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Univers, Humanoïdes & Arts

23/06/2017

ArtScienceMuseumSingapour2017_JulesBalincourt

ArtScienceMuseumSingapour2017_LaurentGrasso

The Universe and Art  – an artistic voyage through space 
ArtScience Museum de Singapour jusqu’au 30 juillet

Le ArtScience Museum de la Marina Bay Sands à Singapour présente 120 œuvres en lien avec l’Univers dont de véritables trésors empruntés au Mori Art Museum à Tokyo. On peut y voir, par exemple, une réplique d’une carte du ciel qui remonte au VIIe siècle, provenant d’une fresque du plafond de  la tombe de Kitora au Japon et bien que l’astronome Keizo Hashimoto y a recelé plusieurs erreurs, elle est une des plus anciennes – descriptions par F.Berthier  dans la revue Arts Asiatiques 1998 vol.53 no.1 p.119-120. Des éditions originales de traités astronomiques de Copernic, Galilée, Kepler et Newton de la Collection de l’Institut de Kanazawa font aussi partie de l’exposition. Depuis son ouverture en 2011, le musée ayant comme mission de promouvoir Arts & Sciences met de l’avant les artistes contemporains du monde entier incluant la chorégraphe Kitsou Dubois et le dramaturge Dragan Zivadinov – spécialistes tous deux de performances en apesanteur. Les visiteurs pourront visionner des vidéos de sculptures  ayant même séjourné dans l’espace – soit  celles de Takuro Osaka (Spiral To- II Aurora Oval) et d’Arthur Woods (Cosmic dancer à la station spatiale Mir) !

Dans la section Nouvelle forme de vie, Patricia Piccinini a évidemment sa place puisque ce sont des thèmes qui lui sont chers. Elle a d’ailleurs créé récemment un modèle humanoïde ayant les caractéristiques physiques lui permettant de survivre aux accidents de voiture.  Graham est donc né de cette collaboration avec  le traumatologue Dr. Kenfield  et David Logan – ingénieur. La publicité Meet Graham de l’agence Clemenger BBDO Melbourne  visant à prévenir les accidents de la route s’est même vue décerner le Grand Prix des Lions de Cannes .

Autres gagnants des Lions de Cannes 2017 Catégorie Santé et Mieux-être

Sur l’affiche de l’exposition The Universe and Art, on peut apercevoir un détail de Space investors 2015 de Jules de Balincourt et ci-dessus 3 œuvres de la série Studies into the past de Laurent Grasso dont on a pu voir Uraniborg au Musée d’Art Contemporain de Montréal en 2013 et plus récemment  Soleil Noir  – le vidéo du chien errant à Pompéi au Musée des beaux-arts de Montréal. Plusieurs autres tableaux de Laurent Grasso font également partie de l’exposition Universe and Art. Ci-bas Black Hole (M-Spheres)  2016 de Björn Dahlem  et Robotic Jellyfish Drone  (Cyanea Machina)  2013 de Vincent Fournier né à Ouagadougou. Et pour terminer un minuscule mais magnifique recueil trouvé à Montréal dont ce fut difficile de ne choisir qu’un seul poème parmi  Flower on Europea p.8, Amperage p.11, Love poem for nusaybath’s hijab p.12, Spacetime sur les réseaux sociaux p. 19 et Posthuman également disponible sur le site du Magazine Vallum.

ArtScienceMuseumSingapour2017_BjornDhalem_VincentFournier

YusufSaadi_SonnetsonanightwithoutLovePage couverture d’Alison Vanderkruyk et Entrevue avec l’auteur sur malahatreview.ca
SAADI Yusuf (2016). Sonnets on a night without love, Vallum Chapbook Series no.20, 26 p. p.7 Notez que Yusuf Saadi est récipiendaire du Vallum Chapbook Award 2016.
Revoir le spectacle The Universe in verse sur le site brainpickings.org

 

Momentum 9 Biennale « Alienation »  à Moss en Norvège jusqu’au 11 octobre
Dans laquelle participe également Patricia Piccinini avec sa sculpture Atlas 2012
Et on peut voir son Newborn 2010 à Arken au Danemark
jusqu’au 6 août pour l’exposition Gosh ! Is it alive ?

