ayant obtenu un brevet européen par l’EPO pour un antibiotique renforcé avec des huiles essentielles, efficace contre les bactéries multirésistantes. Il fait d’ailleurs partie cette année des membres du jury. Il avait également obtenu le Prix de l’innovation pour l’Afrique en2015 pour un supplément alimentaire à base de plantes locales, destiné au bétail et servant d’alternative à la prise d’antibiotique. Le premier antibiotique marocain issu de ses recherches sera commercialisé par le laboratoire pharmaceutique Sothema.

De l’infiniment petit on passera à l’infiniment grand avec ZakariaBelhaj  le fondateur de l’Association Marocaine d’Astronomie et d’Astrophotographie. À titre de vulgarisateur scientifique, il est impliqué activement à l’Association SpaceBus et à la Ferme des étoiles à Benslimane permettant ainsi aux jeunes de s’initier à l’astronomie.

La sociologue Rhimou El Ahmadi, spécialisée dans les politiques de lutte contre le chômage fait également partie des invités ainsi que l’anthropologue Jamila Bargach, fondatrice de l’Association Dar Si Hmad. Leur projet de récolte d’eau à partir de brouillard,  selon la technique Cloudfisher développée par l’ingénieur Peter Trautwein et décrite sur le site d’Aqualonis,  a permis à toute une communauté rurale de la région du Sud-Ouest de se doter d’eau potable. Jamila Bargach milite dans plusieurs autres associations ayant toujours à cœur l’éducation et la condition féminine au Maroc.

 Rêves et passion sont les points en commun de tous les invités de cette édition du TEDx Casablanca.
Bouchra Baibanou en est l’exemple ultime. Elle est la première Marocaine à avoir gravi les 8 848 m du  mont Everest, nous parlera de son expérience et des défis qu’elle a dû surmonter lors de ses ascensions précédentes soit le mont Blanc en France 4810 m, l’Aconcagua en Argentine 6962 m, le Denali ou mont McKinley en Alaska 6194 m, le mont Elbrouz en Russie 5642 m, le Kilimandjaro en Tanzanie 5895 m,  le Puncak Jaya ou Pyramide Carstensz en Nouvelle-Guinée 4884 m. Il ne lui reste maintenant que le mont Vinson en Antarctique à 4892 m pour atteindre son objectif des 7 sommets du monde. Vous pouvez utiliser cette phrase mnémotechnique pour mémoriser les sept monts : Accompagne Deux Enfants En Kayak Pour Voir la montagne – réf. apprendre5minutes.wordpress.com.

L’innovation est au cœur du travail des projets d’Aziza Chaouni et l’architecture durable fait partie de sa pratique comme par exemple pour ses maisons autosuffisantes à faible coût dans le désert ou ses écolodges. Elle a installé ses bureaux à Toronto et à Fès où elle a d’ailleurs eu l’honneur de rénover la restauration de la bibliothèque Qarawiyine dans la plus ancienne université au monde fondée en 859 par Fatima El-Fihriy. 

Quant à l’auteur de nombreux ouvrages sur le soufisme aux éditions Albin Michel et co-auteur de Guérir l’esprit, Faouzi Skali saura sans le moindre doute, interpeller le public avec toute sa sagesse qu’on lui connait – Entrevue dans le magazine Nafs. L’humoriste & youtubeuse Asmaa El Arabi alias « The Tberguig » qui a fondé la firme de conseil stratégique et storytelling Silsila,  fait également partie des invités de cet évènement qui sera animé par le professeur en sciences économiques Talal Chakir. Et finalement, une invitée incontournable dans l’ère du Big Data est l’ingénieure en Machine Learning,  Firdaouss Doukkali qui est à la fois directrice du projet Simple-AI du Global Shapers Community Casablanca Hub et rédactrice en chef du magazine Towards Data Science.

Programme complet du TEDx Casablanca sur http://tedxcasablanca.com/
Et notez que toutes les conférences TED sont disponibles sur https://www.ted.com/talks.

Biennale de Casablanca 2018

31/10/2018

CasaBiennale_HelaAmmar
La porte de la mer 2018 d’Héla Ammar qui expose à la So Art Gallery  avec deux autres photographes de la biennale – Haythem Zakaria et Yoriyas Yassine Alaoui .


