Aller au contenu principal

Festival International d’Art Vidéo

11/11/2021

Festival International d’Art Vidéo de Casablanca du 23 au 27 novembre
Directeur artistique Majid Seddati

Le Festival International d’Art Vidéo FIAV de Casablanca reprend cette année avec une riche programmation d’art numérique pluridisciplinaire. Vous pouvez toujours visionner l’édition précédente Corps confinée, âme libérée qui, pour cause de pandémie, s’était tenue en ligne ainsi que les archives des dernières années. Le Québec est à l’honneur pour cette 27e édition qui ouvrira officiellement l’événement avec Èbe dont on voit l’affiche ci-haut. La chorégraphe & artiste multidisciplinaire Sarah Bronsard s’associe avec le musicien & artiste numérique spécialiste en robotique Patrick Saint-Denis pour ce spectacle de style flamenco, accompagné de cinq accordéons-robot et d’une trame audio évoquant le souffle ou la marée descendante ce que signifie d’ailleurs èbe. On pourra assister aussi à des performances d’Alexis Langevin-TétraultInterference ou String network et de Myriam BlauUnsculpt présentée en première mondiale cet été à Mutek Festival international de créativité numérique et musiques électroniques de Montréal ainsi qu’à une collaboration de Rhizome qui nous avait offert Plus haut que les flammes en 2019; cette fois-ci ce sera La Lueur de l’ombre de Louis-Robert Bouchard et Ahlam el Morsli de Col’Jam qui présente à nouveau le magnifique spectacle Maraya Arrouh ou Miroirs de l’âme suite à une résidence à l’Institut Français avec Jean-Marc Matos de la cie K. Danse et Arnaud Courcelle artiste en art numérique. De plus, il y aura des projections de vidéos historiques québécois d’Étienne DesrosiersVoix de passage et de courts-métrages par Catherine Benoit la directrice de Spira Québec – coopérative vouée à la promotion de cinéma indépendant. La participation québécoise au FIAV comprend également une conférence sur les imaginaires autochtones de Guy Sioui-Durand, des ateliers et installations interactives dans le programme ci-bas ainsi que deux productions de la SAT Société des Arts Technlogiques soit Le Vertige des autres de Guillaume Perreault Roy et Voyage au centre de l’orchestre du compositeur & chercheur Zack Settel et Luc Martinez offrant des navigations selon la technologie 6DoF qui signifie 6 degrés de liberté et dont on voit ci-dessous la genèse du projet.

Ce festival d’art vidéo qui regroupe des chercheurs et artistes internationaux du monde numérique clôturera avec un spectacle de danse 3D Burqa et Basma de la Roumaine au complexe culturel Moulay Rachid et des projections sur la façade de la gare Casa Voyageur de créations produites lors de l’atelier d’une semaine de vidéo mapping de Cyril Meroni à l’Institut Français de Casablanca. Tout au long du FIAV on pourra assister à des séances de réalités virtuelles sur le monde de l’art comme Le Musée d’Orsay de Vincent Ravalec, Bar aux folies bergères de Gabrielle Lissot et le fascinant En tête-à-tête avec la Joconde produit par le Musée du Louvre et l’agence Emissive ; puis trois documentaires en réalité virtuelle de 7 à 15 min – The real thing de Benoit Felici & Mathias Chelebourg,  L’homme derrière Notre-Dame de Chloé Rochereuil et Notes on Blindness : Into Darkness d’Arnaud Colinart qui « plonge le spectateur dans l’expérience cognitive et émotionnelle de la cécité ». On aura également la chance de voir Yemaya du plasticien et vidéaste Saïd Afifi de la promotion 2018 du Fresnoy – Studio national des arts contemporains après un diplôme des beaux-arts de Tétouan et un autre en production numérique par le CRIN du Cégep de Matane. Dans cette installation vidéo immersive avec casque de réalité virtuelle, il nous plonge dans l’univers postmoderniste de vingt mille lieux sous la mer en mémoire aussi à Louis Boutan biologiste et pionnier en photographie sous-marine ayant effectué le premier selfie sous-marin en 1893 à Banyuls-sur-Mer au laboratoire Arago. Louis Boutan et son frère Auguste perfectionnèrent ensuite l’appareil pour pouvoir le plonger directement dans l’eau, après avoir au préalable effectué une mise au point tenant compte de l’indice de réfraction de l’eau comme l’explique R.Elkays dans la revue Focales no.5 2021. Yemaya de Saïd Afifi est une œuvre poétique au paysage abyssal, créé à partir de capteurs sonores sous-marin et de captures numériques de grottes du CNRS obtenues par la photogrammétrie, qui consiste à extraire des données 2D et 3D de prises de vues basées sur des points géoréférencés et qui repose sur le principe de notre vision stéréoscopique. Explications et difficultés de la photogrammétrie sous-marine sur Seaescape.fr. Voir aussi le billet sur ce blogue avec Outside my land de Saïd Afifi présentée cette année à la galerie Abla Abadou.

« Sans résister au changement et à une évolution nécessaire du monde tout en conservant
une position d’observateur, proche du constat, je tente de questionner de façon métaphorique
les circonstances politiques, sociales et économiques ayant engendré
l’avènement du paysage ultra-moderniste. » – Saïd Afifi

Ne manquez pas
Corps en immersion le mercredi 24 novembre à 10h
Colloque avec Paul Ardenne, Judith Guez, Guy Sioui-Durand  et Mohamed Rachdi

Conférence Les fines lignes de nos imaginaires autochtones le vendredi 26 novembre à 10h
De Guy Sioui-Durand – sociologue, commissaire et critique d’art de la nation huronne-wendat
qui se tiendront à la Faculté des Lettres et Sciences humaines Ben M’Sik

Et la programmation marocaine à l’institut français de Casablanca le jeudi 25 novembre
Daoud Aoulad Syad, Wadii Charrad, Madane El Ghazouani, Imad Badi et Souki Belghiti.

Programme complet sur le site du festival

Autres billets sur le blogue Arts & Sciences en lien avec les arts numériques  
Exposition virtuelle Art Spaceship par la plateforme V-art, plusieurs animations inspirée du Jardin des délices, L’art à l’ère du post-naturel avec une œuvre de réalité augmentée de Lola Zoido, utilisation de la biométrie par Rafael Lorenzo-Hemmer pour une installation interactive, l’Intelligence Artificielle en art par Mario Klingemann, Joe-Davis bio-art récipiendaire du Prix Ars Electronica 2012, Exposition Automata dans le cadre de la Biennale Internationale d’Art Numérique de Montréal, Diverses installations au Festival International d’Art Numérique Elektra , Exposition Data-Design incluant de nombreuses installations numériques, Power plants en réalité augmentée de Hito Steyerl à la Biennale de Venise, Jon Rafman récipiendaire du Prix Pierre-Ayot, Device-art à la galerie Eastern Bloc spécialisée en art numérique et plusieurs exemples de vidéo-poèmes dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal.

No comments yet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :