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Paul Nougé

20/07/2017

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Au palais des images les spectres sont rois de Paul Nougé aux éditions Allia 2017, 800 p.
Portrait de Paul Nougé par René Magritte au Musée Magritte grâce à un don de Mme Irène Scutenaire-Hamoir, dont vous pouvez lire le poème Berquinade sur le site entomart.be, mentionné sur Arts & Sciences au billet Lépidoptères.

« De Paul Nougé – non seulement la tête la plus forte (longtemps couplée avec Magritte)
du surréalisme en Belgique, mais l’une des plus fortes de ce temps – que dirais-je encore ?
Sinon (mais c’est toujours bien sur, la même chose) qu’on ne saurait mieux la définir -cette tête-
que par des propriétés et vertus du quartz lydien, c’est-à-dire comme une sorte de
pierre de basaltique, noire, très dure, et dont ce qui est du bas or craint la touche. »
Francis Ponge
Tirée de « Paul Nougé enfin ! » de Dominique Rabourdin sur le site de EAN 11/4/2017
Autres commentaires de S. Dupays, F. Thomas ou R. Boiteux.

 

Au palais des images les spectres sont rois constitue l’intégrale des écrits de Paul Nougé allant de 1922 à 1967. Biochimiste et poète, Paul Nougé est une figure incontournable du mouvement surréaliste mais peu connue par le grand public. Gérard Berreby explique en entrevue aux émissions Entrez sans frapper et Un jour dans l’histoire sur RTBF que Paul Nougé qu’il considère comme visionnaire, maîtrisait l’art de détourner des textes pour recréer une autre œuvre dans l’esprit de l’original,  mais tintée souvent d’ironie et de manière toujours inventive. Il y aborde également la relation tumultueuse qui existait entre surréalistes belges et français. Organisé de manière chronologique on y retrouve aussi bien des pamphlets politiques, des écrits érotiques, que des extraits de revues scientifiques ou des publications pour & avec Magritte ainsi que ceux sur la musique, compilée sous le titre de La musique est dangereuse aux éditions Didier Devillez  2002 – Paul Aron en fait d’ailleurs l’analyse dans Textyles 2002 no.21 p.129. On peut y lire évidemment La conférence de Charleroi (p.216-269) autour de la musique d’André Souris, qui composa aussi des airs en référence à Clarisse Juranville auteure de La conjugaison enseignée par la pratique  1880 que Paul Nougé  transforme et  juxtapose à des dessins de Magritte (p.63-69).

En tant qu’homme de science, Paul Nougé critique les politiques scientifiques de l’époque dans  État précaire de la science au sein de la bourgeoise de l’époque (p.167-169) et déclare : « Pour les hommes de science comme pour tous les intellectuels, il a nécessité urgente de choisir et d’agir » d’où sa devise « J’agis donc je suis ». Il ne manque d’ailleurs jamais l’occasion de souligner l’importance des mathématiques et de tisser des corrélations entre art, littérature et sciences comme dans La lumière réfléchie (p.266-267) « On le sait, la mathématique est un langage, donc un moyen d’agir. Nous sommes délivrés par un langage parfait. Mais n’est-ce pas là le propos de la poésie ? »  ou à la p.272 « Un dernier mot : Il se peut aussi que l’étiquette « surréalisme », cette commodité de langage ait nuit. Comme le mot « imaginaire » a égaré longtemps et ne cesse d’égarer encore maint apprenti mathématicien, il se peut que le mot « surréalisme » ait égaré quelques apprentis-sorciers. Qu’y faire ? L’arme nous reste aussi efficace que jamais. ». Dans La lumière, l’ombre et la proie (p.331 à 335) il écrit :

« Le savant vient ici appuyer l’homme de bon sens. L’homme de bon sens jugera que le mercure est un liquide lourd et brillant. L’homme de science ne pourra qu’acquiescer avant d’ajouter qu’il est aussi bon conducteur de la chaleur et de l’électricité; qu’à l’encontre de la plupart des liquides, il ne mouille pas le verre… Mais l’homme de bon sens qui tient le sang pour un liquide rouge, chaud, précieux et terrible s’étonnera si pour l’homme de science il n’est qu’un tissu circulant qui ne diffère du tissu musculaire ou osseux que par l’indépendance mécanique de ses cellules constitutives. Le soleil ainsi n’est pas le centre de l’univers mais une étoile comme la plus éloignée et la moins scintillante de celles qu’il est donné à notre œil d’apercevoir. »

Finalement, quelque que soit les sujets que Paul Nougé aborde tout au long de sa vie – sciences, littérature, peinture, photographie, musique, etc. il ne le fera jamais avec désinvolture mais toujours avec une démarche scientifique et en y posant un nouveau regard.