Récits des Bords de l’Eau – Biennale  Internationale de Casablanca jusqu’au 2 décembre
Carte des divers lieux d’expositions
Commissaire : Christine Eyenne

La 4e Biennale de Casablanca réuni des œuvres d’une quarantaine d’artistes internationaux autour du thème des Récits des bords de l’eau « métaphore d’espaces existant en marge de ce qui est considéré comme flux culturels principaux » tout en se penchant sur  « les interconnexions entre les îles et les relations de pouvoir existant avec les territoires continentaux ».  Pays au carrefour des différentes civilisations, langues, religions et cultures, le Maroc est aussi le lieu de naissance d’Ibn Battouta (1304-1377) un des plus grands explorateurs, dont l’exposition à Rabat Sur les traces d’Ibn Battouta « de Tanger au Caire et de Mogadiscio à Tombouctou » se poursuit jusqu’à la fin de l’année.  Tel un périple d’Ibn Battouta, la Biennale de Casablanca nous mène vers des contrées éloignées  à La Recherche de Libertalia des pirates malgaches par Shiraz Bayjoo jusqu’à la découverte de la culture Maori de la Nouvelle-Zélande (commissaire : Ema Tavola) et à l’interstice de l’Europe et l’Asie par une traversée du Bosphore dans une vidéo de Magda Stawarska-Beavan & Joshua Horsley. Les visiteurs pourront également voir une installation percutante d’Yohann Queland de Saint-Pern  rappelant les manifestations en Afrique du Sud contre la hausse  des frais de scolarité où on pourra lire inscrit en arabe « Le savoir c’est le pouvoir » de Francis Bacon et comme symbole de solidarité envers les peuples du Sud, Ahmed Ibrahim expose South South – fabriquée par des réfugiés d’un camp au Caire à partir de textiles provenant de différents pays.

CasaBiennale_FilipVanDingenen

CasaBiennale_GillesAubry_BenSaintMaxent1ère rangée : Algues et dessins de Filip Van Dingenen 2e rangée : La Faucille et l’antenne de Gilles Aubry et Le Rorba de Ben Saint-Maxent à droite à la la Galerie Venise Cadre avec aussi Odyssey de Raphaël Barontini et Circulations d’Emo De Medeiros.

Présent lors des premiers jours de la biennale, Filip Van Dingenen a partagé avec passion ses recherches et sa participation au Sommet des algues qui s’est tenu l’année dernière. L’algue chou-fleur ou velvet horn (Codium fragile), l’algue à gouttière (Pelvetia Canliculata), la sargasse (Sargassum muticum), la dulse poivrée (Osmundia pinnatififida), la laminaire (Laminaria digitata) que l’on voit ci-dessus, font partie des algues qu’il utilise pour ses œuvres. Ils s’assurent lors de collecte de suivre soigneusement un manuel de récolte durable. Vous trouverez une fiche descriptive de chacune de ces algues sur le site des Données d’Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la faune et la flore Subaquatiques –  doris.ffessm.fr. Les algues font aussi partie d’une installation de l’artiste et musicien Gilles Aubry à la Galerie Venise Cadre –  Unsound traces dans laquelle il associe ondes sismiques et traces de dinosaures disparus. Lire l’entrevue « À l’écoute de l’invisible » dans la revue d’art Diptyk févr-mars 2018. Dans le cadre de la Biennale de Casablanca, la galerie présente également une installation de Ben Saint-Maxent sur lequel est affiché un texte dont vous pouvez lire un extrait ci-dessus.

Liste des talentueux artistes marocains invités à la Biennale de Casablanca :

Abdessamad El Montassir (lire son projet de résidence à Marseille – Résistance naturelle sur l’euphorbe daghmous  qui s’est fait en collaboration avec des biologistes), Fatima Mazmouz (voir sur son site Petit musée de l’utérusMade in mode grossesse, Fœtus , Petit musée de l’utérus , Traumatisme crânien et Bandes pansantes, etc.), Yoriyas Yassine Alaoui, Mo Baala, M’hammed Kilito, Mehdi-Goerges Lahlou, Mohammed Laouli, Mehryl Levisse, Amine Oulmakki et Saïd Raïs.

Et autres sur https://www.biennalecasablanca.org/

Ifitry_residencedartistes
Les artistes de la biennale ont séjourné dans cette magnifique résidence d’artistes à Ifitry.

