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Galeries d’Art de Dubaï 2/2

05/06/2018

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En plein cœur du centre-ville de Dubaï, entre les stations de métro Emirats towers et Financial Centre, le  DIFC Dubai International Financial Centre est un complexe de bureaux qui abritent plusieurs œuvres d’art dispersées dans l’immeuble et qui ne cesse de s’enrichir grâce à un programme d’intégration à l’art, mis sur pieds en 2017. Une centaine de ces 300 œuvres sont répertoriées dans un catalogue à l’entrée principale ex. Ascension de Khaled ben Slimane, Cityscape de Dubai  de Susan Hefuna, The african throne de Cristóvão (Kester) Canhavato, des miroirs peints de Monir Shahroudy Farmanfarmaian et ci-dessus – Una Lumino Portentum aussi appelée Anmopisl Avearium cirripedia Uram  de l’artiste coréen Choe U-RAM. Issu de parents artistes et d’un grand père ingénieur automobile, Choe U-RAM a travaillé dans le design de la robotique et crée des sculptures cinétiques lumineuses.

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Un passage du DIFC mène directement au Gate Village qui comprend des restaurants et une dizaine de très jolies galeries, mais attention, car la plupart sont fermées le samedi. 2e rangée à la Opera Gallery de gauche à droite : Roy Nachum qui incorpore du braille et de la cendre dans ses tableaux, faits conjointement avec des aveugles ou malvoyants; Au centre, une sculpture de Manolo Valdés – un artiste valencien qui est à l’honneur pour encore quelque temps encore à la galerie; Et à droite, le bonheur de retrouver le peintre et écrivain marocain Mahi Binebine qui fait la une d’ailleurs du 1er mindstyle magazine au Maroc – NAFS  Mai-Juin 2018 no.15. 1ère rangée la vitrine de la Galerie Tabari Artspace qui présente Beyond the grid d’une artiste saoudienne Lulwah Al Homoud jusqu’au 28 juin comprenant de l’art optique et une partie de sa série 99 Names of God. Elle fut la commissaire d’une exposition d’art contemporain Saoudien Perspective. Uncovered qui s’est tenue chez Artcurial à Paris en 2016. Lulwah Al Homoud se passionne de calligraphie, qu’elle maîtrise suite à des formations avec Rasheed Butt du Pakistan et Ahmed Moustafa d’Égypte. Elle s’amuse toutefois ici à déconstruire et reconstruire les lettres, se basant sur le carré védique et des formes géométriques assistées par ordinateur. Le carré védique 9X9 correspondant à une table de multiplication, mais dont les chiffres du produit sont additionnés entre eux puis réduit à 1 seul chiffre. Il est ensuite utilisé pour tracer des formes géométriques, qui se retrouvent dans l’art islamique, à partir de diverses combinaisons. Pour en savoir plus lire « La géométrie des Sulbasutras» d’Olivier Keller dans Reperes-IREM 2000 no.40 p.115-124 qui souligne la ressemblance des textes mathématiques des règles de construction pour les autels de la période védique (1500-500 avant notre ère) au livre II des Éléments d’Euclide et Les mathématiques de l’autel védique aux éditions Droz 2016, 626 p. Notez que ces dernières années, les carrés magiques géométriques de Lee Sallows ont suscités  un grand intérêt et pour ceux qui sont avides de nouveaux défis, les plus récents carrés magiques d’aires de William Walkington décrits par J-P Delahaye dans pourlascience.fr 23/4/2018.

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Les hangars du Alserkal Avenue dans le quartier industriel Al Quoz, près de la station de métro First Gulf Bank, sont un autre incontournable pour les amateurs d’art à Dubaï. Vous pouvez passer une journée complète à vous balader dans ce lieu comprenant plus d’une vingtaine de galeries d’art et de lieux d’exposition à but non lucratif, tout en prenant des pauses de jus santé au Wild & the moon et déguster du chocolat artisanal Mirzam.  Ci-dessus, les cinq allées de cet Art Ghetto vu du ciel, photos de l’exposition collective You + Topia à la Galerie Ayyam qui se poursuit jusqu’au 10 septembre et aperçu de la Galerie Nationale combinant art décoratif & art visuel avec en ce moment des tableaux de  Tahar Ben Jelloun qui « essaie de peindre la lumière du monde », titre de l’exposition qui s’est terminée en janvier à l’Institut du Monde Arabe à Paris – catalogue de l’exposition et entrevue vidéo avec G. Boyer pour le magazine Connaissance des arts.
Comme quoi… il n’y a pas que des Malls à Dubaï !

Voir sur ce site les précédents billets – Galerie Pro Art, Palm Jumeirah et Musées de Dubaï.

Galeries d’Art de Dubaï 1/2

04/06/2018

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Love et Martyr’s helmet de Jamal Habroush Al Suwaidi
Pro Art Gallery à Dubaï au Palm Strip Mall du Jumeirah Beach Road
Quelques minutes à pieds du Etihad Museum (voir le précédent billet).