PatriciaPiccinini_Newborn

Newborn 2010 de Patricia Piccinini –  Roslyn Oxley9 Gallery à Sydney

 

Voir aussi sur ce site les billets Emergence de l’Homo Photographicus en lien avec l’expo de Patricia Piccinini à la Galerie de l’UQAM en 2015 ainsi que celui en lien avec l’exposition Automata à Paris, le résumé du livre Art et Technoscience –  BioArt et Neuroesthétique de Marc Jimenez et la journée d’étude du CELAT Corps médiés Corps augmentés Corps altérés – Quelles nouvelles configurations sensoriperceptuelles pour quelle(s) humanité(s) ?

InVitro au Fringe

15/06/2017

InVitro_VeronikRaymond_Fringe2017

InVitro (ou comment ne pas faire de bébé) de Veronik Raymond
Production de Pretium Doloris en association avec Absolu Théâtre
Samedi 17 juin à 15h et dimanche 18 juin à 19h15
Au M.A.I Montréal Arts Interculturels
Dans le cadre du Festival Fringe

Impossible de ne pas être touché face ce bouleversant témoignage de Véronik Raymond  qui partage les pénibles méandres du processus de procréation assistée qu’elle a vécu et qui n’est toujours pas terminé « après 4 inséminationsune grossesse non viable358 injections6 cycles de de fécondation in vitro52 ovules récupérés27 ovules fécondés25 embryons de 3 jours6 blastocystes » ! Elle nous livre à cœur ouvert et avec son talent de vulgarisatrice scientifique, un manifeste contre la décision du gouvernement de mettre fin en novembre 2015 au programme de recouvrement des services de FIV – fécondation in vitro, compte tenu pourtant qu’en trente ans, l’infertilité au Canada a doublé, passant d’un couple sur douze à 1 couple sur 6. Veronik  Raymond nous rappelle aussi, avec l’humour qu’on lui connait, les inégalités sociales hommes-femmes à cause d’une différence dans la 23e paire de chromosomes d’un Y au lieu d’un X (soit un sur 46, donc un 2.17% de différence). De plus, elle souligne à maintes reprises  l’importance de la « création d’un tissu social « que chaque naissance apporte et que d’après l’OMS, l’infertilité est le 5e handicap en importance pour les femmes.

Suivre également le blogue de Véronik Raymond :
Esquille : Prétexte, paratexte, intertexte… et dérives
Et ses chroniques à  l’émission Les Éclaireurs animée par Sophie-Andrée Blondin.

 

Autre spectacle à voir au Fringe cette année

Lire « Frédéric Fage – moderniser un classique » de M.Pelletier dans la revue Jeu 4/6/2017.
Les Créanciers d’August Strindberg dans une mise en scène de Frédéric Fage
Sa 17 juin 14h30 et di 18 juin 21h au Studio Jean-Valcourt 4750 av. Henri-Julien

Art Brut de Lausanne

13/06/2017

ArtBrut_VincentCapt_GaspardCorpataux
Poétique des écrits bruts par Vincent Capt aux éditions Lambert-Lucas 2013, 390 p. avec une préface de Sarah Lombardi – directrice de la Collection de l’Art Brut de Lausanne. En page couverture, lettre de Justine Python 1932 et à droite une de Gaspard Corpataux – Salut Médecin-Directeur 1906.

La Collection de l’Art Brut de Lausanne est une des plus importantes dans le monde avec près de 60 000 œuvres qui débuta par le lègue important de Jean Dubuffet en 1971. Michel Thévoz en fut le conservateur jusqu’en 2001 suivi par Lucienne Peiry (commissaire de l’exposition Inextricabilia à  la Maison Rouge à Paris du 23 juin au 17 sept.), et Sarah Lombardi depuis 2013. La base de données patrimoniales de la Suisse romande appelée Muséris, permet de consulter une partie de cette riche collection. L’exposition permanente répartie en 4 étages est absolument magnifique et diversifiée en terme de médium artistique avec des broderies de Jeanne Tripier (1876-1954) des musiciens à base de mie de pain de Joseph Giavarini (1877-1934) connu comme le prisonnier de Bâle, des coquillages illuminés par Paul Amar, des poupées en tissus de Michel Nedjar, etc. On y trouvera évidemment,  des œuvres de plusieurs artistes (ex. August Walla, Oswald Tschirtner, Johann Hauser, Franz Kernbeis ) qui apparaissent dans le documentaire de Richard-Max Tremblay et Anne-Marie Rocher sur Gugging en Autriche. Le Museum Gugging reçoit d’ailleurs, jusqu’en juillet, l’exposition célébrant les 40 ans de la Collection de l’Art Brut de Lausanne. Voir aussi ceux de Carlos Zinelli dans le divertissant film Turning the Art World Inside Out de Jack Cocker avec Alan Yentob , présenté au Festival des Films sur l’Art de Montréal  – FIFA il y a trois ans.