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Au palais des images les spectres sont rois de Paul Nougé aux éditions Allia 2017 Photos 1. Extrait de L’Expérience continue 1928-1929 p.618, 2. Cheyletus eruditus en référence au naturaliste allemand Rudolf Leuckard spécialiste en parasitologie p.95 et 3. Paul Nougé dans son laboratoire en 1942 p.139.

« Mais l’homme un jour se prend à fabriquer des MACHINES. Il vit avec les machines dans une intimité de plus en plus grande. Maintenant, il constate que la pente de son esprit a changé et que ce qui lui est devenu le plus facile, c’est de concevoir toute chose et lui –même à l’image des objets qu’il avait inventés aux fins d’en obtenir certains services matériels précis. C’est ici que l’on touche la plus puissante victoire de la machine sur l’esprit. Notre pensée, d’affective et pathétique, est devenue rationnelle et mécanicienne » Paul Nougé – Histoire Naturelle dans la revue Les lèvres nues no.2 1954 et Au palais des images les spectres sont rois de Paul Nougé p.310

Lire aussi « Interférence scientifique dans l’œuvre de Paul Nougé » par Estrella De la Torre Gimenez dans les Cahiers du centre de recherche sur le surréalisme – Mélusine no. 27  Le surréalisme et la science 2007 p.135 à 143 dont voici un extrait :

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Et les billets sur ce site sur Adrien Dax, Dali, les surréalistes amérindiens  ainsi que des films sur Jan Fabre, Marcel Broodhaerts, le Dadaisme et celui de Claude François intitulé Le Désordre alphabétique 2011 présentant plusieurs surréalistes et intellectuels belges du cercle de Paul Nougé tels qu’Irène Hamoir, Louis Scutenaire, Tom Gutt, Jacques Lacomblez, Jacques Wergifosse et évidemment René Magritte et Marcel Mariën a qui l’on doit la compilation des textes de Paul Nougé conservés aux Archives et Musée de la littérature à Bruxelles.

Balade pour la paix

05/07/2017

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« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »  Isaac Newton
La Balade de la paix jusqu’au 29 octobre
Fiches descriptives de 17 oeuvres
Carte du parcours

 

Dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal offre pour l’occasion, un circuit en plein air de 72 œuvres incluant de nombreuses photographies et 29 sculptures ou installations dont certaines de défunts artistes aussi illustres que Niki de Saint Phalle, Keith Haring, Dennis Oppenheim, Giuseppe Penone, Barry Flanagan, César Baldaccini. La Balade de la Paix sur la rue Sherbrooke allant du MBAM au Musée McCord, comprend également des artistes autochtones tels que Charles Joseph de la nation kwakiutl érigeant le Mât totémique des pensionnats que l’on voit sur l’affiche et Robert Davidson – petit-fils de l’artiste Haïda Charles Edenshaw, avec son œil surnaturel  en aluminium.

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Ci-dessus Hommage à Wirikuta 2011 de l’artiste mexicaine Betsabée Romero dont on a pu voir une installation aux Jardins du précambrien à la Fondation Derouin à Val-David en 2011 qui comprenait des voitures miniatures  gravées de poèmes & de citations. Cette fois-ci, elle utilise des pneus décorés avec des perles selon l’art huicho. L’artiste veut ainsi dénoncer l’exploitation de ce peuple indigène, aussi appelé Wixáritari,  dans les mines au Wirikuta – un site déclaré officiellement sacré par l’Unesco et doté de richesse naturelle. Le cactus peyotl (Lophophora williamsii) utilisé lors des cérémonies chamaniques pour ses effets hallucinatoires, causés par la mescaline, abonde d’ailleurs dans cette région. Un front de défense pour Wirikuta a été créé en 2010 pour essayer de contrer les effets dévastateurs sur l’environnement, notamment celle de la contamination de l’eau potable, causée par les compagnies minières – plus d’explications sur le site frequences-latines.com et lire le chapitre 10 d’Abigail Perez Aguilera dans Ecological Crisis and Cultural Representation in Latin America aux éditions Rowman & Littlefield 2016, 362 p.

 

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« Depuis le rocher où / je suis assis / mes jambes ne / marchent plus / et le peyotl copie / Nuipashikuri dans / mes os // Et un chant venu du / dehors / chante dans ma / bouche ouverte » 

« Et nous mangeons le / peyotl / fleuri par les dieux / qui parlent / […] / Délimite un trou / qui me soude /
et me remplisse du / son de la chose immobile »

« Et dehors j’ai entendu / les animaux des / six directions et les pèlerins / qui mâchent le peyotl / irradiant / le centre de leur / maison »

« Île-Peyotl / qui sais mourir avant de / naître / vers la terre des oreilles // Toi qui vois le son / de la pierre et de la fleur /
qui ne bouge pas »