La collection de la Pro-Art Gallery est impressionnante ! En plus de découvrir des artistes contemporains du monde entier, vous aurez la surprise de voir des œuvres de César (La mouche), Chagall (Clown & Acrobate), Dali ( Allium Christophii Pilique Pubescente de sa série fleurs surréalistes), Picasso, Vasarely, Basquiat, Warhol, etc. Ci-dessus des sculptures de l’artiste et photographe émirati Jamal Habroush Al Suwaidi dont la série Love rappelle celle de Robert Indiana qui vient de décéder, mais jumelant calligraphie arabe et forme organique.

Dans le cadre de l’exposition Lines & Colors V. III à la Galerie Pro Art qui se poursuit jusqu’au 15 juin, les visiteurs pourront admirer, parmi une trentaine d’œuvres, le tableau ci-dessous du peintre et calligraphe tunisien Abdallah Akar représentant le texte Essoud ou Le Barrage  de Mahmoud Messadi en 8 paragraphes. Ce classique de la littérature arabe contemporaine est une pièce de théâtre en huit scènes qui traite d’une quête existentielle traduite en français par Azzedine Guellouz aux éditions Arcantère-Presses de l’Unesco 1997. Pour Ali Abassi qui en fait  l’analyse dans Littératures tunisiennes. Vers le renouvellement 2006,  on y retrouve des « archétypes de l’esprit prométhéen et du corps épicurien »  – réf. F.Ceccon Études littéraires africaines no.23 p.99. Les lettres et la poésie sont au cœur du travail magistral d’Abdallah Akar qui est installé en France et qui offre des ateliers de calligraphie à l’Institut du Monde Arabe à Paris.

DubaiGalleries_AbdallahAkarLe Barrage – you cannot overcome Nature d’Abdallah Akar 200 x 162 cm à la Galerie Pro Art

Plusieurs des tableaux d’Abadallah Akar incorporent des poèmes de Mahmoud Darwich, Omar Al Khayyam ainsi que du poète tunisien Abou el Kacem Chebbi (1909-1934) considéré comme le Rimbaud du Maghreb. Vous trouverez également de magnifiques calligraphies des Mu’allaqât par Akar dans une version bilingue des Poèmes suspendus aux éditions Alternatives 2007, 96 p. traduite par Pierre Larcher. Les premiers versets de ces poèmes préislamiques sont transcrits en calligraphie coufique reconnaissable par ses formes géométriques, qu’il a apprise du grand maître irakien Ghani Alani. De chaque côté, de cette toile fine de tarlatane que l’on voit ci-bas, on peut y lire d’autres vers, mais selon le style maghrébin – descriptions plus détaillées par G.P.Boyer dans Synergies Monde Arabe 2008 no.5 p.193-2005.

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Notez que les traductions intégrales des poèmes de Imru’ al-Qays, Antara, Labîd, ‘Amr ibn Kulthûm, Tarafa, Al-Hârith et Zuhayr (ci-dessus) sont disponibles aux éditions Fata Morgana 2000, 136 p. Lire aussi d’autres poèmes préislamiques traduit par Pierre Larcher et voir sur ce site le Musée de l’Enluminure et de la Calligraphie à Alger .

 

Palm Jumeirah à Dubaï

03/06/2018

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Ci-dessus le Palm Jumeirah – la plus grande île artificielle au monde, comprenant 120 millions de mètres cubes de sable,  7 millions de tonnes de pierre sur une surface  de 1 400 acres et 30 000 habitants. Notez que la forme de l’île permet d’augmenter la superficie de littoral donnant ainsi l’accès à la plage à un plus grand nombre de personnes, tout comme les replis de l’intestin grêle qui augmentent la surface d’absorption (source des images : Marieb N. Élaine et Hoehn Katja (2015). Anatomie et Physiologie humaines, éditions ERPI, 1504 p.)

Dubaï est incontestablement la ville des superlatifs avec la plus haute tour au monde (Burj Khalifa à 828 m), le plus haut hôtel (Gevora à 356 m), la plus haute piscine au monde au (76e  étage du Burj al Arab), la plus haute terrasse sur le toit (40e étage du 40Kong), la plus haute roue d’observation (Ain Dubaï à 210 m incluant 12 sièges pour un repas gastronomique en hauteur ), les plus hautes fontaines musicales (140 m), le plus grand cadre au monde (150 m), le plus grand centre d’achat (1,1 million de mètres carrés au Dubaï Mall comprenant un aquarium), le plus grand parc d’attraction intérieur (1,5 million de pieds carrés au IMG), la suite d’hôtel la plus dispendieuse (3 500 € la nuit au Atlantis Palm), le brunch le plus cher (625 € au Imperium Jumeirah Zabeel Saray) , etc. annonçant même le meilleur Wi-fi d’aéroport au monde  !

Plus d’informations sur visitdubai.com et How Dubaï was built dans Open skies du 1/5/2018
Voir le précédent billet Musées de Dubaï et celui à venir… sur les Galeries d’Art de Dubaï.