Dans Poétique des écrits bruts, Vincent Capt consacre un chapitre complet à Justine Python d’une graphie tricotée serrée qui lui est propre et un autre sur Gaspard Corpataux (1836-1917) dont on voit également un exemplaire ci-haut. Enfermé à la Maison d’aliénés de Marsens près de Fribourg en Suisse pendant une trentaine d’années, il ne cessa d’envoyer par écrit des demandes de libérations dans un style utilisant des mots constellés par des tildes et  hexamètres. Ci-dessous, un procès fictif d’un patient hospitalisé dans un centre psychiatrique abordant aussi la question de Qu’est-ce que l’art ? Plaise au tribunal du psychiatre et écrivain Emmanuel Venet aux éditions La Fosse aux ours 2017 32 p. p.14-15.

ArtBrut_EmmanuelVenet_Plaiseautribunal

 

 

ArtBrutLausanne_ZdenekKozek_SylvainLecoqArtBrutLausanne_Walla_Lecoq_HoferCollection de l’Art Brut de Lausanne 1ère rangée – Zdenek Kozek obsédé par l’observation du ciel et poème de Sylvain LeCoq. 2e rangée – August Walla (2X),  Sylvain LeCoq et autoportrait de Josef Hofer en page couverture d’un livre de la collection Contre-courant comprenant un texte du neuroscientifique Olaf Blanke sur le rôle du miroir dans l’exploration de soi par Hofer.

Notez que la 3e biennale de l’Art Brut se tiendra du 17 novembre 2017 au 29 avril 2018

 

 

ArtBurtLausanne_AnnaZemankova

Rétrospective d’Anna Zemánková (1908-1986) jusqu’au 26 novembre

Affiche d’un collage et broderie sur papier / Au centre en stylo à bille rouge et noir de la Collection de l’Art Brut de Lausanne / À droite Nekonečný květ – La fleur infinie de la collection familiale d’Anna Zemánková.  Photos de Marie Humair et Amélie Blanc. Commissaires : Pascale Jeanneret et Terezie Zemánková. Visionner le documentaire de 30 minutes, Le jardin botanique d’Anna Zemánková 2017 de Philippe Lespinasse et Andress Alvarez  et lire l’article « Anna Zemánková ou la vie impossible »  sur diagonaledelart.blogs.libertation.fr  8/6/2017 dont voici un extrait :

« Ses dessins n’imitent aucune fleur répertoriée dans les herbiers de botanique. Elles ne sont cultivées par aucun jardinier bien qu’elles aient, pour la plupart, l’apparence des motifs floraux, avec tous les accessoires du parfait manuel de botanique. On peut y reconnaître des étamines avec leurs petites fourches, des pistils aux allures de clochettes ou des pédoncules verts aux formes allongées. Les lignes végétales suggèrent, parfois, des figures de palme avec leurs feuilles en éventail. Les tiges enroulées sur elles-mêmes se terminent souvent par des feuilles fourchues. […] C’est plus encore la délicatesse d’exécution. De fait, durant la journée, Anna Zemánková reprenait ses dessins, en y ajoutant une infinité de détails répétitifs. D’où leur caractère baroque, avec la constitution d’un véritable espace fractal. Une flore moléculaire semble germer au sein de chaque corolle. Processus de chrysalide infinie !»

De Philippe Godin auteur de Asphyxiante santé – réévaluations esthétiques
de la maladie
aux éditions L’Harmattan 2009, 254 p.

 

 
Voir aussi sur ce site les billets sur les Collections de Stadshof et Bruno Decharme ainsi que celle de l’Hôpital Sainte-Anne sous la direction d’Anne-Marie Dubois et tous les articles en  lien avec Les Impatients  (organisme fondé par Lorraine Palardy ayant pour but d’aider à travers l’art, les personnes atteintes de problèmes de santé mentale) et ceux des rubriques « Maladie mentale » et « MedPoe » comprenant une liste de poèmes abordant le même sujet.

Éco-poésie

05/06/2017

En cette Journée mondiale de l’environnement, voici quelques poèmes récents,
incitant à prendre des actions concrètes afin de préserver notre planète.