 « Je te porte une oreille de / l’œil // ô Kieraka / toi qui gardes l’intérieur / du peyotl // Toi qui parles au / petit homme vert qui rit / dans le peyotl //  […]  Toi qui es / l’oreille qui parle / dans l’œil »

 

Ci-joint une vidéo de Serge Pey – récipiendaire du Grand Prix de poésie 2017 de  la Société des Gens de Lettres, rendant hommage à la poésie hallucinatoire du peuple  Huichols. Il est également auteur de Nierika: chants de vision de la contre-montagne aux éditions Temps des cerises 2007, 179 p. Sur son site, vous pourrez  lire des extraits de ce recueil et une analyse de son « aventure peyotique » par Patrick Quillier dans un article intitulé L’oreille chamanique de Serge Pey . On y retrouve une description de différente phases d’hypersensibilité des sens (ex. hyperacousie) suite à l’ingestion du cactus peyotl  ainsi que des observations ornithologiques de Serge Pey  tels que les 6 niveaux de chant de la mésange à tête noire qui l’ « emploie comme une grammaire générative » et aussi diverses métaphores de la nature & du cosmos.

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1ère rangée : Nathalie, Georges et Plamédie de la série Nous sommes l’héritage d’Aydin Matlabi – photographe humanitaire qui s’est associé avec l’activiste Miss Me pour créer des murales dont celle au coin de St-Laurent et Marie-Anne à partir de ces mêmes photos. Entrevue avec l’artiste sur http://www.nudabite.com/aydin-matlabi/. 2e rangée : Sculpture du bulgare Luben Boykov sur la vague d’immigration à Terre-Neuve en 1990 et Icône Nord de Ivan Eyre fusionnant culture européenne & autochtone.

Application mobile 375mtl disponible et visites guidées gratuites pour la Balade de la Paix partant de l’Université McGill les mardis et jeudis à 12h (anglais) ou 12h30 (français) et du  MBAM  les jeudis et dimanches à 14h (anglais) ou 14h30 (français). Voir aussi sur ce site, le billet décrivant le nouveau Pavillon de la Paix du Musée des beaux-arts de Montréal.

Elektra 2017

27/06/2017

Festival ELEKTRA du 27 au 29 juin

L’ouverture du Festival d’art numérique se tiendra ce soir à la Société des Arts Technologiques – SAT avec une projection immersive de Nicolas Noël Jodoin (réalisateur), Joël-Aimé Beauchamp (compositeur) et Marussia Lamy (texte) intitulée TIM pour Timothée, le protagoniste en quête de sens. Le Marché international de l’art numérique se déroulera du 28 au 29 juin à la Cinémathèque Québécoise où seront également projetées des vidéos immersives tel que l’impressionnant et onirique Inverso Mundus du collectif russe AES + F, qui s’est mérité de nombreux prix, où apparaissent des chimères et symboles divers de la mort dans des scènes surréalistes. Le collectif AES+F, qui s’est surtout fait connaître à la Biennale de Venise en 2007, a été fondé par les architectes Tatiana Arzamasova & Lev Evzovich et le designer  Evgeny Svyatsky; se joindront à eux, quelques années plus tard, le photographe Vladimir Fridkes. L’Usine C présentera dès 21h,  durant ces deux journées, Inferno – une performance robotique de Louis-Phillipe Demers et Bill Vorn  que l’on a pu voir l’année dernière à l’Arsenal ainsi que des  œuvres d’Yvan Breuleux & Alain Thibault, Jaehyuck Bae & Junbong Song, YoungKak Cho et ci-dessous A Truly Magical Moment 2016 d’Adam Basanta. Compositeur et artiste sonore, Adam Basanta est récipiendaire du Aesthetica Art Prize 2017 pour un Rideau (blanc) de 3 M de long, composé de 240 écouteurs suspendus à la verticale – objets que l’artiste considère en voie d’extinction avec l’utilisation de plus en plus courante d’écouteurs sans-fil.

 

Consultez aussi la programmation complète d’Elektra ainsi que
le site de la Fondation Daniel Langlois  et lire le billet sur Arts & Sciences
Exposition Automata de la Biennale Internationale d’Art Numérique (BIAN) 2016.

Univers, Humanoïdes & Arts

23/06/2017

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The Universe and Art  – an artistic voyage through space 
ArtScience Museum de Singapour jusqu’au 30 juillet

Le ArtScience Museum de la Marina Bay Sands à Singapour présente 120 œuvres en lien avec l’Univers dont de véritables trésors empruntés au Mori Art Museum à Tokyo. On peut y voir, par exemple, une réplique d’une carte du ciel qui remonte au VIIe siècle, provenant d’une fresque du plafond de  la tombe de Kitora au Japon et bien que l’astronome Keizo Hashimoto y a recelé plusieurs erreurs, elle est une des plus anciennes – descriptions par F.Berthier  dans la revue Arts Asiatiques 1998 vol.53 no.1 p.119-120. Des éditions originales de traités astronomiques de Copernic, Galilée, Kepler et Newton de la Collection de l’Institut de Kanazawa font aussi partie de l’exposition. Depuis son ouverture en 2011, le musée ayant comme mission de promouvoir Arts & Sciences met de l’avant les artistes contemporains du monde entier incluant la chorégraphe Kitsou Dubois et le dramaturge Dragan Zivadinov – spécialistes tous deux de performances en apesanteur. Les visiteurs pourront visionner des vidéos de sculptures  ayant même séjourné dans l’espace – soit  celles de Takuro Osaka (Spiral To- II Aurora Oval) et d’Arthur Woods (Cosmic dancer à la station spatiale Mir) !