Musées de Dubaï

30/05/2018

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Museesdedubai_MuseedeDubai1ère rangée : Carte des Émirats arabes unis indiquant les 11 sites archéologiques
sur lesquels ont travaillé les équipes françaises et 2rangée : Musée de Dubaï.

L’intérêt pour les fouilles archéologiques dans  les Émirats arabes unis n’a débuté qu’en 1959, lorsqu’à 125 km de Dubaï sur l’île d’Umm al Nar, une équipe danoise a fait la découverte de 50 tombes. Depuis, plusieurs pays explorent ce territoire de la péninsule arabique afin de retracer l’histoire des 7 500 dernières années. Le bilan de quarante années de recherches en collaboration avec la Mission archéologique française se retrouve sous forme de catalogue publié dans le cadre d’une exposition du Musée archéologique de Charjah au nord de Dubaï, qui s’est terminée en janvier.  La commissaire – Sophie Méry,  avait sélectionné pour l’occasion, une centaine objets allant de la période néolithique jusqu’au XVI e siècle. Parmi les plus anciens, datant du Ve millénaire avant notre ère et provenant d’Umm al Quwain, on y retrouvait des hameçons en nacre, une bague de coquille de gastéropode et des perles « Émirates » issues de l’huître Pinctada margaritifera; Ces perles sont d’ailleurs les plus anciennes au monde – lire le communiqué du CNRS du 7/6/2012 et le dossier dans Ocena71magazine intitulé « Le fabuleux trésor du Golfe Persique » du 29/6/2015. L’exposition permanente du  musée de Dubaï, projette justement une vidéo sur les techniques utilisées par les pêcheurs de perles.  Ce musée est situé dans une ancienne forteresse du vieux Dubaï.  Outre les installations de la vie courante,  des échantillons de bijoux et d’ outils de l’époque, un inventaire de la faune terrestre et marine,  on peut y voir deux tombes d’Al Qusais situé à 13 km au nord-est de Dubaï.  Dans la section sur les voyages en  boutres guidés par le ciel et le vent, on donne des exemples de noms d’étoiles dérivés de l’arabe et on mentionne  Ahmed Ibn Majid ou Mâdjid auteur d’un traité important sur les règles de navigation et de poèmes didactiques à réciter lors des expéditions ex. al-Hâwija et Al-Sufâliyya – pour en savoir lire l’article de Roland Laffitte qui relate l’apport important d’Ibn Majid en terme de connaissances nautiques, mais réfute l’idée qu’il  fut aux côtés de Vasco de Gamma en Inde en 1498. Voici un extrait de La Sofaleya ou Al- Sufâliyya traduit par Hanaa Badr sur le site sciencesarabeexpo.org

Museesdedubai_IbnMajidImages tirées d’ Ahmed Ibn Majid – Lion of the sea de la série Muslim masterminds

Contemple cette « Sofaleya » / Crois-moi, au sud, elle te servira de guide / Rien n’est plus complet ni exact / Dans la description de ces routes / Sept cent vers et un de plus / Apprends-les d’Ahmad al Sa’di / Et serai-je mort ou vivant / Prie pour moi le miséricordieux / Je les ai si bien décrites que le capitaine de ces contrées / Pour mieux s’y retrouver, s’adresse à moi / Il est certain que celui qui a vu de ses propres yeux / Inspire confiance aux gens […]

 

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Etihad Museum est le plus récent musée à Dubaï qui a ouvert ses portes en 2017. Ce spacieux bâtiment aux courbes paraboliques a été conçu par la firme canadienne Moriyama & Teshima Architect (Musée de la guerre à Ottawa). Le musée rend hommage aux signataires du traité d’unification de 1971  des émirats Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah et Oumm al Qaïwaïn suivi du septième –  Ras el Khaiman en 1972 (Le Quatar et le Bahreïn ayant décidé eux d’être indépendants). Dans une vidéo, tous les intervenants insistent sur le rôle déterminant du premier président, le Cheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan dont on vient célébrer le 100anniversaire de naissance; Conscient de l’importance de l’éducation, le gouvernement sous sa direction, avait encouragé les familles à envoyer leurs enfants à l’école, en leur offrant en retour le manque à gagner de cette main d’ouvre en moins. Ci-dessous, un tableau d’un des plus célèbres artistes de la nation – Abdul Qadar Al Rais, représentant le territoire des Émirats arabes unis entre le golfe persique et le golfe d’Oman avec à gauche les 7 signatures des émirats et au centre « Unité » écrit en arabe. Autres œuvres de l’artiste sur admaf.org.

Voir aussi le Musée archéologique  Saruq Al-Hadid inauguré en 2016, le Musée du Futur dédié à l’innovation qui ouvrira ses portes en 2019, et pourquoi pas Le Louvre Abu Dhabi à 140 km de Dubaï ainsi que les deux prochains billets qui porteront sur le Palm Jumeirah et les Galeries d’Art à Dubaï.