 

Là où les feux de pétrole brûlent

Là où les feux de pétrole brûlent dans toutes les voitures / qui jonchent les boulevards / surchargent les autoroutes / là où les villes attendent, endormies avant l’aube / où les avions flambent des enveloppes de carburant // les avions de papier brûlent, l’esprit s’éteint // pour chaque Américain qui n’est jamais revenu / combien d’hommes, d’enfants et de femmes meurent ? / Dix ? Cent ? / Combien de suicides / livrent leurs corps à la rage / Combien de corps / brûlent pour notre carburant ?

Quel est ce lieu d’ Ian Ferrier, éd. du Noroît 2017, 56 p. Traduction de Marie Frankland.

 

Ruedelapoesie_LHarmattan2016pcSoleil noir

La planète ne va pas bien.
Est-il encore besoin de recenser tous ses maux…
Cette fois, c’est le soleil qui crie son désespoir.
Le Soleil est fatigué, / Fatigué d’éclairer la Terre,
Fatigué de gaspiller sa lumière,
Pour un monde en folie /
Qui le défie. […]

Rue de la poésie de Marie-France Lemains Yondo Black
Éditions L’Harmattan 2016, 76 p. extrait p.27 et p. 33-34 ci-bas.

Onze jours,onze nuits…

Paris, 12 décembre 2015 : Clap de fin pour la COP21

Du bord de sa banquise,
À regarder Paris,
À seulement écouter
Si on parlait de lui,
Comme il lui fut promis.

Lui, des grands ours blancs
Le dernier survivant.
Et que dire aujourd’hui
Au renne et à l’élan…
Dire qu’on lui a menti.

[…]

Comme le pêcheur au Vanuatu,
Comme le planteur à Tombouctou,
Des trottoirs de Cochin ou Pékin,
Aux villes zombies de Patagonie,
Comme eux , on veut y croire…

À moins le temps d’un soir,
Le temps que l’ours blanc,
De son pas nonchalant,
Regagne son chez-lui,
Après qu’il eut veillé

Onze jours, onze nuits.
Clap de fin pour laCOP21.

 

Anecologyofelsewher_SandraMeek2016pc

An ecology of elsewhere par Sandra Meek, éditions Persea, 2016  120 p. p.30 L’auteur explique en introduction la chasse abusive aux otaries (à ne pas confondre avec des phoques qui sont moins agiles et qui n’ont pas de pavillon d’oreille – réf. futura-sciences.com) en Namibie.

 

Noussommeslesreveurs_RitaJoe2016pc[…] Nous sommes les Mi’kmaw
Aussi vieux que la mer.
Avec le désir de progresser
Nous soignons la nature,
Nous cultivons les huîtres
Dans les fjords, près de notre village.

Nous sommes les rêveurs  de Rita Joe
Aux éditions Mémoire d’encrier 2016
Traduction de Sophie M. Lavoie
122 p. extrait p.45

 

Notez que le Printemps autochtone d’Art 3 se termine le 22 juin  avec le spectacle
Wampum-Kainn’i mettant en vedette Normand Guilbeault  et  le groupe Kawandak
sur un texte écrit & interprété par Yves Sioui-Durand
À la cinquième salle de la Place des Arts à 20h.

Claude Vivier

31/05/2017

Kopernikus, rituel de mort de Claude Vivier par le Dutch National Opera & Silberse
avec la mezzo-soprano Marine Fribourg.

« Où situer Vivier ? Son oeuvre entre en résonance avec des constellations de création
et de pensée, d’exploration et d’expérimentation qui dépasse le biotope culturel immédiat
– le Québec – qui était le sien. » – Claude Vivier ou la machine désirante p.56

 

Claude Vivier (1948-1983) a composé plus d’une quarantaine d’oeuvres dont  Kopernikus, rituel de mort. Cet opéra « de chambre » produit pour la première fois en 1980 à  Montréal par Lorraine Vaillancourt  comprend 7 chanteurs et 7 musiciens. Le titre de l’oeuvre et l’extrait suivant démontrent son côté spirituel plutôt que scientifique et la trame se poursuit plus loin avec Copernic ouvrant la porte du ciel. Dans Claude Vivier ou la machine désirante de Robert Richard aux éditions Varia 2017, l’auteur remarque d’ailleurs à la p.153, « une subversion constante du cartésianisme » chez Claude Vivier.