Salon du livre à Alger

29/10/2018

AlgerLivres_Sila_affiche

Salon International du Livre d’Alger  – SILA du 29 octobre au 10 novembre
Au Centre d’exposition la SAFEX près de l’Hôtel Hilton

La Chine est l’invitée d’honneur au Salon du livre d’Alger. Durant tout le mois d’octobre, des commémorations se sont tenues afin de souligner les 60 ans de relations diplomatiques entre ces deux pays. D’ailleurs il y a une semaine, 60 musiciens de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger se sont joints à 60 de l’Orchestre philharmonique du Grand Théâtre de Shenzhen pour un concert soulignant cette amitié, sous la direction d’Amine Kouider – Fondateur du Choeur philharmonique international et nommé Artiste de l’UNESCO pour la Paix en 1999. Le Salon du livre d’Alger a pour l’occasion invité Mo YanPrix Nobel de littérature 2012 qui avait dit lors de son discours « Tout ce que j’ai à dire, je l’écris dans mes œuvres. Les paroles qui sortent de la bouche se dispersent au vent, celles qui naissent sous la plume jamais ne s’effacent. J’espère que vous aurez la patience de lire un peu mes livres. » Notez que le Prix Nobel de littérature de 2000 a également été décerné à un auteur d’origine chinoise – Gao Xingjian pour « « pour une œuvre de portée universelle, marquée d’une amère prise de conscience et d’une ingéniosité langagière, qui a ouvert des voies nouvelles à l’art du roman et du théâtre chinois ». Voici les autres auteurs chinois qui participeront à une discussion animée par Mohamed Sari, le jeudi 1er novembre à 17h.

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YAN Mo (2018).Chien blanc et balançoire, éditions Seuil, 336 p. Traduit par Chantal Chen-Andro
Rencontre le mardi 30 octobre à 13h avec Ameziane Ferhani et Hamid Abdelkader

ALAI (2013). The song of king Gesar, Canongate, 400 p. qu’analyse W.Xiao et L.Pouchelon dans Impresssions d’Extrême-Orient 2017; son roman Les pavots rouges s’est vue décerné le prestigieux Prix Mao Dun 2000.

WENXUAN Cao (2010). Bronze et Tournesol, éditions Picquier, 288 p. Il est récipiendaire
du Prix Hans Christian Andersen 2016 et voir plus récents albums aux éditions Fei.

ZECHEN Xu (2018). La grande harmonie, éditions Philippe Rey, 810 p. résumé sur
En attendant Nadeau et autres romans sur le site de l’éditeur.

LIHONG  Zhao (2018). Douleurs, éditions L’Harmattan, 104 p.
Traduit par Fanny Fontaine et Zhang Ruling avec une préface d’Adonis.

Voir aussi sur ce site Le Ciel en fuite- anthologie de la nouvelle poésie chinoise de YongMing Zhai, un extrait du poème Silkworms de Zheng Min et d’un autre de Ai Qing – père de l’artiste Ai Weiwei. Lire aussi Ombres de chine comprenant douze poètes de la dynastie Tang traduit et commenté par André Markowicz aux éditions Incultes et suivre le blogue Voyage intemporel de Muriel Chemouny.

 

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Et quelques ouvrages d’auteurs algériens qui seront présents au SILA

KASSOUL Aïcha (2017). La colombe de Kant, éditions Casbah avec en page couverture
une œuvre d’Abdelkader Guermaz. Lauréate du Prix Littéraire de l’Escale d’Alger 2018
Mercredi 7 novembre à 15h30 enentrevue

SADOUN Mohamed  (2017). Débâcle, éditions Casbah, 430 p. Lauréat du Prix Mohamed Dib 2018
Mercredi 30 octobre à 15h

KHADRA Yasmina (2018). Khalil, éditions Julliard, 264 p.
Samedi 3 novembre 15h

BEY Maïssa (2018). Nulle autre voix, éditions de l’aube, 248 p.
Mardi 30 octobre à 17h Entrevue à l’Estrade

LAREDJ Waciny (2017). La maison andalouse, éditions Actes Sud, 464 p.
Samedi 3 novembre à 13h

MAGANI Mohamed (2018). L’année miraculeuse, éditions Chihab, 336 p.
Samedi 3 novembre à 17h

BOUDJEDRA Rachid (2017). La dépossession, éditions Grasset, 220 p.
Dimanche 4 novembre à 13h en entrevue

MATI Djamel (2016). Yoko et les gens du Barzakh, Grand Prix Assia-Djebar 2016
et son dernier roman Sentiments irradiés sur les essais nucléaires à Reggane en 1960.
Lundi 5 novembre à 16h Rencontre Sahara, je t’écris et avec plusieurs autres auteurs

HADI Aït Amine (2017). Nous sommes les survivants de l’Algéhenne,  éditions Edilivre, 42 p. Il est l’auteur de 2 recueils de poésie et d’un roman L’aube au-delà aux éditions Eden 2018, 200 p.
Mardi 6 novembre à 16h30 Table ronde Prix Littéraires – tremplins ou consécrations ?