Galerie Venise Cadre à Casablanca

16/05/2018

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Effets de miroir à la Galerie Venise Cadre jusqu’au 30 mai

« À la tentation de la correspondance ouverte et formelle entre la subjectivité des choix opérés à travers ces artistes et leurs œuvres, j’ai été tenté d’opposer l’aléatoire et le caché à la manière des Voyelles de Rimbaud, des Correspondances de Baudelaire ou des contraintes que s’imposait Georges Perec… Sachant que chaque artiste présenté a cherché à découvrir au-delà des apparences sa propre vérité sur le monde… chacun faisant naître de la confusion sa clarté. Au spectateur, ensuite, de se forger ses propres liaisons ou sa lecture et d’inventer son histoire personnelle. »
Nadine Descendre – commissaire d’Effets de miroir

C’est ainsi que la commissaire de l’exposition, Nadine Gayet-Descendre, explique son choix de 15 artistes venant du monde entier. Les compacités 2011 de Philippe Cazal sont au cœur même de cette exposition. Elles consistent en une vingtaine de mots compactés de manière quasiment indéchiffrable et placardés tels des armoiries ou pictogrammes sur les murs de cette splendide galerie.

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Pour s’amuser un peu… quels sont les mots suivants ?
Indice : Critique, Fiction, Instant, Miroir Provisoire – mais dans quel ordre ?
Réponse dans le document Présentations des artistes sur le site de la Galerie Venise Cadre
Les Compacités 2011 de Philippe Cazal – « le contenu produit la forme, la forme devient image ».

 

À la Galerie Venise Cadre, se côtoie pour quelques semaines encore, des œuvres d’artistes du Maroc et du monde entier, invités dans le cadre de la 2e édition du Art Week Casablanca.  À l’instar de Philippe Cazal qui joue avec les mots, Guy Limone s’amuse avec 888 figurines à 1/87e de l’échelle humaine formant le mot gauche en français et droite en arabe.  Proportions et pattern mathématiques se retrouvent aussi dans Lat : 40°85’08.1 / Lon : 14°25’98.7 en billes de verre de Roberta Gigante ; le titre de l’œuvre faisant référence aux coordonnées du Duomo de Naples. Tandis que les Aimants sur Outremer de Véronique Joumard, ils ressemblent à des constellations et en allant sur son site vous pourrez voir plusieurs œuvres publics et certaines avec des prismes, lentilles, miroirs, neurones, etc. Les mots, le temps qui passe et la beauté de la nature font partie de l’univers de Jisun Lee; La psychologue Marie-Karine Debono décrit dans un texte, les représentations de la mémoire par l’artiste, qui faisait partie des invités de la 6e édition de la Biennale La science de l’art 2015 à Essonne en France. La Galerie Venise Cadre présente quelques vidéos de Jisun Lee dont Timeworld 2013 que vous pouvez aussi visionner sur son site. Plusieurs artistes de cette exposition, établissent des croisements avec l’architecture,  les films de science-fiction, les images médiatiques  ex. Saïd Afifi né à Casablanca et Hamid Maghraoui qui soulève la question de censure et d’autres comme Sammy Baloji, qui nous plonge de manière bouleversante dans le passé colonial. Dans sa série Mémoire (2004-2006), il superpose des photos actuelles de sa région natale de Katanga et celles d’archives du Musée Royal D’Afrique centrale par François Michel (1855-1932), photographe et taxidermiste qui faisait partie à l’époque d’une expédition dirigée par le militaire Charles Lemaire en République Démocratique du Congo –  description du projet en résidence Congo Far West sur air.africamuseum.be. Né à Lubumbashi, capitale du cuivre au Congo, Sammy Baloji a voulu dénoncer les conditions difficiles des mineurs en poursuivant son projet Mémoire par cette vidéo éponyme ci-bas, avec le chorégraphe Faustin Linyekula. Selon un rapport de l’Unicef, plus de 40 000 enfants congolais mettent leurs vies en péril chaque année pour quelques grammes de cobalt mais le gouvernement s’est engagé à y mettre fin d’ici 2025 – dossier complet sur le site d’Amnisty International. Notez aussi que la bombe d’Hiroshima fut construite à partir du gisement d’uranium de Shinkolobwe dans la province de Katanga et que le Congo est aujourd’hui, une des plaques tournantes du trafic d’uranium comme le confirme l’enquête de Patrick Forestier en 2006. Pour en savoir plus sur l’histoire de l’exploitation minière à Katanga à travers les œuvres Sammy Baloji  et de son cousin rappeur Baloji Tshiani,  lire l’article de B. Jewsiewicki dans Cahiers d’Études africaines 2010 no. 198-199-200  p.1079-1112. Vous pouvez également vous procurer Suturing the city : living together in Congo’s urban worlds de Sammy Baloji et l’anthropologue Filip De Boeck édité par The Power Plant de Toronto 2016, 328 p.