« nous sommes les transhumains des galaxies sacrées […] nous entendons l’appel éternité
des aubes blanches et pourpres nous y répondrons les yeux fixés sur les étranges tableaux
de bord nous y répondrons cosmonautes des lointaines contrées subtiles. »

Kopernikus / Opéra – rituel de mort

Accompagné de propos philosophiques de Deleuze et Guattari, Robert Richard analyse dans cet essai, quelques pièces musicales de celui qui marqua la scène de la musique contemporaine au Québec et qui étudia deux ans avec Stockhausen – lire aussi « L’influence de Stockhausen, la nouvelle simplicité et le râgâ » par Jean Lesage p.182-199 dans  La Création musicale au Québec, aux éditions PUM 2014. Claude Vivier a de plus, eu la chance de travailler avec Gottfried Michael Koenig et Paul Méfano.

ClaudeVivier_RobertRichardpc
Claude Vivier ou la machine désirante de Robert Richard aux éditions Varia 2017, 204 p.

Musicien, professeur de littérature et écrivain, Robert Richard ne manquera pas l’occasion d’associer certaines  compositions de Claude Vivier à des tableaux de Hopper ou d’El Greco. Il notera évidemment aussi les différences majeures entre le style de Vivier et celui de Gilles Tremblay dont il fut l’élève ex.  verticalité & éruption dans le cas de Tremblay versus horizontalité & narration pour Vivier. C’est toutefois par une longue analyse de Lonely child qu’ il débute en tissant des parallèles avec Molloy de Beckett. Pour Zipangu, il écrit que tel un rhizome, les passages  » se meuvent à l’horizontale et donnent naissance à des racines adventives, subsidiaires. » p.102

Prologue pour un Marco Polo, est quant à lui considéré l’oeuvre la plus importante de Vivier, il inclut à la fois un texte en langue inventée – comme le fait souvent Vivier – et un texte du poète Paul Chamberland. Robert Richard partagera également,  tout au long du livre, ses réflexions sur l’ultime question de Qu’est-ce que l’art ? Claude Vivier ou la machine désirante est le deuxième livre de Robert Richard  qui porte sur un compositeur québécois de musique contemporaine,
Gilles Tremblay en 2013 fut le sujet du premier et on a déjà hâte au troisième !

Lire aussi le billet Gilles Tremblay sur ce site ainsi que tous ceux en lien avec la SMCQ
Société de Musique Contemporaine du Québec et Sciences à l’Opéra.

GerardPapeOpera_JPLuminethttps://www.indiegogo.com/projects/les-nouvelles-rencontres-electriques-ens-clsi-opera–2#/ Notez que Le Cercle pour la Libération du Son et de l’Image – CLSI présenteront 4 concerts dont deux incluant l’opéra Atoms of Space and Time de Gérard Pape sur un livret de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet et sous la direction de Paul Méfano.

Prix des libraires 2017 – Poésie

27/05/2017
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Prixdeslibraires2017

Liste des finalistes au Prix des libraires du Québec dans la catégorie Poésie Québécoise:

 

 

ToinoDumas_animalumiere_extaits

Animalumière de Toino Dumas – Le Lézard Amoureux, 78 p.
Critique de Hugues Corriveau « Les sursauts écolos de Toino Dumas » Le Devoir 12/11/2016.

 

JCRehel_Lesvolcansles flammes ne volent plus
elles marchent elles te prennent la main
elles te montrent que ça prend toutes sortes de de muscles
pour faire bouger une seule étoile […]

Il y a
un merle dans ma cuillère
mais c’est insuffisant
l’anémie me donne une soupe pas mangeable
regarde le tarif de stationnement
pour mieux tomber malade […]


Les volcans sentent la coconut
de Jean-Christophe Réhel – Del Busso, 96 p.
Entretien avec l’auteur qui est atteint de fibrose kystique sur le site tonbarbier.com « Les volcans sentent la coconut – une poétique leçon de résilience » de Guillaume Théroux 29/8/2016.