Dans la section Nouvelle forme de vie, Patricia Piccinini a évidemment sa place puisque ce sont des thèmes qui lui sont chers. Elle a d’ailleurs créé récemment un modèle humanoïde ayant les caractéristiques physiques lui permettant de survivre aux accidents de voiture.  Graham est donc né de cette collaboration avec  le traumatologue Dr. Kenfield  et David Logan – ingénieur. La publicité Meet Graham de l’agence Clemenger BBDO Melbourne  visant à prévenir les accidents de la route s’est même vue décerner le Grand Prix des Lions de Cannes .

Autres gagnants des Lions de Cannes 2017 Catégorie Santé et Mieux-être

Sur l’affiche de l’exposition The Universe and Art, on peut apercevoir un détail de Space investors 2015 de Jules de Balincourt et ci-dessus 3 œuvres de la série Studies into the past de Laurent Grasso dont on a pu voir Uraniborg au Musée d’Art Contemporain de Montréal en 2013 et plus récemment  Soleil Noir  – le vidéo du chien errant à Pompéi au Musée des beaux-arts de Montréal. Plusieurs autres tableaux de Laurent Grasso font également partie de l’exposition Universe and Art. Ci-bas Black Hole (M-Spheres)  2016 de Björn Dahlem  et Robotic Jellyfish Drone  (Cyanea Machina)  2013 de Vincent Fournier né à Ouagadougou. Et pour terminer un minuscule mais magnifique recueil trouvé à Montréal dont ce fut difficile de ne choisir qu’un seul poème parmi  Flower on Europea p.8, Amperage p.11, Love poem for nusaybath’s hijab p.12, Spacetime sur les réseaux sociaux p. 19 et Posthuman également disponible sur le site du Magazine Vallum.

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YusufSaadi_SonnetsonanightwithoutLovePage couverture d’Alison Vanderkruyk et Entrevue avec l’auteur sur malahatreview.ca
SAADI Yusuf (2016). Sonnets on a night without love, Vallum Chapbook Series no.20, 26 p. p.7 Notez que Yusuf Saadi est récipiendaire du Vallum Chapbook Award 2016.
Revoir le spectacle The Universe in verse sur le site brainpickings.org

 

Momentum 9 Biennale « Alienation »  à Moss en Norvège jusqu’au 11 octobre
Dans laquelle participe également Patricia Piccinini avec sa sculpture Atlas 2012
Et on peut voir son Newborn 2010 à Arken au Danemark
jusqu’au 6 août pour l’exposition Gosh ! Is it alive ?

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Newborn 2010 de Patricia Piccinini –  Roslyn Oxley9 Gallery à Sydney

 

Voir aussi sur ce site les billets Emergence de l’Homo Photographicus en lien avec l’expo de Patricia Piccinini à la Galerie de l’UQAM en 2015 ainsi que celui en lien avec l’exposition Automata à Paris, le résumé du livre Art et Technoscience –  BioArt et Neuroesthétique de Marc Jimenez et la journée d’étude du CELAT Corps médiés Corps augmentés Corps altérés – Quelles nouvelles configurations sensoriperceptuelles pour quelle(s) humanité(s) ?

InVitro au Fringe

15/06/2017

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InVitro (ou comment ne pas faire de bébé) de Veronik Raymond
Production de Pretium Doloris en association avec Absolu Théâtre
Samedi 17 juin à 15h et dimanche 18 juin à 19h15
Au M.A.I Montréal Arts Interculturels
Dans le cadre du Festival Fringe

Impossible de ne pas être touché face ce bouleversant témoignage de Véronik Raymond  qui partage les pénibles méandres du processus de procréation assistée qu’elle a vécu et qui n’est toujours pas terminé « après 4 inséminationsune grossesse non viable358 injections6 cycles de de fécondation in vitro52 ovules récupérés27 ovules fécondés25 embryons de 3 jours6 blastocystes » ! Elle nous livre à cœur ouvert et avec son talent de vulgarisatrice scientifique, un manifeste contre la décision du gouvernement de mettre fin en novembre 2015 au programme de recouvrement des services de FIV – fécondation in vitro, compte tenu pourtant qu’en trente ans, l’infertilité au Canada a doublé, passant d’un couple sur douze à 1 couple sur 6. Veronik  Raymond nous rappelle aussi, avec l’humour qu’on lui connait, les inégalités sociales hommes-femmes à cause d’une différence dans la 23e paire de chromosomes d’un Y au lieu d’un X (soit un sur 46, donc un 2.17% de différence). De plus, elle souligne à maintes reprises  l’importance de la « création d’un tissu social « que chaque naissance apporte et que d’après l’OMS, l’infertilité est le 5e handicap en importance pour les femmes.