 

Quant à l’artiste plasticienne et vidéaste Zoulika Bouabdellah , elle aborde de front « la dualité du réel » avec par exemple Les hommes de la plage 2016, elle nous incite à poursuivre le questionnement sur la place de la femme dans l’espace public (titre d’ailleurs d’un débat organisé par L’aaatelier à Rabat le 10 mai dernier). Dans cette vidéo de 10 minutes, vous pourrez de plus entendre un magnifique extrait de Dionysos pour 8 violoncelles de Patrick Burgan – récipiendaire du Grand prix SACEM de la musique symphonique 2008 pour l’ensemble de son œuvre. Ci-dessous Petits sucres 2018 et comme vous pourrez constater sur son site web, Zoulika allie merveilleusement bien tradition & modernité tout en suscitant une réflexion sur des grandes questions sociétales.

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Petits sucres 2018 de Zoulikha Bouabdellah à la Galerie Venise Cadre
Swing 2005  d’Elizabeth Ballet  qui participe également à l’exposition L’Idylle au Parc Jean-Jacques Rousseau – jardin des lumières à Ermenonville près de Paris du 18 mai au 14 octobre.

Transfert des savoirs médicaux

11/05/2018
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L’œil selon le médecin et traducteur assyrien de Bagdad Hunain Ibn Ishaq (808-877) aussi connu sous le nom de Johannitius et tiré du Cheshm Manuscript XIIIe siècle de la Bibliothèque Nationale du Caire / Affiche du colloque avec une image du Folio 5 du Parisinus gr.2179 à la BNF.

De Bagdad à Constantinople – Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XVe  siècle)
Colloque à l’Université de Reims Champagne-Ardenne  les 24 et 25 mai

Ce colloque organisé conjointement avec le CNRS et l’Université de Reims portera sur l’hybridation culturelle des textes anciens arabes, persans, syriaques, turcs, grecs et latins et tout particulièrement la contribution de la civilisation arabe dans la pratique de la médecine durant l’Empire byzantin. Marie Cronier, Alessia Guardasole et Antoine Pietrobelli  – les trois responsables  scientifiques de l’événement, partagent d’ailleurs,  sur le superbe site Arabyzantina medica, leurs recherches sur Syméon Seth (1035-1110) auteur de traités d’astronomie, de diététique, etc. et qui aurait été influencé par le médecin et théologien irakien Ibn Butlân. Syméon Seth a également traduit de nombreux ouvrages de l’arabe en grec dont les célèbres fables Kalîla wa Dimna  d’Ibn al-Muqaffa,  à partir desquelles Moneim Adwan compose en 2016 un opéra pour le Festival Aix-en-Provence.  Le colloque débutera par Frederick Lauritzen qui exposera les débats byzantins sur la médecine au XIe siècle, en prenant probablement comme exemple des poèmes de Michael Psellos dont il est le spécialiste.  «La connotation du savoir médical arabe dans la société constantinopolitaine du XIesiècle» nous sera présentée par Jakub Sypianski de l’Université Johannes Gutenberg à Mayence. Thibault Miguet, poursuivra avec une traduction grecque inédite d’un texte sur l’oubli et son traitement d’ Ibn al-Ǧazzar.  Quant à Mario Lamagna, qui vient de publier sa traduction d’une révision du traité de l’urine d’Avicenne (980-1037) par le médecin byzantin Giovanni Attuario ou Joannes Actuarius  (1275-1328), il nous fera part, ainsi que Stavroula Georgiou  des pratiques d’urosopie arabo-grec.  Finalement , Brigitte Mondrain – directrice de l’équipe SAPRAT (Savoirs et pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle) terminera cette première journée du colloque avec « La traduction d’antidota à partir du persan dans le Marcianus gr. V 8 ». Les auteurs du blogue Arabyzantina medica et des ouvrages suivant présenteront à la 2e journée du colloque.

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Image du manuscrit enluminé de la collection Dagli Orti sur le blogue Arabyzantina medica
qui analyse la transmission des savoirs médicinaux à travers la traduction de textes anciens avec une équipe comprenant Marie Croinier, Alessia Guardasole, Caroline Magdelaine, Benoît Roux et Antoine Pietrobelli comme rédacteur en chef. Ve 25 mai de 10h à 12h « « Influences arabes dans le traité de Syméon Seth Sur les facultés des aliments » et « Un traité inédit de Syméon Seth : le De vita sana et ses sources ».

ZIPSER Barbara (2013). Simon of Genoa’s Medical Lexicon, éditions De Gruyter, 164 p.
Ve 25 mai à 14h30 « The use of non-Latin alphabets in the transmission of Simon of Genoa’s Clavis Sanationis ».

GUARDASOLE Alessia, BOUDON-MILLOT Véronique, MAGDELAINE Caroline (2008). La science médicale antique. Nouveaux regards. Études réunies en l’honneur de Jacques Jouanna, éditions Beauchesne, 486 p. Ve 25 mai à 11h  « Un traité inédit de Syméon Seth : le De vita sana et ses sources ».

MARTELLI Matteo (2017). Collecting recipes – Byzantine and Jewish Pharmacology in dialogue, éditions De Guyter, 334 p. Ve 25 mai à 15h15 « Du syriaque à l’arabe, du latin au grec : le De plantis attribué à Aristote et ses traductions ».