EL-MAHDI Amèle. Une odyssée africaine – le drame de la migration clandestine
Vendredi 9 novembre à 15h

 

Voir sur ce site les billets Le Musée de l’Enluminure et de la Calligraphie, MAMA – Musée public d’art moderne et contemporainLes Musées d’Alger ainsi qu’un extrait de Diwan du jasmin meurtri – une anthologie de la poésie algérienne de graphie française aux éditions Chihab 2017, 367 p. et lire aussi Encyclopédie de la poésie algérienne 1930-2008 en deux tomes aux éditions Dalimen. Notez la prolongation jusqu’au 29 déc. de l’exposition Patrimoine Pictural
Au Musée public d’Art Moderne et contemporain d’Alger.

Scuola Grande de San Marco

22/10/2018

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Salle Capitulaire  à la Scuola Grande de San Marco à Venise

La Scuola Grande de San Marco est un hôpital à Venise avec jardin intérieur dont la façade a été construite à la fin du XVe siècle par le sculpture Pietro Lombardo, puis complétée par Mauro Codussi. Les superbes plafonds de bois incrustés ornés de dorures par Pietro et Biagio di Faenza, en valent à eux seuls la visite. Par contre, les tableaux originaux du Tintoret,  Bellini, Mansueti, Bordone, il Vecchio et son neveu Palma le jeune, sont aujourd’hui à la Galerie dell’Accademia et dans d’autres musées. La bibliothèque d’Histoire de la médecine est répartie dans plusieurs salles de la Scuola Grande de San Marco dont la Sala dell’Albergo ou hall de l’hôtel. La bibliothèque compte autour de 14 000 livres comprenant des traités d’Hippocrate, Galien, Pline, Avicenne et de médecins italiens tels que Fracastoro, Fallope, Mercurio dit Scipion, Berangario da Capri, Mattioli, ainsi que le célèbre poème épique Orlando Furioso d’Ariosto et deux incunables i.e ouvrages antérieurs à 1500 imprimés à peu d’exemplaires. Voici quelques images de ses trésors qui sont exposés à l’occasion d’une exposition intitulée Art, faith and medecine in Tintoretto’s Venice qui se poursuit jusqu’au 6 janvier.

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« Animating the body : The roles and reasons for anatomical study in the renaissance » par Cynthia Klestinec dans Art, faith and medecine in Tintoretto’s Venice aux éditions Save Venice 2018 avec une gravure de La Fabrique du corps humain d’André Vésale p.74-83. Le livre inclut également un chapitre sur la peste au temps du Tintoret par Jennifer Gear, les dessins anatomiques par Gabriele Matino, la chirurgie du XVIe siècle par Paola Savoia et sur les manuels de médecine à l’aube de l’imprimerie par Ilaria Andreoli. Deuxième rangée : Commentarii in libros sex Pedacii Dioscorides Anazarbein De medica materia de Pierandrea Mattioli (1501-1578) ouvert à la page du Pimpinella saxifraga ou Petit boucage pour laquelle ont lui attribuait des vertus contre la peste et une planche couleur tirée De Anatomia Musculorum Totius Corporis de Girolamo Fabrici d’Acquapendente (1533-1619). Des partitions du Selva Morale e Spirituale de Monteverdi (1567-1643) qui  furent chanté durant l’épidémie de la peste de 1630-1631 sont également exposées à la Scuola Grande de San Marco avec une note précisant que Dominico Tintoretto (1560-1635) incorpora un extrait traduit en langue vernaculaire dans un de ces tableaux. Ci-dessous un extrait sous la direction de Vincent Dumestre.

(Compte rendu de la série Venise Cité musicale partie I, partie II ou partie III par F.Filiatrault et voir aussi les billets sur la neuroanatomie dans les tableaux de Michel-Ange, les Sciences à Florence , les modèles anatomiques de Bologne et l’amphithéâtre de Padoue)


Visitez aussi la Bibliothèque nationale Marciana sur la place Saint-Marc avec la plus grande collection de manuscrits au monde dont 2800 incunables et qui présenta au public il y a quelques semaines, les étapes de restauration d’un magnifique globe céleste de Coronelli de 1689. Autres bibliothèques à Venise sur le site de theveniceinsider.com.