Suivre également le blogue de Véronik Raymond :
Esquille : Prétexte, paratexte, intertexte… et dérives
Et ses chroniques à  l’émission Les Éclaireurs animée par Sophie-Andrée Blondin.

 

Autre spectacle à voir au Fringe cette année

Lire « Frédéric Fage – moderniser un classique » de M.Pelletier dans la revue Jeu 4/6/2017.
Les Créanciers d’August Strindberg dans une mise en scène de Frédéric Fage
Sa 17 juin 14h30 et di 18 juin 21h au Studio Jean-Valcourt 4750 av. Henri-Julien

Art Brut de Lausanne

13/06/2017

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Poétique des écrits bruts par Vincent Capt aux éditions Lambert-Lucas 2013, 390 p. avec une préface de Sarah Lombardi – directrice de la Collection de l’Art Brut de Lausanne. En page couverture, lettre de Justine Python 1932 et à droite une de Gaspard Corpataux – Salut Médecin-Directeur 1906.

La Collection de l’Art Brut de Lausanne est une des plus importantes dans le monde avec près de 60 000 œuvres qui débuta par le lègue important de Jean Dubuffet en 1971. Michel Thévoz en fut le conservateur jusqu’en 2001 suivi par Lucienne Peiry (commissaire de l’exposition Inextricabilia à  la Maison Rouge à Paris du 23 juin au 17 sept.), et Sarah Lombardi depuis 2013. La base de données patrimoniales de la Suisse romande appelée Muséris, permet de consulter une partie de cette riche collection. L’exposition permanente répartie en 4 étages est absolument magnifique et diversifiée en terme de médium artistique avec des broderies de Jeanne Tripier (1876-1954) des musiciens à base de mie de pain de Joseph Giavarini (1877-1934) connu comme le prisonnier de Bâle, des coquillages illuminés par Paul Amar, des poupées en tissus de Michel Nedjar, etc. On y trouvera évidemment,  des œuvres de plusieurs artistes (ex. August Walla, Oswald Tschirtner, Johann Hauser, Franz Kernbeis ) qui apparaissent dans le documentaire de Richard-Max Tremblay et Anne-Marie Rocher sur Gugging en Autriche. Le Museum Gugging reçoit d’ailleurs, jusqu’en juillet, l’exposition célébrant les 40 ans de la Collection de l’Art Brut de Lausanne. Voir aussi ceux de Carlos Zinelli dans le divertissant film Turning the Art World Inside Out de Jack Cocker avec Alan Yentob , présenté au Festival des Films sur l’Art de Montréal  – FIFA il y a trois ans.

Dans Poétique des écrits bruts, Vincent Capt consacre un chapitre complet à Justine Python d’une graphie tricotée serrée qui lui est propre et un autre sur Gaspard Corpataux (1836-1917) dont on voit également un exemplaire ci-haut. Enfermé à la Maison d’aliénés de Marsens près de Fribourg en Suisse pendant une trentaine d’années, il ne cessa d’envoyer par écrit des demandes de libérations dans un style utilisant des mots constellés par des tildes et  hexamètres. Ci-dessous, un procès fictif d’un patient hospitalisé dans un centre psychiatrique abordant aussi la question de Qu’est-ce que l’art ? Plaise au tribunal du psychiatre et écrivain Emmanuel Venet aux éditions La Fosse aux ours 2017 32 p. p.14-15.

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ArtBrutLausanne_ZdenekKozek_SylvainLecoqArtBrutLausanne_Walla_Lecoq_HoferCollection de l’Art Brut de Lausanne 1ère rangée – Zdenek Kozek obsédé par l’observation du ciel et poème de Sylvain LeCoq. 2e rangée – August Walla (2X),  Sylvain LeCoq et autoportrait de Josef Hofer en page couverture d’un livre de la collection Contre-courant comprenant un texte du neuroscientifique Olaf Blanke sur le rôle du miroir dans l’exploration de soi par Hofer.