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Ces trois autres ouvrages pourraient également  vous intéresser

Coll. (2014). L’expressivité du lexique médical en Grèce et à Rome – hommage à Françoise Skoda sous la direction d’Isabelle Boehm et Nathalie Rousseau, éditions Presses  de l’Université Paris Sorbonne,  502 p.

TOLEDANO Ariel (2018). La médecine de Maïmonide – Quand l’esprit guérit le corps, éditions In Press, 240 p.

Coll. (2014). Annales islamologiques no.48.1 Dossier « Le Corps dans l’espace islamique médiéval ».

Portraits de médecins sur le site medarus.org

Et suivre le blogue Historiens de la santé – réseau de recherche en histoire de la santé.

 

Musée de l’Enluminure et de la Calligraphie à Alger

29/04/2018

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Enluminure solaire de Safawardi Layala (Iran)

Musée Public National de l’Enluminure, de la Miniature et de la Calligraphie
Rue Aoua Abdekader à Alger près du Métro Place des Martyrs

L’Ancien Palais de Mustapha Pacha (souverain d’Alger de 1798 à 1805) abrite le Musée Public National de l’Enluminure, de la Miniature et de la Calligraphie. Cette maison de style barbaresque, située dans la basse Casbah d’Alger près de la mosquée Ketchoua, servit pendant de longues années comme Bibliothèque Nationale. Les portes de bois sculptées et les carreaux de faïences en font son charme et évidemment depuis 2007, les magnifiques enluminures, miniatures et calligraphies d’artistes du monde entier. On y apprend que le terme arabe pour enluminure est  tazhib  qui signifie « rendre doré » (or = zahab) et que les couleurs ornant les textes classiques ou sacrés qui y sont exposés, proviennent de produits végétaux, animaux et de minéraux. Cette collection regroupe également des calligraphes du monde entier,  aussi bien japonais que du monde musulman et de nombreux artistes du pays tels que Khacef Abdelkarim, Boudouda Aissa, Ben Bouabdellah, Aziz Kacimi, Abou Belkacem Mohamed , Sebbaa Khaled, Tayeb Laidi, Kour Nourdine et ci-dessous Poème de Dady Daoudi Abdelkader. Sur le site de cet artiste natif de la ville de Laghouat en Algérie, vous pourrez voir des calligraphies de poèmes en arabe de Victor Hugo et autres techniques qu’il maîtrise et n’hésite pas à en dévoiler ses secrets en atelier pour un public de tous les âges. Quant à Mohamed Boustane de Casablanca, il aime, comme on peut voir ci-dessous, faire  danser les lettres en toute liberté et dans une ardente rythmique. Tandis qu’Amna Hashmi  du Pakistan et ses œuvres oniriques, elle s’était méritée le 2e prix  au Festival  de la miniature et de l’enluminure à Tiemcen en Algérie en 2011 et lire son entrevue dans « An artist mind convenient fairytales (dis)placements and a soft revolution » du  7/10/2011. Vous pouvez également vous procurer le catalogue du Musée ainsi que L’art de la miniature et de l’enluminure 2007, 245 p.

Alger_MuseeEnluminureCalligraphie_HashmiBoustaneAbdelkaderAlger_MuseeEnluminureCalligraphie_Apprendrelascience_SherzadjimdarDe gauche à droite : L’arbre d’Elabouak de Amna Hashmi (Pakistan), La danse d’une lettre de Mohamed Boustane (Maroc), Poème de Daoudi Abdelkader (Algérie), Catalogue du musée
et Apprendre la science de Salahuddins Sherzadjimdar (Irak).

Autres lieux à visiter autour de ce musée sur le site cartes.patrimoineculturelalgerien.org.

Vues d’Afrique – soins et environnement

10/04/2018

Vues d’Afrique à la Cinémathèque Québécoise du 13 au 22 avril

La programmation de Vues d’Afrique compte en plus des documentaires en lien avec la santé tel que celui de Jean Beaudin réalisé à l’occasion du 15e anniversaire de stages en soins infirmiers au Sénégal  et un autre sur les bienfaits attribués à la plante Artemisia ou armoise pour contrer la Malaria mais dont l’OSM s’oppose. Vous pouvez lire un compte-rendu de cette saga par J. Crétois dans jeuneafrique.com 18/3/2018 et le résumé des recherches de Pamela J. Weathers publiées dans Phytomedecine vol.32 15/8/2017 p.37-40.  Voir aussi le site de La Maison de l’Artemisia  fondée par Dr. Lucille Cornet-Vernet et visionner la période de discussions qui s’est tenue à Paris lors de l’avant-première du film avec Diallo Mouhamadou – chercheur en bactériologie-virologie, Pierre Lutgen – fondateur de l’association IFVB et Guy Mergeai – professeur d’agroécologie tropicale.