 

AnnieLafleur_BecdelievreLa menthe te surprend couchée dans l’herbe épilée
autour du tronc feuillage fermé un arbre blondit
une page de ton oui-oui délicieuse de toi rétrécie
du ciel colorié autour de l’avion tu déchires le jeu
les mines libèrent des taches des millimètres secs
à bétail égal ta pensée t’abat jour et nuit
les drones te cherchent dans tous les dessins
au centre de tes poings mal pliés personne
ne te sauvera du bout des bras personne
dans l’arbre léger les baguent te lâchent pas
danseuse tu esquives les flèches sûrement épuisée
ta main en saisit une soulève les comètes
la viande retourne aux forêt sa plaie saphique
mort maintenue roule jusqu’à tes doigts
oublie le rouge du roux la frappe et le vent
la marche des animaux en lisière du monde

Bec de lièvre d’Annie Lafleur  – Le Quartanier, 64 p.
Annie Lafleur est poète en résidence à la Librairie Paulines artsmontreal.org

 

Meche_SBGagnon_extraitsMèche de Sébastien B.Gagnon – L’Oie de Cravan, 68 p.
Critique d’Hugues Corriveau dans Le Devoir 20/8/2016.

 

Le 1er Prix des Libraires – catégorie Poésie québécoise fut décerné il y a deux ans à François Rioux pour Poissons volants aux éditions Le Quartanier et l’année dernière à Carole David pour L’année de ma disparition chez Herbes Rouges –  Prix des libraires du Québec 2015 et 2016.

Voir aussi les nombreux poèmes en lien avec le domaine médical dans la rubrique  Med Poe .

Festival de la Poésie de Mtl 2017

27/05/2017

Festivaldepoesie2017Festival de la poésie de Montréal du 29 mai au 4 juin

Dès l’aube. Hommage à Nicole Brossard
Maison de la Culture Mont-Royal
Samedi 3 juin 19h

 

La 18e édition du Festival de la poésie de Montréal offre une panoplie de lectures en plein air, spectacles et discussions sur l’évolution du Tanka partout dans le monde, les enjeux du contemporain dans la poésie québécoise , etc. et voici quelques autres suggestions :

 

Amitié Argentine – Québec
Lectures tirées de l’Anthologie de poésie argentine contemporaine, Triptyque 2017, 298 p.
sous la direction de Flavia Garcia avec la présence d’Elena Annibali, Sandro Barrella,
Alicia Genovese et Yaki Setton le mercredi 31 mai 17h30 à La Petite Marche.

Vernissage de l’exposition Regard-e-moi par Frédérique Dubé et Mélissa Giguère
donnant la parole à Josephine Bacon, Violaine Forest et Louise Dupré.
Jeudi 1 er juin 17h à la librairie Bonheur d’occasion.

Poèmes à sept voix sur sept thèmes (la fragilité, la mort, l’inachèvement, l’exil, l’équilibre, la lumière et l’horizon) le jeudi 1er juin de 17h30 à18h30 au O Patro Vys 356 avenue du Mont-Royal, suivra ensuite la projection des vidéopoèmes en compétition avec en préambule quatre vidéos réalisées avec la Scottish Poetry Library (Geneviève Gosselin-G, Jonathan Lamy, Rachel McCrum et Whale / tree de Calum Rodger) – voir aussi sur ce site, le billet Sciences & Poètes écossais.

Exposition « Montréal j’ai quelque chose à te dire » au Dépanneur Café 206 rue Bernard Ouest
Et le vendredi 2 juin à 17h au Parc Drolet-Rachel, 8 poètes liront leur texte
inspiré d’un lieu précis du quartier Mont-Royal – Délier les lieux

Finalistes du Prix des libraires – poésie québécoise
dans le prochain billet.

FTA et OFFTA 2107

22/05/2017

FTA2017

FTA – Festival TransAmériques du 25 mai au 8 juin

Conférence des choses de François Gremaud et Pierre Mifsud
Avec  Pierre Mifsud seul sur scène dans  divers  lieux du 29 mai au 4 juin
«déambulation au cœur du savoir encyclopédique participatif contemporain» et lire lesinrocks.com

Time’s journey through a room de Toshiki Okada du 29 au 31 mai 20h au Théâtre d’Aujourd’hui
Pièce de théâtre sur les conséquences de Fukushima au niveau personnel
Rencontre avec la dramaturge après la représentation du 30 mai
Voir sur ce site poèmes sur Fukushima au billet du 23/8/2016

Pour de Daina Ashbee avec Paige Culley du 2 au 4 juin à 21h au Théâtre La Chapelle
Chorégraphie sur le thème du cycle menstruel et de la douleur
Rencontre avec l’artiste après la représentation du 3 juin
http://dainaashbee.wixsite.com/daina-ashbee