Notez que la 3e biennale de l’Art Brut se tiendra du 17 novembre 2017 au 29 avril 2018

 

 

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Rétrospective d’Anna Zemánková (1908-1986) jusqu’au 26 novembre

Affiche d’un collage et broderie sur papier / Au centre en stylo à bille rouge et noir de la Collection de l’Art Brut de Lausanne / À droite Nekonečný květ – La fleur infinie de la collection familiale d’Anna Zemánková.  Photos de Marie Humair et Amélie Blanc. Commissaires : Pascale Jeanneret et Terezie Zemánková. Visionner le documentaire de 30 minutes, Le jardin botanique d’Anna Zemánková 2017 de Philippe Lespinasse et Andress Alvarez  et lire l’article « Anna Zemánková ou la vie impossible »  sur diagonaledelart.blogs.libertation.fr  8/6/2017 dont voici un extrait :

« Ses dessins n’imitent aucune fleur répertoriée dans les herbiers de botanique. Elles ne sont cultivées par aucun jardinier bien qu’elles aient, pour la plupart, l’apparence des motifs floraux, avec tous les accessoires du parfait manuel de botanique. On peut y reconnaître des étamines avec leurs petites fourches, des pistils aux allures de clochettes ou des pédoncules verts aux formes allongées. Les lignes végétales suggèrent, parfois, des figures de palme avec leurs feuilles en éventail. Les tiges enroulées sur elles-mêmes se terminent souvent par des feuilles fourchues. […] C’est plus encore la délicatesse d’exécution. De fait, durant la journée, Anna Zemánková reprenait ses dessins, en y ajoutant une infinité de détails répétitifs. D’où leur caractère baroque, avec la constitution d’un véritable espace fractal. Une flore moléculaire semble germer au sein de chaque corolle. Processus de chrysalide infinie !»

De Philippe Godin auteur de Asphyxiante santé – réévaluations esthétiques
de la maladie
aux éditions L’Harmattan 2009, 254 p.

 

 
Voir aussi sur ce site les billets sur les Collections de Stadshof et Bruno Decharme ainsi que celle de l’Hôpital Sainte-Anne sous la direction d’Anne-Marie Dubois et tous les articles en  lien avec Les Impatients  (organisme fondé par Lorraine Palardy ayant pour but d’aider à travers l’art, les personnes atteintes de problèmes de santé mentale) et ceux des rubriques « Maladie mentale » et « MedPoe » comprenant une liste de poèmes abordant le même sujet.

Éco-poésie

05/06/2017

En cette Journée mondiale de l’environnement, voici quelques poèmes récents,
incitant à prendre des actions concrètes afin de préserver notre planète.

 

Là où les feux de pétrole brûlent

Là où les feux de pétrole brûlent dans toutes les voitures / qui jonchent les boulevards / surchargent les autoroutes / là où les villes attendent, endormies avant l’aube / où les avions flambent des enveloppes de carburant // les avions de papier brûlent, l’esprit s’éteint // pour chaque Américain qui n’est jamais revenu / combien d’hommes, d’enfants et de femmes meurent ? / Dix ? Cent ? / Combien de suicides / livrent leurs corps à la rage / Combien de corps / brûlent pour notre carburant ?

Quel est ce lieu d’ Ian Ferrier, éd. du Noroît 2017, 56 p. Traduction de Marie Frankland.

 

Ruedelapoesie_LHarmattan2016pcSoleil noir

La planète ne va pas bien.
Est-il encore besoin de recenser tous ses maux…
Cette fois, c’est le soleil qui crie son désespoir.
Le Soleil est fatigué, / Fatigué d’éclairer la Terre,
Fatigué de gaspiller sa lumière,
Pour un monde en folie /
Qui le défie. […]

Rue de la poésie de Marie-France Lemains Yondo Black
Éditions L’Harmattan 2016, 76 p. extrait p.27 et p. 33-34 ci-bas.

Onze jours,onze nuits…

Paris, 12 décembre 2015 : Clap de fin pour la COP21

Du bord de sa banquise,
À regarder Paris,
À seulement écouter
Si on parlait de lui,
Comme il lui fut promis.

Lui, des grands ours blancs
Le dernier survivant.
Et que dire aujourd’hui
Au renne et à l’élan…
Dire qu’on lui a menti.

[…]

Comme le pêcheur au Vanuatu,
Comme le planteur à Tombouctou,
Des trottoirs de Cochin ou Pékin,
Aux villes zombies de Patagonie,
Comme eux , on veut y croire…

À moins le temps d’un soir,
Le temps que l’ours blanc,
De son pas nonchalant,
Regagne son chez-lui,
Après qu’il eut veillé

Onze jours, onze nuits.
Clap de fin pour laCOP21.

 

Anecologyofelsewher_SandraMeek2016pc

An ecology of elsewhere par Sandra Meek, éditions Persea, 2016  120 p. p.30 L’auteur explique en introduction la chasse abusive aux otaries (à ne pas confondre avec des phoques qui sont moins agiles et qui n’ont pas de pavillon d’oreille – réf. futura-sciences.com) en Namibie.