Malaria Business de Bernard Crutzen 70 min Sa 14 avril 17h30 et Ma 17 avril 15h

Le baobab et la colombe de Jean Beaudin 48 min Sa 21 avril 20h30 et Di 22 avril 12h30

Blind teacher Kabarebe de Jean Baptiste Nyabyenda 5 min Me 18 avril 15h et Sa 21 avril 17h30

Ainsi que les films de fiction Change ton cœur, pas ma couleur de Pierre-Antoine Carpentier sur les préjugés envers les albinos (Di 15 avril 15h et Lu 16 avril 20h30) et le court métrage Ferraille de Karima Guennouni racontant l’histoire d’une jeune fille qui passe son temps à réparer sa bagnole pour amener son frère autiste voir la mer (Je 19 avril 20h30 et Sa 21 avril 15h).

 

Et deux séances à la Cinémathèque Québécoise de documentaires sur le développement durable soit le jeudi  19 avril à 15h et le dimanche 22 avril à 17h30 incluant les 4 films suivants :

Adduction d’eau potable à Ambesisika 11 min

L’or… dure d’Anita Afatchao 13 min également Sa 14 avril 20h30 et Di 15 avril 12h30

Nebedday, l’arbre de vie sur le charbon bio de Pierre-Antoine Carpentier  19 min

Permakabadio sur un projet de permaculture d’Anouk Lejczyk 52 min
Grâce à l’Association IEFR et avec Jérémy  Rizoud – formateur en permaculture et microbiologie des sols.

 

Notez que  l’exposition Karibu, bienvenue en République démocratique du Congo !
d’Eric St-Pierre se tiendra au YMCA de la rue Stanley jusqu’au 30 avril

EricStPierre_OxfamQC_Congo

Le photographe Eric St-Pierre est également l’auteur de Le tour du monde équitable  – des femmes et des hommes qui bâtissent un monde plus juste aux éditions de l’Homme 2010, 242 p. Lire aussi « Pas de rentrée scolaire pour des millions d’adolescentes congolaises » d’Andrée-Anne Perrier dans La Presse du 1/9/2017 et voir la rubrique Projets Mères et Enfants en santé sur le site d’Oxfam-Québec.

Autres suggestions pour Vues d’Afrique dans le précédent billet et sur le site du Festival
Et lire Place aux femmes !  qui souligne 35 films de la programmation réalisés par des femmes.

Vues d’Afrique 2018

09/04/2018

VDA_Affiche2018

 

 

 

 

 

 

Vues d’Afrique du 13 au 22 avril
À la Cinémathèque Québécoise

Passeport Rallye-Expos

Affiche de Mucyo Mu

La 34e édition de Vues d’Afrique fait place à l’art en proposant un Rallye-Expos qui a déjà débuté et qui se poursuit jusqu’au 30 juin incluant entre autres avec un hommage au cinéaste-ethnologue Jean Rouch (1917-2004)  à la Cinémathèque Québécoise et plusieurs expositions de groupes à la Galerie Métèque au mois de mai, À l’Image de Montréal au ACEM 3680 rue Jeanne-Mance et Regard ensoleillé au Centre Culturel Marocain en juin et Nous sommes d’ici, ici – l’art contemporain des Noirs canadiens au MBAM du 12 mai au 16 sept.

Plusieurs films présenteront également des artistes du Burkina Faso dans Burkinabè Rising : l’art de la résistance par Iara Lee (14 et 15 avril à 17h30) ou du Congo dans Le Ministre des poubelles (14 avril 20h30 et 15 avril 12h30), ainsi que du Gabon Aziz’Inanga. Éclipse au clair de lune sur une des premières chanteuses femmes à faire solo dans son pays dans les années ’70 précédé par On est tous pygmées avec le rappeur Chef Keza (15 avril 15h et 19 avril 20h30) et un court métrage sur les festivités musicales de rara en Haïti (15 avril 20h30 et 22 avril 20h30).

 

Et ne manquez pas
Destin commun, hommage à 3 éclaireurs du 7e art de Stéphane Vieyra 52 min
Sur Jean Rouch, Paulin Soumanou Vieyra et Ousmane Sembène
Et Tahar Chériaa à l’ombre du Baobab de Mohamed Challouf  71 min
Avec d’autres pionniers du cinéma africain tels que Sembéne Ousmane, Tawfik Salah,
Timité Bassori, Moustapha Alassane le samedi 14 avril à 12h30 ou mercredi 18 avril à 15h

Suggestions de documentaires en lien avec la santé et l’environnement dans les prochains billets.

Maroc au SILQ

05/04/2018

 

 

SILQ2018

Le Maroc invité d’honneur au Salon International du Livre de Québec 2018
Centre des congrès de Québec au 1000 boulevard René-Levesque Est du 11 au 15 avril

L’Espace de la diversité du Salon international du livre de Québec rendra hommage cette année au Maroc. Amis de ce pays du soleil couchant et québécois d’origine marocaine (ex. Kamal Benkirane, Rachida Azdouz – Le vivre ensemble n’est pas un rince bouche, Mustapha Fahmi – La leçon de Rosalinde, Yolande Cohen – Les sépharades du Québec ) se joindront, lors de divers événements, aux neufs auteurs de la délégation marocaine (Rachid Khaless, Fatiha Morchid, Soumaya Naamane-Guessous – Vous les hommes!, Moha Ennaji L’olivier de la sagesse, Abdellah Boussouf Islam, Occident et médias, Yasmine Chami – Mourir est un enchantement , Maria Guessous – Nous n’irons pas tous au paradis, Mohammed  Nedali – Évelyne ou le djihad ? et la médecin & chercheuse Asma Lamrabet auteure de Islam et femmes – les questions qui fâchent). Tahar Ben Jalloun a malheureusement annulé sa venue au Québec, mais voici ci-dessous des recueils de trois autres auteurs qui seront présents au SILQ et qui participeront également à des récitals concerts au Musée de l’Amérique ou des soirées Jazz et Poésie avec le trio jazz Michel Côté à la Maison de la littérature au 40 rue St-Stanislas à Québec.