Ainsi que l’exposition permanente des machines de Léonard de Vinci à l’église San Barnaba, comprenant une quarantaine d’objets interactifs reproduits à partir de ses codex et une vidéo sur la vie de ce génie de la Renaissance.

Et pour terminer, quelques bonnes adresses : Se loger au Casa Jazz situé près du Campo Saint Angelo et du sympathique Bacaro da Fiore ou déguster un simple spaghetti  pomodorini accompagné de petites attentions du chef chez Acqua Pazza au Campo Stefano et sur le bigmammagroup.com vous trouverez cinq autres endroits pour prendre l’apéro et des cicchettis à Venise.

Notez que pour l’occasion du 500e anniversaire de naissance du Tintoret
se tiennent plusieurs autres expositions à Venise jusqu’au 6 janvier 2019
Palazzo Ducale, Gallerie dell’Academia et au Palazzo Mocenigo;
Une partie de ces oeuvres se retrouveront à Washington
du 10 mars au 7 juillet 2019. Et ne manquez pas
Éblouissante Venise ! au Grand Palais
à Paris jusqu’au 21 janvier.

Biennale de Venise & Environnement

21/10/2018

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Freespace – Biennale d’Architecture de Venise  jusqu’au 25 novembre
Commissaires : Yvonne Farrell & Shelley McNamara

« Freespace représente la générosité d’esprit et un sentiment d’humanité
au cœur des intentions de l’architecture, en mettant l’accent sur la qualité de l’espace lui-même. »
Extrait du Manifeste  Freespace

La 16e édition de la Biennale d’Architecture de Venise tire à sa fin alors pour ceux qui n’auront pas la chance de s’y rendre, voici quelques exemples d’installations en lien avec l’environnement. Les commissaires d’expositions se sont basés sur leur manifeste Freespace qui se termine avec ce proverbe «Une société devient grande lorsque les vieillards plantent des arbres sous lesquels ils savent qu’ils ne pourront jamais s’asseoir à l’ombre». Parmi les nombreux évènements en parallèle dispersés dans la ville, on retrouve les récipiendaires du Pritsker Prize de l’année dernière soit Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramon Vilalta pour leur projet RCR –  Dream and Nature ainsi que l’artiste sonore Bill Fontana avec Primal Sonic Visions en collaboration avec le IRENA International Renewable Energy Agency et aussi Borghi of Italy – NO(F)EARTHQUAKE qui vise à établir des sécurités parasismiques en Italie et à revitaliser les villages détruits par les séismes. Comme les années précédentes, les principaux sites de la Biennale s’étendent des Giardini ou jardins à l’Arsenal, qui vient du mot arabe Dar al sina signifiant atelier, qui inclut la Corderie bordée de colonnes sur 317 mètres de long et l’Artiglierie construit en 1560.

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Pavillon du Brésil – Walls of air
10 cartographies permettant de voir le monde selon différentes perspectives
Ex. Relation entre humains et écosystèmes naturels – jusqu’à quel point dérégler ?
Plus d’informations et photographies dans l’article de R. Baratto sur archdaily.com

Pavillon Nordique Finlande-Norvège-Suède – Another Generosity
Exploration de la coexistence symbiotique de la nature et l’habitat dans l’ère Anthropocène
https://www.lunden.co/research/another-generosity/

Pavillon de la Pologne – Amplifying Nature
The planetary imagination of Architecture in the Anthropocene aux éditions Zacheta, 183 p.

Mentionnons aussi  le Pavillon du Danemark  pour  sa présentation de matériaux innovants développés par le CITA – Centre for  Information Technology and Architecture et Mind – Building au Pavillon de la Finlande avec ses maquettes de 17 librairies dont la toute dernière de Helsinki Central Library Oodi qui offrira des espaces libres favorisant l’interaction et l’apprentissage.

Lauréats de cette 16e édition sur le site de la Biennale d’Architecture de Venise.

 

Autres choses à voir si vous êtes à Venise, dans le prochain billet …
Et relire les anciens sur le Guggenheim ou sur les conférences
de la série Venise Cité musicale partie I, partie II ou partie III.

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