 

Noussommeslesreveurs_RitaJoe2016pc[…] Nous sommes les Mi’kmaw
Aussi vieux que la mer.
Avec le désir de progresser
Nous soignons la nature,
Nous cultivons les huîtres
Dans les fjords, près de notre village.

Nous sommes les rêveurs  de Rita Joe
Aux éditions Mémoire d’encrier 2016
Traduction de Sophie M. Lavoie
122 p. extrait p.45

 

Notez que le Printemps autochtone d’Art 3 se termine le 22 juin  avec le spectacle
Wampum-Kainn’i mettant en vedette Normand Guilbeault  et  le groupe Kawandak
sur un texte écrit & interprété par Yves Sioui-Durand
À la cinquième salle de la Place des Arts à 20h.

Claude Vivier

31/05/2017

Kopernikus, rituel de mort de Claude Vivier par le Dutch National Opera & Silberse
avec la mezzo-soprano Marine Fribourg.

« Où situer Vivier ? Son oeuvre entre en résonance avec des constellations de création
et de pensée, d’exploration et d’expérimentation qui dépasse le biotope culturel immédiat
– le Québec – qui était le sien. » – Claude Vivier ou la machine désirante p.56

 

Claude Vivier (1948-1983) a composé plus d’une quarantaine d’oeuvres dont  Kopernikus, rituel de mort. Cet opéra « de chambre » produit pour la première fois en 1980 à  Montréal par Lorraine Vaillancourt  comprend 7 chanteurs et 7 musiciens. Le titre de l’oeuvre et l’extrait suivant démontrent son côté spirituel plutôt que scientifique et la trame se poursuit plus loin avec Copernic ouvrant la porte du ciel. Dans Claude Vivier ou la machine désirante de Robert Richard aux éditions Varia 2017, l’auteur remarque d’ailleurs à la p.153, « une subversion constante du cartésianisme » chez Claude Vivier.

« nous sommes les transhumains des galaxies sacrées […] nous entendons l’appel éternité
des aubes blanches et pourpres nous y répondrons les yeux fixés sur les étranges tableaux
de bord nous y répondrons cosmonautes des lointaines contrées subtiles. »

Kopernikus / Opéra – rituel de mort

Accompagné de propos philosophiques de Deleuze et Guattari, Robert Richard analyse dans cet essai, quelques pièces musicales de celui qui marqua la scène de la musique contemporaine au Québec et qui étudia deux ans avec Stockhausen – lire aussi « L’influence de Stockhausen, la nouvelle simplicité et le râgâ » par Jean Lesage p.182-199 dans  La Création musicale au Québec, aux éditions PUM 2014. Claude Vivier a de plus, eu la chance de travailler avec Gottfried Michael Koenig et Paul Méfano.

ClaudeVivier_RobertRichardpc
Claude Vivier ou la machine désirante de Robert Richard aux éditions Varia 2017, 204 p.

Musicien, professeur de littérature et écrivain, Robert Richard ne manquera pas l’occasion d’associer certaines  compositions de Claude Vivier à des tableaux de Hopper ou d’El Greco. Il notera évidemment aussi les différences majeures entre le style de Vivier et celui de Gilles Tremblay dont il fut l’élève ex.  verticalité & éruption dans le cas de Tremblay versus horizontalité & narration pour Vivier. C’est toutefois par une longue analyse de Lonely child qu’ il débute en tissant des parallèles avec Molloy de Beckett. Pour Zipangu, il écrit que tel un rhizome, les passages  » se meuvent à l’horizontale et donnent naissance à des racines adventives, subsidiaires. » p.102

Prologue pour un Marco Polo, est quant à lui considéré l’oeuvre la plus importante de Vivier, il inclut à la fois un texte en langue inventée – comme le fait souvent Vivier – et un texte du poète Paul Chamberland. Robert Richard partagera également,  tout au long du livre, ses réflexions sur l’ultime question de Qu’est-ce que l’art ? Claude Vivier ou la machine désirante est le deuxième livre de Robert Richard  qui porte sur un compositeur québécois de musique contemporaine,
Gilles Tremblay en 2013 fut le sujet du premier et on a déjà hâte au troisième !

Lire aussi le billet Gilles Tremblay sur ce site ainsi que tous ceux en lien avec la SMCQ
Société de Musique Contemporaine du Québec et Sciences à l’Opéra.

GerardPapeOpera_JPLuminethttps://www.indiegogo.com/projects/les-nouvelles-rencontres-electriques-ens-clsi-opera–2#/ Notez que Le Cercle pour la Libération du Son et de l’Image – CLSI présenteront 4 concerts dont deux incluant l’opéra Atoms of Space and Time de Gérard Pape sur un livret de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet et sous la direction de Paul Méfano.