SILQ_Maroc_Poesie

MORCHID Fatiha (2017). Étincelle d’ailleurs, éd. Unicite, 66 p. Médecin-poète Prix de poésie 2010
Samedi 14 avril à 20h à La Chapelle historique du Musée de l’Amérique pour un récital concert
avec Judy Quinn, Sylvie Nicolas et Rachid Khaless.

KHALESS Rachid (2009). Dissidences, éditions l’Harmattan, 86 p. et Cantiques du désert 2004 préfacé par Abdelattif Laâbi et des romans tels que Absolute Hob, éditions Virgule 2016, 274 p. et Pour Qu’Allah aime Lou Lou aux éditions Marsam 2016, 144 p.
Jeudi 12 avril à 19h sur la scène des Rendez-vous littéraires pour une Table ronde avec Mahi Binebine, Mohammed Nedali, Soumaya Naamane-Guessous et Maria Guessous ainsi que le samedi 14 avril à 20h à La Chapelle historique du Musée de l’Amérique.

BENKIRANE Kamel (2013). Feuillets de l’aube, éditions Edilivre, 34 p.
Extraits de Dans la chair du cri 2009 préfacé par Abdelmajid Benjelloun aux éditions Du Cygne sur le blogue de l’auteur qui habite au Québec et autre extrait de la p.61  « face aux gonflés à l’hélium /
me projette au onzième cri / d’une entaille rouge ocre / flot de subterfuges /
qui me dira le secret du choc post-traumatique  /  du qui jugera qui ?   »
Mercredi 11 avril à 21h30 à la Maison de la littérature pour Jazz et Poésie
avec Stéphane Picher, Lucie Chéné , Rodney Saint-Éloi et Jean Sioui.

BEN JALLOUN Tahar (2012). Que la blessure se ferme, éditions Gallimard, 144 p.Auteur prolifique qui a réuni tous ses poèmes de 1966 à 1995 aux éditions du Seuil et dont le dernier récit La Punition chez Gallimard 2018 porte sur son emprisonnement lors d’une manifestation étudiante en 1965.

SILQ_OmarGammoui

Dans le foyer du Centre des Congrès de Québec, les visiteurs pourront admirer des tableaux d’Abdelfettah Jabri venu spécialement du Maroc, ainsi que d’Odile Jalbert, Anne-Marie Azoulay, Charaf El Ghernati, Mohammed Makhti qui offre tout au long de l’année des ateliers de calligraphie & arabesque et de l’artiste plasticien Omar Gammaoui (ci-dessus) – fondateur du mouvement Récupéraction encourageant la création d’oeuvres à partir d’objets de la vie courante.

 

MoiFiguierSousLaNeige_ElkhanaTalbi_prologue

TALBI Elkahna (2018). Moi, figuier sous la neige, éditions Mémoire d’encrier, 84 p. alias Queen Ka née à Montréal de parents Tunisien et dont vous pouvez voir le slam  2e génération dans cet article de voir.ca du 31/12/2018 et qui sera au SILQ le vendredi 13 avril à 9h30 et samedi 14 avril à 10h ainsi qu’à la Maison de la littérature le vendredi 13 avril à 21h30.

Notez que dans le cadre de Vues d’Afrique
4 films marocains seront projetés à la Cinémathèque Québécoise du  13 au 18 avril
Un ticket pour le cinéma d’Ayoub Layoussifi  14/4 17h30 et 15/4 17h30 – Assia de Malika Zairi
18/4 17h30 et 22/4 20h30 – Ferraille de Karima Guennouni  le 19/4 20h30 et 21/4 15h
et Lhajjates de Mohamed Achaour  le 20/4 20h30. Tandis que le Centre des Musiciens du monde organise un concert-conférence intitulé Oud, l’âme des sons avec Khalil Moqadem et le musicologue Frédéric Léotar le mercredi 18 avril à 19h au 5043 rue Saint-Dominique à Montréal.

 

Voir aussi le billet sur le Salon International de l’Édition et du Livre à Casablanca 2018.

Et sur ce site, l’aperçu de Ma sœur Touria – première aviatrice du monde arabe
par Salah Eddine Chaoui aux éditions La croisée des chemins 2017 ainsi
que les œuvres de Noureddine Fathy et poèmes de Saïd Ahid et
une exposition au Musée Abderrahmna Slaoui (Ajammar).

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