OFFTA2017

OFFTA – Festival d’Arts Vivants du 30 mai au 8 juin

MixOFF agriculturel le 8 juin à 19h à la Salle SH-4800 de l’UQAM –  Pavillon 200 rue Sherbrooke
Résumé des discussions tenues dans le cadre de L’Exposition agriculturelle 2017 de l’UQAM
Dialogues entre l’artiste visuel Eruoma Awashish et l’éthnobotaniste Alain Cuerrier / le musicien
Stephen Beaupré et le biologiste Stefan Sobkowiak / l’acteur Justin Laramée et la psychologue Ginette Lafleur , le dramaturge Gabriel Plante et Eric Duchemin & l’entomologiste Madeleine Chagnon, le photographe Chien-Chien Wang et la biologiste marine Nathalie R.François.
Jusqu’au 4 juin, seront projetées sur l’édifice de l’UQAM des images de Paysages agricoles en transformation du jeudi au dimanche dès le coucher du soleil.

Plantas autofotosintéticas ou plantes autophotosynthétiques de Gilberto Esparza 2015
À la Galerie de l’UQAM et la Maison du développement durable jusqu’au 17 juin.

On présentera aussi Ce que l’on attend de moi de Philippe Cyr et Gilles Poulin-Denis
d’après l’Éloge de la fuite d’Henri Laborit avec 1 spectateur comme acteur unique les 2 et 3 juin au Théâtre des écuries et Faille une chorégraphie faisant référence aux influx nerveux de Jessica Serli les 3 et 4 juin au nouvel édifice Wilder au 1435 rue de Bleury ainsi que This time will be different de Lara Kramer et Émilie Monnet sur la commission de vérité et réconciliation avec les peuples autochtones le samedi 3 juin à 21h et le dimanche 4 juin à 18h à la Fonderie Darling. Voir aussi les références à ce sujet au billet Biennale d’art contemporain autochtone du 15/5/2016.

Paysages mystiques à Orsay

20/05/2017

Extrait musical de l’opéra Lakmé de Léo Delibes – Le duo des fleurs avec Sarah-Jane Brandon et Rosie Aldridge Glynn. Lire aussi sur ce site le billet Intoxication de Lakmé .

Au-delà des étoiles – le paysage mystique de Monet à Kandinsky
NB Introduction reprise de mon compte fb
En collaboration avec le AGO de Toronto
Musée d’Orsay jusqu’au 25 juin

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore… Laurence des Cars dirige dorénavant le Musée d’Orsay; mais avant de tirer sa révérence, Guy Cogeval à la tête de la direction depuis 2008 et ancien directeur du Musée des Beaux-Arts de Montréal collabore ici avec Katharine Lochnan du Art Gallery of Ontario, ce qui explique qu’une bonne partie de l’exposition soit composée de tableaux d’Emily Carr et du Groupe des Sept représentant la nature dans toute sa splendeur & son mysticisme. Vous pourrez lire, dans le catalogue de l’exposition, un article de Pascal Rousseau intitulé L’hymne de Munch au vitalisme – sur le pouvoir curatif du soleil pour Munch. Il relate aussi que ce peintre angoissé et dépressif avait aussi subi des traitements de radiothérapies et de chocs électriques en 1902 et 1908 respectivement. Les visiteurs pourront toutefois voir de lui, une scène d’une période plus clémente – La danse de la vie.

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Forme éthérée  1936 de James « Jock » MacDonald et Extrait d’un texte du Musée d’Orsay
pour l’exposition Au-delà des étoiles – le paysage mystique de Monet à Kandinsky.