Prix des libraires 2017 – Poésie

27/05/2017
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Prixdeslibraires2017

Liste des finalistes au Prix des libraires du Québec dans la catégorie Poésie Québécoise:

 

 

ToinoDumas_animalumiere_extaits

Animalumière de Toino Dumas – Le Lézard Amoureux, 78 p.
Critique de Hugues Corriveau « Les sursauts écolos de Toino Dumas » Le Devoir 12/11/2016.

 

JCRehel_Lesvolcansles flammes ne volent plus
elles marchent elles te prennent la main
elles te montrent que ça prend toutes sortes de de muscles
pour faire bouger une seule étoile […]

Il y a
un merle dans ma cuillère
mais c’est insuffisant
l’anémie me donne une soupe pas mangeable
regarde le tarif de stationnement
pour mieux tomber malade […]


Les volcans sentent la coconut
de Jean-Christophe Réhel – Del Busso, 96 p.
Entretien avec l’auteur qui est atteint de fibrose kystique sur le site tonbarbier.com « Les volcans sentent la coconut – une poétique leçon de résilience » de Guillaume Théroux 29/8/2016.

 

AnnieLafleur_BecdelievreLa menthe te surprend couchée dans l’herbe épilée
autour du tronc feuillage fermé un arbre blondit
une page de ton oui-oui délicieuse de toi rétrécie
du ciel colorié autour de l’avion tu déchires le jeu
les mines libèrent des taches des millimètres secs
à bétail égal ta pensée t’abat jour et nuit
les drones te cherchent dans tous les dessins
au centre de tes poings mal pliés personne
ne te sauvera du bout des bras personne
dans l’arbre léger les baguent te lâchent pas
danseuse tu esquives les flèches sûrement épuisée
ta main en saisit une soulève les comètes
la viande retourne aux forêt sa plaie saphique
mort maintenue roule jusqu’à tes doigts
oublie le rouge du roux la frappe et le vent
la marche des animaux en lisière du monde

Bec de lièvre d’Annie Lafleur  – Le Quartanier, 64 p.
Annie Lafleur est poète en résidence à la Librairie Paulines artsmontreal.org

 

Meche_SBGagnon_extraitsMèche de Sébastien B.Gagnon – L’Oie de Cravan, 68 p.
Critique d’Hugues Corriveau dans Le Devoir 20/8/2016.

 

Le 1er Prix des Libraires – catégorie Poésie québécoise fut décerné il y a deux ans à François Rioux pour Poissons volants aux éditions Le Quartanier et l’année dernière à Carole David pour L’année de ma disparition chez Herbes Rouges –  Prix des libraires du Québec 2015 et 2016.

Voir aussi les nombreux poèmes en lien avec le domaine médical dans la rubrique  Med Poe .

Festival de la Poésie de Mtl 2017

27/05/2017

Festivaldepoesie2017Festival de la poésie de Montréal du 29 mai au 4 juin

Dès l’aube. Hommage à Nicole Brossard
Maison de la Culture Mont-Royal
Samedi 3 juin 19h

 

La 18e édition du Festival de la poésie de Montréal offre une panoplie de lectures en plein air, spectacles et discussions sur l’évolution du Tanka partout dans le monde, les enjeux du contemporain dans la poésie québécoise , etc. et voici quelques autres suggestions :

 

Amitié Argentine – Québec
Lectures tirées de l’Anthologie de poésie argentine contemporaine, Triptyque 2017, 298 p.
sous la direction de Flavia Garcia avec la présence d’Elena Annibali, Sandro Barrella,
Alicia Genovese et Yaki Setton le mercredi 31 mai 17h30 à La Petite Marche.

Vernissage de l’exposition Regard-e-moi par Frédérique Dubé et Mélissa Giguère
donnant la parole à Josephine Bacon, Violaine Forest et Louise Dupré.
Jeudi 1 er juin 17h à la librairie Bonheur d’occasion.

Poèmes à sept voix sur sept thèmes (la fragilité, la mort, l’inachèvement, l’exil, l’équilibre, la lumière et l’horizon) le jeudi 1er juin de 17h30 à18h30 au O Patro Vys 356 avenue du Mont-Royal, suivra ensuite la projection des vidéopoèmes en compétition avec en préambule quatre vidéos réalisées avec la Scottish Poetry Library (Geneviève Gosselin-G, Jonathan Lamy, Rachel McCrum et Whale / tree de Calum Rodger) – voir aussi sur ce site, le billet Sciences & Poètes écossais.

Exposition « Montréal j’ai quelque chose à te dire » au Dépanneur Café 206 rue Bernard Ouest
Et le vendredi 2 juin à 17h au Parc Drolet-Rachel, 8 poètes liront leur texte
inspiré d’un lieu précis du quartier Mont-Royal – Délier les lieux

Finalistes du Prix des libraires – poésie québécoise
dans le prochain billet.

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