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Prix des libraires 2016 – Poésie

30/05/2016

Prixdeslibraires2016

Prix des libraires du Québec 2016 – catégorie Poésie québécoise
Festival de la Poésie de Montréal du 30 mai au 5 juin

Au lancement officiel ce soir du Festival de la poésie de Montréal, le Prix des libraires du Québec dans la catégorie Poésie québécoise a été décerné à Carole David pour son recueil L’année de ma disparition aux éditions Herbes rouges. Récipiendaire du Prix Émile-Nelligan 1986 pour Terroristes d’amour et du Prix de la poésie Alain Grandbois 2011 pour Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles, Carole David est également auteure de plusieurs autres recueils chez Herbes rouges. Professeure pendant de longues années au Cégep du Vieux-Montréal, elle a assuré la présidence de la Maison de la poésie de Montréal de 2006 à 2010. Vous pouvez lire Une archéologie de la mélancolie et Mon orient noir, ma Joyce Mansour dans la revue Les écrits no.143 et no.140 respectivement et visionner son vidéo-poème, réalisé par Tomi Grgicevic dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal de 2014 – Les poètes boivent des Martinis qui fait référence à Sylvia Plath et Anne Sexton. Lors de la soirée, le public a pu entendre des extraits de poèmes des 4 finalistes, accompagnés de la musique de Mara Tremblay. Pour clore l’événement, on a remis à Carole David une œuvre de l’artiste-ébéniste Louis-Georges L’écuyer, fabriquant aussi de cuillères musicales et qui a une collection de plus de 500 livres sur le thème des arbres. Bravo à Carole David et aux trois autres finalistes !

 

Prixdeslibraires2016CaroleDavidL’année de ma disparition p.22

Nous avons aspiré les effluves du sanatorium :
résidus de poumons, cigarettes tronçonnées,
béchers incendiés, salle de l’amour contaminé;
seule, je fais l’inventaire de nos maladies;
j’étais enfant aux cheveux virés du blond au noir
en une nuit; les seins broyés par les machines d’examen,

les clavicules désarmées; je n’écrirai pas mon journal,
je documentais pas les faits à voix haute.

Carole David aux éditions Herbes Rouges, 80 p.
Photo de Raymonde April – Ranch (Angela) 2005.

 

Critique d’Hugues Corriveau « Carole David en noir et blanc » Le Devoir 9/5/2015.

 

Prixdeslibraires2016FinalistesRodneySaintEloiJe suis la fille du baobab brûlé  p.63
Sous le flamboyant en fleurs
Je chante ma chanson d’aube
Je tends la main à la rosée
Le soleil pleure dans ce poème l’évidence
Ma cruche de miel abolira la carte du désir
L’offrande trace les lignes du chemin de fer
Pour aller au plus loin de mes pas
Je donne mon sang à chacun des mots
C’est au sang que l’on soupèse l’histoire
des mots

Rodney Saint-Éloi
aux éditions Mémoire d’Encrier, 92 p.

p.41 Un papillon s’est déposé sur mon front / Il a ouvert la fenêtre et m’a dit / Assieds-toi au pays de tes ancêtres / Écris ton sang dans ce poème qui commence p.52 Je me réfugie aux portes de l’alphabet / Je n’ai pas de métier je suis poète et Autre extrait sur ce site au billet du 18/11/2015.

Critique d’Hugues Corriveau « Se faire femme » Le Devoir 17/10/2015.

 

couverture abatsVallée des cicatrices  p.40
Gagner son ciel

on est ni
le sel de la terre
ni le / sel de la semaine

On ne trouve guère
mieux
que la guerre pour
gagner notre ciel

Patrice Desbiens
aux éditions L’Oie de cravan, 56 p.

Auteur aussi de L’Homme invisible 1981 qui fut mis en scène en 2011 par Harry Standjofki,
Hénissements en 2012 pour ces 25 ans avec la maison d’édition Prise de parole,
Désâmé 2013, Le quotidien des poètes 2016 et plusieurs autres…

Critique de Dominic Tardif «  Patrice Desbiens : partour et nulle part » Le Devoir 17/10/2015.

 

Prixdeslibraires2016FinalistesBaronMarcAndreLevesqueNinjas astronautes p.20

les ninjas sur la lune
n’ont nulle part où se cacher
n’ont personne à taire et rien à protéger
passent la journée longue
à jouer aux cartes dans un cratère

les nuages dans la lune
sont vraiment pas alertes aux choses qui arrivent
mais sont créatifs
ils vont te sortir des grandes  phrases de fou
et se perdre dedans se cacher en dedans
en petite boule chuchotée secrète
pour mieux les protéger

les ninjas sans la lune
n’ont que peu à quoi rêver
mais en masse de temps à tuer
les ninjas sans la lune se perdent un peu
on les surprend parfois à penser au soleil

Baron Marc-André Lévesque
Chasse aux licornes aux éditions L’Écrou

 

Critique de Mathieu Arsenault «  La tonalité fantaisiste » revue Liberté Été 2016 no.312.

 

N.B. Le 1er Prix des libraires – catégorie Poésie québécoise fut décerné
l’année dernière à François Rioux pour Poissons volants aux éditions Le Quartanier.
Voir sur ce site les finalistes de l’année 2015 et la rubrique « Poésie » ainsi que quelques
suggestions d’activités pour le Festival de la poésie de Montréal qui se poursuit jusqu’au 5 juin.

One Comment leave one →
  1. 31/05/2016 03:46

    A reblogué ceci sur Voyage intemporel.

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