L’astrophysicien Peter Martin et le professeur de médecine Dr. Andrew Baines se sont joints à l’équipe interdisciplinaire  responsable du projet,  incluant psychologue et psychanalyste. Plusieurs textes du catalogue de l’exposition font d’ailleurs référence aux Portes de la perception d’Aldous Huxley publié en 1954 et tiré d’un recueil de William Blake (1757-1827) «  Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie » – Le mariage du ciel et de l’enfer. De ce fait aux p.38-39, on mentionne quelques chercheurs qui avaient constaté que la consommation de psychotropes tels que la mescaline, la psilocybine, le LSD ou le DMT pouvaient générer une certaine extase mystique et sont de surcroit appelés enthéogènes (enthéos : possédé du divin ; genestai : qui vient de l’être – voir sur ce site les références aux billets Neurons to nirvana et Michaux : mouvements), citant aussi Georges A. Coe auteur de Psychology of religions, Chicago UPress 1916, 365 p. qui disait que «  Pour le psychologue qui reste dans le domaine de la science, le mysticisme religieux est une révélation non de Dieu mais de l’homme. ». Les sociétés de théosophie et d’anthroposophie fondées, l’une par Madame Blavatsky et l’autre par Rudolf Steiner, ont certainement influencé Mondrian et Kandinsky, tout comme les écrivains Léon Bloy et Edouard Schuré dans le cas de Maurice Chabas. Quant à Arthur Garfield Dove, il fut plutôt imprégné par le transcendantalisme de Walt Whitman alors que dans le Paysage aux corbeaux 1911 d’Egon Schiele, ce sont les vers de Rimbaud qui feront écho : «  Seigneur quand froide est la prairie, /  quand dans les hameaux abattus, / les longs angélus se sont tus… / sur la nature défleurie / faites s’abattre des grands cieux / les chers corbeaux délicieux […] / laissez les fauvettes de mai / pour ceux qu’au fond du bois enchaîne / dans l’herbe d’où l’on ne peut fuir / la défaite sans avenir.»

MuseedOrsay2017_LObjetdArtno111L’objet d’art – hors-série no.111 mars 2017 avec en page couv.  Nuit étoilé 1909 de Wenzel Hablik et encadré d’un article sur une œuvre de Vassily Kandinsky – Étude pour Improvisation 26 à la p.20

Voir aussi sur ce site le billet sur l’exposition permanente d’Emily Carr à Victoria.

En lien avec l’exposition du Musée d’Orsay se tiendra une conférence
Esthétique et théologie au Collège des Bernardins le 6 juin à 20h
Avec Isabelle Morel-Loutrel conservatrice du Musée d’Orsay
ainsi que Marianne Lanavère, Tatiana Pozzo di Borgo,
Jérôme Alexandre et Alain Cugno.

Trémois

18/05/2017

Tremois_entreArtetScience
Disparate I 1977 en bronze poli 14 x 25 x 13 cm de Pierre-Yves Trémois
Trémois – Entre Art et Science au Musée d’Histoire de la Médecine
Université Paris Descartes jusqu’au 24 mai

Entre le trépan à manivelle de 1738, un mannequin anatomique de Felice Fontana, une pléthore de bistouris et la trousse du Dr. Gachet,  le Musée d’Histoire de la Médecine introduit régulièrement des représentations du corps humain par des artistes contemporains. Le commissaire Yvan Brohard y a déjà présenté des photographies de Virginie Bocaert, Patrick de Wilde et Candice Cellier mais également de plus anciennes provenant du laboratoire de Joinville pour son exposition La mesure du corps sportif 1904-1924. Dans le cadre de la parution du livre Frida de Benjamin Lacombe et de Sébastien Perez aux éditions Albin Michel 2016, 76 p. et de l’exposition au Grand Palais, il invita l’hiver dernier ce jeune illustrateur, peintre et auteur pour une exposition intitulée Frida Anatomicum (voir aussi billet Frida Kahlo sur ce site). Il fait maintenant place à nul autre que Pierre-Yves Trémois – sculpteur, graveur, peintre, illustrateur de grands classiques de la littérature ainsi que du Bestiaire amoureux 1958 et des Limites de l’Humain 1971 de Jean Rostand, qui disait ceci :

« De Pierre-Yves Trémois, j’ai d’abord connu quelques dessins qui représentaient des insectes géants et cette inspiration animalière devait être entre nous un lien qui n’a fait que s’affermir par la suite. Au cours des années, sa vision du monde vivant s’est constamment approfondie, et jusqu’à rejoindre les thèmes essentiels de la biologie : structure du germe, signification de la sexualité et du couple, passage du normal au monstrueux, parenté de l’homme et de la bête, éveil de la conscience, inquiétude sur l’avenir humain…Tout cela est évoqué dans son œuvre, à la fois classique et insolite – car la rigueur du trait accentue encore l’étrangeté des choses – et je dirais, si je ne craignais de le voir sourire, qu’elle a une résonance philosophique. »

Jean Rostand (1970)

Tremois_JeanRostand_1958_1971

Tremois_CatalogueRaisonné_Copernic_KeplerColl. (2017). Trémois – catalogue raisonné, éditions Monelle Hayot en vente dès septembre
Galileo Galilei (05) Copernic et Kepler 1965 au burin et eau-forte –  calligraphies photogravées.
https://www.tremois.com/

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